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 25 Mai

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Sayuri
Garde du coeur de l'abis - Espionne de Sunahama
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MessageSujet: 25 Mai   28.03.10 21:05

[Matinée / Prison de Sunahama]

Chien aux crocs acérés. Chien prêt à mordre toute chair qui serait à portée. Chien ayant perdu son maître.
« Laissez-moi sortir espèce de traîtres ! Quand je sors, je vous promets de tous, TOUS vous tuer ! »
Chien en laisse. Sayuri criait, derrière les barreaux de sa prison.


Deux semaines plus tôt.
Elle courait, animal sauvage et cruel qui ne se reconnaissait qu’un maître. Cela faisait longtemps qu’elle avait abandonné les soldats, trop lents pour elle. Sayuri courait dans la dune de sable, à la recherche des fuyards. Ordre de Onyx. Ordre de son maître. Elle les chercherait jusqu’à la mine de glace s’il le fallait mais elle les retrouverait. Alex Telles, Annice Appolodros et ce rebelle qui les accompagnait. Et elle leurs ferait entendre le chant de son sabre. A cette idée, un sourire carnassier apparu sur les lèvres fines de l’espionne. Soif de sang. Onyx lui avait donné ses instructions, et elle les réaliserait. Son esprit dériva jusqu’à son maître. Il devait être en train de combattre. Il devait être en train de mettre à terre l’élu.
Mais rien ne se passa comme elle l’avait prévu.

« Sayuri ! Attend ! »

Un soldat venait de l’interpeller à bout de souffle. L’espionne s’arrêta et attendit que le messager parle. Attendit avec une patiente limitée.

« Parle maintenant ! Sinon je m’occuperai de toi après ton message délivré. »
« Hum… le seigneur Onyx, il a été vaincu. »
« QUOI ?! »

Déjà Sayuri s’était tourné vers le couloir menant à l’arène. Désireuse d’apporter son aide à son maître.
« Quatre gars bizarres sont apparus et ont arrêté l’abis. Ils l’ont enfermé. L’élu a disparu. Et maintenant une des quatre s’est proclamée nouvelle abis de la mine de sable. Elle a des pouvoirs … vraiment surnaturels ! Elle veut que tous les soldats lui prêtent allégeance. C’est pour ça que je te cherchais, tu dois venir. Maintenant que Onyx n’a plus de pouvoir, c’est elle notre… »
Le messager s’était tu. Un sabre placé avec une rapidité surnaturelle sous sa gorge.
« Ne te montre pas si familier avec le seigneur Grenat. Sinon la prochaine fois je te coupe la langue. »
L’homme acquiesça, terrifié par le regard sanguinaire de l’espionne.
« Où est-elle ? »
« Euh … dans la salle du tr-trône. »

Déjà Sayuri s’était détourné du messager et courait vers le lieu. Elle ne laisserait personne s’en prendre à l’abis. Au véritable abis.

Elle était arrivé alors que les soldats de la mine de sable s’agenouillaient un à un devant cette femme à la beauté irréelle et lui prêtait allégeance. Tous se pliaient à la volonté du plus fort. Ce n’était plus le seigneur Grenat, ils l’avaient tous déjà trahis et reniés. Mais Sayuri s’avança elle, le visage droit et ferme. Passant devant ses camarades d’armes qu’elle considérait comme des traîtres.
Elle refusa de s’agenouiller et de prêter allégeance lorsque cette femme lui demanda. Elle refusa de s’excuser des insultes qu’elle proféra ce jour là. Elle refusa de se rendre et se mit en garder, son sabre comme prolongement de son bras. Elle commença son œuvre de mort, ayant pour but la messagère de dieu. Mais elle fut rapidement maîtriser, contrôlé par ces traîtres qui avaient rallié le parti du plus fort.

Mais son visage était toujours aussi ferme et droit, relevé vers l’ennemie. Elle s’attendait à mourir, mais la mort ne lui faisait pas peur. Elle était prête à donner sa vie pour Onyx. Ce serait un honneur pour elle que son sang coule et rappelle à tous leur trahison.
Mais elle fut enfermée. Sans explication.
On lui pris son sabre et on la jeta dans une des cellules. Loin de celle de Onyx. Loin de celle de son maître.

Sayuri continuait à crier à hurler. Jour et nuit. Inlassablement. Sa voix était enrouée mais elle n’arrêtait pas le flot d’injures et de menaces.
« Espèces d’enfoirés ! »
« Hé t’en a pas finis ! Tais-toi sinon on va venir s’occuper de toi. »

Les gardes n’en pouvaient plus. Sayuri se mit à crier plus fort.
« Et bien venez, allez ! Je n’attends que ça. Je n’arrêterai jamais de toute façon. Venez ! Que je puisse vous mordre jusqu’à la mort ! »
Animal sauvage. Enfermé dans une cage. Sayuri en restait redoutable, et cette privation de sa liberté ne faisait que faire grandir sa rage et sa force. Elle s’accrocha au barreau de sa prison, un simple espace en hauteur au niveau de la porte. Elle allait de nouveau hurler lorsqu’un des gardes lui asséna un coup de bâton par cet espace. Le bout de bois percuta son épaule avec force, un craquement se faisant entendre, et la jeune fille s’effondra au sol.
Silence.
Sayuri grimaça de douleur et se mordit les lèvres pour ne pas laisser échapper un gémissement. Elle ne leur donnerait pas de plaisir. Elle ne bougea plus, attendant que la douleur devienne plus supportable. Elle était sale, très sale après ces deux semaines de captivité. Ses cheveux étaient emmêlés et poussiéreux, sa peau claire était devenu foncé sous une couche de crasse. Mais elle continuerait. Il leur faudrait la tuer pour qu’elle arrête.
Les yeux vers le judas de sa prison, seule source de lumière, elle murmura de ses lèvres gercées :

« Maître Onyx, où êtes vous ? »


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0nyx grenat
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MessageSujet: Re: 25 Mai   29.03.10 21:24

[matiné / prison]

Enfin, enfin son rêve allait se réaliser enfin il allait pouvoir se reposer, tout ses rêves étaient sur le point de se réaliser. il leva les yeux aux ciel avec un petit sourire comme un nouveau défit qu'il lancer à dieu. Comment le créateur allait il se débrouiller avec ses propre créations auquel il a donner bien trop de pouvoir?
Le contra qu'Onyx avait passer était claire la libération les messages de dieu en échange Sunahama serait enfin recouverte de forêt. la promesse qu'il c'était fait allait enfin se réaliser. Comment cacher sa joie quand ils se matérialisèrent sous ses yeux. Onyx se mi pour la premier fois à genoux devant ses ancêtres.
Mais ceux qu'il accueillaient en libérateur, avaient d'autre projet. avant même qu'il est pu évoquer les thermes du contrat celle quimétrisait l'eau s'avança vers lui doucement.

"tu es loin d'égaler mon fils Pyropse, ton sang est souillé par des années de reproduction avec de faible humain."

onyx se relava comme pour la défier, comment osait elle lui faire des remarques lui qui les avaient libérer.

"tu n'es finalement pas très loin d'un humain maintenant."

Pourquoi chercher la confrontation de cette façon? onyx sans rien dire, envoyé sa main dans le visage de cette femme si laide qui osait lui donner des leçons. Les grenats étaient toujours fort.

"Ce genre de remarque est mal venu, surtout sortant de la bouche d'une femme qui s'est entichée d'un être humain, et qui par la suite c'est fait enfermé par son créateur. Moi je sais me battre contre Dieu. Alors n'hausse pas le ton dans ma demeure et respecte le marcher. après ce trône sera à toi"

La femme se mit a rigoler et les trois autre aussi. onyx resta silencieux et sur ses garde il savait bien qu'ils étaient bien plus puissant que lui. mais ils avaient eu ce qu'ils voulaient.

"Nous ne somme pas revenue pour soulager ton peuple de ses souffrances mais pour éradiquer les humains de cette terre sali par des êtres minable."

Choquer Onyx fit un pat en arrière pour sa propre sécurité, les messager rigolèrent encore. L'abis commençait à douter de sa maitrise sur les évènements. mais il devait rester de glace.

"nos pouvoirs on étaient répartis, dispersés, deux Abis sont déjà mort et aucune dépendance n'a prit la suite. c'est pitoyable. Dieu nous a enfermé nous allons lui faire payer en tuer les êtres qu'il aime tant. et ce ci dans d'atroce souffrance. Et on va avoir besoin de toi."

Onyx savait qu'il s'avait plus de pouvoirs, mais hors de question de fuir devant eux. Mais avant qu'il ne se rende compte de quoi que ce soit un violent coup l'assomma et il perdit connaissance.

Les semaines qui suivirent Onyx fut prit d'horrible cauchemar il voyait son peuple, se faire exécuter. Ceux qui cherchaient a se battre avaient des mort atroces. Lui même avait perpétré ces horreur mais pas à cette vitesse et pas avec ce bute d'exterminer tout le monde.
Ces vision lui donner une fièvre intense il ne pouvait peine se lever. Enfermé dans un cachot comme un simple villageois il entendait les cris de douleur nuit et jour.
On tuais son peuple il ne pouvait pas rester là a ne rien faire. Tout ce ci était de ça faute, alors que sa mort n'était plus d'actualité, il voyait celle des autres. Pourquoi autant de remords?
Onyx tomba dans le coma pendant quelque jours, ce qu'il se passa dans sa tête fut comme un révélation.
On était le 25 mai et Onyx ouvrit les yeux. Avec ou sans pouvoir il était L'Abis de Sunahama, Il avait condamner son peuple alors qu'il voulait le sauver. Il était hors de question de laisser ses ancêtres s'amuser avec ses jouets. être mis au même niveau qu'un simple humain lui faisait horreur. Il allait leur faire payer leur trahison, quitte a être a nouveau condamner par dieu.

alors qu'il était bien plus maigre et plus faible onyx devait trouver le moyen de s'enfuir. sali pas la poussière et la saleté il était difficile de le reconnaitre. il avait même grand besoin d'un bain. Mais hélas pas le temps de penser à ce genre de futilité.

alors qu'on lui apportait enfin son repas il utilisa ses chaines pour étrangler le garde. le pauvre malheur pouvait pas imaginer que le seigneur Grenat était de retour.
sortant difficilement de sa cellule, onyx chercha dans un premier lieu de quoi se laver un peu, il était pas un Abis pour rien. une fois avoir fait le stricte minium avec l'eau du garde il commença course folle dans les couloirs de la prison.
L'alarme était enfin donné, onyx avait que peut de temps pour trouver la sortie, au détour d'un couloir il entendit la voie de Sayuri, elle l'avait trahis elle aussi?
Mais entendant plus précisément la phrase de celle ci elle était bien elle aussi prisonnière. cette fille avait de la niak, ce qui fit sourire Onyx. Il avait pas vraiment le temps de l'aider, et pas la phrase.

Un garde arriva pour prévenir les autres. Les hommes commencèrent à s'affoler, onyx resta cacher jusqu'au moment ou les hommes partir tous dans des sens différents. il connaissait son palais par coeur c'est pas ces types qui allaient le coincer.
Une fois la voie libre il fonça vers qua cellule de Sayuri. Il la regarda.

"Tu t'es fait bêtement avoir, tu me déçois!"

épuisé il tomba a genoux. il n'avait nullement récupéré de tous ce qu'il avait vécus.

_________________


On aime tellement toutes les choses nouvelles qu'on a même quelque plaisir secret par la vue des plus tristes et des plus terribles événements, à cause de leur nouveauté.


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MessageSujet: Re: 25 Mai   03.04.10 18:14

[Matinée / Prison de Sunahama]

Elle les tuerait tous. Tous jusqu’au dernier. Ces traîtres, ces chiens, ces parasites. Et elle le retrouverait. Lui, son maître, celui pour qui elle se débattait encore dans cette prison. Alors qu’elle était déshydratée, mal nourrie, épuisée. Elle donnerait tout pour Lui.
Sayuri n’avait aucune nouvelles de Onyx. On ne lui en donnait pas et les gardes n’évoquaient jamais ce nom devant sa cellule. Mais elle sentait au fond d’elle qu’il était en vie. Il ne pouvait qu’être en vie … sinon il ne lui restait qu’à tous les tuer et à mourir à son tour.
Elle resta quelques longues minutes contre le sol sale, s’obligeant à juguler la douleur irradiant dans son épaule et à reprendre une complète maîtrise d’elle-même. La prison commençait à la rendre folle, cet espace clos, sale, cette puanteur qui suintait de partout, qui l’avait contaminé elle-même. Mais elle ne craquerait pas, car il y avait Onyx. Son esprit s’agrippant à la pensée de son maître pour ne pas glisser dans les méandres d’une douce folie.

Paupière close, bras écartés, l’animal sauvage inspira et expira calmement, s’imposant un rythme. Les bruits du couloir de la prison lui parvenaient par écho. Rien d’anormal. Les rondes se poursuivaient, les jours s’écoulaient sans que Sayuri n’ait une chance pour s’évader. Quatre soldats étaient présents pour apporter ses repas, leur haute silhouette verrouillant toute possibilité de fuite. Et on ne la laissait jamais sortir de sa cellule. Mais alors qu’elle commençait à se relever, doucement, massant son épaule endolorie –certainement déboité-, elle perçut un changement dans le rythme de la prison. Comme si soudain il s’emballait. Comme s’il y avait eu une intrusion… ou une fuite. Immédiatement l’espionne se releva, oubliant la douleur qui explosa dans son épaule et se traîna jusqu’au judas de sa cellule. Elle vit à peine une garnison de soldat partir en courant dans une direction suivi de leur chef hurlant ses ordres.

« Onyx Grenat s’est échappé. Retrouvez moi ce chien, sinon elle nous tuera tous ! »

Sayuri laissa s’échapper de sa gorge une sorte de feulement roque.
« ARG SALE CHIEN ! JE TE FERAI PAYER TES INSULTES ENVERS TON SEIGNEUR ET MAITRE ! »

Son crie retentie dans tout le couloir, mais les hommes en armure étaient déjà loin et leur esprit était trop occupé à leur tâche pour accorder plus d’importance que ça aux vociférations de l’espionne. De son bras valide, la jeune fille se mit à tambouriner contre la porte en bois massif, s’écorchant les mains contre les échardes du bois.
Onyx était en vie. Onyx s’était enfui. Elle devait le rejoindre. Elle devait le protéger au péril de sa vie.

« Laissez moi sortir traîtres ! »

Du regard, elle chercha quelque chose dans sa cellule qui pourrait lui permettre de fuir. Mais comme d’habitude elle ne trouva rien. Elle n’avait même pas de lit ou de matelas, obligé de dormir à même le sol. Un simple sceau était là pour ses besoins naturels. Sayuri se retrouvait impuissante. Et elle détestait ça. Alors elle vociféra encore plus fort, tapant contre le mort, se fichant de la douleur de son épaule.

Jusqu’à ce qu’une silhouette apparaisse dans le couloir désert. L’espionne se tu immédiatement. Ses yeux noirs fixés sur son maître.

« Seigneur … »

Simple murmure. Sayuri souffrait de se retrouver enfermer derrière cette porte, de ne pas pouvoir aller prendre sa place près de la fine silhouette. Elle entendit phrase, la reçu comme le plus beau des cadeaux malgré les reproches. Car c’était lui qui la prononçait. Car c’était sa voix qui lui parvenait. Mais rapidement, lorsque Onyx s’effondra, sa capacité de réaction et son esprit spartiate revinrent.

« Seigneur Grenat. Cherchez la clé, elle doit se trouver quelque part, pas loin. Délivrez-moi et je n’aurais de cesse de me racheter et de faire expier leur faute à ces traitres. Délivrez moi et je donnerai jusqu’à mon dernier souffle pour que vous retrouviez votre trône et votre royaume. »

Sayuri refoula la joie, le bonheur de revoir cet homme si désiré, si attendu. Elle ne pouvait rien faire pour lui. Elle était complètement inutile encore. Il fallait que ça change. Se détournant de Onyx, elle regarda son épaule déboité. Si elle sortait de sa cellule ainsi elle continuerait d’être inutile à son maître, elle ne serait qu’un fardeau. Et ce n’était pas une possibilité. Alors avec des gestes froids et précis, elle tata la peau, cherchant à se souvenir des instructions qu’on lui avait donné dans ces cas là, des gestes qu’il fallait faire et qu’elle avait déjà fait, mais sur d’autres personnes. Déchirant à l’aide de ses dents un bout de cuir de ses vêtements, elle le coinça entre ses dents, ignorant la saleté et le goût infect. Il valait mieux ça que prendre le risque qu’elle se coupe la langue sous la douleur. Puis elle coinça sa maigre silhouette contre un mur, pour avoir un meilleur appuie.
Et la elle se remit en place l’épaule. Seule.
Serrant les dents. La souffrance déferla sur elle. Puis tout fut terminé.
La jeune fille en sueur et aux traits tirés par la douleur et la fatigue ne perdit pas de temps à se reposer. Elle fit quelques mouvements avec son épaule, constata qu’elle pouvait de nouveau l’utiliser sans trop souffrir puis se dirigea vers la porte de sa cellule.

« Maître Onyx, vous avez trouvé la clé ? Ouvrez-moi. Je vous ferai sortir d’ici. »

Car même si Sayuri avait perdu son sabre, elle restait redoutable. Car elle n’avait pas besoin d’arme. Elle était une arme.
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MessageSujet: Re: 25 Mai   12.04.10 0:09

Que de jolies promesses, elle n’avait vraiment pas froid aux yeux, pensa onyx. Même si l’idée de reprendre son trône ne lui plaisait qu’à moitié, il avait choisi de le reprendre pour au moins finir ce qu’il avait commencer. Et il n’était pas vraiment le genre de personne qui pouvait supporter qu’on lui donne des ordres, et encore moins être traité comme un vulgaire villageois.
Après qu’il est prit un peut de temps pour reprendre son souffle il se releva.

« Tu sais ou elle est au moins? »

Il regarda autour sur les murs si les gardiens étaient assez bête pour l’avoir laisser. Mais non il faut croire que pour une fois ses consigne de sécurité avait suivit. C’était pourtant pas le moment, ses hommes ils écoutaient qu’une fois sur deux.

« Les gardiens l’on gardé sur eux… »


C’était pas vraiment le moment de jouer avec le temps qui lui étaient plus que précieux. Et il n’allait pas chercher des mecs qui le poursuivaient pour le renfermer. La porte était bien trop épaisse pour qu’il tente de la faire céder et sans pouvoir c’était impossible.
A situation désespéré mesure désespéré. Onyx commença a crier.

Hey, je vous ai déjà dis de ne pas laisser les cellules sans surveillance?

Dans l’instant le garde le plus proche arriva et avança doucement vers onyx. Il ne pouvait pas vraiment se permettre de sous estimer l’Abis déchu.

« Retourne dans ta cellule! Tu ne nous fais plus peur!
D’un tu me parle pas comme ça sous être. Deux C’est toi le gardien de cette cellule?
Quoi?…Heu non? »

L’homme surprit n’eu pas le temps de voir onyx lui foncé dessus et lui mettre un coup de genoux dans le ventre.

« Je vais pas tenir longtemps… »
dis t’il essoufflé « j’espère que le suivant c’est le bon »

Deux autre hommes arrivèrent et onyx reprenait le plus possible des forces. Déjà il sentait que ses jambes tremblaient a nouveau. Cette situation était humiliante lui onyx devoir mesuré ses forces pour ne pas se faire battre par de vulgaire soldat.
Il leur fonça dessus et utilisa ses chaînes pour attraper le cou d’un et s’en faire un bouclier et le pousser sur l’autre par la suite. Cette manœuvre les assommas et il les fouilla. Miracle un trousseau de clé…. Avec plus d’une centaine de clé. Il devait se dépêché il fonça vers la porte.

"C’est bien parce que tu sert à rien enfermer que je fais un effort!"

Il essayé plus de 10 clé avant d’être interrompu à nouveau. Vraiment quand il redeviendrait Abis il mettra un passage secret pour sortir au cas ou ce cas se représente. Les mecs l’avaient encerclé.

« Avant que vous me remettez au trou. Qui peut me dire qui quel clé ouvre cette porte? 
La troisième que vous tenez seigneur. »

Tout les autre garde le regardèrent ahuri. Onyx en profita pour ouvrit la porte épuisé il tomba sur le sol. Mais au moins il savait qu’il allait aussi devoir recruter des types plus intelligent pour garder des prisons. A moins que cet homme l’ai fait expert? Non ils sont pas assez intelligent pour ça.

"Fait ton travaille montre moi que j’ai bien fait de te sortir de ton troue."

Enfin il reprenait son souffle en espèrent que Sayuri se débrouille bien sinon ils étaient fini.

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MessageSujet: Re: 25 Mai   14.04.10 23:34

[Matinée / Prison de Sunahama]

Sayuri s’approchait de la porte de sa cellule lorsqu’elle entendit l’abis hurler. Signalant immédiatement sa position à toutes les patrouilles aux alentours. Onyx était il devenu fou ? Etait ce un effet de l’enfermement ou de tortures qu’il avait pu subir ? La jeune femme se précipita jusqu’aux barreaux de sa prison, cherchant de ses yeux noirs la vision rassurante de son maître. Lorsque sa silhouette lui apparut, elle se reprit. L’abis Grenat n’était pas fou. Il savait ce qu’il faisait. Et qu’importe où il la mènerait, Sayuri le suivrait.

Un premier homme arriva. L’espionne bouillait intérieurement de ne rien pouvoir faire, de se trouver derrière ce panneau de bois qui l’empêchait d’apporter son aide à son maître. Elle regardait anxieuse la suite des évènements, ignorant la douleur de son épaule ou la fatigue qui pesait sur elle. Mais un léger sourire pris place sur ses lèvres lorsqu’elle vit son maître se débarrasser du garde d’un coup de genoux dans le ventre. Elle était fière d’être sous ses ordres, fière de donner sa vie pour lui, pour cet homme. Mais sa rigueur militaire l’enfermait dans une chape de plomb et son sourire se dissipa, son visage reprenant des aspects de marbre où aucunes expressions n’avaient sa place.

« Attention maître ! »

Deux hommes arrivaient déjà. Une sourde inquiétude broyait le ventre de la jeune femme alors qu’elle se retrouvait impuissante. Elle détestait ça. Plus que tout au monde. Cette expérience était certainement une des plus dures et des plus frustrantes qu’elle ait jamais vécues. Se retrouver ainsi inutile pour son maître… elle se serait elle-même donner la mort si elle savait qu’elle ne pouvait plus rien lui apporter. Mais ce n’était pas le cas. Et dés que le verrou sauterait, que la porte serait ouverte, ses yeux promettaient milles douleurs pour les ennemis de Onyx.
De nouveau l’abis de la mine de sable fit face aux deux soldats, les maîtrisant. Mais Sayuri percevait sa fatigue, son épuisement et savait que la prochaine arrivée de gardes leurs serait peut être fatale.

L’espionne ne répondit rien à la remarque de son maître. Ses yeux abyssaux suivant le trousseau de clé et les mouvements de l’abis. Elle était la première victime de son immobilité forcée et ne souhaitait que retrouver sa place près de son maître. Il y avait plus d’une centaine de clé dans le trousseau. Cela prendrait beaucoup de toutes les essayé. Trop de temps. Ils n’en avaient pas. Une vague d’inquiétude passa dans le regard noir de la jeune femme lorsque son ouïe perçue les bruits de pas qui se rapprochaient.
Et bien vite une nouvelle patrouille apparut dans le couloir, s’apprêtant à arrêter Onyx. Tout était perdu. Ils n’avaient plus aucune chance. Si seulement, Sayuri avait put être de l’autre côté de cette porte, elle était certaine qu’elle aurait put les faire sortir d’ici.
Alors que toute lueur d’espoir s’éteignait dans son regard noir, les soldats de la mine de sable la surprirent une nouvelle fois par leur bêtise. Elle crut presque qu’elle rêvait tant ce revirement de situation lui semblait improbable, mais lorsque la porte s’ouvrit devant elle, l’espionne souriait. D’un sourire carnassier. Tel un animal retenu depuis trop longtemps en cage, elle sentait le frisson de la liberté retrouvée et l’excitation du combat, du sang. Elle avait soif de vengeance, de faire payer à ceux qui avait crut possible de maîtriser un animal sauvage comme elle, ceux qui avait trahit son maître.

Dans une démarche féline et menaçante, Sayuri sortit de sa cellule et alla se placer devant Onyx. Véritable rempart humain. Les cinq hommes qui se tenaient face à elle connaissaient tous sa réputation. Un être de l’ombre, assoiffé de sang disait on. Mais la jeune femme était désarmée. Alors elle ne représentait pas de danger, non ? Bien mal leur en pris si ces hommes se crurent en sécurité grâce à cela.

« Je ne vous décevrais plus maître. »

A peine ce murmure avait franchit ses lèvres que Sayuri passa à l’action. Ombre insaisissable. Silhouette si fine et si gracile dans sa robe noire qu’on se demandait quel danger elle pouvait représenter. Et pourtant …Son talon alla percuter le sternum du premier homme qui lui faisait face, lui vidant les poumons et lui brisant quelques côtes au passage. Il se plia en deux, mais n’eut pas le temps de reprendre sa respiration, le genou de la jeune femme lui emboutit la figure. Il s’effondra tandis que ses compagnons se ruaient en avant. Le premier fut stoppé net par un atémi sauvage porté au plexus solaire. Il poussa un glapissement et s’écroula. Pareille à un feu follet, Sayuri se baissa, faucha les chevilles de l’un de ses agresseurs, abatit le tranchant de sa main sur le genou de l’autre. Les deux tombèrent comme des masses. Avant qu’ils ne soient relevés et alors que le cinquième larron restait pétrifié, l’espionne saisit le poignard qui pendait à une des ceintures et d’un geste souple, traça une ligne le long du cou des deux hommes à terre. Du sang s’échappa de leur gorge et leur dernier râle se fit entendre. Se relevant avec la même grâce féline qui habitait chacun de ses mouvements –malgré les privations de deux semaines de prison- la jeune femme se mit à inspecter les corps. Ignorant le cinquième soldat qui n’osait pas bouger. Elle prit le temps de récupérer deux autres poignards et une épée. Elle attacha également une des ceintures des gardes à sa propre taille, beaucoup plus fine, pour y coincer les armes qu’elle venait de dénicher. Avant elle dénicha une épée sous le corps d’un des soldats et la pointa vers le survivant qui se mit à trembler de plus belle. La soupesant, elle la trouva un peu trop lourde et mal équilibré, mais cela ferait l’affaire.

« Toi, tu viens avec nous. Pose toutes tes armes à terre et viens par ici. »


L’œil noir de Sayuri ne laissait pas de place aux doutes ou à une quelconque remarque, tout comme le ton de sa voix éraillée à force de crier. Et la jeune recrue obéit, se demandant par quelle chance il était encore indemne. L’espionne, une fois sure que le garçon qu’elle avait épargné ne représentait plus de danger se tourna vers Onyx. Il paraissait épuiser

« Il faut que nous sortions d’ici. Vous n’êtes pas en état pour combattre Glue. Et je ne dispose pas de toutes mes forces pour vous y aider. »

La jeune femme s’était agenouillé près de son maître et avait baissé la tête. Elle ne reconnaissait que son autorité. Ne jurant que par lui. Animal parfaitement dressé pour n’obéir qu’à une seule personne.

« Je demande votre autorisation de vous faire sortir d’ici. Ce garçon vous aidera à marcher et je vous couvrirai. Alex Telles s’est échappé par un passage secret. Nous ferons comme lui et nous emprunterons le même chemin. Une fois à l’extérieur, il sera facile de se cacher dans Sunahama et vous pourrez reprendre vos forces maître. »

La voix de l’espionne n’avait pas flanché. Elle avait oublié toute sa fatigue, la douleur de son épaule, la faim et la soif qui tiraillaient son organisme. Rien ne comptait. A part qu’elle avait retrouvé sa place auprès de son maître.

« Je suis désolée… mais maintenant je ne vous quitterais plus. Je vous le promets. »


Et les yeux noirs de la jeune femme croisèrent ceux de sang de Onyx. Dans son regard brillait une froide détermination, une volonté absolue. Cette promesse se parait des couleurs de l’éternité.
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MessageSujet: Re: 25 Mai   22.04.10 13:04

[Matinée / Prison de Sunahama]


Elle se plaça devant lui, enfin il pouvait reprendre son souffle. comme se serait merveilleux de pourvoir de reposer dans son lit au drap de soie. sentir la propreté et la fraicheur sur son corps. l'esprit d'onyx s'était permit de vagabonder un instant. ce moment d'abandon montrait sa confiance en Sayuri, mais aussi sa très grande fatigue.
quand onyx regarda a nouveau la scène sayuri avait fait le ménage, il était presque impressionné pour une simple humaine elle avait beaucoup de ressource.
Finalement il avait bien fait de la mettre à ses côtés et heureusement que celle ci lui était fidèle.

Onyx épuisé ne pensa même pas a bouger il restait la a regarder la scène sans aucun sentiment pour ce survivant. il l'avait trahi il ne méritait donc que la mort. Ignorant les parole de Sayuri onyx lui donna l'ode de tuer ce traitre qui le débectait.

"Je ne veux pas de pitié tue cet insolant!"

Elle se rapprocha de lui sans expression il la regardait. mais il devait affronter glue c'était sa priorité, retrouver ses pouvoirs et remonter sur son trône. qu'il soit fatigué n'y changerais rien. ils devaient allaient dans le palais.
tout son jolie petit plan tombé à l'eau,… tout aurait pu se stopper ce jour la, son souhait pouvait être réalisé, il aurait perdu ses pouvoirs, mais il aurait pu vivre en tant qu'humain avec son fils et attendre la mort comme une simple personne.

"Je n'ai point besoin d'aide pour marcher!"

Alors qu'il se relevait il venait de comprendre comment ce fameux jour ale c'était échappé. et sayuri le savait. un passage secret que lui même ne connaissait pas dans SA prison. il attrapa sayuri par la gorge avec les derniers force qu'il avait.

"Comment sais tu la façon dont Alex s'est échappé? cela remonte avant ta promotion, au temps d'Abyssion? Je ne suis pas homme à me cacher, et je ne peux attendre. On m'a privé d'une partie de moi, je dois la récupérer avant que mon peuple se face totalement tuer."

Onyx lâcha sayuri et regarda le type. Non personne ne l'aiderait à marcher, sa fierté était en jeu et il n'allait pas la perdre. être aidé par un traitre hors de question.

"Tu as bien intérêt à ne plus me faire faux bon ou je te tues. maintenant suffit les retrouvailles on doit partir vu que tu connais le chemin."

onyx s'appuya contre le mur. il avait pas du tout envie de se faire aider par un type comme lui et il l'avait bien fait comprendre. pauvre petit il allait donc mourir. Mais Onyx qui malgré sa fatigue n'avait pas perdu ce qui faisait de lui un bais redoutable et redouté.

"bouge toi! montre moi ou et ce passage avant qu'on se retrouve de nouveau encerclé par un orde de crétin."

onyx eu alors une pensé pour son frère qu'il avait fait éloigner du palais. peut être que lui aussi l'avait trahis et avait choisi de servir au coté de Glue. Après tout il ne pouvait lui en vouloir il avait tout fait pour l'éloigner de lui pour que celui ci n'ai pas a souffrir quand Onyx serait devenu un simple humain qui attend la mort. Mais qu'en est il maintenant?
Et son fils? allait il bien? l'enfant de sa bien aimé partie rejoindre son créateur. Pitié que Xyno n'est pas mis la main dessus. Sans son fils il avait tout perdu.
Onyx se ressaisit et regarda Sayuri mais ses jambes cédèrent sous lui.

"Non!"

Il ne voulait pas croire a sa fatigue physique et mentale. Et sa frustration, de ne pas avoir ses pouvoirs devenaient de plus en plus palpable.

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MessageSujet: Re: 25 Mai   01.05.10 0:34

[Matinée / Prison de Sunahama]

Véritable arme humaine, Sayuri ne mit pas longtemps pour mettre à terre les gardes présomptueux qui se dressaient devant elle. Aussi gracieux que mortels, ses mouvements étaient fluides, comme si la jeune fille ne souffrait pas des privations qu’elle avait subit dans sa cellule de prison. Mais dés que le combat fut terminé, qu’elle savait Onyx en sécurité, son corps commença à montrer des signes de faiblesse évidents. Essoufflement, douleurs dans les cuisses et dans les bras. Pourtant elle ne se laissa aucun moment de répit.

Alors que l’espionne avait peaufiné dans son esprit un plan d’évasion, comptant sur le soutient physique du soldat qu’elle avait épargné, Onyx lui donna l’ordre de le tuer. Elle ne protesta pas, certaine qu’elle ne pourrait pas faire changer d’avis à l’abis. Et puis elle n’avait pas le droit de remettre un ordre de son maître en question. Ainsi elle se retourna vers le jeune soldat horrifié, les yeux vides de toute compassion. Le garçon, dans un ultime espoir se mit à courir, essayant de fuir la sentence qui était tombée des lèvres de l’abis. Trop tard. Un poignard se figea dans son dos et son corps bascula à terre. L’action n’avait duré que quelques secondes, et déjà Sayuri se détournait de cette nouvelle victime pour se reconcentrer sur Onyx. Elle avait déjà trop tué des garçons comme lui d’une vingtaine d’année pour se souvenir de tout leur visage et pour avoir des remords. Elle se contentait d’obéir.

Son regard noir, vide, suivit les mouvements de l’abis Grenat. Il essayait de se lever. De se convaincre qu’il pouvait marcher seul. Mais après deux semaines d’immobilité, les muscles perdaient de leur tonicité, et c’était vain d’espérer qu’un homme puisse recouvrer toutes ses capacités physiques en si peu de temps. Mais Sayuri se tut, regardant les efforts de son maître avec une parfaite neutralité. Attendant qu’il tombe pour qu’elle l’aide.
Pourtant l’homme la surprit lorsqu’il l’empoigna à la gorge, serrant son cou gracile jusqu’à empêcher sa respiration. Elle ne pensait pas qu’il lui reste autant de force. Et bizarrement, elle en fut soulagée. Que Onyx ait assez de ressources pour l’étrangler.
Ses bras restant ballants le long de son corps alors qu’elle avait appris comment se débarrasser de telles prises, elle n’effectua aucun mouvement de défense ou de révolte, se remettant entièrement au jugement de Onyx. Elle n’avait pas tout révélé à son maître à l’époque, lorsqu’elle était sous les ordres directs de Abyssion. Elle avait tut l’évasion du roi des voleurs, avait assisté aux efforts de son capitaine pour le sauver, au risque de contredire les ordres de l’abis. Alors elle méritait cette punition. Plissant les yeux, elle articula avec difficulté quelques mots alors qu’elle sentait ses réserves d’oxygène partir en fumée.

« Avant … aux ordres … d’Abyssion… Je … pas savoir… »

Alors que des petites lucioles commençaient à danser devant son regard, Sayuri sentit l’air envahir de nouveau ses poumons. Emmenant ses mains à son cou, elle se le massa légèrement pour juguler la douleur. La trace des doigts d’Onyx était clairement visible sur la peau pâle mais elle ne s’en souciait pas. Ne tenant pas rigueur du comportement de son maître. Après tout celui-ci avait droit de vie ou de mort sur elle, toute sa vie, son âme, son corps lui appartenait. Sayuri, animal dressé, avait depuis longtemps cédé sa liberté.

« Bien maître. Je vais vous y conduire. »

Voix rauque. Mais aucune peur ou crainte ne faisait trembler la jeune fille qui s’était avancée, montrant la direction qu’ils devaient emprunter. Elle enjamba les nombreux corps de soldats et regarde Onyx. Ne faisant guère attention aux réprimandes de son maître. Elle s’inquiétait d’avantage de savoir comment ils allaient pouvoir s’échapper de l’antre du loup.
Lorsqu’elle vit Onyx hésitant, ses jambes menaçant de céder sous son poids, l’espionne s’approcha de lui rapidement et se glissa à ses côtés. Passant une main sous son épaule, elle le soutint avant qu’il ne tombe au sol, lui évitant ainsi la chute. Ses yeux noirs rivés vers devant. Elle savait à quel point l’abis était fier, et ne fit donc aucune remarque, ne le regardant même pas, sachant que celui-ci pourrait voir dans son comportement une sorte de pitié. Mais ce n’était pas le cas. Il n’y avait pas de pitié entre le maître et le serviteur.

« Allons-y. »

Souffla-t-elle avant de commencer à marcher vers la sortie tant espérée.
Mais la fuite était désespérée.
Les bruits de pas poursuivaient les deux prisonniers partout dans les couloirs, et plusieurs fois ils ne durent leur liberté qu’à l’intuition sur développée de l’espionne qui se glissait dans l’ombre alors que des soldats s’approchaient d’eux. Mais Sayuri ne se faisait pas d’illusion, elle commençait à être épuisé par le poids de Onyx. Et le passage secret était encore loin, et devant eux, des dizaines de soldats les recherchaient. Ses yeux noirs se posèrent brièvement sur son maître. Mais elle ne dit rien, consciente que ce ne serait que gaspillage d’énergie. Elle continua simplement à marcher. Jusqu’à être prise finalement en étau par une escouade de gardes. Elle les avait entendu arriver, mais elle n’avait pas put se cacher et les deux fugitifs se retrouvaient acculés contre un mur, encerclés.

« Maître, je vais essayer de dégager un passage. Vous sentez vous capable de marcher ? »


Elle ôta son bras de dessous les épaules de Onyx pour faire chanter l’épée qu’elle avait récupéré. Elle se plaça devant l’abis, ferme. Heureusement l’espace était assez restreint et tous les hommes ne pouvaient pas attaquer en même temps. Sayuri observa les soldats un à un, voyant dans leur regard crainte, excitation, neutralité, impatience. Tous connaissaient la réputation de leur deux proies. Mais à deux contre 20, ils n’avaient aucune chance. C’est ce constat qui poussa ces hommes à se montrer sûr d’eux. Erreur qui coûta la vie au premier soldat qui brisa la limite invisible qui s’était formée. D’un geste rapide, bien qu’engourdie par la fatigue et les privations, Sayuri avait lancé un poignard qui s’était figé dans un horrible râle dans la gorge du soldat. Un frémissement parcourut les rangs des hommes lorsque le corps tomba à terre, devant la frêle jeune fille en robe. Avant que leur colère ne prenne le dessus et qu’ils se jettent à l’assaut de la guerrière. Sayuri fit chanter l’épée, mais celle-ci était bien moins efficace que son sabre et elle fut rapidement épuisée. Se repliant de plus en plus vers Onyx, elle comprit rapidement qu’elle n’avait aucune chance. Ni de tous les battre, ni de dégager un passage à son maître. Les soldats aussi l’avaient compris et s’amusaient désormais de cette proie, de cette espionne si arrogante. D’un bond elle évita un coup d’estoc, mais un autre homme l’attendait et la pointe de son épée alla entailler son épaule, coupant la robe à cet endroit là. Elle se préparait à parer lorsqu’un trait de feu se fit sentir sur sa cuisse. Reculant jusqu’à se retrouver tout contre Onyx, l’espionne enrageait, et sa rage lui donnait encore quelques ultimes forces. Pour tenir. Juste quelques secondes de plus.
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MessageSujet: Re: 25 Mai   17.05.10 20:58

[Matinée / Prison de Sunahama]

Abyssion il en avait fait des choses dans son dos, ces souvenir semblaient si lointain maintenant. Combien de fois lui avait désobéit sans se faire tuer. A croire qu’onyx pouvais devenir encore plus intransigeant avec le temps. Abyssion avait tenté de sauver son âme, âme qu’il avait déjà abandonné pour son projet.
Que de souvenir du passé, qu’il avait fait ce monde tel qu’il est aujourd’hui. Onyx regardait Sayuri sans vraiment ressentir de la compassion pour elle. Il devrait la tuer pour avoir était aussi faible. Mais lui aussi l’avait été en se laissant attraper et emprisonner.

« Bien maître. Je vais vous y conduire. »

Son corps était si faible ça en devenait pathétique, il ne pouvait supporter ça, mais onyx devait d’avancer et de ravaler sa fierté le temps de sortir de ces lieux. Sentir Sayuri le soutenir était une vrais honte. Une femme qui le soutenait pour avancer, lui un Abis. Onyx avait hâte que cela se termine, qu’il reprenne contrôle de son corps.
Mais il était bien conscient que Sayuri allait se fatiguer plus vite en l’aidant à marcher. Leur regardent finir par se croiser alors qu’aucun des deux ne parlaient. Alors qu’ils avançaient se laissant guider par elle, il pouvait entendre bien distinctement les pats des soldats et qu’ils finiraient par se faire entourer.
Ce qu’il se produisit peut de temps après, il devait se concentré pour ne pas être un poids pour Sayuri qui était en meilleur forme que lui, mais pas au top.

« Maître, je vais essayer de dégager un passage. Vous sentez vous capable de marcher ?
Bien entendu pauvre saute.»

Il s’appuya contre le mur tentant de reprendre des forces pour appuyer. Il vit Sayuri se battre de toute ses forces, gaspiller ce qu’il lui restait d’énergie. Il devait intervenir, même sans ses pouvoirs il avait été entraîné au combat dans des condition atroce. C’était aussi maintenant que son combat pour le trône se déroulait. Il posa sa main sur l’épaule de celle-ci.

"J’ai assez de force pour en calmer quelques un repose toi et tu m’épaulera quand tu pourra. On doit sortir à tout prix."

Onyx se plaça devant Sayuri avec difficulté.

Alors messieurs je suis l’homme que vous devait remettre dans sa cellule, j’attend. J’ai eu la chance d’arriver jusque là, croyez vous vraiment que votre nombre et ma fatigue vont changer quelque chose à ma détermination?

Certes il voulait sortir mais il prenait le risque de se faire capturer une seconde fois. Mais cette fois sil pouvait se battre et s’en sortir. Il avança et mis son point dans le ventre d’un des types, mais un autre l’attrapa par derrière et bloqua ses bras, onyx le fit passer par dessus lui se déboîtant une épaule, il hurla.

"Sayuri trouve une idée vite sinon on,…"

Ils allaient se faire capturer une nouvelle fois. Onyx ne pouvait pas accepter ça, mais comment s’échapper de cette situation trop compliquer.
Trouver une idée vite, vite, mais à par se passage secret il n’y avait pas de sorti possible, pas dans cette endroit de la prison.
A par une intervention inattendu impossible de sortir cette fois si de la prison, et glue était pas encore intervenue. Si celle si décidait de le rattraper et le stopper il n’y aurais plus aucun espoir.
Physiquement onyx sentait qu’il ne pouvait plus supporter d’autre coup et peut être qu’il allait perdre conscience. Mais laisser Sayuri dans cette situation était impossible, elle était la pour le sortir de la et lui devait l’aider au mieux.

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MessageSujet: Re: 25 Mai   07.06.10 22:33

Depuis le retour des envoyés de Dieu dans la Mine de Sables, le château avait perdu ses dernières couleurs. La vie n'était qu'un jouet entre les mains de ces quatre créatures qu'elles prenaient, il faut bien l'avouer, plaisir à faire tournoyer entre leurs mains. Jamais la misère se fût plus grande quand cette période. Et pourtant ils n'étaient revenu dans ce monde que depuis deux semaines. Deux semaines ou l'homme, petit ou grand, riche ou pauvre, jeune ou vieillard toucha de près les portes de l'Enfer. La Famine, la Mort et la Maladie étendaient leurs bras par delà les ruelles, frappant sans distinction ceux qui avaient la malchance de se trouver sur leurs chemins. Si l'époque de l'Abis Onyx était rude, celle qui s'ouvrait au monde sous le règne des envoyés semblait chaotique. Tous vivaient dans la crainte et s'étaient arrêtés de penser par eux. Il fallait dès à présent se contenter d'adorer et de prier ces dieux.

Le palais était d'ailleurs l'endroit ou l'on s'activait le plus pour satisfaire les désirs ou plutôt caprices de ces messagers divin dont le rire de certains faisaient trembler les montagnes environnante. Ici et là on pouvait apercevoir les esclaves courir dans toutes les directions. Les cuisines n'avaient jamais autant été utilisé qu'à cette époque et leurs parfums des multitudes de plat se mélangeaient au point de donner la nausée au plus affamé des hommes. Pour sauver sa vie il fallait distraire ou se faire tout petit. On collait les murs comme des ombres. La peur se reflétait dans tous les regards qu'un visage arborant un sourire tentait vainement de supprimer. Mais à quoi bon lorsque les yeux roulant dans leurs orbites ne cessent de regarder tout autour d'eux comme pour chercher de l'aide? Non il n'était vraiment pas bon de vivre au palais dans de pareil circonstance. Seul les soldats et gardes semblaient avoir trouver grâce aux yeux des envoyés car c'est dernier n'avait pas mis longtemps avant de retourner leurs vestes pour saluer le retour de ses êtres légendaires. Quitte à servir un tyran autant que se soit celui qui possède le pouvoir entre ses mains.

Les mots comme "Abis" ou "Elu de dieu" étaient devenues tabou et bien mal en prit ceux qui par accident laissèrent échapper ces syllabes d'entre leurs lèvres car sut été les dernières qu'ils avaient prononcé. Comme une page du passé, les Abis avaient été relégué en rang de vague souvenir pour ne laisser la place dans les esprits qu'à la présence des envoyés. Les nobles aussi pour la plupart voyaient en ce changement de pouvoir une possibilité de rentrer dans le bonnes grâce d'être aux puissants pouvoirs. On en surpris même à dire qu'avec le retour des dieux c'étaient une vie plus productrice qui s'ouvrait devant eux. La disparition d'Onyx était un soulagement pour certains et une catastrophe pour d'autres, mais qu'importe les autres puisqu'ils ne sont aussi insignifiant que des verres de terre.


***

C'est dans les couloirs du palais pourtant que des bruits de pas se font entendre. Régulier, calme, ils savent parfaitement où ils vont est n'hésite pas une seule seconde dans le choix des détours et des virages. Lentement mais sûrement ils s'enfoncent dans les recoins les plus sombres du palais, l'endroit ou l'on ne verrait jamais un riche ou un Abis: la prison. Perpétuellement dans les ténèbres, l'humidité et la moisissure en sont les premières gardiennes. Seul quelques torches jalonnent les couloirs pendant une atmosphère épaisse s'écrase peu à peu sur les épaules. L'air y est pesant et chargé d'humidité si bien que rester trop longtemps dans cet endroit pouvait rapidement faire perdre conscience. Le parfum de la mort glissait jusqu'aux narines pour mettre le feu à la gorge et il y en avait des corps vous pouvez me croire. Toutefois l'individu semblait ne pas être affecté par tout cela. Sa démarche était lente certes mais légère comme s'il ne faisait que frôler ce sol impure et grossier.

Au loin, il percevait les bruits d'armes qui s'entrechoque, de râles d'agonies et de rires gras. Les soldats devaient s'amuser avec des prisonniers. Ces derniers devaient à priori leurs donner plus de fils à retordre que jamais car ils n'en étaient toujours pas venu à bout. Et c'est là, que parmi les sons qui se répercutaient contre les murs, une voix familière s'engouffra dans les oreilles de la personne. Une voix dessinant un sourire amusé sur ses lèvres vermeil.


"Sayuri trouve une idée vite sinon on,…"

" Vous serez quoi ? - articula alors la voix derrière le groupe de soldats qui à ce timbre s'étaient séparés en deux pour faire passer ce nouvel arrivant - mon Frère..."

Là, au centre du couloir, se tenait dans toute sa hauteur la stature de Sloth.

***

Deux semaines auparavant un soldat s'était pourtant précipité vers le colisé pour prévenir de la disparition du fils de l'Abis et de la mort de Sloth, alors il ne pouvait à première vue pas s'agir du même individu. Et pourtant...

***

Un sourire maquillait délicatement ses lèvres carmins mais quelque chose en lui semblait avoir changé. Il paraissait plus grand et plus musclé. Une aura pleine de charisme et de royauté flottait tout autour de lui faisant s'agenouiller les gardes comme l'arrivée du messie. Son regard vermeil était l'une des seules choses qui restait encore de l'ancien Sloth. Çà et cette peau pâle et légèrement rosé qui se complétait. De sa longue chevelure il ne restait plus rien. Elle avait fait place à une coupe plus courte mais qui ne l'enlaidissait en rien, bien au contraire. Dans sa main droite il serrait une espèce de tige surmonté par une décoration est quatre anneaux qui raisonnaient lorsqu'il frappait le sol de cet instrument. Non celui qui n'avait pas connu Sloth par le pensé aurait très bien croire qu'il s'agissait d'une autre personne. Une personne plus masculine dans sa présentation et pourtant d'apparence toujours aussi douce.

Sur le sol était jonché les corps des soldats s'étant éteints sous la maîtrise des armes de l'espionne d'Onyx. Une espionne qui tout comme son frère aîné semblait terriblement affaiblie et au bord de l'évanouissement. Le sang encore frais se répandaient à sa guise décorant le par terre d'un rouge des plus délectable.


" Ce spectacle ne te rend t il pas nostalgique mon frère? Après tout tu étais très doué pour ôter la vie en faisant gicler le sang. Tu dois être dans ton élément..."

Sa voix était étrangement douce dans la dureté de ses propos et le jeune homme semblait ni prêter attention. Seul son regard fixait celui de son frère épuisé non sans en éprouver satisfaction...

"Je pense que vous n'aurez plus besoin de ceci ta marionnette et toi! "

Tout en disant ces mots, son spectre martela le sol d'un coup sec. Le bruit se répercutant dans un échos venait d'actionner l'apparition des armes qu'Onyx et Sayuri avaient sur eux comme par enchantement. Mais ceux qui pouvait en surprendre certains n'était que de la banalité pour le fils des envoyés. Maintenant démunies de tout objet terrestre, Sloth laissa glisser ses yeux vermeils d'un corps à l'autre. Le premier soutenant temps bien que mal le corps de l'autre dans des efforts qu'il ne pouvait fournir. Une telle preuve de détermination et de volonté était respectable et en même temps totalement désespéré à l'image de l'animal blessé mettant ses dernières forces dans la bataille avant d'expirer. Sans un mot, sans un bruit, le fils des envoyés exécuta devant son frère et son espionne un geste avec la main. Aussitôt des vents violents sortis de nulle part se mirent à voler en tout sens jusqu'à se réunir en seul et unique point et dans un seul et unique but: celui de coller au mur les corps fatigués des prisonniers.
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 25 Mai   24.06.10 22:37

[Matinée / Prison de Sunahama]

Sayuri ne fit pas attention aux quolibets d’Onyx, elle resta comme à son habitude totalement impassible, totalement imperméable à toutes émotions visibles sur son visage. Non, Onyx avait tout droit sur elle, et elle accepterait tout venant de lui. Le pire comme le meilleur.
Alors elle se jeta dans la bataille avec ses dernières forces, usant toute son énergie pour repousser les soldats, pour les empêcher d’approcher l’abis. Oubliant les risques qu’elle encourait, oubliant sa propre vie, concentrée uniquement sur cet objectif. Mais malgré tout son acharnement, malgré toute sa technique et sa souplesse, le nombre de ses adversaires et la fatigue qui pesait sur ses épaules l’emportèrent. Peu à peu, elle perdait toutes ses forces, plusieurs entailles peu profondes couvrant sa peau blanche.

Un pas en arrière. Animal acculé, Sayuri brandissait son épée devant elle, soufflant chaotiquement. Mais elle paraissait toujours aussi menaçante, la sueur et le sang souillant son corps, son regard plus noir que d’habitude. Une grimace sauvage sur le visage, elle défiait les gardes, ne cédant pas à l’épuisement. C’est à ce moment qu’une main se posa sur son épaule, une main que Sayuri n’eut aucun mal à identifier. Elle jeta un coup d’œil dans son dos, croisa le regard de Onyx et finit par capituler. Par accepter ce qui lui semblait inconcevable, consciente que son maître avait pris sa décision et qu’elle ne pouvait pas s’y opposer. Consciente que c’était la bonne décision.

Elle ne parla pas, essayant de reprendre son souffle le plus rapidement possible et se décala pour se mettre dans le dos d’Onyx. Appuyé contre le mur, elle détailla son état. Aucune de ses blessures n’étaient profondes, elle pouvait encore tenir. Elle tiendrait. Cela ne faisait aucun doute. Ses pupilles noires rivés sur le combat que livrait son maître, la jeune espionne se tenait prête à intervenir, son corps tendue et l’épée à la main.
Elle se redressa lorsque Onyx lui parla, puissant dans ses ressources, et se mit en garde à ses côtés. Elle ne voyait aucune solution. Mais elle ne pouvait pas abandonner, et elle était prête à se battre jusqu’au bout.

Mais la scène se figea. Tout s’arrêta comme si le temps venait subitement d’être stopper. Une voix venait de retentir et les pupilles cendres de Sayuri se posèrent sur la silhouette qui se tenait au centre du couloir. Malgré les nombreux changements qu’il avait subit depuis leur dernière rencontre, Sayuri le reconnut immédiatement. Sloth. Celui qui se présentait comme le frère de l’abis Grenat et du prince. Celui à qui elle avait une fois sauvé la vie lors du tremblement de terre. Elle se crispa un peu plus à sa vision, son instinct aux aguets.
Elle n’aimait pas ce type, comment il se tenait, comment il osait parler à son maître, son aura aussi qui n’avait rien d’humaine. Sa prise sur l’épée se resserra.

Un grognement s’éleva de sa gorge, profond et grave alors que l’insolent se délectait apparemment de la situation dans laquelle ils se trouvaient. Cet homme était clairement contre eux, les soldats semblaient le considérer comme leur supérieur, s’agenouillant même devant lui. Cet homme était dangereux. Tout son être le ressentait.
Elle ne releva pas le terme de marionnette. Elle s’en moquait. Complètement. Rien ne lui importait mis à part Onyx. Qu’il aille bien. Même ce qu’il pensait d’elle lui était égal. Elle ne vivait après tout que pour s’assurer de son bien être. Sayuri s’était allé une fois à ses sentiments, lorsqu’elle avait courut défier Glue. Pour Onyx. Pour l’attachement qu’elle lui portait. Pour essayer de le défendre. Elle avait agit dans la précipitation, sous l’impulsion de ce qu’elle ressentait. Elle avait fait une erreur. Une grave erreur qui risquait de coûter sa vie à Onyx. Jamais elle ne se le pardonnerait. Jamais elle ne refairait la même erreur.

Sayuri resserra sa prise sur son arme. Essaya de resserrer. Elle ne tenait plus rien et ses mains se serrèrent dans le vide. Incrédule pendant quelques secondes, elle comprit très vite ce qui s’était passé. En participant à la chasse à l’élu, elle avait été formée pour contrer certains pouvoirs et les connaissait bien plus que la majorité des humains. Pourtant ses connaissances ne lui suffirent pas lorsqu’un vent violent se déchaîna contre eux, les plaquant contre le mur. L’espionne essaya d’apposer un instant ses forces face à l’élément, mais comprit bien vite que c’était inutile. Elle se laissa donc entraîner, soucieuse de conserver ses dernières forces.

En prise à une rage sans nom qui lui broyait le ventre, son regard était devenu orageux et nébuleux. Braqué sur Sloth.

« Sale chien ! Qu’est ce que tu veux faire à l’abis Grenat ? Quoiqu’il en soit je te tuerais pour ta traitrise. »

Flot rapide et haineux qui couvrait le vent.
Elle détestait être impuissante. Elle détestait se retrouver dans cette position. Mais ils étaient toujours en vie, et Sayuri se raccrochait à la présence à ses côtés d’Onyx. Prête à tout pour lui.
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MessageSujet: Re: 25 Mai   25.06.10 16:48

[Matinée / Prison de Sunahama]

Cette voie… il la connaissait et regarda dans sa direction, tout c’était stopper c’était presque silencieux. Onyx tenta de se redresser pour paraître le plus noble possible même dans cette situation.
Onyx ignorait totalement ce qu’était devenue sloth il le regardé avec mépris. celui-ci était du côté des gardes, donc pas du siens.

"Tu n’es pas mon frère."

Mais si celui-ci était là, ou se trouvait son enfant? Ou l’avait caché, l’avait il donner au envoyé de dieu. Onyx était très inquiet mais ne pouvait le montrer. Ce temps de pause, lui permettrait de se reposer un peu au cas ou le combat reprenne.

C’était la premier fois qu’onyx regardait sloth avec détail et ce type l’énervait de plus en plus. Ce qui émanait de lui répugnait onyx. Sloth se faisait passer pour ce qu’il n’était pas. Les simples humains ne pouvait que se soumettre, mais finalement tout ça fit rire onyx.

"Alors comme ça la serpillère qui me servait de jouet, se prend pour un homme maintenant. Tu as pactisé avec les envoyés pour accéder à ce statue."

" Ce spectacle ne te rend t il pas nostalgique mon frère? Après tout tu étais très doué pour ôter la vie en faisant gicler le sang. Tu dois être dans ton élément..."

Onyx regarda autour de lui et sourit. Jamais il ne perdrait la fasse devant ce type. Il s’avança doucement vers sloth, même épuisé il n’abandonnerait pas.

"Ou es mon fils?"

Avant même qu’onyx ne comprenne quoi que se soit il se trouva désarmé, et collé contre le mur. Sayuri réagit verbalement,onyx était tout aussi frustré de ne pas pouvoir réagir.
Onyx ferma les yeux et respira doucement se calment au mieux.

"Sloth, j’espère que tu es fière est de toi, ton camp de correspond bien. Elle veut te tuer, mais j’ai une meilleur idée, personne ne me trahis sans en souffrir atrocement par la suite."

Certes la situation était plus que délicate, mais au moins onyx se reprenait et analyse avec plus de lucidité la situation. Il regarda Sayuri, elle devait se calmer, ils allaient s’en sortir peut être pas toute suite, mais cela aller arriver. Face à ce genre d’individu onyx s’avait parler, pas forcément pour les amadouer mais il s’avait leur parler.

"Et maintenant sale pantin tu vas nous remettre gentiment dans nos cellules pour faire plaisir a papas et mamans? Je te trouvais moue et pathétique tu n’as même pas su protéger mon fils comme il était convenue. Tu vas vers ceux qui te bichonneront, tu aime ton petit confort, t’es petit pouvoir donner par des cher parents. Tu es un traître tu me dégoûte."

Onyx disait ça avec calme, il était conscient de la situation met il tenait à lui montrer qu’il serait le premier des traîtres qui le payerais cher. Onyx se devait de rester fière et vu qu’il n’avait pas à supporter le poids de son corps il se reposer plus vite qu’il ne l’aurait imaginer.
L’ex Abis était bien décidé à sortir de cette prison et récupéré un pouvoir pour pourvoir se battre a force égale face à ces monstres. Il devait retrouver mon fils, en même temps… sans pouvoir il pourrait aller vivre loin avec son fils comme n’importe qui. Non c’était pas possible. Il devait libérer son peuple c’était l’Abis quoi qu’il arrive.

Alors qu'il respirait profondément et sentait tout cette odeur de sang qui le réconfortait, onyx commença a lutter contre la force qui le maintenait contre le mur. Sloth était pas aussi fort que c’est parent et moins que les abis quand ils avaient leur pouvoir. Alors peut être qu’en forçant il pourrait lutter. Juste pour montrer qu’il ne se laisserais jamais faire. mais il n'arriva à décoller que sa main droit et qu'a quelque centimètre du mur. se sentir si faible le rendait fou mais il ne le montrait pas.

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MessageSujet: Re: 25 Mai   27.06.10 0:11

« Sale chien ! Qu’est ce que tu veux faire à l’abis Grenat ? Quoiqu’il en soit je te tuerais pour ta traîtrise. »

Sans mauvais jeu de mot: Dieu que la vermine était tenace à cette époque de la saison, plus on l'élimine et plus elle revient en force. A croire que maintenant il ne suffit plus de taper un grand coup sur la table pour se faire entendre. Non , il faut forcément en arrivé au main et à la violence. Ne peut on donc rien résoudre de manière pacifique et douce en ce bas monde? Faut il toujours que le sang soit versé pour attirer l'attention et obtenir le silence? Soit! Alors s'il fallait passer par là Sloth n'aurait donc d'autres choix que d'user de la violence. L'air n'avait cessé de tourbillonner autour de l'ex Abis et et son espionne, les plaquant à chaque fois un peu plus contre la paroi comme si le désir caché de Sloth était de les écraser contre la façade. C'était presque tentant mais à la remarque de Sayuri il se contenta de lui adresser un sourire bienveillant et plein de tendresse comme s'il avait oublié dans qu'elle partie du palais il se trouvait et ce qu'il était en train de faire subir aux deux prisonniers. Son visage rayonnait d'une simplicité déboussolante et levant sa main libre dans leurs direction il semblait vouloir leur porter secours. Un clin d'oeil furtif leur fût même adresser comme s'il n'allait pas tarder à passer à l'action...

C'est alors que la douceur de son visage laissa place à un regard meurtrier et violent, ce n'était plus un ange que l'on avait devant les yeux, une incarnation de la lumière et de la paix mais belle et bien l'image d'un ange déchu, un démon qui d'un mouvement de cette même main libre tendu au toute bonté vers eux s'était refermée en un poing sévère et sec. Il n'avait fait que frapper dans le vide et pourtant il savait parfaitement ce qu'il venait de faire car sans plus attendre du sang commença à perler au niveau de l'abdomen de Sayuri, il sang vermeil qui pouvait rivaliser avec les lèvres de Sloth. L'onde de choc porté par le vent avait déchiré l'air pour venir frapper sa victime de plein fouet.


" Sache pour ta gouverne que maintenant notre cher Onyx n'a d'Abis que le titre, un rang qui ne lui servira à rien sans ses pouvoirs, sans la peur que ceux ci propageait dans le royaume. Regarde à qu'elle vitesse tous se sont retourner contre lui. Personne n'a encore essayer de lui porter secours mis à part toi et ta déplorable tentative d'évasion qui possédait un certain panache je dois te l'accorder."

Ses yeux pétillaient de plaisir et le sang ne faisait qu'ajouter de la satisfaction à son geste. Tranquillement il posa son regard sur Onyx comme pour le dévisager de haut en bas...

"L'éducation de tes jouets laisse vraiment à désirer mon frère. Est ce parce que tu comptes faire de celle ci quelqu'un de plus important que tu as relâché ta vigilance ou bien parce que tu coeur n'est porté que par l'amour de Calintz, oiseau condamné à vivre dans une cage doré, ta cage? "

Mais déjà Onyx venait de lui lancer les premières verves cinglantes dont il avait le secret. Des paroles dures et lourdes de sens pour celui qui n'était pas comme Sloth mais qui laissèrent le jeune homme de glace. Il n'avait plus rien à perdre à discuter avec celui dont il nourrissait une haine profonde et sinistre. Redevenu calme il écoutait sagement comme un enfant qui écoute son professeur .

"Alors comme ça la serpillière qui me servait de jouet, se prend pour un homme maintenant. Tu as pactisé avec les envoyés pour accéder à ce statue."


"Tout comme toi tu as accédé à ton statue en tuant toutes personnes pouvant te barrer le passage vers le trône grand frère. Mais à la différence de toi je sais faire la part des choses. A combien de personnes as tu ôter lâchement la vie pour devenir l'être que tu es maintenant? Combien de litre de sang as tu rependu sur le sol de ce royaume pour te maintenir en place et obtenir cette jeunesse illusoire qui se lit sur ton visage. Ne me fais passer pour un lâche ou un faible là ou toi tu n'as su jouer que de la force et de la violence..."

"Sloth, j’espère que tu es fière est de toi, ton camp de correspond bien. Elle veut te tuer, mais j’ai une meilleur idée, personne ne me trahis sans en souffrir atrocement par la suite."

" Une fois de plus tu fais erreur Onyx. Tu emplois des mots tout comme cette femme dont tu ignores la porter et l'importance. Et tu oses encore te prétendre Abis? Pour pouvoir te trahir il aurait fallut que je te prête allégeance et donc que je soit libre de choisir. Hors ça n'a jamais été le cas donc je ne te dois rien car j'étais très bien là où j'étais avant que l'un de tes gardes ne m'emmène à toi..."

Les souvenirs jaillirent de la mémoire du jeune homme alors qu'il terminait son explication. Il se rappelait de ses danses dans les rues pour pouvoir gagner sa vie et de l'effet que sa souplesse occasionnait sur son auditoire. Chacun restait muet d'admiration à chaque pas et chaque saut. Il était heureux et vivait de façon simple et désintéressé. Dans l'ignorance du rôle qu'il aurait à jouer dans le futur. Mais un garde en avait décidé autrement et avait précipiter sa rencontre avec son destin. Une rencontre qui n'avait fait que le faire sombrer à chaque pas dans les ténèbres de son existence et de ses origines. La liberté qu'il avait connue avait pris fin en ce funeste jour...

" La mort ne me fait pas peur mon frère car je suis incapable de me l'imaginer. Tu parles de souffrance mais comparer à toute ses années ce ne sera qu'une partie de plaisir et je pense te l'avoir déjà expliquer depuis longtemps. Alors ne me fait pas rire avec tes belles paroles..."

"Et maintenant sale pantin tu vas nous remettre gentiment dans nos cellules pour faire plaisir a papas et mamans? Je te trouvais moue et pathétique tu n’as même pas su protéger mon fils comme il était convenue. Tu vas vers ceux qui te bichonneront, tu aime ton petit confort, t’es petit pouvoir donner par des cher parents. Tu es un traître tu me dégoûte."

Mais tandis que Sloth écoutait ses paroles il commençait à perdre la concentration qu'il employait dans le contrôle des vents. Concentration qui faillit lui coûter cher lorsque ce dernier se rendit compte de la résistance qu'Onyx employait à vouloir braver son attaque. Sa main droite en étant la preuve.

" Je ne te conseille même pas d'essayer Onyx" avait il finit de dire alors que d'un nouveau mouvement de la main il intensifia les courants contre ses deux victimes.
Pire encore les murs de consistance solide commencèrent à s'amollir pour se propager sur tout le corps d'Onyx et de Sayuri . Au fur et à mesure leur corps s'enfoncèrent dans ce qui ressemblait à présent à de la glaise ne laissant à l'extérieur que leurs têtes, tel deux trophées de chasses. Ce n'est qu'après que le mur se durcit de nouveau empêchant jusqu'à la mobilité de leurs nuques.

" Quel mal y a t il de se tourner vers sa famille Onyx ? Toi même lorsque tu te sentais seul n'as tu pas essayé de trouver du réconfort dans les bras de Calinzt? Et par peu de le voir partir tu l'a rendu amnésique puis tu tentes de t'opposer à son bonheur, au non de quoi ? Les caprices de l'enfant pourrie gâté que tu ais. Je comprend maintenant pourquoi est ce qu'il essaye d'échapper à ton emprise grâce à elle. N'oublies pas une chose sale humain que tu es, les pouvoirs que je possèdes et dont tu te moques si ouvertement étaient également les tiens par le passé. C'est drôle de constater qu'une fois privé d'un jouet on tente de l'utiliser comme une arme contre celui qui le possède encore. Mes cher parents sont tes aïeuls Onyx et donc ce qui fait de moi ton frère comme celui de tout les Abis et toutes personnes ayant des dons particuliers. Tu te moques, tu ris mais tu as raison, maintenant tu n'es plus rien , tu n'es qu'un être de chair et de sang sans valeur, sans intérêt. "

Arrêtant ses paroles Sloth avait serré son poing avec fermeté, le calme avait laissé place à la passion et à la rancune. Onyx se moquait de ce qu'il avait été dans le passé. A croire que la perte de ses pouvoirs ne l'affectait pas plus que ça, que c'était juste un luxe qu'on lui avait offert dans le berceau. Mais quand aurait il été s'il ne les avait jamais eu? Ça malheureusement personne ne pourra le savoir.

" A quoi cela pourrait il me servir de te ramener dans ta cellule? Quel intérêt pourrait je avoir à faire cela? Ce n'est pas pour faire une visite de courtoisie que je suis descendu ici, mais pour venir te chercher toi, j'ai des personnes à te faire rencontrer et elles sont impatiente de te voir..."

Souriant après avoir reprit le contrôle de lui même il savait qu'Onyx ne se laisserait pas faire comme ça et qu'il était quasiment sur qu'il refuserait de se laisser dicter ce qu'il devait faire. Tant mieux, cela ne rendrait la chose que plus intéressante et puis s'il venait de lui même pourquoi pas après tout, mais alors qu'elle preuve de faiblesse venant de sa part.

" Ah j'oubliais! Ce n'est pas une invitation mais un ordre cher frère et malheureusement je te déconseillerais de ne pas obtempérer ou alors c'est notre petite Sayuri qui en subirait le conséquence. Elle est peut être entraînée à ça mais je suis persuadé que tu n'es pas encore près à la perdre. Vois tu le coup que je lui ait porté tout à l'heure n'avait rien d'anodin. Bien au contraire j'ai fait en sorte de créer des entailles à différentes parties de ses organes vitaux sans pour autant blesser mortellement l'extérieur de son corps. A toi de décider maintenant..."

Sloth n'avait plus rien à perdre, il venait d'avancer sur les traces sanglantes d'Onyx est n'était que le digne représentant de cette lignée maudite des Grenats alors qu'une personne meurt maintenant ou après qu'à cela ne tienne, elle ne serait alors que la première d'une longue série qui tomberait au nom de la guerre contre les Abis. Le jeune homme avait également laissé l'inquiétude du père qu'était Onyx pour son fils se propager comme une angoisse dans sa tête en évitant soigneusement de répondre à ces questions...
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 25 Mai   28.06.10 13:28

[Matinée / Prison de Sunahama]

Œil pout œil, dent pour dent. Sayuri rendait chaque coup qu’on lui assénait par un autre coup, plus brutal et plus ravageur. Elle avait été élevée dans un contexte où la violence était omniprésente, où on devait être violent pour se faire respecter. Elle avait du se couler dans le moule, réagissant à chaque attaque par une attaque. Alors elle insulta Sloth, le menaça de mort, déversant dans ses mots toute sa haine et sa fureur. La jeune espionne serra les dents en voyant le sourire presque bien veillant de son vis-à-vis, son clin d’œil provoquant, ses poings se serrant dans le vide. Elle l’aurait frappé s’il n’y avait pas eu ce vent contre elle. Un vent qui s’intensifiait et qui semblait coller de plus en plus leur corps contre le mur, meurtrissant les muscles déjà endoloris.

Un regard vers Onyx. Il semblait aussi impuissant qu’elle. Aussi haineux également. Puis un mouvement du bras attira de nouveau son attention sur Sloth qui venait de changer de visage. Pour revêtir sa véritable apparence. Mais Sayuri n’eut pas le temps de faire une nouvelle remarque cinglante.
Un cri de douleur voulut s’échapper de sa gorge. Seul un grognement en sortit alors que son corps se cambrait sous la blessure que venait de lui infliger le vent. Au niveau de son abdomen, sa robe avait été déchirée et du sang commençait à s’écouler de la plaie profonde qui barrait sa peau blanche. Trait de feu déchirant ses chairs, elle ne du qu’à son entrainement de ne pas se laisser submerger par la fatigue et la douleur.
Elle serra les dents, les poings, son corps toujours plaqué contre le mur, augmentant encore un peu plus sa douleur. Mais elle en avait vu d’autre. Elle tiendrait. Pour Onyx.

Elle redressa la tête légèrement, ses cheveux plaqués contre son front et dévisagea une nouvelle fois Sloth. Elle n’avait pas peur de lui, mais savait désormais qu’il n’hésiterait pas à la blesser encore, voir à la tuer.

« O-Onyx restera toujours mon maître. Et je me moque des autres. Je me moque de toi et de tous les châtiments que tu peux m’infliger. Je continuerai à le servir et à tout faire pour qu’il retrouve sa place… »

Sa voix était plus faible, ses forces diminuant encore, entraînées par le sang qui s’écoulait de ses diverses plaies. Si les gens n’avait plus peur devant Onyx, alors elle ferait en sorte de leur montrer qu’ils avaient encore toutes leurs raisons d’avoir peur, les menaçant de son sabre. Si Onyx n’avait d’abis que le titre, alors elle ferait tout pour qu’il retrouve sa place.

Gardant le silence durant la suite de l’échange, elle se sentait au bord de l’évanouissement. Ses oreilles commençaient à bourdonner, si bien que la jeune espionne avait de plus en plus de mal à comprendre le sens des paroles qui s’échangeaient entre son maître et leur bourreau. Son corps déjà recouvert d’une pellicule de crasse suite à son séjour en prison, elle se sentait sale alors qu’elle transpirait, prise en proie à de la fièvre.
Pourtant elle tient bon.
Ses yeux noirs braqués devant elle.
Elle continua à tenir bon alors que son corps semblait s’enfoncer dans le mur et se recouvrir d’une glaise résistance. Elle grimaça, grogna de douleur alors que ses plaies saignaient un peu plus, mais empêcha tout gémissement ou crie de sortir de sa gorge. Trop fière. Trop haineuse pour concédé ce plaisir.

Prise dans un étau de terre, elle ne pouvait plus bouger.
Mais son attention s’était de nouveau concentrée sur la discussion virulente qui avait lieu. Commençant à saisir les enjeux de cette confrontation, elle se mordit la lèvre inférieure pour rester bien consciente et concentrée. Il était question d’emmener Onyx quelque part. Ils allaient peut être finir par sortir de cette prison finalement … et cela pourrait être l’occasion de s’évader définitivement de la dune de sable pour prendre du repos dans un endroit plus sûr. Lueur d’espoir dans le regard de Sayuri. Lueur sauvage.

Un sourire s’esquissa sur ses lèvres. Aussi improbable qu’incongru dans cette situation. Un sourire qui n’avait rien de doux ou de tendre, mais un sourire carnassier, sauvage. Sloth venait d’énoncer sa situation, le fait qu’il l’avait gravement blessé et qu’il menaçait de la tuer si Onyx ne lui obéissait pas. Et Sayuri souriait. Définitivement hors de normes considérées normales. Elle ne pouvait pas se tourner vers Onyx pour le regarder, mais ses paroles lui étaient adressées.

« Maître, ne vous soucier pas de moi et faites votre choix. Sans prendre en compte cette vulgaire menace. Ce serait un honneur pour moi de mourir pour vous. Comme c’est un honneur de vous servir, toujours et encore. »

Puis elle braqua ses yeux sur Sloth.

« Je n’ai pas peur de mourir. Et mon maître n’a pas non plus peur de me perdre. Et puis, qui nous dit que tu ne me tueras pas même si l’abis Grenat te suit ? Je ne fais pas confiance à une personne qui ne s’acquitte pas de ses dettes. »

Sa voix avait tendance à se faire basse, ses intonations suivant le rythme de sa respiration chaotique. Mais tout dans son être témoignant de la totale absence de peur devant la mort. Elle avait été formée pour cela, on lui avait inculqué que mourir pour son abis était un honneur suprême. Et elle-même avait donné suffisamment de fois la mort pour l’avoir assez côtoyé, tant et si bien que désormais elle était l’une de ses compagne, au même titre que son sabre.
La dette dont elle faisait référence était la dette de vie que lui devait l’être androgyne. Lorsqu’elle l’avait sauvé de l’écroulement des mines lors du tremblement de terre. Chose qu’elle regrettait désormais amèrement.
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MessageSujet: Re: 25 Mai   28.06.10 14:29

[Matinée / Prison de Sunahama]

Le visage changeant de sloth n’échappa pas a onyx et a cette vu tout son corps se contracta, on ne sais jamais si celui-ci envoyé une attaque en traître. Puis en le regardant bien la situation était d’un ridicule. Ce type qui se mettait a jouer les beau méchant, si onyx n’était pas aussi fatiguais il en rirait.
Mais très vite onyx comprit le geste que venait de faire le misérable, et il regarda Sayuri au moment ou le sang coula. La femme ne fit que grogner et onyx serra les dents à cette vision. Et la réplique ne se fit pas attendre. Ce qu’il disait n’était pas faux, mais nullement définitif, bien au contraire et onyx le regardait avec méprit car c’est tout ce que ce traître méritait.

« O-Onyx restera toujours mon maître. Et je me moque des autres. Je me moque de toi et de tous les châtiments que tu peux m’infliger. Je continuerai à le servir et à tout faire pour qu’il retrouve sa place… »


Onyx fut surprit par les propos de Sayuri même si il savait quelle était sûrement la plus fidèle de tout ses sujet. Et c’est un sourit apaisé qui se dessina sur son visage. Non pas qu’il soit soulagé, mais touché car sloth avait après tout raison sur sa situation. La jeune femme souffrait, mais ne le laissé pas tomber elle avait l’étoffe d’un capitaine. Sa dévotions lui fit penser à Annice quand celle-ci était encore sous ses ordres.

"Je ne suis pas ton frère, et jamais je ne te reconnaîtrais en tan que tel. Tu as raison mes jouets font se qu’ils veulent en ce moment, regarde toi j’aurais tu refaire ton éducation depuis bien longtemps. Sayuri n’est en aucun cas un jouet. Et l’amour que je porte pour mon frère ne te regarde en rien."

Onyx était calme et il devait le rester encore un peu l’état de Sayuri ne lui permettait pas tout les excentricités de d’habitude. Il allait avoir besoin d’elle pour sortir, elle devait donc rester en vie. Mais les paroles de sloth devaient trouver réponse, c’était plus fort que lui.

"Sloth, par ma naissance le trône m’était acquis et cela jusqu’à ma mort. Les morts je les assumes sans aucune tristesse dans l’âme. Mais permet moi de te faire remarque que malgré tes faux aire démoniaque, tu m’appelles encore frère, alors que je nie notre lien de parenté. Tu te fiche de moi alors pourquoi me parler tu? Le dénie ne s’exprime pas par des gestes de fraternité, n’y de tel discutions."

Être abis ce n’était pas qu’avoir des pouvoir et cela onyx le savait, sloth n’avait pas sa place en ce monde et aller devoir disparaître. Et tout est beau dans le meilleur des mondes celui-ci n’avait pas peur de mourir. Que demander de plus, c’est a ce moment la qu’une idée florissante germa dans l’esprit d’onyx, mais pour cela il allait devoir patienter.
C’est a ce moment la que le mur commença à se ramollir, onyx tenta de luter du mieux qu’il pouvait, mais il ne faisait que s’enfoncer. Il posa tourna la tête tan bien que mal pour voir comment aller Sayuri. Il avait le sentiment qu’elle finirait pas tomber dans les vapes il devait débloquer cette situation pour éviter les monologue de solth et aider Sayuri.

« Maître, ne vous soucier pas de moi et faites votre choix. Sans prendre en compte cette vulgaire menace. Ce serait un honneur pour moi de mourir pour vous. Comme c’est un honneur de vous servir, toujours et encore. »

Égale à elle-même, onyx sourit, il pouvait vraiment se reposer sur elle, mais a ses yeux Sayuri ne devait pas pourrir inutilement, elle lui serait d’une grande aide pour plus tard.
Sloth parla de personne à lui faire rencontre, onyx tira la grimasse, comme si ça l’intéressait de leur parler. Il regarda autour de lui puis sloth.

"Tu veux pas me laissé tranquille 5minutes, toujours à me coller, à me demander ceci cela, a faire ton gentil toutou. Plus le temps passe plus tu me fatigue. A mes yeux tu n’as pas l’étoffe d’un quelconque chef. Et tu joue mal ton rôle."

La révélation de sloth ne fit pas réagir onyx qui commençait a en avoir sacrément mare de sloth. Il ne savait pas qui ce type voulait imiter dans son comportement, mais en tout ça il le faisait mal.

« Je n’ai pas peur de mourir. Et mon maître n’a pas non plus peur de me perdre. Et puis, qui nous dit que tu ne me tueras pas même si l’abis Grenat te suit ? Je ne fais pas confiance à une personne qui ne s’acquitte pas de ses dettes. »

"Elle n’a pas tord, et combien de fois je dois te dire je ne suis pas ton frère. Tu as livré mon fils à tes parents. De plus tu es un piètre méchant si je puis dire. Regarde toi tu me fais un chantage alors que ta les pouvoirs de me faire aller ou tu veux. Je n’irais pas de mon plein gré. Et je ne veux pas parler au mégère qui te servent de mère."

Ce type lui sortait vraiment par les yeux et il allait bientôt s’énervé si il continuer de se comparer à lui. Un être aussi inférieur ne pouvait se comparé à un Abis pouvoir ou non. Sloth avait la carrure d’un jouet qu’on utilise et qu’on jette, pas d’un dirigeant. Onyx se mis à rire aux éclats, il n’avait jamais eu ennemie aussi ridicule. Xyno avait d’une certaine façon gagné son respect en restant en vie et en restant éloigné de lui. Mais alors sloth était juste une marionnette bonne jeter avant qu’elle ne blesse quelque un.

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MessageSujet: Re: 25 Mai   28.06.10 16:09

« O-Onyx restera toujours mon maître. Et je me moque des autres. Je me moque de toi et de tous les châtiments que tu peux m’infliger. Je continuerai à le servir et à tout faire pour qu’il retrouve sa place… »

" Mais je n'en attend pas moins du plus fidèle animal de compagnie d'Onyx. Et pour tout te dire j'y compte bien..."

La haine qui se laissait dans le regard était comme un délicat nécard dont s'abreuvait Sloth au fur et à mesure. C'était à la fois drôle est extrêmement jouissif toute cette animositée qui règnait dans la pièce et les soldats qui les entouraient ne cessait d'arborer sur les face crasseuse des sourires malsains. Sloth de son côté laissait glisser les paroles pleines de venin des deux insectes qu'il avait devant lui. Mais son regard fût attiré par l'une des paroles que lui adressa Onyx, des paroles amusantes et pourtant qui montrait les faiblesses qui existaient encore au fond de se coeur qu'il disait sec.

"Je ne suis pas ton frère, et jamais je ne te reconnaîtrais en tant que tel. Tu as raison mes jouets font se qu’ils veulent en ce moment, regarde toi j’aurais tu refaire ton éducation depuis bien longtemps. Sayuri n’est en aucun cas un jouet. Et l’amour que je porte pour mon frère ne te regarde en rien. Par ma naissance le trône m’était acquis et cela jusqu’à ma mort. Les morts je les assumes sans aucune tristesse dans l’âme. Mais permet moi de te faire remarque que malgré tes faux aire démoniaque, tu m’appelles encore frère, alors que je nie notre lien de parenté. Tu te fiche de moi alors pourquoi me parler tu? Le dénie ne s’exprime pas par des gestes de fraternité, n’y de tel discutions."

" Tu peux nier ce qui existe Onyx mais n'oublie pas que ce lien que tu refuses d'accepter sera à jamais présent et ceux jusqu'à ta mort. Toutefois je te retourne tes dernière paroles. Tu dis que le dénie ne s'exprime pas par de telles discussions alors pourquoi continuer à vociférer des paroles si je te dégoûte à ce point. Est ce pour protéger cette fille ou pour tenter ,même ici, que je ne m'approche pas de Calintz? Si ça peux te rassurer j'irais personnellement faire mander notre petit prince."

Cette conversation ne cessait de rebondir et Sloth appréciait cela. Ils étaient clair qu'ils ne se laisseraient pas faire et l'ange n'aurait pas aimé qu'il en soit autrement sinon ça n'aurait pas été drôle, bien au contraire.

" J'admet que je n'arrive pas encore à ton niveau de cruauté mais j'apprend vite. Même si j'étais dans ton ombre mon frère je n'ai cessé de t'observé. J'ai eu des années pour ça. Alors maintenant je compte bien mettre en pratique tes enseignements et rattraper le temps perdu."

Martelant le sol une fois encore avec son baton l'un des soldats s'approcha de lui puis se remit à genoux devant Sloth.

" Prend quelques soldats avec toi et trouvez moi le prince Calintz. Ramenez le ici vivant et usez de la force si nécessaire..."

" Mais seigneur..."
L'homme voulu exprimer sa surprise et son regard croisa celui de Sloth mais sa voix se tût dans l'instant. Le jeune homme avait baissé les yeux dans sa direction, des yeux qui interdisait une quelconque remarque ou un quelconque avis. Obéir aux ordre ne devait être que la seul préoccupation de cet être humain et rien de plus. Il n'avait été envoyé sur cette terre uniquement pour servir les plus forts et ramper devant eux. Sloth savait que si on avait tenter de mettre en doute une décision d'Onyx la dite personne ne serait plus de ce monde à l'heure qu'il est. Mais Sloth n'était pas l'ex Abis et se préparait à la possible remarque de faiblesse venant de sa part. Une de plus, une de moin qu'est ce que cela peux bien faire?

« Maître, ne vous soucier pas de moi et faites votre choix. Sans prendre en compte cette vulgaire menace. Ce serait un honneur pour moi de mourir pour vous. Comme c’est un honneur de vous servir, toujours et encore. Je n’ai pas peur de mourir. Et mon maître n’a pas non plus peur de me perdre. Et puis, qui nous dit que tu ne me tueras pas même si l’abis Grenat te suit ? Je ne fais pas confiance à une personne qui ne s’acquitte pas de ses dettes. »

Cette femme avait vraiment du caractère et ça Sloth devait bien l'admettre. Onyx savait s'entourer de femmes ayant une forte personnalité et des valeurs qu'elles défendaient ou défendraient jusqu'à la mort. Elle n'avait pas froid au yeux et Sloth eu l'espace d'un instant de la pitié pour Sayuri.

"Rien n'est moins sur en effet. Rien dans mes paroles ne prouve que vous aurez la vie sauve. Mai sache que tu te trompes lourdement au sujet de ton cher maître. Loin de lui l'idée de te voir disparaître aussi rapidement, bien au contraire. Tu es peut être préparé à mourir mais lui n'est certainement pas prêt à te perdre."

"Elle n’a pas tord, et combien de fois je dois te dire je ne suis pas ton frère. Tu as livré mon fils à tes parents. De plus tu es un piètre méchant si je puis dire. Regarde toi tu me fais un chantage alors que ta les pouvoirs de me faire aller ou tu veux. Je n’irais pas de mon plein gré. Et je ne veux pas parler au mégère qui te servent de mère."

" C'est vrai je n'aurais jamais du te faire cette proposition Onyx. Mais ne t'inquiète pas, s'est des erreurs que nous apprenons et j'ai retenu la leçon. Aussi maintenant je vais je plus prendre de gants. "

Tendant une main en direction du murs ou se trouvait encastré les deux prisonniers; un tremblement de terre commença à ébranler ce dernier. Alors, se détachant en un bloc compact, la partie contenant le corps d'Onyx sortie des fondations pour se mettre à l'éviter dans les airs, près de Sloth. Souriant comme à son habitude l'ange s'approcha alors de la partie ou se trouvait Sayuri et posa sa main contre le pend de mur. Une onde de choc se répendit sur la parois puis plus rien. La tête de Sayuri retomba lourdement en avant au plus grand plaisir de Sloth. S'approchant de l'oreille de la jeune femme, le jeune homme souleva sa chevelure avant de lui murmurer ces quelques mots...

" Une vie pour une vie, ma dette est payée. Je viens de te libérer des chaînes de la vie. Tu avais raison Sayuri je n'ai aucune parole mais je te promet qu'après toi se sera le tour de Calintz, puis de tout ceux que notre cher Onyx aime ou a pu aimer durant sa vie..."

Puis se tournant vers la prison de terre d'Onyx, Sloth lui adressa un sourire plein de douceur

" Ne t'inquiète pas tu ne mettras pas longtemps pour la rejoindre. Mon plus grans souhait est d'abord que tu vois tout ceux qui te son chère mourir sous tes yeux, comme ça je détruirais la dernière parcelles d'humanités qui existe encore dans ce corps de chair et de sang..."

Puis riant aux éclats, Sloth commença à remonter les marches en direction de la salle du trône, la prison flottante d'Onyx toujours derrière lui et les soldats comme escortes...

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MessageSujet: Re: 25 Mai   06.07.10 2:05

[Matinée / Prison de Sunahama]

La jeune femme avait mal. A son épaule qu’on lui avait déboité, à ses multiples plais que lui avaient infligé les soldats avant l’intervention de Sloth, au niveau de son abdomen. Elle avait mal mais elle n’en laissait rien paraître, la fatigue et la rage habitant plus ses traits qu’une quelconque trace de douleur. Car Sayuri était avant tout fière. D’une fierté presque arrogante parfois. Et ce, doublé d’une fidélité sans égale à l’égard de Onyx. Le fait qu’elle ait commencé son instruction militaire très tôt avait forgé son caractère. On lui avait appris à prêter allégeance à Onyx, à le saluer, à donner sa vie pour lui. Mais au-delà de ça, l’espionne était devenue bien plus fidèle à son maître que n’importe quels soldats qui avaient pourtant suivi le même parcours. Elle n’y réfléchissait pas, ne se posait pas des questions sur le pourquoi du comment. Sayuri savait simplement qu’elle était prête à tout pour Onyx et qu’elle ne le trahirait jamais. C’était amplement suffisant.
Alors elle grogna à peine, serrant les dents. Se contentant de répondre avec la même détermination et la même haine qui l’habitait.

Elle redressa un peu la tête à la réponse de Sloth, figeant son regard de cendre dans le sien. « J’y compte bien… » Pourquoi comptait il sur sa fidélité ? Voulait il l’utiliser elle aussi ? Sayuri serra les dents, ainsi que les poings.
Les paroles de Onyx lui parvinrent malgré les bourdonnements qui assaillaient ses oreilles. Non elle n’était pas un jouet. Elle était une arme. L’espionne n’avait rien à voir avec les jeunes filles qui se pavanaient autour de l’abis. Elle n’avait ni leur beauté, ni leur charme. Elle se battait, évoluait dans un monde d’hommes. Sayuri avait toujours un peu méprisé ces jouets qui ne voyaient pour la plus part pas plus loin que leur nombril. Alors au fond d’elle, elle était satisfaite de constater qu’aux yeux de son maître, elle se différenciait de ce troupeau de concubines.

A la limite de tomber dans l’inconscience, la suite de la conversation échappa complètement à Sayuri dont les paupières se faisaient de plus en plus lourdes. Mais elle luttait pour ne pas céder à cette douce tentation, pour ne pas sombrer dans un repos salvateur qui lui éviterait tout ces souffrances.
Elle releva juste les détails importants, comme le fait que le prince Calintz était aussi la proie de cet homme et qu’il allait le faire rechercher. La jeune femme n’avait aucune idée d’où pouvait se trouver le prince, mais elle ne pouvait qu’espérer qu’il soit loin d’ici et hors d’atteinte. Espoir dont elle ne se faisait aucune illusion.

Lorsqu’elle fut menacée de mort, elle sourit et répondit avec le même aplomb qui la caractérisait, n’ayant pas peur de mourir. A la réponse de Sloth, elle ne répondit rien, continuant à arborer un sourire cynique et arrogant. Elle se moquait de ces paroles, celles-ci rebondissant sur elle sans l’affecter. Butée jusqu’au bout, elle s’en remettait entièrement à Onyx. De son plein grès. En toute connaissance de causes.
Elle chercha du regard son maître lorsque celui-ci répondit non. Il avait eu raison, elle aurait fait la même chose à sa place. Un abis n’avait pas à céder au chantage. Même un abis déchu. Mais à ce moment là, le bloc de terre dans lequel Onyx était bloqué se détacha du mur pour léviter au dessus du sol. Sayuri se débattit, mais la terre trop compacte empêcha toute tentative de rébellion et elle usa ses dernières forces dans ce geste.
Alors Sloth s’avança vers elle. Bourreau prêt à sévir.

« Je n’ai pas peur de toi, traitre. »

Souffla la jeune femme alors que l’homme était en face d’elle et qu’elle le regardait dans les yeux. Elle était parfaitement calme, trop épuisé pour se révolter. Son corps se tendit lorsque Sloth posa la main sur son cocon de terre, en attente de la douleur. Mais il n’y eut rien.
Juste le vide, l’absence de toutes sensations.
Juste la mort.


******

Sayuri ouvrit les yeux. Pour découvrir le néant. Un univers qui lui échappait complètement.
Elle n’était nulle part et à la fois partout. Etait ce la mort ? Car après tout elle était morte, non ?
Elle regarda ses mains. Elle avait toujours des mains, bien qu’elles lui paraissent différentes, comme ci elles n’étaient pas tout à fait réelles.
C’était peut être vrai après tout. Peut être que rien ici n’était vraiment réel.
D’instinct elle chercha du regard Onyx. Mais elle ne le trouva pas. Au contraire ses yeux se posèrent sur tout autre chose.
Sayuri serra ses poings, ou ce qui lui servait de poing dans cet univers.

« La mort n’est donc ni libératrice, ni douce. A moins que tout cela n’ait rien à voir avec la mort. »

*******
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MessageSujet: Re: 25 Mai   09.11.10 17:51

( Navré de la petitesse de ce post mais je te promet de me rattraper par la suite ^^')

« La mort n’est donc ni libératrice, ni douce. A moins que tout cela n’ait rien à voir avec la mort. »

"Effectivement la mort n'est rien à voir dans cette histoire Sayuri. D'ailleurs il est bien trop tôt pour toi pour que tu passes de vis à trépas."

Ces paroles raisonnèrent alors dans un fracas assourdissant dans cette univers de ténèbres et de silence. Une voix qui semblait ne pas avoir de fin et invisible répondait au questionnement de la jeune femme. Puis les ténèbres commencèrent à se déchirer peu à peu laissant ce monde baigner dans une lumière immaculée. Puis un brouillard arpenta ce qui semblait servir de sol pour totalement prendre le pas aux alentours. C'était une véritable purée de pois qui venait de prendre forme. Cependant malgrè cela, une ombre floue se détacha d'entre les nuages de brumes. Une silhouette qui progressivement commençait à prendre d'avantage une forme humaine.

" Bienvenu dans le néant, seul lieu ou les dieux ne viendront surement pas nous chercher. Ils fuient cette endroit depuis qu'ils y ont été enfermé aussi seront nous tranquille pour discuter."

La voix était calme et chaleureuse. Elle n'avait à proprement parlé rien de bien menaçant et semblait je vouloir aucun mal à cette nouvelle arrivante. C'est alors que les nuages se séparèrent à l'image des rideaux de théâtre s'ouvrant pour laisser place à la scène du spectacle. Là debout, les mains derrière le dos et un sourire tranquille posé sur les lèvres se trouvait la seule personne qui aurait pu se trouver devant la jeune femme, Sloth. Ce dernier ne ressemblait pas à l'être sadique qui se trouvait il y a peu devant la jeune femme et Onyx. La noirceur de son regard avait disparut, seul une grande paix regnait sur le pâle relfet de ses pupilles. Il était serein et calme comme ignorant les attrocité qu'il avait fait subir à ses prisonniers.
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MessageSujet: Re: 25 Mai   04.12.10 1:38

[Néant // ...]

La mort n’avait rien de doux. Elle n’était ni repos éternel, ni libératrice. Du moins pas la mort que côtoyait Sayuri à cet instant là. Son corps semblait suspendu dans une dimension sans fin, sans que l’espionne n’arrive à discerner quoique ce soit dans cet horizon infini. Elle n’avait plus mal… c’était déjà ça.
Ses yeux noirs cherchèrent en vain quelque chose à quoi se raccrocher dans ce paysage vide et stérile. Pour se figer. Elle prononça quelque mot, la voix légèrement enrouée mais forte. Ses mots se répercutèrent en écho, mais elle n’y prêta pas attention, ne chercha pas à comprendre comment ce phénomène était possible. Trop concentré sur ce qui se passait devant ses yeux.

Son corps se crispa entièrement lorsque Sa voix lui répondit. Une tension presque douloureuse qui enserrait ses muscles. Elle aurait dut être soulagée d’apprendre qu’elle n’était pas morte, mais au contraire cette nouvelle ne fit que la tourmenter un peu plus. Si effectivement elle n’avait pas rendu son dernier soupir, alors que faisait-il ici ? Et plus important, pourquoi cet homme avait il fait semblant de la tuer ? Et qu’attendait-il d’elle ?

Devant ses pupilles de cendres, une lumière éclatante vint envahir cet espace sans fin dans lequel elle demeurait, si forte que Sayuri du porter sa main devant ses yeux pour s’en protéger. Elle grogna. Détestant le fait de ne pas être capable d’appréhender son univers, d’être ainsi rendue aveugle. Mais cela ne dura qu’une seconde, heureusement pour elle, avant qu’une chape de brouillard épais vienne s’enrouler autour d’elle. La lumière laissa place aux ténèbres, une atmosphère qui allait beaucoup mieux à la jeune espionne qui s’y glissa avec souplesse et discrétion. Ses iris s’habituant peu à peu à l’obscurité ambiante, elle ne tarda pas à discerner une silhouette se découpant dans la brume.

Et de nouveaux mots lui parvinrent.

« Les dieux ? Pourquoi voudraient-ils venir ici ? »

La voix était franchement sarcastique. Pleine d’aplomb, Sayuri n’avait pas fléchit et avait répondu immédiatement à la réflexion de Sloth. Elle n’était pas croyante, elle ne priait jamais et se moquait bien de tous les dieux de cette Terre. Ils existaient surement, mais ce n’était pas son affaire et elle ne voyait pas pourquoi ils se mêleraient de sa pauvre vie sans importance.
Et puis, si Sloth ne l’avait pas tué, c’était parce qu’il avait besoin d’elle. L’espionne pouvait donc se permettre quelque largesse sur le plan de la politesse et du respect. Elle n’aimait pas quand on la manipulait ainsi. Quand on l’éloignait de Onyx.

« Et puis, de quoi veux tu qu’on discute ? J’aurais bien quelques questions à te poser, mais je n’ai pas l’habitude de parler aux chiens et traitres que tu es. »

La jeune femme avait clairement remarqué que Sloth était soudain complètement dénué d’agressivité envers elle, mais cela n’effaçait rien de ce qu’il lui avait fait subir quelques secondes plus tôt. Hargneuse, Sayuri ne pardonnait jamais et n’oubliait rien de ce qu’on lui faisait subir. Par pur reflexe, elle chercha à se saisir de son sabre qui se balançait ordinairement entre ses deux omoplates, mais sa main se referma sur du vide. Elle était tout aussi dénuée d’armes que lors de son passage dans la prison. Dommage.
Sa mort devrait attendre. Si tant est qu’on puisse mourir dans le néant et qu’elle puisse l’atteindre dans cette dimension.

Avançant d’un pas vers sa silhouette, jugulant ses craintes et ses questions, Sayuri n’affichait qu’une suffisance arrogante, ses yeux brillants de haine. Si elle se contentait de n’être qu’une poupée sans volonté auprès de son maître, dès qu’elle se retrouvait éloignée de Onyx, elle reprenait ses esprits avec pour seul et unique objectif de rejoindre ce dernier. Mais bien décidé à paraître sans faille, elle ne prononça pas le nom de Onyx, restant silencieuse sur ses inquiétudes.

« Tu devrais arrêter de sourire…ça ne te va pas du tout. Je te préférai encore comme dans la prison, là était ton vrai visage. »


Aplomb et assurance provocante dans sa voix. Elle se moquait des ténèbres qui l’englobaient, de son sort plus que précaire. Jouant ses derniers atouts.
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MessageSujet: Re: 25 Mai   06.12.10 2:48

L'accueil était dès plus froid entre les deux jeunes gens. Et pour cause, Sloth venait tout juste de faire souffrir Sayuri avant de la mettre à mort. Tout cela dans l'espoir de la retrouver dans le néant. La jeune femme était acide et plaine de rancoeur. Mais qui pouvait la blâmer dans pareille situation? Personne et certainement pas Sloth. Prenant de pleins fouets chacuns des mots cinglants de la demoiselle, il s'était contenté de garder le silence. Qu'aurait il bien pu faire d'autre puisque les remarques étaient totalement justifiée à son encontre. Figé dans le néant, il observait la jeune femme s'avancer vers lui, son regard couleur charbon posé sur lui. Un chien? Un traître? Peut être avait elle raison. Sloth était effectivement un traître pour sa patrie mais il n'en avait que faire d'être détestée. Que se soit pas Onyx ou Sayuri d'ailleurs. Il avait ses raisons qui ne regardait que lui mais dont il savait parfaitement qui devrait en parler à la demoiselle. Mais serait elle prête à l'écouter ? Là était le véritable défis des prochaines minutes qui s'écoulerait dans cette dimension.

- Ta colère et ton dégoût pour l'être que je suis sont parfaitement justifiées et moi même ne cesse jour après jour de ressentir de la répulsion pour celui l'être que je suis devenu. Mais tu dois comprendres une chose Sayuri. Je ne fais qu'obéir à une personne. Je méfforce de réaliser la promesse faite à quelqu'un que toi et moi protégeons, Onyx. Libre à toi de me croire mais je te dis la vérité.

Traçant une ligne droite devant lui , Sloth était totalement inexpressif dans sa façon d'agir. Son regard avait repris l'apparence d'une poupée sans âme et aucun sentiment ne s'échappait. Puis tout à coup, comme répondant à un appel silencieux Un nuage de ténèbres s'échappa de la ligne précédemment tracée par les soins du jeune homme. D'abord volatile, le nuage tournoya joyeusement dans les airs avant de se placer devant la jeune femme, prenant la forme d'un sabre prêt à l'emploi. Sloth en paru satisfait puis il écarta les bras comme une invitation à l'action.

- Subir ma châtiment ne serait que justice après ce que je vous ai fais subir à Onyx et toi. Vas y, je n'essayerais même pas de me défendre. Mais avant que tu n'abattes ce sabre sur moi j'aimerais t'expliquer les raisons de mon comportement. Avant toute chose tu dois comprendre que l'être qui se trouve en ce moment même avec Onyx, ce n'est pas moi, mais un dopelganger.

Claquant des doigts, l'atmopshère tout autour d'eux changea. Le néant se mit à tournoyer dans une valse frénétique. Pris dans se tourbillon, le jeune homme ne bougeait pas, totalement maître de ce qu'il faisait.Pour le peu qu'il connaissait de Sayuri, Sloth savait qu'elle ne perdrait pas son sang-froid devant pareil action, voir même qu'elle se demanderait de quel petit tour de passe-passe le jeune homme était en train de lui faire subir. Mais c'était plus que cela et tout deux furent emporté dans un moment très précis de l'histoire de Sunahama. Le jour ou tout avait commencé...

***

Masqué, déguisé pour ne pas être reconnu, Sloth avait arpenté les couloirs du palais jusqu'à la chambre du petit prince. Avec ses deux sabres il avait répendu le sang de plusieurs gardes mais ces sacrifices s'étaient révélé nécessaire pour le bon déroulement de l'action. Ouvrant alors les portes de la chambre ses yeux s'arrêtèrent sur la silhouette d'une personne penchée sur le berceau du nouveau né.

- Toi ? Mais c'est impossible...

Là, observant le rejeton d'Onyx avec intérêt se dressait un être totalement masqué par une cape. Encapuchonné comme pas possible, seul un sombre sourire se dessinait sur les lèvres vermeil du personne avant que d'un mouvement de la main, il ne dégage son visage de sa protection de tissus. Ainsi libéré, c'est une cascade ébène qui déferla sur les contours de son visage, tombant jusqu'à la hauteur de son dos. Il émanait de lui un charisme impressionnant. Ses pupilles dirigées dans la direction de Sloth était chargé de malice et par moment on pouvait voir les flammes de l'enfer danser à l'intérieur. A sa main, comme le prolongement de son bras, se trouvait raccrocher l'épée céleste qui jadis lui avait été transmise par dieu lui même.

- Et bien c'est comme ça que l'on dit bonjour mon fils?

- Pardon, excusez moi...père!

A cette appelation Lucifer laissa s'échapper un rire profond et amusé. Père! Cela faisait des années qu'il n'avait plus revu Sloth mais à bien y regarder son fils était tout son portrait. Mais si dans le coeur de ce dernier régnait une certaine fierté, sur le visage de Sloth glissait les précimes de la surprise et de l'inquiétude. Le regard perplexe, il s'était agenouillé devant Lucifer et ne demandait qu'à comprendre la présence de son père en ces lieux...

- Sais tu pourquoi je suis là Sloth ?

- Pour tout vous dire je n'en sais rien mon père. Mais j'espérais recevoir une réponse de votre part.

- Je suis là pour te mettre en garde. Tes autres géniteurs vont être rappeler sur cette terre avec pour objectif de détruire les derniers Abys. Malheureusement je ne peux accepter pareille situation car cela donnerait une bonne fois pour toute raison à Dieu. Et ça, tu peux comprendre que je me refuse à cette idée. D'ailleurs je n'ai pas besoin de te rappeler pourquoi tu es venu au monde...

- Pour protéger les Abys contre l'envoyé de Dieu.

- Parfaitement. Mais la situation à changé et désormais l'élu de Dieu n'est plus l'unique menace des Abys, les autres divinités primaires le sont également. Il est donc de ta responsabilité de savoir ce qu'il te reste à faire.

- Oui, père...

- Bien, alors je compte sur toi et surtout, ne me déçois pas...

Les derniers mots s'étaient transformé en échos alors que Lucifer s'était évaporé de la pièce. A l'extérieur la bataille faisait rage entre Onyx et Xyno pendant que Sloth recevait les ordres de son dieu. Redressant en premier la tête, il vit qu'il était désormais seul dans la pièce. Aussi se redressa t il dans un mouvement plein de souplesse. Il devait se hâter dans la réalisation de son projet et s'approcha du lit du nourisson. L'enfant dormais à point fermer, la tête dans les nuages loin de la brutalité de la bataille éclatante à l'extérieur. Devant cette apparition, Sloth sentit une douce chaleur le prendre à la poitrine et se mit à sourire pour la première fois depuis bien longtemps. Maintenant il savait ce qu'il lui restait à faire. Fermant les yeux, le jeune homme se concentra avant de faire apparaître deux dopelganger devant lui. Aussi vrai que nature, chacun se regardèrent un instant avant que le véritable Sloth ne prenne le bébé toujours endormis contre lui. Son regard ne cessait de fixer l'enfant mais il fallut retrouver son sérieux.

- Onyx m'a demander de prendre soin de son enfant si jamais il devait se produire quelque chose. L'enfant n'est plus en lieu sur dans le palais et avec les informations que vient de me donner notre père, je ne donne pas cher de la peau de cet enfant si jamais il devait tomber entre les mains de mes autres parents. Nous avons été créé pour protéger les Abys et leurs obéir, aussi je respecterais ma promesse faite à notre frère. Mais pour cela je dois disparaître. L'un de vous deux devra mourir et être découvert par un garde pour que l'on me croit définitivement mort. Bien entendu se ne sera pas le cas, puisque l'autre jouera mon rôle auprès de mes parents. Ce dernier devra être aussi convainquant que possible. Onyx et les autres doivent vraiment croire que ma mort était une mise en scène et que j'ai changé de camp pour me rallier à la cause de mes parents est clair?

Répondant à cette question par un signe de tête, les doubles de Sloth obéir à la demande de ce dernier. Le premier écarta les bras alors que dans un mouvement rapide, le second le transperça de sa lame. En se regardant mourir de la sorte, Sloth ressentit comme un coup porté en lui même. Il avait vu sa propre mort et n'en avait pris aucun plaisir voir même il ne c'était jamais sentit aussi vivant qu'en ressentant le froid de la mort lui glisser le long de la colonne vertébrale. Son double gisait sur le sol, mais cette sensation restait gravée dans l'esprit du jeune homme. Ceux sont les voix d'autres gardes qui le sortir de sa reflexion. Et pendant que le second double se dissimula entre les tentures, le vrai Sloth disparut dans un couloir de ténèbre. Laissant la pièce vide, avec le cadavre du jouet de l'Abys et le berceau totalement vide.

***

Après tout cela, la scène commença à redevenir trouble. Autour des deux personnes, le décors s'évapora et le néant repris ses droits. Ils avaient été les spectateurs fantômes de toute l'histoire et désormais il se retrouvait en tête à tête. Au rappel de ce moment de sa vie, Sloth ne pu réfréner un soupir avait de tourner son visage en direction de la jeune femme.

- Voila! Maintenant tu sais tout. Libre à toi de faire ce que tu veux , comme je te l'ai dit tout à l'heure, tu peux me frapper. Je n'essayerais même pas de me défendre. Je sais que le doute vis en toi, après ce que je t'ai fais. Mais tu dois également comprendre que je ne peux me permettre de mourir, car je dois respecter ma promesse vis à vis de mon frère.

L'enfant était ma priorité et Sloth ne l'oubliait pas. Cependant pour la suite des évènements, il savait que Sayuri serait une précieuse alliée qu'il se devait de convaincre...


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MessageSujet: Re: 25 Mai   17.12.10 1:10

Ton corrosif. Amer. Sayuri se montrait imprudente, provocante. Ses mots la rattrapaient, s’échappaient de ses lèvres sans qu’elle ne cherche à les contrôler. Trop de temps passer à sa taire. Trop de rancœur accumulée. Elle, si silencieuse, dévoilait sa capacité à aligner plus de trois mots de suite. Un exploit. Rare. Qui montrait bien l’état d’esprit de l’espionne.
Elle s’avança d’un pas. Menaçante. La jeune femme n’avait pas besoin de son sabre, et bien qu’elle se sente nue sans sa présence, elle savait parfaitement se débrouiller sans. Tout en elle le clamait. Cette assurance dans le regard, ce port droit du visage. Sa silhouette féline se fondait dans les ténèbres, se jouait d’eux sans paraître en être affecté. Elle possédait une capacité d’adaptation hors norme, héritage de ses longues années passées dans l’armée. De sa vie qui ne lui avait pas fait de cadeaux.

Elle fut surprise par les paroles de Sloth. Surprise… c’était sans doute un bien grand mot puisque sa seule réaction fut d’arquer un sourcil lorsqu’il lui avoua agir pour respecter une promesse faite à Onyx.

« Une promesse ? Supposons. Après tout tu as de bien étrange façon de t’acquitter de ta parole, je m’en suis déjà aperçue. »

Léger soupçon d’ironie dans sa voix de glace, mais qui ne dissimulait en rien les retenues que conservaient l’espionne. Elle ne faisait confiance à personne, à part à elle-même et à Onyx. Et encore moins à un homme qui la faisait passer pour morte. En gage de compensation pour lui avoir sauvé la vie, Sloth n’avait rien trouvé de mieux que l’envoyer dans ce néant, lui causant au passage bien des blessures. Alors pourquoi pas après tout ?
Tendue, Sayuri essayait de saisir cette vérité qui lui échappait. Des questions tourbillonnaient dans sa tête, mêlée à sa rancœur, à sa rage et à la culpabilité d’être séparer d’Onyx. Elle se raidit un peu plus lorsqu’un nuage de ténèbres commença à se glisser autour d’elle. Les jambes légèrement fléchis, la jeune femme se tenait prête à bondir, à frapper. Mais la nuée sombre tournoya autour d’elle sans l’affecter, jusqu’à se matérialiser devant ses yeux ébahis en un sabre. Elle l’observa quelques secondes, ses iris de nuit insondables, écoutant dans un mutisme complet les paroles de Sloth.

Elle était méfiante. Comme un animal sur la défensive, elle jaugeait l’arme devant elle, essayant de juger s’il représentait un danger ou non. Mais elle n’eut pas le temps de poursuivre son expertise que l’atmosphère autour d’eux changeait déjà. Sans réfléchir, par pur instinct, Sayuri se saisit de l’arme de sa main droite et la serra dans sa paume. Avant de se laisser emporter, sans montrer plus de signe de surprise. Maintenant qu’elle était armée, elle semblait ne plus rien craindre. Et puis… peut être qu’elle allait avoir les réponses à ses questions.

Une scène lui apparut. Dans un lieu qu’elle connaissait par cœur. La chambre du jeune prince de Sunahama. Quand à la date de cet acte, elle ne tarda pas à le situer au moment du combat entre les deux abis. Assistant comme une spectatrice, Sayuri se gardait bien de montrer un quelconque sentiment sur son visage impassible. Mais c’était une tempête qui agitait son esprit.
De rencontrer, même si c’était immatériellement, Lucifer. C’était quelque chose de connaître son existence, mais de le voir en « vrai », c’était une tout autre affaire. L’espionne avait beau avoir déjà été confronté à un Archange, elle n’en restait pas moins une humaine qui se retrouvait dépasser par toutes ces forces mystiques.
De voir apparaître deux clones du demi frère de l’abis.
Stockant toutes les informations qu’elle put glaner, l’espionne mit à profit son sens de l’observation et de l’analyse pour saisir rapidement les enjeux de cette scène que lui montrait Sloth. Et elle commençait à comprendre ce qu’il attendait de lui.

Serrant dans sa main le sabre de ténèbres qu’elle n’avait pas lâché, le néant repris ses droits devant ses yeux vides. Elle reporte son regard vers la seule silhouette à l’horizon, écouta ses dernières paroles.

Elle savait tout… ou si peu de choses. Assez pour prendre conscience de la situation dans laquelle elle se trouvait.
Mais avant toute discutions … Sayuri s’élança, rapide et insaisissable, et sans une once de doutes, planta son épée dans le ventre de Sloth. Jusqu’à la garde.

« Je me doute que les blessures faites dans cette dimension n’affecteront pas ton corps réels. Mais prends ceci comme un avant goût de ce que je pourrai te faire si à l’avenir je me rendais compte que tu n’es que le sale chien que tu parais être. »

Sa voix sèche avait claqué dans le silence, avant qu’elle ne retire le sabre et se recule de deux pas. Elle avait touché un point non vital. Mais le message devait être passé ainsi.
La jeune femme était avant tout une guerrière. Une arme.

« Supposons que tu dis vrais et que tes intentions sont avant tout de protéger les abis, pourquoi avoir ainsi attaqué l’abis Grenat ? Je veux bien que tu joues un rôle auprès des envoyés de Dieu, mais je t’ai trouvé un peu trop convaincant dans ta façon de faire. »

Elle qui se jouait si bien des illusions et des masques savait reconnaître là où ils étaient les vrais sentiments. Et en l’occurrence, clone ou pas, le Sloth qui les avait attaquait l’avait fait avec un profond désir de les voir souffrir. Particulièrement Onyx.

« Où est-il en ce moment ? Je dois le rejoindre en priorité et l’aider à se défaire des griffes de ces imposteurs. Dis-moi ce que tu as fait de mon corps et comment le réintégrer ! »

Onyx, Onyx… il n’y avait que lui. C’était le centre de son monde, sa raison de vivre. C’était malsain, total et irrémédiable. Depuis que Sayuri avait 8 ans, on lui avait inculqué une rigueur militaire et un fanatisme pour l’abis Grenat. La propagande propagée dans l’armée avait fait son effet sur la jeune recrue qu’elle avait été, et ses instructeurs avaient tout fait pour que ce message reste gravé en elle de façon permanente. Les cicatrices sur sa poitrine ne cessaient de lui rappeler son engagement total envers Onyx.

« Qu’attends-tu de moi à la fin ? Tu ne m’as pas raconté cette jolie histoire juste pour passer le temps n’est ce pas !? Si ce n’est pas ton cas, sache que je suis pressée et que la patience n’est pas une de mes principales qualités. »

Elle montrait les crocs, prête à mordre. Son corps tendu, semblant prêt à se briser à la moindre pression de plus, se faisait menaçant. Le sabre, prolongement de son bras, restait fermement tenu dans sa paume et encore une fois, aucun doute ne venait embrouillait son esprit.
Sa détermination était aussi aiguisé que le fil de son arme.
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MessageSujet: Re: 25 Mai   23.12.10 1:49

Les images du passés commencèrent à défiler devant les yeux des deux jeunes gens mais déjà Sloth pouvait voir ça et là quelques expressions se dessiner sur le visage de la demoiselle. Ils n'étaient quasiment pas visible temps sa maîtrise d'elle même était impressionnante, mais ça et là elle semblait avoir baisser sa garde le temps de faire défiler dans son regard l'ombre d'un sentiment. Connaissant ce moment par coeur, Sloth n'avait eu de cesse que d'observer la jeune femme et surtout cette rapidité d'assimilation que ses pupilles tremblantes faisaient remarquer. Il était clair qu'elle tentait par tous les moyens d'emmagasiner le plus de renseignements possibles pour l'avenir et plus encore. Cette initiative fit sourire le jeune homme, car il n'en attendait pas moins de celle qui vouait sa vie à défendre l'Abis. Onyx n'avait plus rien de l'Abis d'autrefois, si ce n'est cette rage de survivre mais Sayuri n'avait pas abandonné sa mission. Le protéger au péril de sa vie, s'en était vraiment remarquable, mais Onyx lui même se rendait il compte de tout ceci? Rien n'avait jamais compté pour lui, rien ni personne, mis à part, Calintz, Gaïa et ses enfants. Il n'avait sû montrer son humanité qu'en leur présence et encore avec beaucoup de difficulté.

Mis à part eux, le reste du monde n'était que des pions sur son immenses échiquier qu'il aimait à déplacer à sa guise. Cruelle vérité qui virevoltait dans l'esprit embrumé de Sloth. Mais son retour à le réalité, si l'on puis dire, se fît de manière peu conventionnel. Les images autour d'eux s'étaient évaporés et lui même n'avait cessé de garder ses bras tendus, attendant cette lame qu'il venait d'offrir à la jeune femme. Aussi impétueuses que le cheval, elle avait bondit sur l'occasion pour planter l'instrument de son désir au plus profond de son être. Là devant son regard triste et sombre, Sloth pouvait observer la garde de ce sabre. Non! On ne peut pas dire, qu'il fût surpris par cette attitude de la part de Sayuri, elle souhaitait lui donner un avant goût de ce qui pouvait l'attendre dans le vrai monde. Mais surtout, à travers son geste, Sloth comprenait parfaitement qu'elle désirait extérioriser la rage qu'elle avait à son égard pour tout ce qu'il lui avait fait subir à elle, et surtout à Onyx. On ne pouvait la blâmer en pareille circonstance. Sloth, d'un hochement de la tête se contenta d'exprimer une fatalité qui lui était propre.


- Ta rage est parfaitement compréhensible Sayuri et je ne fuirais pas si d'aventure nous devions nous affronter de nouveau. Cependant tu fais une erreur, lorsque tu penses qu'il ne s'agit pas là de mon corps réel. Mais passon...

Se dégageant avec facilité de la lame, Sloth se prit à faire quelques pas, les mains dans le dos, l'air tranquille. Il était posé, écoutant avec attention les paroles de la jeune femmes. Notant au passage cet empressement dont faisait preuve l'assassin de son frère à son égard. Elle ne vivait que par lui, maintenant c'était devenu une certitude. Être dépendante à ce point d'un individu était une chose que Sloth ne pourrait jamais comprendre. Les humains, à leur façons, savaient s'entourer de mystère. Il stoppa sa marche lorsque la jeune femme exprima son opinion au sujet des "tortures qu'il leur avait fait subir, dans le domaine des vivants. Elle se flattait de remarquer un certain acharnement au sujet d'Onyx et pour la première fois depuis longtemps c'est un flot de sentiments qui palpitait dans son regard. Faisant volte-face, Sloth regarda Sayuri. Elle ne pourrait jamais le comprendre et il ne chercherait pas à lui faire partager son point de vue. Sa fascination pour l'abis l'avait rendu tellement aveugle semble t il, qu'elle ne se contentait que de suivre les traces et les idées de ceux derniers. Il ne fallait pas s'attendre à autre chose de la part d'un sujet dévoué de son frère.

- Pour que mon subterfuge puisse fonctionner correctement, je devais être le plus crédible possible. Si j'avais fais par de mon plan à l'Abis tu penses bien que le résultat n'aurait pas été aussi réaliste. Un adage dit d'ailleurs " pour mieux tromper ses ennemis, il faut tromper ses amis". C'est vrai que je n'ai pas d'ami, mais l'idée était là. Toutefois, tu as vu juste et je t'en félicite. Mais c'est le minimum que l'on peut attendre pour une personne aux ordres de mon frère. Cependant cette histoire entre mon frère et moi ne regarde personne d'autre que nous deux...

Et très vite, le calme se refît dans son esprit. Son visage retrouva la sérénité et ses pupilles retrouvèrent cette in expression qui l'ai caractérisaient tant. Rebondissant sur les mots de Sayuri, il notait l'impatience dans le timbre de sa voix. Comme le tigre prisonnier de sa cage, la jeune femme commençait sérieusement à s'impatienter. Elle était fille d'action et nous de réflexion à première vue. Et pire encore, elle voulait retourner là-haut retrouver son seigneur et maître. Comment Sloth pourrait il lui faire comprendre que pour le moment cette solution n'était pas la bonne. Elle serait furieuse, ça c'était à prévoir.C'est pourquoi, après une longue inspiration le jeune homme se lança dans ses explications.

- Je sais que les prochaines paroles que je vais te dire vont te paraître folle et stupide mais... Pour le moment Onyx est plus en sécurité dans le palais que nul part ailleurs. Je m'explique si tu le permets. Enfermé entre les murs du palais, Onyx et sous la surveillance de mes géniteurs. Ils ne veulent pas sa mort, ou du moins pas pour le moment, ce qui joue en notre faveur. Si tu reviens au palais et que les dieux découvrent que tu es encore en vie, nous seulement le plan pour sauver le fils de l'Abis tombera à l'eau, mais en plus ceci provoquera la mise à mort immédiate de mon frère. Tu es une guerrière Sayuri, mais je suis persuadé que tu sais qu'il y a un temps pour tout dans la vie. Onyx ne mourra pas, ca je peux te le garantir, mais pour sa sécurité et sa survie, tu ne peux le retrouver dans l'immédiat...

S'arrêtant un instant, Sloth scruta attentivement le visage de la jeune femme. Il savait que tout ceci ne lui plairait pas, et qu'elle n'hésiterait pas à lui sauter à la gorge pour l'obliger à la ramener auprès de son maître. Mais le jeune homme souhaitait par dessus tout, qu'elle comprenne l'importance de la situation afin d'éviter le maximum de perte inutile. Ne l'a voyant pas réagir dans l'immédiat, il prit la liberté de poursuivre ses explications.

- J'ai depuis longtemps compris que la patience n'était pas ton alliée, Sayuri tu peux me croire, et je vais donc être bref. Tu es ici car il faut que nous mettions un plan sur pied afin de faire disparaître mes géniteurs de cette terre et replacer Onyx sur le trône qu'il n'aurait jamais du quitter. Ta mort nous a permis de tromper la vigilance des autres. Déclarée morte, tu vas pouvoir agir en toute liberté pour la suite des évènements sans que l'on ne se doute de quelque chose. Nous devons donc nous rencontrer dans le monde réel. Une autre personne se joindra à nous pour l'occasion. Je ne te demande pas de me faire confiance car j'ai trahis cette dernière mais ci ce n'est pas pour l'avenir de ce monde. Fait le pour Onyx et sa descendance...

Cette fois ci, il en avait terminé. Ses lèvres se turent et le silence se plaça entre eux. Son regard tourné sur ses propres mais, Sloth redressa lentement la tête en direction de Sayuri, attendant sa réponse avec intérêt...
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MessageSujet: Re: 25 Mai   10.01.11 19:22

Elle le détestait, le haïssait. Sloth. Pour cette image qu’il lui renvoyait d’elle-même, pour son attitude nébuleuse, pour ce manque de réaction qui faisait écho à sa propre condition. Alors elle libéra sa rage dans un éclair de vivacité. Le sabre créé à partir de ténèbres s’enfonça dans les chairs du jeune androgyne, profondément. Ses pupilles noires croisèrent celles du manipulateur, alors que ce dernier énonçait placidement qu’il ne fuirait pas s’ils venaient à se rencontrer. Sornette. La guerrière n’en croyait pas un mot. Elle ne s’intéressa pas davantage à la question de la blessure –réelle ou non- qu’elle venait de lui infliger. Ses priorités étaient bien autres et la jeune femme savait éviter les questions embarrassantes pour se consacrer sur ses objectifs.

Elle provoqua une nouvelle fois Sloth, cherchant à dénouer la vérité du faux dans ses paroles, dans son attitude. Elle, simple humaine, perdue dans tous ces évènements surnaturels. Elle sut qu’elle avait mis le doigt au bon endroit en déchiffrant les pupilles de son interlocuteur. Le vide avait laissé place à un tourbillon de sentiments qui la laissèrent de marbre. Mais une fois de plus, ses paroles firent un écho étrange en elle. Sans amis … Sayuri aussi était dénuée d’amis, de relations humaines tout court. Elle ne vivait qu’au travers de son maître et se contentait de lui obéir. En tout point. Onyx pouvait bien lui demander n’importe quoi, de coucher avec un inconnu, de tuer des femmes et enfants, de s’infliger des tortures, elle était prête à absolument tout. Sloth lui n’avait pas ce point d’ancrage comme elle, mais il paraissait d’un certain côté aussi vide qu’elle.
A chaque fois qu’elle le regardait, elle avait envie de lui planter son sabre dans le ventre, de le frapper. Encore et encore.

« Dès que cela concerne maître Onyx, cela me concerne aussi. »


Elle soutint son regard, sans paraître affectée d’être ainsi mise à l’écart. Pour elle, la vérité se trouvait dans ses mots et il n’y avait que ça qui l’importait. Elle restait aveugle, obstinée et têtue.

Tournant en rond autour de Sloth, dans ce néant absolue, Sayuri ne pouvait s’empêcher de bouger, incapable de rester immobile. Aussi fronça t’elle les sourcils lorsque le demi frère de son maître repris la parole. Elle l’écouta sans chercher à l’interrompre, ses yeux se faisant de plus en plus sombre. La guerrière réfléchissait à toute allure, essayant de contenir l’inquiétude qui faisait pulser son sang et l’adrénaline qui envahissait son corps. Elle tiqua un peu lorsque Sloth parla de sa mort. C’était tellement étrange de s’entendre dire qu’on était morte alors qu’au final tout était faux. Cette mascarade était loin de plaire à la jeune fille. Mais elle comprenait qu’elle n’avait pas le choix. Et que Sloth était en quelque sorte dans son camp. Du moins pas un parfait ennemi. Elle continuait à le considérer comme un chien, un traitre indigne de son maître, mais il avait raison. Le fait qu’on la croit morte lui laissait une marge de manœuvre conséquente.
Et pourtant… et pourtant Onyx ne cessait de hanter ses pensées.

« En effet, je ne te fais pas confiance. Je ne suis et ne serais jamais ton alliée ou ton instrument. Je n’appartiens qu’à Onyx. Mais je souhaite également nous débarrasser des messagers de Dieu et sauver l’enfant de mon maître. »

Elle ponctua ses paroles d’un temps de silence alors qu’elle continuait à tourner en un cercle régulier autour de Sloth.

« J’accepte de t’aider dans ton entreprise à la seule condition que je décide moi-même de mes actions et que Onyx ne soit pas blessé. Je me moque bien de tes intentions et de cette autre personne. Je veux juste faire mon devoir. »

Elle avait mis ses doutes de côté, mais restait toujours extrêmement vigilante. Elle n’avait pas l’habitude de parler, alors Sayuri allait droit au but, imposant ses conditions.
Elle s’approcha de Sloth, le sabre toujours dans la paume de sa main.

« Ou se trouve mon vrai corps ? Et ou doit on se retrouver dans le monde réel ? »

Deux questions. Simples. Les autres avaient été mises de côté.
Sayuri transpirait une détermination sans faille et une volonté de fer. Jamais elle n’avait semblé si ferme.

Maître Onyx … tout ça, c’est pour vous.
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MessageSujet: Re: 25 Mai   30.01.11 20:28

Tout n'était que colère dans la façon d'être de Sayuri mais comment aurait il pu en être autrement. Sloth l'avait tout simplement manipulé pour l'emmener jusqu'ici, brisant son point d'encrage en la personne de Onyx. Elle qui avait été depuis tout ce temps son ombre devait vivre par elle même en cet uinstant bien précis. Néanmoins elle ne cessait de dire qu'elle était dévouée à Onyx, encore et toujours. Sloth se mit alors à se demander ce qu'il adviendrait d'elle si jamais Onyx venait à mourir? Comment vivrait elle si son unique but dans la vie venait à passer dans l'au dela? D'une certaine manière, Sloth ressentit de la pitié pour elle, mais préféra le garder pour lui. Il était toutefois fasçiné par toutes ces démonstrations de loyautés, même par dela la mort, si l'on puis dire et en meêm temps il éprouvait une certaine jalousie en son fort intérieur. Comment un être aussi froid et cruel qu'Onyx avait il pu susciter autant d'attention et d'intérêt? C'était peut être cela qui le différenciait des véritable être humain. Ils étaient capable de tous les sacrifices au nom d'idéaix et de principes.

Perdu dans ces pensées, il n'écoutait que d'une oreille distraite les propos que lui tenait Sayuri . Elle ne lui faisait pas confiance, quoi de plus normal. Elle n'était pas son allié, il pouvait parfaitement comprendre. A son tour elle lui donna ses conditions pour l'aider dans sa tache. Elle voulait être maître de ses choix. Cette demande surpris quelque peu le jeune homme qui pourtant ne laissa rien paraître. Hoachant la tête en signe d'approbation. Il se pinça cependant les lèvres lorsqu'arriva la seconde demande de la jeune femme.


" Comprend bien que j'accepte ta première demande car elle est tout à fait légitime. Cependant je ne suis pas en mesure de t'apporter une réponse ou du moin, la réponse que tu espère dans ta seconde demande. Tu connaiss comme moi le tempérament d'Onyx. Rester enfermé lui sera insupportable et il cherchera par tout les moyens de s'échapper du palais. Mais je ferais tout ce que je peux pour qu'il ne lui arrive rien. "

Durant toute ses interventions, Sloth avait remarquer que Sayuri ne parlait que de devoir. Sa volonté était totalement tournée vers Onyx. Son devoir, voila un concept bien surprenant pour une civilisation réputée pour ne vivre que dans l'égoïsme et le péché. Non, jamais Sloth ne pourrait les comprendre tant la complexité huamine était évidente. Toujours est il que Sayuri accepta finalement de collaborer avec lui pour mettre un terme à la domination des messagers de Dieu. Elle voulait savoir ou se trouvait son corps pour pouvoir agir à sa guise dans le monde réel mais également pour pouvoir le retrouver . Pointant alors son doigt dans le vide, Sloth forma ou plutôt traca une ligne verticale. A son contact, le voile se déchira pour former un passage dimenssionnel lumineux. Se plaçant alors à côté Sloth lui présenta le passage

" Ton corps se trouve en dehors de la ville. Placé dans une étable. C'est tout ce que j'ai pu faire pour celui ci. Après mon départ avec Onyx, j'ai fais absorber ton corps dans le mur pour que personne ne puisse en abuser et j'ai fais en sorte de la placer là bas. Lorsque tu seras réveillée, dirige toi vers les montagnes de l'entre deux . Je t'attendrais là bas. Traverse ce passage et tu retrouveras ton corps. "

Puis après l'avoir salué, l'image de Sloth commença à se dissiper, de plus en plus floue, elle fût balayée par un légé vent laissant alors la jeune femme, seule, dans le néant...
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MessageSujet: Re: 25 Mai   05.02.11 0:18

Sayuri était une bête sauvage, une femme sans morale, sans lois. Elle agissait selon ses instincts primaires, animaux. Ne respectant que peu de chose. Si peu de chose. La vie elle-même n’avait aucune valeur à ses yeux. Seul Onyx importait. Son maître, le seul qui pouvait lui donner des ordres, l’unique homme de sa vie. Les autres étaient si insignifiants, leur vie si futile. L’espionne, si parfaitement dressée, ne reconnaissait que l’abis Grenat comme maître. Mais ce n’avait rien à voir avec les sentiments, avec de l’amour. Cela concernait uniquement son devoir, le sens de son existence même. Sayuri ne savait même pas si elle était encore capable de ressentir une quelconque émotion, elle avait l’impression de n’être plus tout à fait humaine. Du moins pas une humaine comme les autres. Simple constatation. Il n’y avait aucun regret dans le cœur de la jeune femme aux pupilles si noires.

Elle posa ses conditions à Sloth. S’affirmant un peu plus comme entité indépendante. Mais elle n’était qu’un prolongement de la volonté de Onyx, toutes ses pensées étant dirigées vers son maître. Elle voulait être libre de ses choix. Libre. Sa voix était assurée mais son esprit sursautait à cette démarche, elle qui n’avait jamais évolué dans un milieu sans qu’elle ne reçoive d’ordres. Pourtant c’était important. Si important. Puisque Onyx n’était pas à ses côtés d’elle pour la diriger, elle n’autoriserait personne à le faire à sa place. Elle souhaitait prendre elle-même ses décisions, s’aventurant pour la première fois dans le dilemme des choix et de la vie. Mais là n’était pas le plus important. Plus que tout, elle voulait protéger Onyx. Encore et toujours. Véritable obsession qui ne quittait jamais son esprit.
Sayuri jaugea Sloth. Décryptant ses paroles, essayant de voir à travers le masque. Elle ne le croyait pas, n’avait pas confiance en lui. Mais elle n’avait pas le choix, elle ne pouvait faire autrement. Elle devait se fier à ses paroles, même si cela la mettait dans une rage folle.

« Bien. »

Elle paraissait soudain détachée, si lointaine, revenant à ses monosyllabes habituels. Sayuri ne savait pas parler, elle préférait se taire. Elle alla droit au but, cherchant à connaître l’emplacement de son corps et le prochain lieu de rendez vous. Les choses prenaient une tournure qu’elle n’aimait pas… mais après tout elle n’était pas morte. Elle pouvait encore agir pour Onyx. C’était là le plus important.

Observant de ses pupilles abyssales les gestes de Sloth, elle détailla chacun de ses mouvements. Il leva son bras gracile au dessus de sa tête et traça une ligne invisible avec son doigt fin. Cela ne ressemblait à rien, cela ne devait avoir aucun résultat. Et pourtant le voile se déchira en suivant la ligne invisible, conférant au comportement de l’être une étrangeté surnaturelle. Sayuri ne pouvait s’empêcher de le trouver fascinant d’un certain côté. Ecœurant, traitre et fourbe mais fascinant par sa part de divin. La jeune femme, à force de côtoyer les abis et des êtres mystiques comme des archanges ou l’élu, avait développé une curiosité enfantine à leur égard. Mais son visage resta aussi sec, aussi strict. Rien ne filtrait dans ses yeux, dans sa posture. Elle fit un pas vers le passage qui s’était soudain ouvert, le fixant alors que Sloth lui parlait.

Elle se tourna vers lui, le regardant alors qu’elle s’était encore avancée vers le passage.

« Quelle attention charmante. »

La voix était de glace malgré le léger ton ironique. Ainsi son corps avait été protégé des violences et abus des soldats. Tant mieux. Non pas que cela l’aurait blessé dans son âme, dans son intégrité d’avoir son enveloppe corporelle maltraitée –cela avait déjà été le cas de nombreuse fois- mais ainsi, elle savait qu’elle retrouverait son corps en état de fonctionner. Les blessures que lui avait auparavant infligé Sloth et qu’elle avait eu durant son combat n’étaient pas suffisante pour l’empêcher d’agir.

Elle regarda l’image de son allié provisoire se brouiller pour finalement disparaitre dans le néant. Ses derniers mots se répercutant dans sa tête.

« A moi de disparaître maintenant. »

Sans hésitation, elle lâcha le sabre qui se dissipa dans une brume noire et s’avança vers le passage. Elle ne s’arrêta pas, resta droite et déterminé. Sayuri disparut à son tour de ce rêve, réintégrant ainsi son corps.


-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-


Elle ouvrit ses paupières lourdes. L’air était chaud et elle avait la gorge si sèche. Elle avala avec difficulté sa salive alors qu’elle se redressait, constatant qu’elle était jusqu’alors allongé dans de la paille. La jeune femme grimaça lorsqu’elle fit jouer son épaule, celle-ci encore en mauvais état après qu’elle se la soit déboitée. Ses côtés aussi la faisaient souffrir. Mais elle ignora toutes ces douleurs, se relevant lentement. Distraitement elle enleva la paille coincée dans ses cheveux courts et dans sa robe qui partait en lambeau. La lumière du jour filtrait par la petite fenêtre de l’étable ainsi que par l’interstice en dessous de la porte en bois.

Elle chercha des yeux son sabre, mais comme elle s’y était attendu, il n’y avait aucune trace de son fidèle compagnon ici. Les gardes lui avaient pris lors de son arrestation et elle n’avait aucune idée d’où il l’avait entreposé. Elle récupéra seulement un bâton solide et droit dans l’étable avant d’en sortir. Ça avait beau être un vulgaire morceau de bois, entre ses mains, c’était une arme redoutable. Sans s’attarder sur ses blessures, sur son état de fatigue avancé ou sur son apparence, elle se mit en marche après avoir déterminé la bonne direction. S’orientant grâce au soleil et aux connaissances qu’elle avait amassé, elle avançait. Sur son chemin. Celui qu’elle avait choisit.
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