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 25 Mai

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Calintz
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MessageSujet: 25 Mai   11.04.10 23:01

[Matinée / Village]

Debout sur la terrasse, passant une main sur son visage, Calintz soupira de lassitude. La chaleur qui régnait dans le village devenait insupportable et pas une brise d’air frais ne venait soulager les corps moites de sueurs. Peut être était ce dut à la nouvelle occupante du palais ? Le soleil n’était pas encore levé pourtant les hommes s’affairaient déjà profitant des dernières heures de répit avant que la température n’augmente. Et pourtant il faudrait qu’ils continuent à travailler … pour cette Femme. Pour Glue.

La Voix était partit. Il y a deux semaines de cela, comme elle était venue, sans laisser de trace. Mais Ils étaient arrivés. Quatre semi- Dieu maudits. Ils avaient remplacé les abis, enfermant ceci, et avaient soumis les hommes à leur volonté. Calintz s’était réveillé dans sans chambre, seul et la gorge noué par un pressentiment. Il n’y avait aucune trace de Sloth ni même d’Onyx à ses côtés. Il était sortit discrètement de sa chambre et avait surpris la discussion d’une petite garnison de soldats.

« … a fait réunir tout le monde dans la salle du trône. »
« Je regretterais presque le règne d’Onyx maintenant … »
« Ne parle pas ainsi, si quelqu’un t’entendait, tu irais rapidement rejoindre tous les proches de l’abis sur le bucher ou dans les geôles. »
« Heu … qu’est ce qu’on fait des nobles ? »
« Soit ils prêtent allégeance à Glue … soit ils meurent. »

Calintz s’était éloigné cherchant à quitter le palais rapidement. Personne ne savait qu’il se trouvait ici. Le frère d’Onyx était porté disparu et personne n’avait été informé de son retour. Onyx avait besoin de lui … Mais que pouvait il faire, il n’était pas armé … et puis il ne savait pas se battre. Il fallait qu’il parte rapidement d’ici afin de préparer un plan pour sortir son frère des geôles de la prison. Glue. La Voix. Une partie d’elle, il en était désormais certain. Calintz n’avait aucune envie de se retrouver face à cette femme, il gardait un souvenir de la Voix trop brulant.

Alors qu’il quittait le palais, le prince s’était souvenu de sa promesse à une jeune femme. Je vais te protéger. Lazuli. Perle de beauté, possession de son frère. Revenant sur ses pas, le jeune Grenat courut vers les quartiers des jouets. Par chance, il y trouva la jeune femme évanouit, seule dans les quartiers réservés à la préférée. Qui l’avait amené ici ? Que lui était il arrivée ? Vérifiant qu’elle allait bien, Calintz ne put que s’étonner une nouvelle fois de sa beauté et de la grâce qui se dégageait d’elle … La portant sur ses épaules, il s’était finalement faufilé hors du palais avantagé par sa connaissance des lieux.

Deux semaines plus tard, il était toujours dans la mine de la mer de sable, réfugié chez une des rares personnes qu’ils connaissaient dans le village. La tante de Lain, Martha. Il avait longuement hésité avant de frapper à sa porte, mais il n’avait trouvé aucune autre personne susceptible de l’aider et Lazuli avait besoin de repos. Elle l’avait accueillit comme un fils, un sourire triste sur les lèvres. Son histoire avec Lain avait été chaotique mais le petit restait un bon garçon pour la vieille femme. Ainsi depuis deux semaines, tapis dans cette maison confortable, Calintz étudiait tous les plans possibles et inimaginables pour sortir son frère de prison. Onyx était son principal objectif. Bien que leur dernière rencontre ait été brève, il se souvenait l’air protecteur de son aînée et la douceur de sa voix. Impossible pour lui de l’abandonner dans cette prison. Impossible de l’oublier, d’arrêter de l’aimer … malgré tout ce qu’il s’était passé. Il avait également recueillit avec précision des renseignements sur les quatre envoyés. Ils avaient semé la mort sur leur sillage et avait reconquit chaque mine. Comme au temps des quatre abis, quatre royaumes. D’après ce qu’il avait lut dans les écrits que possédait son hôte, les envoyés de Dieu étaient annoncés depuis l’origine et il existait un temple oublié de tous … qui permettrait de les renvoyer. Le plan comportait donc deux phases : d’une, délivrer Onyx, de deux, chercher dans la bibliothèque du palais des informations.

Regagnant l’intérieur de la maison, le jeune homme chercha du regard la silhouette fragile de Lazuli. S’était elle levée ? Il devait mettre son plan à exécution aujourd’hui … mais voudrait elle l’accompagner ? Après tout, elle n’avait aucune raison de venir en aide à Onyx. Celui-ci lui avait promis des représailles après sa trahison. La veille, il lui avait exposé son plan et lui avait demandé de l’accompagner. Il lui avait laissé la nuit de réflexion. En deux semaines, une amitié s’était dessinée entre les deux réfugiés doublés d’une étonnante complicité. Calintz s’était rarement, sinon jamais, sentit aussi à l’aise avec une femme. Même si ses joues rougissaient toujours parfois à la vue de la jeune femme, il s’était ouvert à elle.

Justement, ses joues prirent une teinte rouge qui n’était pas dut à la chaleur mais à l’entrée de l’ancien jouet dans la pièce. Dissimulant sa rougeur en allant chercher deux verres d’une tisane locale, Calintz dit d’un ton légèrement tendu.

« Hey bonjour, alors bien dormis ? »

Retournant vers le centre de la pièce, il posa les deux verres sur une table pouvant accueillir six personnes et s’assit sur une des chaises.

« Tu as pris ta discision ? Martha m’a dit que tu pouvais rester ici autant de temps que tu le voudras si tu ne viens pas … C’est dangereux, je comprendrais que tu restes ici, tu sais ? Et puis, cette histoire ne te concerne pas après tout. Je n’aurais jamais du te demander de m’accompagner là bas …»

Les mais jointes autour de son verre, Calintz avait baissé la tête rongé par ses incertitudes. Il avait promis de protéger Lazuli et il voulait l’entrainer dans une tache insensée et dangereuse.
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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 25 Mai   14.04.10 12:57

[Matinée / Village]

Vague souvenir. Elle se souvenait d'une arène, Onyx qui lui disait qu'elle aurait de sacrés représailles, l'intervention du jeune frère de son maître, un combat et puis plus rien. Tout avait été soudainement plongé dans le noir. Combien de temps avait-elle perdu connaissance?
Assez pour qu'elle rêve de son frère, de l'époque où ils n'étaient encore que des enfants, inconscient du monde autour d'eux. Un doux rêve. Elle aurait souhaité y rester éternellement. Ne plus se réveiller. Ne plus voir le monde comme elle l'avait connu. Celui-ci n'était plus tellement à son goût. Trop de conflits, trop de morts... Trop de sang versé. Elle ne supportait plus de voir les hommes s'entretuer. Qui le supporterait vraiment?
Et malgré la douceur de son rêve, Lazuli savait qu'elle n'y resterait pas longtemps. Ses souvenirs la retenaient dans son univers. Onyx, Kara, l'élu de Dieu... Et Calintz, le jeune frère d'Onyx.

Elle ouvrit brusquement les yeux mais son regard était voilé. Il lui fallut un petit moment avant de pouvoir voir clairement la pièce dans laquelle elle se trouvait mais l'ancien jouet ne reconnaissait pas les couleurs, ni la décoration intérieure. Tout était bien plus modeste ici. Elle n'était donc plus au palais d'Onyx mais où alors? Elle se redressa pour ainsi se retrouver assise sur le lit moelleux sur lequel elle se trouvait et regarda de frénétiques regards inquiets autour d'elle. En tout cas, ça ne ressemblait vraiment pas à une prison. L'intérieur était certes bien plus modeste mais la jeune femme ne ressentait aucun danger ici, que du contraire. Elle se sentait bien ici. Une ambiance chaleureuse. Mais comment s'était-elle retrouvée ici? Qui l'y avait emmenée? Malgré toutes ses réflexions teintées d'une petite inquiétude, une seule eu toute son importance... Etait-elle libre...?

On l'a coupa dans sa réflexion car la porte de la chambre s'ouvrit et une vieille femme y entra. Cette dernière aperçue Lazuli assise sur le lit, confuse. ELle lui avait sourit et c'était présentée à elle. Elle s'appelait donc Martha. Elle ne précisa pas le lien qui l'unissait à la personne qui l'avait amenée ici et de toute façon, l'ancien jouet trouva que cela ne la regardait pas. Si les deux personnes concernées devaient lui en parler, elles le lui diraient au moment convenu.

" Je t'ai apporté une pile de linges propres. De plus, je te déconseille de te vêtir comme tu le faisais au palais, les choses ont rapidement changées ici en quelques jours. Et je pense que quelqu'un serait heureux de te voir éveillée alors dépêche toi !"

Martha adressa à Lazuli un sourire un regard protecteur avant de sortir de la pièce. Se trouvant ainsi seule, la jeune femme regarda la pile de vêtements que son hôte avait apporté et regarda ensuite la tenue qu'elle portait. Il s'agissait bien de celle qu'elle utilisait au palais. Trop voyant pour espérer passer inaperçu. De plus, elle était déchirée à certains endroits.
Comme il faisait déjà fort chaud, Lazuli opta pour quelque chose de court tout en étant facile à porter et décent surtout. Contrairement à d'autres jouets que Lazuli avait connue au palais, elle n'avait jamais opté pour la vulgarité dans ses tenues et elle comptait certainement pas commencer maintenant.

Changée et après avoir donné un rapide petit coup de brosse dans sa longue chevelure brune, l'ancien jouet était descendue. Martha s'affairait sur la table et Lazuli s'était arrêtée net en voyant la deuxième personne dans la pièce. Calintz... C'était donc lui qui l'avait amenée ici. Mais pour quelles raisons? A part être la propriété d'Onyx, ils n'avaient aucun lien qui les liaient. Et puis, elle se souvint. Les paroles du jeune prince. Je vais te protéger. Oui mais pourquoi? Pourquoi elle et pas quelqu'un d'autre? Des questions qu'elle lui poserait en temps voulu car ce n'était pas le bon moment.

Depuis ce moment, deux petites semaines étaient passées, le temps que Lazuli commence enfin à reprendre des forces suffisantes pour ne pas dépendre de quelqu'un pour marcher de peur de tomber. Elle n'avait plus cette incessante fatigue et elle commençait enfin à faire son deuil de la mort de son frère aîné.
Ce matin-là, Lazuli n'avait cependant pas aussi bien dormit que les nuits précédentes. En effet, Calintz lui avait exposé un plan pour délivrer Onyx de son emprisonnement. Comme lui avait dit Martha et expliquer Calintz, beaucoup de choses avaient changé ces derniers temps et Onyx avait été jeté en prison. Calintz, toujours fort lié à Onyx, désirait le sortir de là et le prince lui avait demandé de l'accompagner dans cette expédition. Comme Calintz savait que le lien qui unissait Lazuli à son frère s'effritait et c'est pour cela qu'il avait laissé la nuit de réflexion à la jeune femme. Et elle y avait longuement réfléchit. L'amour qu'elle avait porté à Onyx malgré elle et surtout, malgré la cruauté dont Onyx savait faire preuve, était-il toujours le même? La mort d'Agarwaen pouvait-elle avoir fait en sorte que Lazuli ouvre les yeux?
Sur les deux semaines, Calintz et la jeune femme s'étaient fortement rapprochés, d'une amitié rare et d'une grande complicité. Et c'est pour cela qu'elle avait prit sa décision.
Lazuli entra dans la pièce et fut accueillit par Calintz. Il faisait fort chaud ce matin. L'ancien jouet ne manqua pas de remarquer la petite teinte rosée que les joues de Calintz prirent à son entrée mais Lazuli ne releva pas. La chaleur.

« Hey bonjour, alors bien dormis ? »

Calintz s'assit avec les deux verres qu'il avait préparé à la table au milieu de la pièce. Lazuli s'assit en face du jeune homme, prit le verre qu'il lui tendait, but une gorgée et plongea ses yeux sombres dans ceux du prince.

« Tu as pris ta déscision ? Martha m’a dit que tu pouvais rester ici autant de temps que tu le voudras si tu ne viens pas … C’est dangereux, je comprendrais que tu restes ici, tu sais ? Et puis, cette histoire ne te concerne pas après tout. Je n’aurais jamais du te demander de m’accompagner là bas …»

" J'y ai longuement réfléchit. C'est vrai, cette histoire ne me concerne plus. Il y a quelques années, tu m'aurais demandé de t'aider pour sauver Onyx, je t'aurais aidé sans prendre le soin d'y réfléchir mais les choses ont changées depuis. "


Elle s'arrêta un moment pour boire une nouvelle gorgée de la tisane. Elle ferma les yeux pour réfléchir aux mots qu'elle utiliserait avant de les ouvrir à nouveau et de les poser une nouvelle fois sur Calintz.

" Il est responsable de la mort de mon frère, Calintz. Pourquoi aurais-je envie de sauver le meurtrier d'Agarwaen? Mais avant que tu ne dises quelque chose, sache que je t'accompagne dans ton plan mais je ne le fais pas pour lui mais pour toi. Je ne suis pas d'une grande utilité malheureusement mais j'aimerais t'aider pour l'amitié que je te porte. "

Lazuli n'ajouta rien de plus et baissa son regard sur son verre. Ses sentiments s'entremêlaient et elle n'arrivait décidément pas à mettre certaines choses au clair. Cette petite expédition lui permettrait peut-être d'également de se comprendre elle-même.

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MessageSujet: Re: 25 Mai   19.04.10 20:10

[Matinée / Village]

Démarche fluide et souple. Lazuli s’était bien remise. Calintz observait avec attention la jeune femme alors qu’elle s’asseyait à table. Elle était arrivée ici brisée par la vie, fragilisée par les derniers évènements et épuisée à cause des privations. Les premières heures où elle était restée inconsciente avaient semblé interminables aux yeux du jeune prince. Les premiers jours avaient filé à toute allure. Il l’avait aidé à se lever, à marcher essayant de lui redonner le sourire en racontant de histoires futiles. Au contact de la jeune femme, le prince avait changé imperceptiblement. Grâce à son regard amical, il avait reprit confiance en lui et en ses forces laissant ses derniers mois de souffrance loin dans sa mémoire. De plus l’absence d’Onyx le forçait à prendre les choses en mains, c’était à lui d’assurer leur sécurité. Ils ne sortaient dans la rue que très rarement et toujours à visage couvert … les espions et les traitres étaient partout en cette heure sombre. Calintz se souvenait avec un sourire de l’époque où il paradait dans ses rues comme un pan entouré des soldats de son frère. En ce temps, il était le prince incontesté et incontestable de la mine de la mer de sable, protégé de l’abis. En ce temps, quiconque l’aurait défié aurait subit le courroux de l’abis tout puissant. En ce temps … Les choses avaient bien changé en trois ans. Onyx n’était plus abis, lui n’était plus prince.

* Je te délivrerais Onyx … rien ne pourra m’en empêcher.*

La détermination de Calintz était sans faille, il avait réfléchit longuement à l’attitude à suivre. Il aurait put, comme tant de nobles, prêtait son allégeance à la nouvelle reine des lieux et retrouver ainsi le confort et la tranquillité de sa vie passé. Changer de vie, du tout au tout. Oublié Onyx comme celui-ci l’avait déjà oublié et clore à jamais un chapitre de sa vie pour en commencer un autre … Pourquoi pas avec Lazuli ? Mais la question ne s’était pas posé, Calintz était incapable d’abandonner son frère comme il était incapable d’arrêter de l’aimer. Il avait donc échafaudé un plan pour le sortir de cette infâme prison.

Le regard sombre de Lazuli chassa ses souvenirs pour le faire prisonnier d’un étrange magnétisme. Cette femme avait elle conscience de l’effet qu’un seul de ses regards pouvait provoquer chez un homme ? Le charme opérait avec tout le monde, même Martha s’était totalement ouverte à la jeune fille. Les premières paroles de Lazuli le laissaient songeur. Onyx avait il tant changé que cela en quelques années ? Était il le seul à le voir comme un homme et non pas comme un monstre ? Était-il aveugle ? Calintz savait que son frère avait fait souffrir Lazuli bien qu’il ne sache pas jusqu’à quel point. Il était cruel de lui demander de sauver son tortionnaire, le prince avait fait une erreur en lui demandant son aide. Il n’avait pas à lui imposer ce choix … Elle allait refuser, c’était certain.

« Il est responsable de la mort de mon frère, Calintz. Pourquoi aurais-je envie de sauver le meurtrier d'Agarwaen? »
« Je suis … »
« Mais avant que tu ne dises quelque chose, sache que je t'accompagne dans ton plan mais je ne le fais pas pour lui mais pour toi. Je ne suis pas d'une grande utilité malheureusement mais j'aimerais t'aider pour l'amitié que je te porte. »

La surprise se peignait sur le visage du jeune prince qui ne réalisait pas encore tout à fait la portée des paroles de Lazuli. Elle venait. Pas pour Onyx. Pour lui. C’était tellement inattendu que Calintz en resta muet durant quelques secondes. Bien plus fort que les mots, ses yeux parlèrent à sa place brillant d’émotions. Il prit entre ses doigts fins la main de Lazuli et la pressa tendrement.

« Merci. »

Les mots n’étaient pas à la hauteur de ses sentiments, il ne savait pas comment exprimer la gratitude infinie qu’il portait à l’ancien jouet. Il avait beau avoir essayé de se montrer fort, l’expédition lui paraissait insurmontable sans elle. Il taisait également la culpabilité qu’il ressentait au fond de lui. Il venait d’imposer à Lazuli un choix ignoble. Qui sauverait le meurtrier de son frère ? Mettant fin à ce moment de tendresse, Calintz lâcha la main de Lazuli et but d’une traite son fond de tisane. Calintz n’avait jamais été très doué pour exprimer ses sentiments. Retrouvant son aplomb, il se leva et commença à rassembler les affaires qu’il avait préparées.

« Si tout se passe comme prévu, nous ne reviendrons pas ici. Tu as des affaires à garder ? Nous n’allons pas tarder à partir, il nous faut profiter du changement de gardes qui se fait à l’aube. Le village est encore relativement calme à cette heure ci, il ne nous sera donc pas difficile de nous approcher du palais … »

En effet, les mineurs étaient déjà descendus au fond des mines commençant leur lourd labeur et les commerçants n’avaient pas encore ouvert leurs boutiques. C’était le moment parfait pour traverser le village sans se faire remarquer.

« C’est après que les choses se compliqueront … »

Habillé simplement d’un pantalon de lin brun et d’un haut beige, Calintz rajuste sur ses épaules la capuche dissimulant une partie de son visage. Il avait enlevé tout ses bijoux et échangé ses beaux escarpins pour des sandales usées. Se retournant vers Lazuli, un baluchon sur les épaules, il lui adressa un sourire.

« Alors je ressemble à quoi ? »
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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 25 Mai   04.05.10 19:58

Son choix avait long et difficile. Lazuli avait accepté dans le seul but d'aider Calintz. Ses sentiments semblaient s'être estompés au fur et à mesure de ces derniers mois, les liens qui l'unissaient à Onyx avaient été rompus. Meurtrier, cruel et sans coeur, Lazuli en avait été amoureuse malgré tous ses défauts, aveuglée par son amour fort qu'elle avait éprouvé pour lui. Tout comme elle avait profondément aimé son frère aîné, qui avait été sa seule famille après la mort de son père. Le jouet qui en avait énormément voulu à l'abis ne comprenait pas pourquoi cet amour qu'elle avait éprouvé pour lui c'était tout simplement éteint comme on éteint une chandelle d'un souffle. Son chagrin avait-il balayé ses sentiments? Ou n'était-ce qu'illusoire? Ou tout simplement fou... Elle avait tout donné sans avoir rien en retour. Même pas une petite considération. Si encore, elle était passée favorite... Non, un jouet parmi tant d'autres, une femme sans ambitions voué à subir les interminables changement d'humeur qu'un abis aussi cruel qu'Onyx puisse avoir.

Lazuli posa une dernière fois son regard sombre sur Calintz. Il était certes le demi-frère d'Onyx mais à part une ressemblance physique, ils n'avaient rien en commun. Calintz était de ces hommes doux et attentifs, en un sens, il n'était pas sans lui rappeler Agarwaën. Rapidement, le jouet s'était attachée au jeune prince qui avait vécu des choses difficiles par le passé. Elle essayait tant bien que mal de ne pas être une charge pour lui. Une charge... Elle en serait surement une dans le terrible plan que Calintz avait mit en place afin de libérer Onyx. Alors oui, elle le faisait pour le jeune prince, pour cet amour qu'elle lui portait dorénavant... Certes pas très clair, la jeune femme qui n'avait aimé qu'un seul homme dans sa vie n'avait pas assez de connaissances pour savoir si ce qu'elle éprouvait pour Calintz était la même chose que pour Onyx ou plutôt comme Agarwaën. Elle ne pouvait le nier. Son coeur battait la chamade en présence de Calintz et elle devait fortement se maitriser pour éviter de fuir son regard. Plus rien n'était clair. Tout s'embrouillait. Elle l'aimait oui mais...

Quand il lui prit la main, une sensation de chaleur lui brulait les joues. Elle rougissait chose rare. Elle bredouilla un petit de rien accompagné d'un mince sourire, elle n'était pas habituée aux marques d'affection d'un autre garçon qu'Agarwaën. Elle finit sa tisane d'une traite, horriblement embarrassée par la situation précédente.

Perdue dans ses pensées, Lazuli répondit d'un signe négatif de la tête qu'elle n'avait rien à prendre. Elle n'avait plus rien en réalité ou plutôt, rien ne lui avait appartenu un jour. Bijoux, robes, accessoires et pièces au palais appartenaient à l'abis. Même les vêtements qu'elle portait actuellement sur elle ne lui appartenait pas... Lazuli baissa tristement le visage, honteuse. A part ce corps dont elle n'était pas fière, rien ne lui appartenait...

« Alors je ressemble à quoi ? »

Elle redressa la tête et vit de la manière dont Calintz était habillé. Elle lui sourit avant de se redresser à son tour.

" A tout sauf à un jeune prince. Ne t'inquiète pas, tu passeras inaperçu."

La jeune femme prit à son tour la cape que Calintz lui avait donnée deux semaines auparavant, la posa sur ses épaules et posa la capuche sur la tête.

"Et moi? A quoi je ressemble?"

Elle tourna sur elle-même en adressant un sourire à Calintz. Comme elle se sentait bien en sa présence, tout paraissait tellement plus simple et plus beau. Elle avait envie de sourire, rire, danser et chanter comme le ferait une enfant. Mais ce n'était vraiment pas le moment. Pour la mission que Calintz et Lazuli s'étaient confiés, il n'y aurait pas le temps pour des enfantillages.

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MessageSujet: Re: 25 Mai   19.05.10 20:22

[Matinée / Village]

Sourires complices. Le jeune prince pencha sa tête sur le côté observant avec amusement l’apparence de Lazuli. Jouet de palais, perle du désert, il l’avait toujours vue paraitre dans de beaux apparats offerts par Onyx lors des rares occasions où il avait put côtoyer les jouets de son frère. Maintenant, vêtue simplement et avec une capuche recouvrant sa tête, elle semblait n’être plus la même femme, physiquement et mentalement. Malgré la cape disgracieuse qu’elle portait, la beauté de Lazuli restait intacte aux yeux de Calintz. Lui qui n’avait jamais vraiment prêté attention aux femmes, hormis Lain, découvrait avec timidité les courbes élancées de son corps et la perfection de son visage. A une autre époque, il aurait été terriblement jaloux qu’une telle créature ait put partager les nuits de Onyx, il se serait sentit mal et n’aurait pas put lui adresser la parole … Mais tout avait changé. Observant avec un air plus grave la pirouette gracieuce de la jeune femme, Calintz rajusta le baluchon sur ses épaules avant de répondre à la question de Lazuli. Sa voix était posée, mesurée, comme un murmure et son timbre s’était fait plus grave tandis que son regard gris se plantait dans celui du jouet, renversant de sincérité.

« A une princesse. Et aucun vêtement ne pourra te retirer cela. »

Retrouvant sa pudeur, Calintz rougit soudainement avant de rire nerveusement. Il s’était laissé déborder par ses émotions. Emotions qu’il avait bien dut mal à définir précisément ondulant dans son esprit sans qu’il n’arrive à en saisir la nature où les conséquences. Il se sentait simplement proche de Lazuli, comme il ne l’avait que rarement été au cours de sa vie, sans qu’il ne puisse s’expliquer pourquoi. Mais le temps des questions étaient passé, ils devaient agir désormais. Onyx avait besoin d’eux et ce sentiment devenait de plus en plus présent chez le jeune prince. En effet, il avait tenté d’avoir des nouvelles de son frère au cours de ses derniers jours mais sans succès et l’inquiétude sourde qui le rongeait commençait à l’envahir. Mettant fin à leur préparatif, Calintz donna le signal du départ jetant un dernier regard à la maison.

« Allons-y. »

Matha ne s’était pas encore levé, du moins, elle ne les avait pas rejoints dans la salle commune. Elle n’aimait pas les adieux. Et lui non plus. Silencieusement les deux individus passèrent la porte d’entrée pour s’engouffrer dans une rue du village. La vieille femme les avait accueillit sans le juger sur ce qu’il avait fait à Lain, ne lui posant pas même une question sur sa nièce. Au cours de son séjour dans cette maison, Calintz n’avait put s’empêcher de repenser à Lain et à l’amour qu’il avait éprouvé pour elle. Leur histoire était encore douloureuse dans le cœur du jeune prince, teintée de trahison et de désespoir, d’incompréhensions et de passion. Il l’avait aimé mais surement pas assez, pas assez pour qu’il abandonne Onyx pour vivre avec elle. Mais finalement, pouvait-il vraiment abandonner Onyx ? Après tout ce qu’il avait pour lui, tout ce qu’il lui avait donné, tout ce qu’ils avaient vécut. La question restait en suspens sans trouver de réponse … Une seule certitude. Le sauver.

La rue était vide.
Principalement bordée de maison modeste, le calme de la nuit planait encore sur le sable fin. Pourtant la chaleur commençait déjà à envahir tout le village et l’atmosphère était saturée par les relents de transpirations accumulés de jour en jour. Pas un courant d’air ne venait apporter un souffle de fraicheur. Marchant côte à côte, Calintz et Lazuli avait quitté la rue pour suivre un dédale de petit chemin les rapprochant peu à peu du palais. Ils rencontrèrent peu de monde. Quelques mineurs partant pour leur dur labeur, des commerçants profitant de la fraicheur matinale, une garnison de soldats qu’ils évitèrent de justesse. Ils parlèrent peu, concentrés sur leur objectif. Atteindre le passage secret sans se faire remarqué. Calintz n’était pas tout à fait sur de sa localisation mais il espérait pouvoir le retrouver rapidement. Un peu plus de 3 ans auparavant, il avait emprunté ce passage en compagnie d’Abyssion … fuyant les geôles de la mine de la mer de sable et le courroux des abis. Aujourd’hui il venait sauver l’abis déchu. Les évènements de son évasion restaient bien flous dans l’esprit du prince. Pourtant il était primordial qu’il retrouve l’entrée de ce passage, sans quoi, tout son plan tombait à l’eau. Relevant un peu sa capuche, Calintz regarda longuement le palais qui les surplombait. Il avait vécut là bas durant plus de la moitié de sa vie pourtant un frisson glacé le traversa. Chacune de ses cellules ressentait la présence de Glue. Son esprit avait cohabité avec celui de l’envoyé de Dieu durant assez de temps pour qu’un lien invisible se forme entre eux. Et la crainte que Calintz pouvait ressentir pour cette femme était immense. Il resta un moment tétanisé au souvenir de la Voix avant que des bruits de pas ne le tirent de son mutisme.

« Cachons nous, je crois qu’il s’agit d’une garnison de soldats. Ces lourdauds sont encore moins discrets que moi … »

Les gardes parlaient fort, heureux de leur capture matinale et s’imaginant leur récompense. Et avant qu’ils n’aient put atteindre la rue où se trouvaient Calintz et Lazuli, les deux jeunes gens s’étaient glissé dans une ruelle adjacente, tapis dans l’ombre, retenant leur respiration. Instinctivement, Calintz avait saisit la main de Lazuli pour l’entrainer à l’abri. Et il ne l’avait pas lâché. La tête de la garnison passa et purent capter leurs paroles.

« Dépêchons nous d’amener ce type au palais avant que les rues ne s’animent … Les habitants continuent à vénérer ce voleur de pacotille même des années après sa disparition. »
« T’inquiète, on craint rien. On va toucher une belle récompense et on retournera aux mines. Le roi des voleurs, tss j’espère qu’il vaut cher ce morveux. »

Calintz avait cessé de respirer. Avait-il bien entendu ce que ces deux hommes avaient dit. Avant de pouvoir demander confirmation à Lazuli, le reste de la garnison passa devant eux. Une dizaine d’hommes encadrant un seul individu. Cheveux bruns, démarche arrogante, yeux rouges comme le sang.

« Alex Telles … »
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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 25 Mai   27.05.10 12:33

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[Matinée / Village de Sunahama]

Il était encore très tôt lorsqu’un convoi se glissa hors des mines pour atteindre le village. Un convoi de dix hommes en arme avec au centre de la formation de soldats un homme affaibli mais au sourire arrogant. Le roi des voleurs qui défiait du regard chacun de ses geôliers, qui restait droit devant les injures et les moqueries. Pourtant, le doute s’était emparé de son esprit. Il avait compté sur la présence de trois ou quatre gardes au maximum. Pourquoi y aurait il eu besoin de plus ? Déjà l’évasion risquait d’être risqué et aléatoire, mais maintenant, avec une telle garnison, il sentait ses chances de liberté s’évanouir peu à peu. Il avait beau analyser la situation, chercher un détail qui pourrait l’aider, inspecter avec minutie les rues qui défilaient devant ses yeux, il ne trouvait rien qui pourrait le sortir de cette situation. Reks avait raison, il était fou. Et il allait mourir.

« Merde ! »

Alex ne put réprimer cette injure alors que les liens de cordes qui liaient ses mains dans son dos agressaient ses poignets. Le voleur avait beau tenter de faire glisser une de ses mains hors de l’étau, il ne parvint qu’à se faire saigner et une vague de douleur envahie ses bras et ses muscles. Sous les rires des soldats qui se moquaient de ses vaines tentatives de fuite, le roi déchu du désert commença à perdre son sang froid.

Tous les soldats avaient entendu parler quelques semaines plus tôt de sa fuite dans le village, de son arrestation par la jeune Sayuri, comment il avait réussi à ce moment là à sauver une enfant. Ils étaient encore plus vigilants qu’à l’ordinaire et ne laissait aucune marge de manœuvre au roi des voleurs, ligoté et encadré par les soldats. Ce qui était sûr, c’est qu’il était plus facile de s’échapper au temps d’Onyx que désormais. La messagère de Dieu avait du rappeler ses troupes à l’ordre. A moins que ce ne soit lui qui soit plus maladroit et moins agile. Ses souvenirs se dérobant encore à lui, il n’avait que des flashs de son passé, aussi éphémères que rares. Les rues qu’il empruntait lui disaient quelque chose, il lui semblait les connaître, les avoir un jour prise.

Alex releva un peu plus la tête, décidé à ne montrer aucune faille, décidé à rester fier. Ses yeux rouges sang se posèrent sur la silhouette massive de la dune de sable. Son cœur se serra. Les deux dernières fois qu’il y était allé, il avait passé les hautes portes du palais enchaîné et ligoté. Il était resté des semaines enfermés dans les geôles impitoyables des prisons, avait été battu à mort par Onyx… pas franchement de quoi donner envie d’y retourner. Encore une fois il était prisonnier. Mais jamais sa situation ne lui avait parut aussi pire, chaque pas le rapprochant d’une mort certaine. Aux rumeurs qui étaient parvenu jusqu’aux rebelles, Glue était sans pitié et avait lancé une véritable croisade de mort dans tous le royaume. Tout comme les autres messagers. Il n’y avait aucune chance qu’il puisse survivre à cette femme.

Il fallait qu’il tente le tout pour le tout ! Le visage d’Annice lui revint à l’esprit. Lors de leur séparation, ils n’avaient eu le temps de rien dire, à peine de crier mutuellement le prénom de l’autre. Leurs regards avaient été contraints de se détacher l’un de l’autre. Alex avait vécu ce moment là comme une nouvelle déchirure dans son âme, comme un nouveau coup de couteau.
Le roi des voleurs s’obligea au calme, se rendant compte qu’il avait serré les poings à ce souvenir. Il devait sauver Annice, il devait tout faire pour la retrouver !

Alors que leur groupe s’engageait dans une rue étroite, encore déserte mais qui fourmillerait de monde d’ici quelques heures à peine, le prisonnier se décida à agir. La dune de sable approchait et avec elle le risque de rencontrer d’autre soldat qui pourrait porter de l’aide à leur camarade. Faisant abstraction de ses blessures, des bandages serrés qui couvraient son torse sous une chemise de lin rendue noire part le travail de la mine, Alex passa à l’action. Dans un assaut désespéré. D’une impulsion de la jambe, il percuta le soldat à sa gauche, écrasant celui-ci dans un abominable bruit de craquement contre le mur. Il se baissa, évitant de justesse la lance qui menaça de s’abattre sur lui, percuta de nouveau un soldat, le cueillant cette fois ci au niveau des jambes et le faisant tomber à la renverse. Mais dans son dos, un homme fit jouer de sa lame, laissant une trace de feu au niveau de ses omoplates. Etouffant un grognement de douleur, le roi des voleurs ne perdit néanmoins pas de temps et chargea de nouveau sur un nouvel adversaire. Mais toute la garnison avait désormais réagit et plusieurs coups de lance s’abattirent sur Alex qui s’effondra, sentant ses côtes encore fragile menacer de céder à nouveau. A terre, il toussa, cracha le sang qui avait envahi sa bouche alors que l’officier responsable de leur groupe s’avançait vers lui, fendant la masse de soldats aux regards haineux ou amusés. L’homme se pencha vers lui, l’attrapa par les cheveux pour lui faire relever la tête, frémit lorsqu’il découvrit les pupilles vibrantes de détermination et d’arrogance du voleur et lui susurra à l’oreille :

« Tu ne t’échapperas pas cette fois ci, vermine. Et bientôt ton corps pendra au bout d’une corde. »

Il agrémenta ses menaces d’un dernier coup dans le ventre de l’homme qui roula sur le dos. Les soldats rirent à une blague de leur supérieur, mais Alex ne l’entendit pas, ses oreilles bourdonnant et son sang tapant à ses tempes. Il ne bougea pas non plus, restant immobile, les yeux ouverts vers le ciel qui était invisible du village de Sunahama. Il aurait tellement voulu le revoir. Il lui rappelait Annice.
Mais apparemment c’était la fin cette fois ci.
La fin.

Mais l’histoire de Alex avait trop souvent rencontré de fins pour que celle-ci soit définitive.

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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 25 Mai   24.06.10 11:50

[Matinée / Village]

" Les chutes sont faites pour que l'on se relève plus fort encore. " Il y avait encore seulement quelques semaines, Lazuli aurait rit au nez de toute façon qui se permettrait de l'utiliser. La douleur encore vive de la perte de son frère aurait été été plus forte que sa raison. Mais ça, c'était il y avait déjà un moment. A présent, la jeune femme comprenait tout le sens de cette phrase. Certes, elle avait perdu son frère mais à présent, elle essayait de luter contre son "destin", elle tentait de survivre dans ce monde avec bien plus de ferveur qu'avant et elle vivait pour lui aussi. Elle s'était retrouvée seule au monde et elle pensait bien rester dans la solitude malgré la proximité d'Onyx et des autres jouets avec qui elle ne s'entendait pas spécialement. Son univers avait sombré dans une perpétuelle obscurité sans lueur d'un espoir. Elle avait bien tenté de tenir tête à ce qui l'entravait en essayant de sauver Kara d'une mort pratiquement certaine. Qu'était-il advenu de Kara finalement?
Et cette obscurité avait été illuminée par la venue d'une personne cher au coeur de l'ancien jouet à présent... Calintz. Elle avait beau savoir que ce jeune prince était le frère cadet d'Onyx et qu'entre eux c'était créé un lien très différent du lien fraternel, Lazuli c'était tellement attachée à Calintz qu'elle ne savait plus vraiment où elle en était dans tout ça.
La réponse du prince à sa pirouette l'arrêta dans son élan et elle baissa la tête, rougissante. Jamais un homme ne lui avait fait ce genre de compliments. Une princesse? Elle se dit que Calintz avait surement exagéré le terme mais cela lui faisait tout de même plaisir.

« Allons-y. »

Elle réajusta rapidement sa cape et son capuchon et suivit son ami. Même si aider Onyx ne lui faisait pas spécialement plaisir, le fait d'accompagner Calintz et de l'aider lui suffisait mais que pouvait-elle vraiment faire, elle, fragile et sans une quelconque force, un quelconque pouvoir?
En sortant de la maison de leur hôte, de Martha, malgré le tôt matin, un vent de chaleur balaya leur visage. La rue était vide mais ils se devaient d'être prudents. Les patrouilles n'étaient jamais bien loin. Lazuli suivait Calintz, tremblante légèrement sur ses membres. Elle craignait qu'ils ne leur arrive quelque chose, que ce plan d'évasion de l'abis déchu ne soit soldé par un échec... Et par dessus, elle craignait le courroux de son ancien maître. Même si elle aidait Calintz, Onyx ne lui pardonnerait surement pas d'avoir fuit vers une liberté incertaine. Malgré tout, la jeune femme resta attentive à tout ce qui l'entourait. L'heure matinale leur était favorable car les rues étaient presque vide de population, seuls les mineurs et les marchands se trouvaient déjà dans les rues, les patrouilles ne faisaient pas exception non plus.

Calintz s'était arrêté soudainement. Inquiète, Lazuli posa délicatement sa main sur le bras du prince mais ce ne fut pas ça qui le fit réagir. Des bruits de pas se firent entendre.

« Cachons nous, je crois qu’il s’agit d’une garnison de soldats. Ces lourdauds sont encore moins discrets que moi … »

Calintz lui avait saisit la main et l'avait entrainé avec lui à l'abri des gardes qui débouchaient à présent dans la rue dans laquelle les deux jeunes gens s'étaient trouvés quelques secondes plus tôt. Embarrassée par le fait que son ami lui tenait encore la main, Lazuli était distraite et elle n'écoutait pas ce que disaient les gardes. Cependant, elle entendit le murmure de Calintz "Alex Telles". Elle redressa la tête et tenta de jeter un regard à l'homme qui avait été capturé. Elle ne le connaissait pas mais elle entendit les gardes dirent que ce jeune homme serait bientôt pendu. Elle déglutit, mal à l'aise. Elle serra un peu plus fort la main de Calintz et lui tapota doucement l'épaule pour l'inciter à se retourner et lui murmura :

"Tu veux qu'on l'aide? Je ne peux pas supporter l'idée de savoir que j'ai rencontré quelqu'un qui subira la mort rapide sans tenter de l'avoir aidé..."

Elle ne le connaissait pas, cependant, Calintz semblait le connaissait. C'était bien beau de proposer d'aider ce jeune homme mais à deux, que pouvaient-ils réellement faire? Cependant, Lazuli espérait pouvoir aider quelqu'un à échapper à la mort, à défaut d'avoir pu faire quelque chose pour son frère aîné. Elle plongea son regard sombre dans celui de Calintz et tenta un sourire rassurant.

" C'est à toi de voir, Calintz. Quelque soit ta décision, je te suivra."

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MessageSujet: Re: 25 Mai   24.06.10 23:43

[Matinée / Village]

Perdu dans ses souvenirs, Calintz restait silencieux observant la marche des soldats encadrant Alex. Cet homme avait tant fait pour lui. Il l’avait sauvé des griffes de l’élu de Dieu le soir du tremblement de Terre et bien avant cela, l’avait aidé à de nombreuses reprises. Calintz le considérait comme … un ami. Peut être l’un de ses seuls amis. Il fallait qu’il l’aide. Pourtant le jeune prince était confronté à un dilemme qui le déchirait : sauver Alex et prendre le risque de se faire enfermer ou continuer sa route afin de sauver Onyx.
Alex ou Onyx.
Onyx ou Alex.
L’un entrainait il forcément de renoncer à l’autre ? Calintz savait qu’il devait prendre une décision rapidement sinon le roi des voleurs et sa garde lui échapperaient, s’engouffrant dans le palais de la mer de sable. Serrant les poings, le jeune prince ferma les yeux frustré par son manque de puissance. En effet il n’était pas comme Onyx, capable de renverser les hommes se mettant sur son chemin. Il n’avait jamais eut aucun pouvoir et jusqu’alors cela ne lui avait pas manqué. Mais là, maintenant, il avait besoin de puissance, de pouvoir soumettre ses hommes pour libérer Alex. Pourquoi n’avait-il reçut aucun pouvoir à sa naissance ? N’était pourtant pas du même sang que les Grenat, abis tout puissant ? Pourquoi Onyx avait il hérité de toute la puissance de l’eau ? Il était pourtant le fils légitime de l’abis de la mer de sable, enfant d’une femme rongé par l’ambition et d’une magie mystérieuse. Aujourd’hui, il avait besoin de cette puissance pour sauver une vie. Et elle lui faisait cruellement défaut.

Calintz avait prit sa décision, il devait sauver Alex. Sinon il ne pourrait plus jamais se regarder dans une glace et prétendre être son ami. Malgré tous les risques que cela comporté, il devait le libérer. Jaugeant rapidement la force des soldats, Calintz laissa échapper un long soupir. Impossible d’attaquer de front. Lui n’avait pas une grande force physique et il se ferait rapidement maîtriser et Lazuli … elle ne devait pas se battre. Elle avait déjà trop souffert et s’ils se faisaient attraper, elle se retrouverait dans une position bien pire que la sienne. D’une certaine façon, Calintz restait lié à Glue de part leur cohabitation forcée et il restait donc persuader qu’elle n’oserait pas le tuer immédiatement.

Alors qu’il était perdu dans ses plans, Calintz sentit une légère tape sur son épaule. Il se retourna doucement figeant son regard anxieux dans celui de l’ancien jouet. Le jeune prince se sentit réchauffé par les paroles de Lazuli qui vrillait de sincérité. Elle ne connaissait pas Alex mais elle voulait l’aider et cet acte illustrait son courage. Mais c’était à lui de décider. Avait-il vraiment le droit d’entrainer Lazuli dans de tels ennuis ? S’en prendre à une garnison de l’abis n’était pas un crime anodin et l’on tuait pour moins que cela dans Sunahama. Et puis il s’avérait que cette tache semblait être mission impossible. Malgré tous les plans qu’avait échafaudés Calintz, aucun ne lui paraissait susceptible de fonctionner. Il lui manquait toujours un brin de pouvoir, un brin de force physique, une arme tout simplement. Rageant contre son incapacité à sauver Alex, Calintz frappa d’un coup sec le mur contre lequel ils se dissimulaient. C’était peine perdu, il n’y avait aucune solution pour sortir le roi des voleurs de ce guet-apens.

« Je veux l’aider. Il faut que je l’aide … »

Un son. Un souvenir. Arrêtant son regard dans l’air, Calintz suspendit sa phrase calculant mentalement les probabilités que son nouveau plan fonctionne. Il paraissait être le plus sur, surtout pour Lazuli. Elle serait au moins en sécurité. Tendant l’oreille, le jeune prince se retourna vers l’ancien jouet, un air énigmatique sur le visage.

« J’ai un plan. Risqué mais pouvant marcher. »

Rapidement, le jeune prince fit part de ses plans à Lazuli lui expliquant quel serait son rôle. Il fallait qu’ils se dépêchent pour arriver à l’endroit avant les gardes. C’était le seul lieu où ils pourraient leur tendre une embuscade. La garnison avait déjà pris une bonne avance faisant avancer le roi des voleurs de force. Serrant toujours la main de Lazuli, Calintz s’engagea dans les petites rues de Sunahama en courant mobilisant les souvenirs de son adolescence. Il avait passé plusieurs heures à déambuler dans les rues du village, d’abord en tant que simple passant, en suite en tant que prince escorté d’une escouade de gardes. Se guidant grâce à son ouïe, le jeune homme n’hésita pas sur le chemin à prendre et en quelques minutes ils débouchèrent sur l’artère principale que les soldats étaient obligé d’emprunter pour accéder au palais. Ils n’étaient pas encore arrivé, mais cela ne serait tarder. Toujours mains dans la main avec Lazuli, il l’amena vers un grand portique.

« Si mes souvenirs sont exacts, il te suffit d’ouvrir la première étable et ce portique. »

Faisant la courte échelle à la jeune femme, il l’aida à se hisser sur le portique de cette maison de riches commerçants et lui souhaita une dernière fois bonne chance. Puis il alla se poster derrière un étal guettant l’arrivée des soldats. Ceux-ci ne tardèrent pas arriver, pressé à l’idée de livrer le roi des voleurs à Glue et de toucher leur récompense.

« PFIHHHH »

Calintz émis un sifflement, signal du début du plan. Et il attendit. Une dizaine de secondes.
Dans un chaos le plus total, une vingtaine de chevaux effrayés venaient de défoncer le portique entrouvert et s’étaient rué dans la rue principale. Lancé au galop, ils ne reculèrent pas devant les soldats pris par surprise cherchant à échapper aux coups de sabots furieux. Calintz profita alors de l’anarchie la plus totale au sein de la garnison de soldat pour se frayer un chemin laborieux jusqu’au roi des voleurs, trop faible et surpris pour profiter de sa chance. Passant un bras sous son épaule, il le souleva et l’entraina rapidement hors de la rue principale. Alors que le dernier cheval ruait en galopant à la suite des autres, les deux hommes rejoignaient le calme d’une arrière cours.

Essoufflé et guettant l’arrivée d’éventuel soldats, Calintz garda le silence. En entendant un peu plus tôt le hennissement d’un cheval, il s’était remémoré un ancien souvenir. Onyx avait décidé de lui offrir pour ses 20 ans un étalon. Il l’avait amené dans une maison d’un riche éleveur afin qu’il choisisse la bête. L’homme possédait dans ses écuries une quarantaine de chevaux magnifiques alimentant les écuries du palais. La panique qu’avaient provoquée les chevaux apeurés par Lazuli avait suffit pour que le prince des voleurs s’éclipse discrètement. Calintz attendait désormais le retour de sa complice avec inquiétude, rongé par l’angoisse qu’elle soit repéré. Il était convenu qu’elle le rejoigne ici.

« Alors, la forme Alex ? »
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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 25 Mai   29.06.10 22:17

[Matinée / Village]

C’était la fin. Il allait se faire pendre haut et court cette fois ci. Et la mort l’embrasserait définitivement, il n’aurait pas de troisième chance. Pourquoi fallait-il que cela survienne maintenant ? Qu’il soit toujours séparé d’Annice ? Leur histoire était pourtant sincère et pure, nouée par leur amour. Mais le destin semblait s’acharner à ce qu’ils ne puissent jamais goûter au bonheur simple d’être ensemble, d’être heureux.
Alors que les soldats l’avaient fait se relever et le trainaient à moitié vers la dune de sable, le roi des voleurs avait perdu l’espoir qu’il lui restait de revoir un jour les yeux si bleus de la femme aimée. Il avait perdu l’espoir de s’enfuir d’ici et d’être une nouvelle fois libre.

Sous son regard vermeil défilait le paysage ocre des ruelles de Sunahama. Cela faisait écho à des souvenirs lointains qu’il ne parvenait pas encore à saisir, mais il avait l’impression de bien connaître ces lieux, d’avoir été capable un jour de s’y repérer sans difficulté, que ce lieu avait été jadis son terrain de jeux. Fantasme de blessé ou vérité ? Alex oscillait toujours, ne sachant trop s’il devait se fier aux vagues réminiscences qu’il avait de sa vie antérieure. Il ne savait plus qui il avait été, les paroles qu’on lui rapportait étaient contradictoires et portés par de forts sentiments. Pour Annice, il était un homme bien, qui avait des valeurs et qui les suivait, un homme amoureux également. Pour d’autres, il semblait avoir tenu le rôle de lueur d’espoir dans un monde écrasé par les abis. Enfin pour certains rebelles qu’il avait rencontrés dans les mines, il n’était qu’un plaisantin qui s’amusait à voler pour occuper son temps libre. Et puis il y avait encore trop de trou dans sa vie pour qu’il se fasse réellement une image de celui qu’il avait été. Annice lui avait bien avoué ne pas l’avoir vu pendant 3 ans, sans aucune nouvelles de lui. Quel homme était capable d’abandonner celle qu’il aimait aussi longtemps et sans explication ?
Alex soupira. Cela ne servait plus à rien de se poser toutes ces questions. Il allait mourir. Il lui restait juste à rester fier et droit. A essayer du moins.

Mais rien ne se passa comme prévue. Alors que le roi des voleurs s’était enfin plier devant son destin, celui-ci avait décidé de lui jouer de nouveau quelques tours de passe passe.

Un grand bruit se fit entendre alors que le convoi arrivait dans une rue assez large. Alex releva la tête immédiatement, ses sens toujours en alerte et ses réflexes aussi vivaces. Un sourire éclaira alors son visage alors que le sol commençait à trembler et qu’il devinait ce qui se cachait derrière le panache de fumée qui s’élevait dans l’air.
Il avait peut être plus de chance qu’il ne l’aurait imaginé. Ou bien des aides qui lui étaient inconnues.
Comme un gamin qui venait soudain d’apprendre qu’il allait avoir un cadeau, le prisonnier retrouva immédiatement sa détermination et le panache qui le caractérisait d’habitude. Alors que les soldats se retrouvaient apeurés et désordonnés, Alex avait fléchi les genoux pour être stable et comptait bien faire faux bond à ses geôliers. C’est à ce moment là que ce qu’avait deviné le voleur arriva. Une vingtaine de chevaux pris de panique arrivèrent au galop dans la rue et se ruèrent dans l’altère du village. Les sabots grondants contre le sol, ils n’hésitèrent à aucun moment. Contrairement aux soldats qui se retrouvèrent complètement désorganisé et dispersé dans la rue, pensant avant tout à leur survie.
Alex en profite. Il envoya son coude dans les côtes du garde qui le soutenait et essaya de se faufiler entre les chevaux. Mais avec les mains liées dans le dos et avec de sérieuses blessures, il faillit à plusieurs reprises se retrouver sous les sabots. Alors qu’il se sentait épuisé et prêt à tomber, il se sentit soudain soutenu et aider. Entrainé par un homme dont il ne voyait pas le visage et qui le menait vers une direction inconnue. Mais Alex n’opposa aucune résistance. Car la panique des chevaux ne pouvait pas être une coïncidence. Car rien ne pouvait être pire que de rester sans bouger et de se faire reprendre par les gardes.

Il arriva donc essoufflé, tout comme son jeune sauveur, dans l’arrière cours d’une demeure. A genoux, il cherchait à reprendre son souffle et à calmer la douleur de ses côtes. Mais entre deux inspirations, il souffla tout de même à celui qui lui avait évité la pendaison :

« Pff merci beaucoup, j’ai eu chaud cette fois ci. Jolie coup en tout cas ! »

Oui Alex avait doré cette intervention des chevaux, cette course folle qui lui avait apporté la liberté. Il se dit que cela aurait put très bien être une de ses idées. En tout cas, ça lui ressemblait.
Redressant la tête pour enfin distinguer le visage de son sauveur, ignorant qu’il n’avait pas agit seul, l’ancien roi des voleurs tiqua un peu en voyant la face de Calintz. Hum, ces cheveux, ces yeux … il ressemblait un peu à Onyx, non ? A moins que ce soit autre chose … Il n’eu pas l’opportunité de se poser plus la question que le jeune homme lui posa une question. En l’appelant par son prénom !

« Tu me connais !? Euh attend, avant de parler plus, tu pourrais détacher les liens dans mon dos, s’il te plait ? »

Une fois les liens dans son dos rompu et les mains enfin libres, Alex se massa ses poignets endoloris et s’assit à même le sol avant de regarder avec un sourire espiègle Calintz. Oui il lui semblait bien l’avoir déjà vu quelque part … mais aucun souvenir ne lui revenait.

« Pour faire court, j’ai perdu la mémoire et tel que tu me vois je serais bien incapable de reconnaître ma mère ou mon frère –faudrait il encore que j’en ai …- Enfin je te dois une fière chandelle hum… comment tu t’appelles au fait ? Haha désolé, ça me frustre autant que toi certainement mais bon … »

Faisant abstraction de sa douleur, oubliant déjà le désespoir qui l’avait submergé, Alex profitait de ce moment de joie où il se sentait enfin libre. Et il sentait que Calintz n’était pas un ennemi. Qu’il avait même été peut être un ami pour lui. En tout cas, il l’avait sauvé, et cela il ne l’oublierait certainement pas ! Vérifiant rapidement son état de santé, Alex rajouta, avec un ton un peu anodin qui cachait en réalité l’importance qu’il accordait à la question qu’il s’apprêtait à poser :

« Au fait, on s’est connu comment ? »

Oubliant quelques minutes tout ce qui l’entourait, sa curiosité naturelle l’avait emporté et Alex s’était laissé aller au temps des questions.

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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 25 Mai   13.10.10 1:43

[ Matinée/village ]

Lazuli observa l'homme prisonnier des gardes du nouveau suzerain de Sunahama, enfin nouvelle suzeraine d'après ce que la jeune femme avait comprit. Elle avait envie de l'aider, elle se voulait de l'aider, mais elle n'était pas la seule à devoir un choix cette fois-ci. Le jouet posa son regard sombre sur son ami, son seul ami. Qu'allait-il décider? Il connait Alex mais il était ici pour sauver Onyx, son frère, qu'il adorait plus que tout. Lazuli comprenait le difficile choix du jeune prince d'où l'hésitation de celui-ci vis à vis de la situation. Qu'aurait-elle fait à sa place? Comment se mettre à la place de quelqu'un dans une telle situation aussi? Elle tenta de comprendre les pensées de Calintz en observant son visage mais elle n'arrivait à déchiffrer que du doute et reporta son attention sur Alex.
Cela lui rappela le jour de sa propre capture. L'intervention en plein milieux de sa danse... Une danse dont elle s'était longtemps entrainée pour pouvoir donner un spectacle digne aux citoyens de Sunahama. Et sa condition de jouet. Elle s'interdit d'y penser. Si elle avait vécu dans une illusion de luxe, elle en avait énormément souffert.

" Je veux l’aider. Il faut que je l’aide … "

" J’ai un plan. Risqué mais pouvant marcher. "

Lazuli écouta attentivement le plan que Calintz lui détailla. Elle comprit rapidement que le sauvetage dépendait énormément de la jonction entre Calintz et elle-même. C'était sur elle que Calintz comptait le plus mais elle comprit rapidement qu'il avait fait en sorte de l'éloigner des combats et elle ne pu s'empêcher de sourire à l'idée de l'attention que Calintz lui portait. Elle aurait réellement apprécié pouvoir rencontrer le jeune prince dans d'autres circonstances que dans lesquelles ils s'étaient rencontrés. Elle n'avait éprouvé aucune animosité envers Calintz malgré le lien qui l'unissait à Onyx, que du contraire et étonnement, elle s'était fortement attachée au petit prince.

Calintz la mena dans les petites rues du village pour la mener à un grand portique. L'étable, donc le lieu le plus important de leur plan. Elle ygrimpa en lançant un regard inquiet à Calintz. Elle craignait que le plan se déroule mal et que l'un d'eux ne se fassent prendre. Elle craignait des représailles qu'ils pourraient subir soit à ce qu'ils faisaient. Ensuite, elle se rendit directement à la première étable. En attendant le signale de son ami, elle observa les chevaux. C'étaient des bêtes magnifiques, d'une grâce propre à leur race. Elle s'approcha du premier cheval à sa gauche. L'animal sentit sa présence mais n'eut aucune réaction d'inquiétude, s'approcha de la porte et pencha la tête. La jeune femme caressa doucement son front avec douceur.

" Je suis désolée d'avoir à faire ce que je vais faire, mais, une vie dépend de toi et des autres. "

C'est comme si l'animal avait parfaitement comprit ce qu'elle attendait de lui car il s'approcha davantage de la porte de sa stalle. Un sifflement, le signal de Calintz. Lazuli ouvrit la stalle, pour ensuite ouvrir les autres rapidement. A vous de jouer. Elle n'eut à faire qu'un geste. Elle leva la main sur la croupe d'un des chevaux dont elle se trouvait à proximité afin de l'effrayer, celui-ci hennit, partit dans un galop effréné, entrainant les autres lui. L'étalon que le jouet avait caressé avant l'opération passa à côté d'elle dans un galop moindre pour ensuite suivre les autres. Lazuli sourit mais elle ne devait pas trainer. Elle devait rejoindre Calintz rapidement. Dans la cohue, sa présence passera inaperçue, elle profita pour filer par la sortie dégagée des chevaux, une grande porte en bois brisée par les chevaux. Mais au dernier moment, Lazuli décida de faire demi-tour, elle jugea que c'était trop risqué de passer par là finalement. Elle arriva à grimper le portique par lequel elle était venue, mais elle perdit énormément de temps à le grimper. Elle réussit finalement à le franchir. Ou était le lieu de rendez-vous déjà? Elle entendait les derniers bruits de sabots sur les pavés et les hurlements des gardes. Elle contourna le bâtiment et se retrouva dans une rue adjacente à la rue principale. Une cours. La. Elle les voyait. Elle courut les rejoindre.

" Calintz... je suis désolée d'avoir mit autant de temps à revenir, je... j'ai évité de prendre des risques... "

Elle se tourna vers Alex en reprenant son souffle.

" Je suis heureuse de voir que tu vas bien. "

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MessageSujet: Re: 25 Mai   08.12.10 23:36

[ Matinée / Village ]

Les derniers bruits de sabot se faisaient entendre non loin d’eux tandis que Calintz prenait le temps de détailler Alex. Il avait maigrit et semblait affaiblis. Le voleur portait les marques d’anciennes blessures à peine cicatrisées. Calintz connaissait la provenance de certaines d’entre elles … infligées par Onyx sans aucun état d’âme et son cœur se serra un peu plus. Penser à son frère l’emplissait d’un sentiment étrange, partagé entre un amour inconditionnel et une colère sourde. Mais heureux de retrouver un ancien ami, le jeune prince chassa ses pensées de son esprit attentif au moindre bruit.
Attendant son retour.

« Merci … Je te devais bien ça Alex ! »

Gêné par la remarque du voleur, Calintz s’ébouriffa les cheveux d’une main maladroite essayant de cacher sa maladresse. Il était rare que le jeune homme se révèle être un homme d’action. Plutôt en retrait des affrontements physiques, il se contentait habituellement d’y prendre part en simple spectateur, protégé par son rang ou par son frère. Alors recevoir un compliment d’Alex, roi des voleurs, était quelque chose de spécial. Mais le bonheur des retrouvailles fut de courte durée. S’il le connaissait ? Bien sûr qu’il le connaissait, ils s’étaient rencontré à plusieurs reprises par le passé et avaient commencé à tisser les liens d’une amitié. Calintz avait beau avoir changé un peu depuis leur dernière rencontre, camouflé par sa longue cape … ce n’était pas suffisant pour expliquer la question d’Alex.

Alors que le jeune homme s’apprêtait à répondre, Alex lui demanda avant de poursuivre de détacher ses liens. Pris par la frénésie, Calintz avait totalement oublié de détacher les cordes qui retenaient le prisonnier. Saisissant la dague qu’il avait passé à sa ceinture, il les trancha d’un mouvement sec faisant attention à ne pas blesser Alex par la même occasion. Le voleur s’assit alors à même le sol mais Calintz resta debout guettant toujours son arrivée, l’inquiétude montant d’un cran.
Alex lui expliqua alors en quelques phrases les derniers évènements … enfin du moins ce qu’il lui restait de ses souvenirs, c'est-à-dire pas grand-chose. Perdre une partie de ses souvenirs … Calintz connaissait cet état difficile et en gardait un souvenir horrible. Il avait été plongé dans une obscurité sans faille se débâtant contre des liens invisibles le maintenant immergé dans l’ignorance. S’il en était sorti, sa douleur se fit écho dans la voix d’Alex. Aussi, il prit le temps de tout lui raconter.

« Je m’appelle Calintz … je suis … »

Il était facile de mentir, de s’inventer une nouvelle vie en faisant abstraction des éléments difficiles. Ne pas dire qu’il était le frère d’Onyx. Ne pas dire qu’il l’avait un jour capturé et enfermé dans les prisons. Ne pas dire qu’il l’avait vu à moitié mort et n’avait rien fait. Il aurait été si facile de mentir à Alex. De recommencer leur relation sur des bases seines mais mensongères.

« Je suis le frère de l’abis, enfin Onyx. On est ami, enfin moi je te considère comme un ami. On s’est rencontré il y a quelques années dans ces mêmes rues et à vrai dire, je t’ai arrêté. Hum à l’époque, j’étais un peu … comment dire, un petit merdeu. Voilà c’est le bon terme… »

Calintz laissa échapper un léger rire à cette remarque. Le souvenir de son attitude à cette époque le remplissait de honte et de consternation mais enfin l’important c’est qu’il avait changé. Le jeune prince lui expliqua en quelques phrases comment ils avaient appris à sa connaitre et s’étaient lié d’amitié petit à petit. Mais il se stoppa rapidement gagné par l’inquiétude.
Elle n’était toujours pas de retour.

Au cours de sa conversation avec Alex, la tension était montée petit à petit et Calintz était désormais crispé comme un bâton, prêt à s’élancer pour aller la cherche. Ou qu’elle soit. C’est alors qu’il entendit des bruits de courses. Elle était là.
Lazuli. Le jeune prince laissa s’échapper un soupir de soulagement avant de se rapprocher de la jeune femme essoufflée. Il lui prit la main pour la guider à l’intérieur de la cour, fermant la porte qui menait à la rue.

« Tu as bien fait. L’essentiel c’est que tu sois saine et sauve. »

L’air s’était détendu dans la petite cour, et Calintz se laissa à sourire, heureux de son coup et … gardant la main de Lazuli au creux de la sienne.

« Nous ne pouvons pas nous attarder Alex, nos routes doivent déjà se séparer. »

Pas besoin d’en dire plus à Alex. Celui-ci voudrait surement, comme le connaissait Calintz, l’aider en retour de ce qu’il avait fait. Mais le jeune prince n’avait aucune envie d’impliquer encore une autre personne dans les affaires de sa famille, résolu à y arriver seul avec Lazuli.
Mais le destin, à moins que ce ne soit pas cela, en avait décidé autrement. Au moment ou Calintz finissait sa phrase, une garnison entière de soldat ébranla la porte et pénétrant dans la petite cour maitrisant le petit groupe en quelques poignés de secondes. Calintz se retrouva plaquer contre un mur dépossédé de sa dague et les bras liés dans le dos. Le sort de ses compagnons était identique. Ils étaient prisonniers.

[si un PNJ veut jouer le commandant de la garnison pour le rapatriement au palais ?]
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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 25 Mai   17.12.10 17:36

{Matinée / Village}

Sans identité, sans souvenir, on n’était pas grand-chose. On n’était rien. Surtout dans ce monde impitoyable qui broyait les plus faibles. Mais Alex continuait à se battre, envers et contre tout. Il aurait du depuis longtemps lâché l’affaire, se laisser mourir pour retourner à cet état auquel on l’avait arraché par la magie. Pourtant, il n’abandonnait pas, malgré les multiples blessures qu’il avait reçues dans sa vie, malgré cette page blanche qui hantait ses nuits, malgré ce destin qui s’acharnait sur lui. Il tenait, et tout ça, dans l’unique espoir de revoir Annice, de la retrouver et de la serrer contre lui. Ne serait ce que quelques secondes. Son amour était la seule chose qui lui restait de sa vie passé, la seule chose qu’il avait pu conserver alors que son amnésie avait dévoré tout le reste.

Alex redressa la tête, pour regarder Calintz. Sans le reconnaître. Il venait de lui raconter brièvement l’état dans lequel il se trouvait. Triste histoire. De celui qui ne pouvait même pas reconnaître un ami. Et malgré les mots du prince de Sunahama, pas la moindre bribe de souvenir ne lui revint sur ce visage souriant. Il se montra simplement surpris de constater qu’il était lié au frère de l’abis, ce même abis qui l’avait battu à mort lors de leur dernière rencontre.
C’était étrange. Mais bien vite, la surprise et le léger trouble qui avaient habité les traits de l’ancien roi des voleurs s’évanouirent. Alex affichait un sourire amical et jovial à son sauveur.

« Si on m’avait dit que ce serait le frère de l’abis qui me sauverait de la pendaison, je crois que je ne l’aurais jamais crut. Mais c’est ok, ça me va ! Alors on dit ami, hein ? »

Il tendait sa main en direction de Calintz, comme pour marquer le début de cette nouvelle histoire. Une façon de recommencer les choses sur une nouvelle base. Pour Alex, le passé importait peu. Il se concentrait sur le présent et sur l’avenir.

Une arrivée finit par mettre un point final à ses interrogations sur le prince de la mine de sable. Une jeune femme sublime arriva dans l’arrière cours du bâtiment et Alex, s’empressa de se relever pour l’accueillir comme il se doit. Il s’avança vers elle, pris entre ses doigts fins la main qui n’était pas tenu par Calintz et la porta jusqu’à ses lèvres. Vieille attitude chevaleresque qu’il avait conservé du temps où il était connu comme le roi des voleurs.

« Merci beaucoup de ton aide, jolie demoiselle. J’ai une dette à vie envers toi. Considère moi comme à ton service jusqu’au jour où je m’en serai acquitté. »

Un fin sourire sur ses lèvres, l’homme avait retrouvé en compagnie des deux jeunes gens un peu de sa fraicheur. Il était loin de la prison, des mines. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas été aussi libre. A vrai dire il ne se souvenait pas avoir déjà était aussi libre depuis qu’il était revenu d’entre les morts.

Alex se redressa à la phrase de Calintz. Il se sentait coupable de ne pas pouvoir rendre la monnaie de sa pièce à ses sauveurs improvisés, mais son ami avait raison. Leur chemin devait se séparer. Il lui fallait se hâter de retrouver Annice. Mais le voleur n’eut que le temps d’ouvrir la bouche pour répondre qu’un énorme coup ébranla le portillon d’accès à la cours intérieure.
Les iris pourpres se dilatèrent.
Des soldats. En masse. Trop nombreux pour qu’ils n’aient seulement qu’une minuscule chance de s’en sortir. Alex n’eut même pas le temps de chercher une arme ou même d’envoyer un coup de poing que les hommes se jetaient déjà sur eux.
Et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ils étaient faits prisonniers.

« Merde ! »

Retour à la case départ.

{je me doute que la suite se passera au palais ?}

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Agapanthe
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MessageSujet: Re: 25 Mai   20.12.10 1:20

{Matinée / Village}

Tout était allé si vite cette mort qui allait enfin le libérer, cette peur de ne plus jamais revenir dans ce monde,…
Mais le moment n'était pas encore venu, hélas. Une fois de plus c'était une autre personne qui était rappelé a Dieu. Mais lui restait encore.
Les envoyés de Dieu était réapparu pour le plus grand plaisir d'onyx, mais tout ne ce déroula pas comme prévus. le monde était maintenant devenu un vrais enfer, certaine personne en venait même a regretter les Abis.
Depuis ce jour agapanthe ne vivait plus vraiment, si on pouvait appeler ça une vie, en se rappelant son passé.
Toujours en vie condamner à regarder les jour passé dans la douleur,… douleur?
Et oui depuis qu'il est seul, le petit Agapanthe se retrouve en voie de décomposition. Plus personne pour lui apporter une vie, son corps se dégrade jour après jour et cela depuis la disparition de son ancienne maitresse. la douleur et atroce et l'entraine vers une mort lente.
Après la prise de pouvoir Agapanthe avait réussi de peu à quitter le palais avant que celui ci ne soit complètement verrouillé. il reste alors caché dans une petite maison du village. Les habitants de la maison qu'il avait occuper c'était fait exécuté par onyx quelques jours avant les évènements.
il faisait bien chaud dans cette maison ce qui arrangeait pas sa douleur et sa peau qui partait en morceau. Personne dans le village ne voulait approcher cette personne supposé d'avoir la lèpre. Il mangeait grâce à des dont que des personnes attentionné entendait.

Ce matin la après une nuit très très désagréable il se leva tenta de se nettoyer avec un peu d'eau, mais en restant caché comme ça il n'avait pas les moyens de trouver de quoi atténuer sa douleur.
lentement il mit un vêtement qui le brulait.

Il se passait pas mal de chose dehors, mais il lui était impossible de se mailler au autre pour le moment.

(enfin en vacance je peux répondre à tout les poste/ petit poste mais je le rattrape au prochain)

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MessageSujet: Re: 25 Mai   21.01.11 1:02

[Matinée // Village]

Tout semblait si calme dans le village. L’air était encore frais, le soleil venant juste de se lever en cette aube nouvelle. Les villageois déambulaient, le visage fermé et silencieux. Ils avaient les yeux baissés à terre la plus part du temps. De peur. Les temps avaient changé. Etaient encore plus durs qu’avant. Les fiers habitants de la mine de sable, même habitués aux caprices de leur abis, ne pouvaient ignorer la nouvelle menace qui planait au dessus de leur tête. Bien plus grande que celle qu’avait fait peser les Grenat.
Tout semblait si calme dans le village plongé dans la peur. Les gens marchaient, se croisaient, vaquaient à leur tâche quotidienne avec à tout un instant une épée de Damoclès au dessus de la tête. Tous courbaient le dos, les épaules lasses. Sauf un. Un homme encapuchonné, une cape de couleur beige recouvrant tout son corps et ne laissant pas discerner le moindre trait de son visage. Dans l’ombre de sa capuche, on ne pouvait que voir deux éclats brillants. Il avançait, sur de sa destination.
L’élu de Dieu, porté disparu depuis deux semaines, savait exactement où il devait aller. Et ce qu’il devait faire. Il venait de réapparaitre pour reprendre sa place dans ce monde fou, pour accomplir la tâche qu’on lui avait assigné. Il n’avait pas le choix. Personne n’avait le choix dans cette grande farce, dans ce drame.

Xyno finit par s’arrêter devant une maison. Une habitation modeste et ressemblante aux résidences environnantes. Il observa un instant la façade, et sans hésitation, ouvrit la porte principale et entra. Il savait exactement qui se trouvait à l’intérieur. Il l’avait cherché des jours durant avant de pouvoir le localiser, l’avait finalement sentit. Mais son aura était si faible qu’il avait faillit ne pas la remarquer.

« Pouah ! Quelle puanteur ici ! »

L’élu de Dieu fit mine de se boucher le nez. Il venait de pénétrer dans la pièce principale et une flagrance horrible venait de le prendre à la gorge. Une odeur de pourriture et de décomposition. Comparable à celle d’un charnier. Il grimaça. Ce petit ne connaissait décidemment pas la décence et l’hygiène. Xyno mit quelques instants à s’habituer à la pénombre qui régnait dans la maison avant de se mettre à la recherche de Sa silhouette. Son regard d’or se posa sur son corps décharné, pourrissant à vue d’œil.
Pathétique.
Les pupilles dorées restèrent imperméables à tout sentiment.

« Tu es encore plus immonde qu’avant… mon cher Agapanthe. »

Il retira sa capuche, dévoilant son visage. Xyno n’avait pas changé. Restant prisonnier de sa ressemblance avec Onyx. Il était toujours la même vulgaire copie de l’abis, cette apparence l’empêchant de se déplacer en toute liberté. Sa chevelure blonde, laissait libre, tombait sur ses épaules. La même aura chargée de mystère et de puissance flottait autour de l’homme au regard énigmatique. Il s’approcha d’Agapanthe, le regardant avec insistance.

« Ce sont les effets de la mort de cette petite présomptueuse. De ta maîtresse. Maintenant que le contrat que tu avais passé avec elle ne tient plus, tu n’as plus personne pour maintenir ton corps en vie. »

Il effleura de ses doigts la peau à nue, provoquant une vive douleur chez le jeune garçon. Il avait fait ça simplement par curiosité, pour voir, pour toucher cet étrange phénomène. Agapanthe était une erreur de la nature, un être qui ne devait pas exister. Il était mort et on l’avait fait revenir à la vie. Mais son corps ne pouvait pas se maintenir seul, il devait lier un contrat avec une personne possédant des pouvoirs magiques pour espérer rester en vie. En échange, il lui devait obéissance. C’était ainsi. Un échange équivalent.

« Que c’est dommage… à ce rythme là je ne te donne pas plus d’une semaine. »

Il s’approcha encore d’Agapanthe, sans le toucher. Si Xyno avait put le retrouver, c’était car les deux êtres avaient signé un contrat quelques années auparavant. Un contrat provisoire qui avait rapidement pris fin, mais l’aura du jeune homme était resté gravé dans la mémoire de l’ange déchu. Ils étaient restés liés malgré tout, les caprices du destin les faisant se recroiser à de nombreuses reprises.
Et il l’avait cherché. Car il avait besoin de lui. Mais Xyno n’était pas pressé, pas du genre à demander quelque chose. Il comptait attendre, que cela vienne du garçon. Il voulait le voir le supplier, l’implorer. Car Agapanthe avait encore plus besoin de lui.

« Je voulais te rendre visite, pauvre petite chose qui va bientôt mourir. Cela doit être ma grande générosité qui parle encore, je ne voulais pas que tu disparaisses seul sans doute. »

Un sourire ironique avait pris place sur les lèvres de l’élu de dieu. Du sauveur de l’humanité. C’était bien ce qu’on lui demandait après tout, de sauver tout ces humains faibles et sans défense en sa battant contre les messagers de Dieu. Mais lui préférait bien plus n’en faire qu’à sa guise, être un sauveur au visage de diable.

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Agapanthe
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MessageSujet: Re: 25 Mai   04.02.11 17:12

[Matinée /petite maison dans Village]


Alors qu'une nouvelle journée commençait, ou les heures passeront si lentement,ou l'attente de la mort se fera désiré à nouveau; un individu entra sans prévenir dans la maison ou agapanthe avait élu domicile. Pour le moment ce n'était qu'une ombre dans l'encadrement de la porte, une ombre qui l'inquiétait. Non agapanthe n'était pas vraiment le genre de personne à avoir peur d'un simple inconnue. Cette ombre il la connaissait plus qu'il ne l'aurait voulu, et le jeune homme était bien conscient qu'il n'y avait rien à faire.

« Pouah ! Quelle puanteur ici ! »

Sa crainte était justifié car cette voie appartenait à la personne qu'il avait causé sa long descente aux enfers. Mais maintenant qu'il était prêt de la mort pourquoi lui faire plaisir? Agapanthe se contenta d'avancer doucement vers lui sans rien lui répondre.


« Tu es encore plus immonde qu’avant… mon cher Agapanthe. »

agapanthe eu un sourit discret, pour éviter une douleur trop forte. Il n'était plus vraiment en état de répliquer sur ce genre de sujet.

« Moi aussi je suis ravis de te voir. »

Déjà épuisé par ses gestes il alla s'assoir doucement sur une paillasse et souffla de soulagement. Sa vie ses dernier temps était bien trop épuisante, il ne pouvait pas être une personne fière ou encore parler de son rang. Depuis l'arrivé des messagers de dieu sa vie n'avait plus de but. La vengeance elle même n'avait plus lieu d'être, son frère était maintenant punis d'avoir était si innocent.
Xyno retira sa capuche agapanthe vie à nouveau le visage de l'Abis déchut, il aurait même put le plaindre sur le coup mais bon ce n'était pas vraiment dans sa nature.
Quand l'individu s'approcha il se sentit tout suite plus menaçant. La proximité avec ses individus lui rappelait trop de chose désagréable. Quand il put plonger son regard dans ses yeux, c'est que Xyno était bien trop prêt, pourtant une sorte de soulagement l'envahie, peut être allait il mettre fin à ses souffrance.

« Ce sont les effets de la mort de cette petite présomptueuse. De ta maîtresse. Maintenant que le contrat que tu avais passé avec elle ne tient plus, tu n’as plus personne pour maintenir ton corps en vie. »

quand Xyno toucha la peau a vif d'agapanthe il ne se priva pas de hurlait de douleur. Cette horrible sensation de brulure le rendait fou, et le contacte avec la peau d'un autre fut horrible, une agression comme envers son corps comme il en avait encore rarement ressentie. Haletant il prit la peine de lui répondre.

« Que c’est dommage… à ce rythme là je ne te donne pas plus d’une semaine. »

« C'est le prix de ma liberté, certes courte, mais cela reste une liberté. Une chose que tu ne pourras jamais ressentir. »

Xyno se rapprocha d'agapanthe et celui ci ne put que le regarder approcher sans pourvoir fuir. Il avait toujours était impuissant fasse à ceux qui avaient du pourvoir, et ce n'est pas prêt de la mort que cela allait changer.
Cette être qu'avait envoyé dieu Agapanthe l'avait croisé si souvent durant ses missions, pour ses différents maître.

« Je voulais te rendre visite, pauvre petite chose qui va bientôt mourir. Cela doit être ma grande générosité qui parle encore, je ne voulais pas que tu disparaisses seul sans doute. »


« Pas ça avec moi Xyno, je sais qui tu es. Ta générosité est aussi réel que mon bien être. Si tu es la c'est que tu veux quelque chose. Si me voir agonisé t'amuser installe toi confortablement, ce n'est pas pour tout suite. »

Xyno n'avait jamais rien fait de gratuit en ceux qui le concerne, mais connaissant le personnage cela devait être la même chose avec tout les personnes qui avaient eu le malheur de croiser sa route.
Agapanthe avec un peut d'effort pausa ses mains sur le torse de Xyno et poussa pour que celui ci s'éloigne. La présence de cet être à ses côtés l'étouffait. Il était tellement mal en sa présence, et si impuissant.
Agapanthe parti tremper ses mains douloureuse dans l'eau, celle si était hélas pas assez fraiche pour soulager sa douleur.

« Dis moi ce que tu veux je ne pense pas que tu es besoin de faire des manières avec moi. »

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MessageSujet: Re: 25 Mai   09.02.11 0:52

[Matinée // Village]

Misérables humains, misérable vie. L’élu du Dieu posa ses pupilles dorées sur la silhouette du jeune homme. Misérable. Il allait mourir, son état de décomposition avancée pourrissant ses chairs. Il allait mourir, seul dans cette sordide demeure qui empestait. Et le monde continuait à tourner, tout autour. Le village de Sunahama ne s’arrêtait pas pour si peu. C’était monnaie courante ici. La mort faisait partie de la vie, la misère, la pauvreté et la servitude également. Xyno s’approcha d’Agapanthe alors que celui-ci s’asseyait, visiblement très affaibli. Pauvre petite chose, pauvre brebis égaré qui est allé contre les lois de la nature. Qui a perdu son maître.

Avec curiosité, il toucha la peau à vif de l’ancien prince de la mine de pierre. S’étonnant de la douleur, de l’expression sur le visage d’habitude si fier de ce jeune présomptueux. A chacune de leur rencontre, il n’avait pourtant eu de cesse de le provoquer, de lui tenir tête. Mais désormais tout cela ne tenait plus. Désormais les abis étaient tombés. Et des tyrans encore plus terribles avaient pris leur place.
Il se recula d’un pas, signifiant d’un geste, d’un regard qu’il ne toucherait plus. Il n’était pas venu pour le faire souffrir, pour le voir agoniser. Tout cela ne l’amusait plus. Xyno avait changé, quelque chose s’était doucement amorcé en lui. Les semaines qui venaient de s’écouler ne l’avait pas laissé sans trace, comme en témoignait la brûlure qu’il conservait de son combat contre Onyx sur son avant bras droit. Mais ces traces n’étaient pas seulement extérieures.

Un sourire moqueur se dessina pourtant sur ses lèvres. Agapanthe montrait encore quelques réserves, lui répondant avec la même verve qui l’avait toujours caractérisé. Mais il se trompait. Trop bête. Comme tous ces stupides humains, ces hommes qui se pensaient si grands.

« Tu crois vraiment que la liberté ressemble au calvaire que tu subis ? Si c’est le cas, tu es encore plus pathétique que je le croyais. »

Il ne s’appesantie pas sur sa remarque le concernant. Il avait au moins cela de juste. Lui ne connaitrait jamais la liberté. Il ne l’avait pas connu dans son ancienne vie, et ni son présent, ni son futur ne lui ferait cette offrande. Des chaînes invisibles l’emprisonnaient toujours, et jamais il ne pourrait s’en libérer. Xyno avait compris qu’il était le jouet de Dieu, son instrument, son bras armé, et qu’il n’avait aucune autre existence. Il n’avait même pas une identité propre, un nom et un physique à lui. La punition s’avérait plus lourde et plus cruelle qu’il ne l’aurait jamais imaginé.

Aux nouvelles paroles d’Agapanthe, l’élu de Dieu laissa s’échapper un léger rire. La comparaison entre sa générosité et le bien être du jeune homme était relativement exacte et bien trouvé. Il ne faisait pas tout cela par générosité, en effet. Et même ces manigances désormais ne pouvaient voiler ses véritables intentions à cet être qui le connaissait si bien.

« Je suis démasqué ! Tu as raison je ne suis pas là pour te tenir compagnie. Ni pour te voir pourrir, ton odeur m’insupporte déjà assez maintenant. »

Un temps peut être Xyno l’aurait en effet observé se décomposer, perdre la vie petit à petit. Il tirait de la souffrance des hommes une certaine jouissance par rapport à sa propre souffrance. Mais désormais, ce spectacle ne l’amusait plus. Il n’avait plus de temps en outre à perdre avec de tels enfantillages. Il se laissa pousser par Agapanthe, gardant son sourire mièvre plaqué sur les lèvres. L’ange déchu garda une certaine distance avec le jeune homme, allé tremper ses mains dans de l’eau froide.

« Bien, si tu veux qu’on ailler directement au but de ma visite… »

Il s’était soudain avancer dans le dos d’Agapanthe, posant sa main sur son épaule et l’obligeant à se retourner vers lui. Il ignora ses plaintes et cris de douleur et plongea directement sa main libre vers le cœur du garçon. Mais son bras ne transperça pas le maigre corps en décomposition, sa main sembla tout simplement passer au travers du corps et des vêtements pour s’enfoncer dans les chairs. Il ferma les yeux, prononça à une vitesse incroyable quelques mots dans un dialecte inconnu des hommes, avant de rouvrir les yeux. Agapanthe avait retrouvé son apparence normale, toute trace de décomposition ayant disparu, à part l’odeur pestilentielle qui régnait dans toute la pièce.

« Voila ce que je te propose. Une vie. Une vrai vie, et non pas un simulacre d’expiation dans la douleur. J’ai le pouvoir de maintenir ton corps en parfait état. »

Toute trace de sourire, de moquerie avait disparu du visage de Xyno. Il était sérieux. Et ses pupilles se figeaient dans celle d’Agapanthe pendant des secondes au goût d’éternité. Avant que l’élu de Dieu ne retire sa main du cœur du garçon. Il ferma de nouveau les yeux et quand il les rouvrit, le jeune homme était revenu à son état dans lequel il l’avait trouvé en arrivant. Xyno ne bougea pas, cherchant de nouveau le regard de cette pauvre chose contre nature.

« Mais rien n’est gratuit. En échange de mon pouvoir, il me faut une compensation. »

L’ange déchu se recula d’un pas, toujours aussi sérieux. Il mesurait ce qu’il était en train de faire, y avait réfléchit un moment. Mais il fallait que tout cela s’arrête et Agapanthe pouvait l’aider.

« Je ne te demanderai pas ta vie, tes souvenirs, une parfaite obéissance ou je ne sais quoi encore. Cela n’aurait aucun intérêt pour toi… »

Agapanthe avait déjà fait l’expérience d’une vie sous entière servitude, et Xyno se doutait qu’un ne pouvait appeler ça une vie. C’était aussi son lot d’une façon. Alors pour une fois, il comptait proposer quelque chose de juste. Juste et équilibré. Sans chercher à avoir plus de choses en son avantage.

« Je veux simplement deux ans de ta vie. Deux années pendant lesquelles tu me devras obéissance et fidélité, pendant lesquelles tu feras ce que je te demande et tu agiras en mes intérêts. Après, libre à toi de faire ce que bon te semble. Je pourrais même effacer de ta mémoire tout tes mauvais souvenirs. Je me débrouillerai pour laisser assez de mon pouvoir en toi pour que tu vives comme un homme normal. »

Xyno se retourna vers le pestiféré. Echange de bon procédé. Le marché était simple et ne cachait aucun vice. Ce n’était pas comme celui qu’il avait conclut avec le roi des voleurs, d’ailleurs, Xyno n’avait pas la volonté de brouiller Agapanthe entre ses mains comme il l’avait en ce qui concernait l’ancien roi des voleurs et sa concubine. Non, Agapanthe lui inspirait plutôt un mélange de pitié et de compassion.

« A toi de choisir. Mais fais vite, je n’ai pas tout mon temps à perdre ici. »

L’élu de Dieu était resté deux semaines invisibles et immobiles, certains se demandant même s’il n’était pas mort. Mais désormais, il allait sortir de son silence et œuvrer à sa mission.
On ne lui laissait guère le choix.

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Agapanthe
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MessageSujet: Re: 25 Mai   20.02.11 14:51

[Matinée // Village]

l'eau provoquait de grosse douleur, mais contre cette chaleur elle arrivait à le soulager. Son agonie était si longue, pourquoi dieu ne lui a pas permis de mourir sur le coup ou bien même de trouver le courage de se suicider?
Avouer qu'il tenait à cette vie était impossible il savait son sort fini depuis bien des années. le jour où Annice avait ordonné son exécution sa vie aurait du être fini pour de bon.

Dans l'obscurité de la maison agaçante ne cherchait pas a détailler xyno un être qu'il commençait a bien connaitre. celui qui avait amorcer sa longue descente aux enfers.

"La sensation de liberté est différente pour chacun d'entre nous. Toi non plus du n'est pas libre et je pense que ta liberté tu l'as gagnera aussi dans la douleur. si tu en as la force bien entendu."

cette phrase fut dite à voie basse, pas volontairement mais agaçante se sentait si fatigués et cette chaleur…
xyno avait bien admis qu'il n'était pas la en tant que simple spectateur, agaçante sourit malgré cette douleur et fatigue il était encore capable de voir le vrais visage de xyno.
Agapanthe sent le danger s'approcher de lui il allait savoir pourquoi cette être remplit de mauvais intentions voulais le voir. peut être pour le tuer tout simplement. il ferma donc les yeux en attente d'une phrase de xyno. quand la main de xyno se posa sur son épaule Agapanthe et le força à se retourner la douleur lui était insupportable. et elle n'allât qu'en augmentant quand xyno le forçat à se retourner.

"Arrête…"

les gémissements de douleur cesser quand Xyno plongea sa main dans le corps d'agapanthe celui ci ne disait mot il regardait les yeux grand ouvert Xyno. il ne devait pas s'évanouir, non, mais cette douleur allait le tuer. Du sang coulait de la bouche d'agapanthe. il avait eu raison il voulait simplement mettre fin à ses jours, d'une certaine façon c'était un vrais soulagement. mais il l'entendit parler dans une langue étrange, qu'allait il se passer maintenant?
Tout à coups dans une immense douleur son corps commença à changer. Agapanthe Hurla sans se retenir. quelque seconde plus tard son corps était redevenu comme avait, la douleur avait disparus, il était maintenant assez lucide pour voir que xyno voulait qu'il joue un rôle bien précis.

Agapanthe écouta attentivement xyno, et regarda bien entendu son visage avec intérêt. Celui ci ne semblait pas rire quand il lui proposait de vivre. Mais toute chose à un prix et agapanthe hypnotisé par les yeux de xyno attendait sagement. il eu un petit malaise quand xyno retira sa main de son corps. il se permit même de se retenir à lui. Puis il affronta à nouveau jusqu'au moment ou son corps redevint pourriture et qu'agapanthe hurla avait de se laissé tomber au sol. Par fierté il se releva doucement et douloureusement, ce que venait de lui faire subir xyno était pire que cette douleur constante, qu'il trainait chaque jours.

"Je… je me doute bien. mais jusqu'à la fin de notre conversation ne t'approches plus de moi "


Pour le moment il était bon d'attendre que Xyno lui fasse son offre. Après il se permettrait de réfléchir.
Si celui ci ne voulait pas de ses souvenir sa vie, une obéissance, qu'allait il lui demander. Jusqu'à maintenant ses contrats demandait une obéissance sans limite, une vie entière consacré à ses maitres.

Seulement deux ans au service de celui qui fut son pire cauchemars. pourquoi se revirement? agapanthe regarda sa peau qui partait en morceau cette souffrance qu'il subissait chaque jour. le petit moment de répit que lui avait donner xyno il a quelque instant lui avait fait du bien.

agapanthe ferma les yeux et repaira le plus profondément possible, même si seuls le faisait souffrir. renoncer à nouveau à sa liberté pour vivre plus longtemps. il était persuadé que la vie même sans maitre était une prison.

"J'accepte xyno, à la condition que tu tienne une très ancienne promesse. Une fois que tu aura eu ce que tu veux, tue moi. Je suis prêt à travailler pour roi, gagner deux ans de vie. Tu le sais aussi bien que moi je ne sais pas vivre sans ordre. Ma liberté sera ma mort."


épuisé il tombât à nouveau au sol .

"Quel est ton but aujourd'hui?"

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MessageSujet: Re: 25 Mai   23.02.11 1:43

[Matinée // Village]

Ils étaient si stupides finalement. Tous ces hommes qui se pensaient si intelligents, si sur de leur destinée. Ils ne comprenaient pas qu’ils n’étaient que des pions, des distractions entre les mains de puissances qui les dépassaient. Mais c’était mieux ainsi. L’imbécile est plus heureux que le sage. Xyno ne dissimula pas son sourire moqueur à la réplique d’Agapanthe. Les deux hommes commençaient à se connaître, les masques n’avaient plus besoin d’être.

« Certains êtres ne sont pas faits pour être libre. »


Réponse bien énigmatique. Mais l’élu de Dieu ne souhaitait pas s’appesantir plus que cela sur cette délicate question. Sa propre condition d’outil entre les mains du Créateur réveillait encore les braises d’une révolte qui avait du mal à disparaitre dans son âme. Il aurait beau combattre, il ne serait jamais libre. Sa prison n’était pas visible, pas tangible, il ne lui suffisait pas de partir, de s’exiler loin ou de détruire des chaînes pour être libre. C’était bien au-delà de la compréhension des hommes. Il appartenait à ce maître qu’il niait de toutes ces forces. Et rien ne pourrait changer ce fait.

Sans daigner accorder plus d’importance à la remarque d’Agapanthe, Xyno s’approcha de lui et procéda à un rituel ancien, ignorant la douleur du jeune homme. Il s’en moquait, il n’était pas là pour délivrer le prince déchu de la mine de pierre de toutes ses souffrances. Ses cris restèrent sans échos dans le cœur de l’élu de Dieu qui garda tout son sérieux. Ses pupilles d’or ne reflétant aucune trace d’humanité.
Aussi lorsqu’il retira sa main sur corps du jeune homme, mettant un terme par ce geste à son rituel, il resta droit, impartial. Observant la pauvre petite chose se retenir à lui avant de s’écrouler à terre alors que sa peau reprenait son état de décomposition avancée. Il lui laissa le temps de se relever, sans rien dire, l’observant sans fin. Avant qu’un discret sourire n’apparaisse sur ses lèvres.

« Tu n’es pas en position d’imposer tes conditions, mon cher Agapanthe. »

Xyno ne bougea pas d’un pouce. Il n’était pas du genre à concéder des choses facilement, de façon gratuite. Il n’en faisait qu’à sa tête, comme toujours. Mais son visage se para de nouveau d’un voile de sérieux alors qu’il reprenait l’exposé des termes de leur contrat.

Il s’attendait à une longue réflexion, à un marchandage, au chantage. A quelque chose. Mais pas à ça. Un éclat de surprise brilla au fond de son regard doré, avant que l’élu de Dieu ne sourie à nouveau. Les hommes étaient des idiots, des misérables, des ignorants. Mais ils ne cessaient jamais de surprendre. Ce n’était pas pour rien que Dieu les avaient créé pour le distraire.
Agapanthe était finalement un peu plus intéressante qu’il ne l’avait pensé jusqu’alors. Chien qui avait besoin de son maître pour vivre. Il lui rappelait d’une certaine manière l’espionne d’Onyx, cette femme qui avait fait de l’abis sa seule raison de vivre. Pour Agapanthe il semblait que l’identité du maître n’avait pas d’importance tant qu’il en avait un.

Avec lenteur, l’ange déchu s’agenouilla auprès du corps décharné d’Agapanthe. Il passa ses longs doigts fins dans les mèches de ses cheveux, rejetant celle-ci loin de son visage.

« Tu es vraiment une étrange petite chose. Mais si tel est ta décision, alors cela me convient. »

Il retourna le corps du jeune homme sur le dos, lui infligeant de nouvelles douleurs dont il se moquait bien. De toute façon, bientôt, tout cela ne serait qu’un mauvais souvenir pour Agapanthe. Et Xyno n’était pas du genre à prendre des précautions pour le bien d’autrui. Il écarta sa chemise pour laisser son torse nue apparaitre.

« Puisque tu vas devenir mon contractant, j’imagine que je peux bien te dire mes intentions. Je veux détruire les messagers de Dieu. »

L’ange déchu ne souriait pas, se montrant dur et sec dans ses paroles.

« Enfin, Il veut que je les détruise serait plus juste. Pour ce qui est de mes intentions, elles sont … toutes autres. »


Se mettant à genoux près du corps d’Agapanthe, Xyno apposa ses mains sur le torse du jeune homme, fermant les yeux pour se concentrer. Il allait lier leur âme par un contrat magique. Ainsi tout manquement au contrat serait réprimé directement dans leur intégrité. Agapanthe s’engageait à servir Xyno en échange du pouvoir de celui-ci qui lui permettait de vivre. Comme il l’avait fait auparavant, l’élu de Dieu enfonça ses mains dans le corps du jeune homme et commença à réciter une longue litanie dans un langage oublié depuis longtemps par les hommes. L’opération durant une minute pendant laquelle les lèvres de l’ange déchu n’arrêtèrent pas leur psalmodie.

Puis il retira ses mains, le corps d’Agapanthe ayant retrouvé son aspect normal. Une marque était pourtant visible sur le torse du jeune homme, un symbole entrelacé qui symbolisait le contrat qu’ils avaient passé. Xyno voulut se relever, mais il tituba, se rattrapant à un meuble. Sa vision se faisait flou et des gouttes de sueur étaient apparues sur son front. Il les essuya du revers de la main. Une partie de son pouvoir et de son énergie avaient été transférés à l’intérieur du corps d’Agapanthe. Aussi avait-il besoin de repos pour reprendre ses forces.

« C’est bon, tu peux te lever. »

L’élu de Dieu alla s’assoir sur une chaise, la tête lui tournant légèrement. Il avait perdu plus de force qu’il ne l’avait estimé, mais cela restait un bon investissement.

« Et apporte moi un verre d’eau. »

Premier ordre. Qu’Agapanthe devait obligatoirement exécuté s’il ne voulait pas mettre sa vie précaire en danger.

« Vite. »

Xyno était irritable, dans son état de fatigue. La patiente ne faisait pas partie de ses qualités.

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Agapanthe
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MessageSujet: Re: 25 Mai   19.03.11 17:52

[Matinée // Village]



La liberté son rêve le plus cher, mais il y avait tellement de rempart entre lui et cette idéal. La proposition de xyno était similaire aux autres, seul l'issu proposé par agapanthe changera enfin sa vie.
Ceux que fit xyno par la suite déclencha des douleur insupportable dans le corps d'agapanthe, lui qui avait déjà tellement subit cette sensation n'avait pas d'équivalent à ce jour. sont peur était comme compressé comme si le reste de son corps se contractait. il ne pouvait s'empêcher de crier et supplier pour que cette douleur ne cesse.

Cette condition était la seule chose que désirait agapanthe en ce jours, il ne pouvait plus supporter le poids de sa propre vie. la mort de son propre frère, la seule chose qui l'avait fait tenir, ne l'intéressait plus.
Il regarda xyno quand celui ci s'approcha de lui, cet être au même corps que l'Abus de la mine de sable. Ce lui qui avait surement la mission la plus lourd à porter. Agapanthe attendais calmement et épuisé la décision de xyno.
Quand il accepta les condition agapanthe lui sourit, comme le faite de mourir bientôt le soulageait.

"Merci"

Xyno le retourna sur le dos, la peau de xyno le brulait et le manque de délicatesse valu à agapanthe eu l'impression que son corps en entier se brisait.

"Fait … ATTENTION"

Gardant les yeux grand ouverts il attendait que xyno ce mette a l'oeuvre. Agapanthe savait que cela n'allait pas être une partie de plaisir un lien magique n'ai jamais une chose aisé à faire et à ressentir.

Détruire les messager de dieux, Agapanthe sourit car à son avis c'était surtout le moment de tuer les bais déchut, les messagers ensuite. il ne pouvait par contre qu'accepter les choix de son nouveau maitre, alors il acquiesça.

"Il? qu'elle sont tes intentions? "

Il ça devait être dieu, détruire ses propres enfants, cet être avait vraiment aucune moralité, chose qu'il avait pourtant imposait au humain. Pourquoi les plus fort n'assume pas un peu leur actes.
Et que voulait faire xyno réellement, il en pouvait surement pas désobéir à son créateur, mais agapanthe avait put voir qu'il avait son interprétation des choses.
Quand xyno posa sa main sur le torse d'agapanthe celui ci ferma les yeux, il s'avait que la douleur allait revenir. sa respiration s'accéléra. La main de xyno entra à nouveau en lui et agapanthe hurla quand la douleur se fit sentir. La langue qu'utilisa L'ange déchut, agapanthe ne la comprit point et la douleur l'empêcher de raisonner. par réflexe il attrapa le haut de xyno et serra fort. il yeux fermé de toute ses forces il tentait de résister.
Il ne pouvait le voir mais sa peau son corps reprenait d'une certaine façon, vie. sa peau se reconstituait,…
La main quitta alors le corps d'agapanthe la douleur disparu et le jeune homme commença à respiré plus calmement, avant de lâcher le vêtement de son nouveau maitre. Il ouvrit les yeux et le regarda sans rien dire.

Agapanthe se releva doucement un fois debout il regarda ses mains redevenu normale, il sourit, tout douleur avaient disparut. puis il entendit un bruit et regarda xyno qui s'était rattraper de justesse à un des suele meuble de cette maison. sans se poser de question il alla vers lui, mais n'osa pas intervenir. ils avait été si longtemps que cela ne lui semblait pas "normale", de préoccuper de sa sente.
Quand xyno fut assit il lui demanda un verre d'eau, agapanthe s'exécuta. en allant chercher de l'eau à l'autre bout de la pièce il croisa un vieux miroir et se regarda, sa peau redevenu normale et ce sigle sur son torse. Sans attendre plus longtemps il prit de l'eau dans un bol en bois et l'apporta à xyno.

"Il serait bon que tu ailles t'allonger. on m'a assez utiliser pour que je sache que ce genre de tour n'est pas simple."

Agapanthe attendit que celui ci boivent l'eau avant de se permettre d'attraper avec vigueur le bras de xyno et de le relever. Il le dirigea vers une paillasse.

"Dort le temps qu'il faudra, tu sera moins désagréable et plus efficace."

Il s'éloigna par prudence et regarda xyno.

"quand tu te réveillera tu me dira ce que tu attends de moi."

Bien entendu le repos de xyno allait lui permettre de se reposer aussi. Pour lui aussi cela avait pas été facile tout ses changement. Et puis il n'appréciait pas particulièrement cette personne alors si il pouvait s'en passer pendant un petit temps cela ne le gênerait pas.

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