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 10 Mai

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MessageSujet: 10 Mai   30.07.08 18:19

[10 Mai / Matin / Entrée de la mine de sable]



Des pas réguliers soulevant un petit nuage de fumé sur leur passage. Une escouade de dix gardes avaient été appelé pour rattraper les prisonniers fugitifs amené par le roi des voleurs. Ou plutôt l’ancien roi des voleurs car cela faisait trois ans qu’il n’avait pas donné signe de vie. Et à l’avant de ce bataillon un commandant qui avait connu la guerre et la paix ainsi que l’ère de d’Alex Telles. Une vieille rancune était remontée de ses souvenirs, suite à de nombreuses humiliations publiques et de filatures infructueuses. Oui, Horin Vynir haïssait le roi des voleurs. Et son arme déjà au point il se dirigeait d’une course rapide vers l’unique sortie du village de la mine. S’il voulait quitter Sunahama il devrait obligatoirement passer par là. Et il était sur qu’il voudrait quitter le village devenu véritable piège pour les prisonniers. Toutes les patrouilles avaient été alertées et la fin de leur cavale n’était plus qu’une question de temps.

« Plus vite les gars ! »

Le pas s’accéléra et sous les regards surpris mais mornes des habitants, le bataillon arriva devant l’entrée imposante du village. Horin envoya quelques hommes en reconnaissance dehors malgré la chaleur et la tempête de sable qui faisait rage pour tenter de savoir s’ils étaient déjà passés par là. Mais le vieux général était persuadé que les fugitifs se trouvaient encore dans le village. Leur nombre ne facilitait pas un déplacement facile et le voleur ne sacrifierait surement pas quelques membres lents … c’était là la faille que voulait exploiter Horin, la trop grande sensibilité de ce voleur de pacotille.

« Ouvrez l’œil, ce Telles est un rusé et l’abis souhaite le capturer vivant ! Par contre, ne vous gênez pas pour exécuter ces chiens de rebelles. »

Les consignes étaient claires, il ne fallait pas laisser filer le voleur mais la vie des autres prisonniers n’importait peu ou même pas du tout. Qu’il meure là ou dans l’arène, la différence n’était pas bien grande. Au contraire un petit ménage dans la prison ne ferait pas de mal, la place commençait à manquer.
Horin possédait une longue épée imposante avec laquelle il avait broyé bien des cranes, enfant, femme ou homme … peut lui importait. Il était au service de l’abis Grenat depuis ses 16 ans et avait peu à peu gravit les échelons jusqu’à diriger un petit bataillon. Lors de la guerre il s’était illustré par le massacre d’un village de la mine de pierre, refuge des rebelles. Depuis, il était confiné à la mine de la mer de sable et son épée réclamait du sang. Celui qui coulait dans l’arène était sans mérite, les rebelles y était envoyé comme de la chair à pâté dans le seul but de se faire massacrer, aucun n’en réchappait. Quelques soit le moyen utiliser, combat, lions, torture …

Un groupe de villageois s’approcha de la porte, il semblait que cela soit des nomades de passage venant faire du commerce dans la mine. Le soldat à qui ils s’adressèrent les redirigea vers le capitaine qui se tenait fièrement et de toute sa hauteur face aux habitations. Le porte parole du groupe s’approcha et lui demanda sur un ton agréable mais sans peur :

« Pourriez vous nous laisser passer, nous ne sommes que des nomades de passage dans votre … charmant village. »

Le regard noir de Horin se posa sur l’homme qui avait une stature bien bâtit, ce devait être lui le chef du groupe.

« Etes vous aller voir notre cirque, il est unique ? »

Le marchand hésita un moment jetant un regard vers sa troupe encerclée par les soldats. Le sourire mauvais qu’arborait cet homme ne lui inspirait rien qui vaille. Son ton était devenu plus suspicieux.

« Non … nous sommes ici pour le commerce. »

Le sourire malsain de Horin s’élargit un peu plus dévoilant ses dents sales.

« Alors si tu ne veux pas aller y faire un petit tour, toi et ta gentille troupe, vous restez ici. Interdit de sortir jusqu’à nouvel ordre. »

Le marchand blêmit et voulut répliquer, mais ses mots restèrent bloqués dans sa gorge alors qu’il vit un des garde pointer une arme vers son petit garçon. Il se ravisa, baissa la tête et regagna son groupe après avoir maugréé un « Compris ». Horin observa un moment la troupe s’éloigner avant de sourire d’un air mauvais. Le fameux roi des voleurs pouvait bien venir, cette fois ci, il allait l’attraper !
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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 10 Mai   30.07.08 19:01

[10 Mai / Matin / Entrée de la mine de sable]

19 personnes … 19 vies sous sa responsabilité. Un poids écrasant pour les épaules de Alex, mais sa conscience de roi des voleurs se réveillait peu à peu, à ce moment là ce n’était pas 19 vies qu’il avait entre ses mains mais plus d’une trentaine. Sauf que là tout était différent, ce n’était pas des hommes ou des femmes qui savaient se battre qu’il devait protéger, mais des rebelles sortant d’un long calvaire qui les avait laissé amaigris, blessés, complètement à bout de force. Sans arme.
Alex était le seul à avoir une épée, et cela n’allait certainement pas faire le poids s’ils rencontraient une patrouille. Il fallait pourtant se dépêcher, la rapidité d’action était leur seul moyen de s’en sortir tous vivant. Car le roi des voleurs n’admettrait pas de laisser des gens en arrière, de les sacrifier pour que d’autres survivent. C’était tout ou rien.

Il guidait les autres prisonniers sans hésiter, se fiant à sa mémoire qui revenait par bribe, le sceau les entravant étant cassé depuis qu’il avait accepté son amour pour Annice. Il connaissait le village de la mine de sable, il le connaissait très bien même. Il le savait. Tenant dans ses bras la petite fille qui l’avait retenu alors qu’il s’était apprêté à retourner chercher Annice, il était encore terrifié par son poids ridicule. Il la portait avec douceur, comme un objet fragile qu’on aurait peur de casser … car c’était l’impression que lui donnait l’enfant, celle qu’elle pouvait disparaître à tout moment. Derrière lui, les autres personnes valides soutenaient aussi ceux qui avaient du mal à marcher, à courir même puisque le roi des voleurs intensifiait leur allure. Le temps jouait contre eux, il fallait qu’ils se dépêchent. Arrivant à quelques embranchements de la porte principale, leur groupe de prisonnier en fuite était resté discret et Alex n’avait emprunté que de petites rues pour qu’ils ne se fassent pas remarquer. Le roi des voleurs et ses nouveaux compagnons de cavale pénétrèrent dans une cours derrière une maison, à l’abri des regards.

Le jeune homme savait son emplacement car il se servait souvent de cette cachette du temps ou il était poursuivi par des gardes dans le village de Sunahama. Il regarda les autres prisonniers en fuite, jugeant d’un coup d’œil leur condition physique. Beaucoup étaient hors combat, certains semblaient avoir encore assez de force pour participer à une lutte. Mais sans arme …

« Tu peux me lâcher. Merci. »

Ah oui, il tenait toujours dans ses bras la petite fille nommé Ahialis. Dans un geste doux il la remit à terre sur ses deux pieds et la laissa se dégourdir un peu les jambes. Avant toute chose, même s’il n’avait pas beaucoup de temps, il fallait trouver de la nourriture pour revigorer un peu les fuyards ainsi que des armes et vêtements, pour pouvoir se défendre et se fondre plus facilement dans la foule.
Il était temps que le roi des voleurs fasse son retour.
Détournant ses yeux rouges de la vision du petit groupe, Alex se dirigea vers la rue, mais une main se posa sur son épaule. Le dénommé Reks accompagné d’un homme et d’une femme venait de l’interpeller.

« Qu’est ce qu’on fait maintenant ? »

Alex fut surprit, plus aucune once d’agressivité dans la voix de l’ancien prisonnier, il lui souriait même.

« Je vais aller voler quelques provisions sur le marché et je vais essayer de ramener des vêtements et des armes. Nous devrons certainement affronter des gardes et si nous parvenons à atteindre le désert, il nous faudra être un minimum préparé pour espérer lui survivre. Dans cet état, nous ne ferons pas deux pas hors de cette planque. »

Le voleur avait parlé sans minimiser la gravité de leur situation, faisant au passage blêmir ses compagnons qui n’avaient pas pris conscience des barrières qu’ils leur restaient à franchir avant d’être libres.

« Mais si tu sors et si tu voles tout ça, tu vas te faire remarquer … »

Un sourire malicieux lui répondit.

« Viens avec moi et je te montrerais de quoi est capable le roi des voleurs. »

Sa voix avait retrouvé ses intonations légèrement arrogantes. Ceux qui connaissaient la légende du roi des voleurs écarquillèrent des yeux, mais déjà Alex s’était faufilé vers la rue et commençait à la remonter vers le marché. Reks et ses compagnons échangèrent un regard puis suivirent le jeune homme qui était devenue leur chef.


Un quart d’heure plus tard, les quatre fuyards revinrent, les poches remplies de victuailles, tous une épée au flanc, ainsi que deux d’entre eux un arc dans le dos, et tenant dans le bras des baluchons de vêtements. Le roi des voleurs n’avait pas perdue la main et ça avait été un jeu d’enfant de subtiliser tous ses objets. Maintenant les commerçants ne se tenaient même plus sur leur garde. Rapidement chaque prisonnier reçut quelques petites choses à manger, et de nouveaux vêtements. Alex avait simplement revêtu une cape, cachant ses sales vêtements de prisonnier. C’était lui-même qui s’était chargé de la distribution des armes. 4 épées et 2 arcs … c’était juste pour assurer la protection de 19 personnes, surtout que ceux qui maniaient ses armes n’étaient pas des experts.

Le roi des voleurs finit par envoyer un éclaireur vers la sortie. Ils avaient trop tardés, maintenant c’était sûr qu’il devait y avoir des hommes en arme qui gardaient la porte. Rester à espérer qu’ils ne soient pas trop nombreux et que le gros des troupes de recherche ne soit pas encore arrivé. Finalement le jeune homme qu’il avait envoyé en éclairage revint, lui donnant la réponse. Une dizaine d’homme … c’était encore bon. Il ne fallait plus perdre de temps maintenant, une seule patrouille de plus et toute chance de sortir vivant de ce village serait évanouie.

Malheureusement, 10 hommes c’était encore trop nombreux pour qu’ils puissent y faire face, ils ne disposaient que de 8 guerriers. Il fallait donc faire diversion et faire éclater le groupe de soldat. Mais pour ceux qui feraient la diversion, les chances de survie étaient amoindries … dure tache que d’être le responsable de ce groupe, de ses vies.

« Ecoutez moi, notre dernière chance de nous en sortir est que quelques un d’entre nous fasse diversion. Un groupe de 4 ou 5 personnes tout au plus qui attire quelques gardes vers l’intérieur du village. Pendant ce temps le reste passera en force par la sortie. Vous devez savoir que ceux qui partiront faire diversion auront une marge de manœuvre très restreinte, un seul faux pas et se sera la mort ou le cirque. C’est pour cela que je ne désignerais personne, et s’il le faut je ferais moi-même l’appât, seul. »

Un silence accueillit ses sombres révélations. Puis une voix s’éleva, celle de Reks.

« Et si tu fais diversion et que tu ne reviens pas stupide voleur, qui est ce qui guidera les autres dans le désert, hein ? Je me porte volontaire pour faire partie du groupe de diversion. »

Alex lâcha un soupir … ce n’était pas faux. Au final il fut conclut que ce serait 4 hommes et une femme qui partiraient les premiers faire l’appas, et qu’ils auraient dans leur groupe deux épées. Le reste des armes seraient employé pour se frayer un passage dans les soldats restant.

Quelques minutes seulement plus tard, le groupe de diversion était déjà prêt au départ, comme le reste des fuyards. Alex les regarda tous intensément, sachant que peut être bientôt, la mort viendrait les cueillir. Dans son regard, on pouvait lire le regret de ne pas faire plus, de ne pas assurer à tous la vie et la liberté.

« Allez fait pas cette tête roi des voleurs. Aussi stupide sois tu, on te fait confiance et on sait bien que tu fais ce que tu peux pour nous sortir de là. Bon on y va les autres. Allons tenir notre rôle de diversion. »

Reks avait toujours ce sourire malicieux aux lèvres … Commençant à s’avancer rapidement dans la rue, son groupe eut bientôt disparut des yeux du jeune homme, mais Alex était prêt à parier que son compagnon de cavale lui avait murmuré ses quelques mots avant de partir : « On se revoit tout à l’heure, hein ? »

« Oui à tout à l’heure Reks … »

Se mettant en tête du groupe, la main sur son épée, le roi des voleurs attendaient le signal. Bientôt des éclats de voix et de cris se firent entendre, et il donne l’ordre d’avancer. Les blessés et les plus faibles avaient été placés à l’intérieur alors que ceux qui avaient des armes se trouvaient à l’extérieur de leur formation pour les protéger. Débouchant enfin devant la sortie du village, Alex put se rendre compte qu’il restait encore des soldats. Des soldats qui ne tiendraient pas longtemps face à l’épée rouge que lui avait donnée Annice. C’est en pensant à elle qu’il s’élança, enfonçant jusqu’à la garde, la lame dans le ventre d’un des malheureux hommes qui s’était retrouvé devant lui.

Entre les deux épéistes et les deux archers, Alex espérait qu’ils pourraient se frayer un chemin vers le désert et vers leur liberté.
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MessageSujet: Re: 10 Mai   25.08.08 22:17

[10 Mai / Matin / Entrée de la mine de sable]



La chaleur et l'humidité de l'air de la mine de la mer de sable rendait l'air irrespirable mais le capitaine restait stoïque et planté comme un piquet devant l'entrée du village. Il attendait sa proie, Alex Telles, le roi des voleurs qui avait ressusciter de ses cendres tels un Phénix échappant aux barreaux de la prison de l'abis. Qui d'autre que lui aurait put se jouer avec une telle facilité de tous les gardes et moyens mis en place pour assurer la sécurité des cellules ? Revenu de trois ans d'absence il s'était une nouvelle fois joué d'eux, et cette fois ci de la pire des manière en emportant avec lui toute une troupe de cette gangrène qui affecté la mine : les rebelles. Ces chiens galeux qui osaient défier l'autorité divine des abis et remettre en question la hiérarchie du monde établis depuis des siècles. Il ne méritait que douleur, torture et mort.

"Rester sur vos gardes ! Ils sont traqués, ils ne tarderont pas à se montrer. Aucune pitié, tuez tous ceux qui l'accompagne mais gardez en vie Telles !"

Quelques ordres brefs pour ses soldats qui hochèrent la tête silencieux en se mettant à leur position. L'entrée était quadrillé et Horin ne doutait pas de l'effervescence qui devait se propager dans tout le village. Tous les soldats de la mine avaient été requis pour retrouver les prisonniers en fuite. Si la nouvelle de l'évasion de propageait, c'était bien la fierté de l'abis qui serait touché et cela s'était inacceptable. Une clameur monta de l'arène légèrement en contrebas qui vibrait sous le coup des épées et le sang versait dans le sable chaud. Clameur impitoyable qui n'épargne jamais un combattant de l'arène. Et la mort vient le faucher pour le plus grand plaisir du public et de l'abis.

"Hommes entendez la Voix de l'abis et battez vous en son nom ! La défaite n'est pas permise face à ses chiens de rebelles !"

Horin connaissait l'art d'enivrer ses hommes de la lueur du combat avant les premiers assauts. Toute trace de peur avait désormais quittait leur pupille sombre alors que les armes sortaient de leurs fourreaux dans un doux bruit. Son épée à la main le chef du détachement observait les environs. Derrière lui, il sentait le vent du désert portant la chaleur et la sècheresse s'infiltrait par la porte pour venir embaumer le village. Les clameurs de l'arène avaient laissé place à un silence pesant qui annonçait le début d'un nouveau combat à mort. Le roi des voleurs allaient se broyer sur les défenses de l'abis comme un fétus de paille.

Un groupe de gamin s'approcha de la porte alors que la capitaine s'avançait vers eux faisait briller sa lame menaçant de faire couler le sang. L'épée fendit l'air, dans le vide pour faire signe aux gosses de s'arrêter.

" Dégagez les gosses !
- Hey le gros, on est pas des gosses … on est des évadés !"

Un rire rauque franchit les lèvres tendus dans un rictus du capitaine alors que quatre de ses hommes encerclaient déjà les fous qui étaient venu se jeter dans le gueule du loup. Pas d'Alex Telles ici …

"Non, vous êtes mort !"

L'assaut fut lancé et les cinq jeunes décampèrent prenant leurs jambes à leur coup. D'un bref signe de main, Horin fit signe à quatre de ses hommes de les suivre pour les achever. Une diversion … sil il croyait les avoir de cette façon il se planter le petit voleur.

"Prenez garde, ils vont pas tarder …"

Avant qu'il n'est put finir sa phrase, l'autre bout de la rue apparaissait déjà un drôle de groupe qui avait à sa tête Alex Telles. Rugissant comme un beau diable, Horin leva son épée vers le ciel et ferma les yeux une seconde pour faire une prière silencieuse avant de lancer l'assaut. Dans un fracas complet le combat s'engagea tandis que quelques rebelles se frayer un chemin vers le désert … pauvres fous, ils allaient mourir déshydrater ou carbonisé par le soleil. Faisant claquer sa lame contre celle d'un des rebelles, il jeta un œil sur la situation … leur avantages numériques avaient déjà mis à terre quelques rebelles. Mais certain de ses soldats jonchaient également le sol.
Le regard bourru du capitaine se posa finalement sur la silhouette qui semblait faire une danse de la mort : Alex Telles, cette pourriture, il était en train de venir à bout, à lui tout seul de toute son escouade. Alors que la plus part du groupe avait franchit la frontière armé pour regagner le désert et que le malheureux adversaire de Horin perdait la vie, le capitaine se saisit d'une touffe de cheveux qui passait à côté de lui. Une enfant … la faiblesse ultime de cet enquiquineur de voleur. La ramenant vers lui avec un sourire mauvais, il éleva la voix pour que tous l'entende :

"Rebelles, ne faites plus un geste ou votre charmante enfant goûtera le fil de ma lame ! Telles avances toi !"

Ce fut seulement à ce moment qu'il reconnut l'épée que brandissait le voleur, celle d'Annice. Cette traître au sang impur, cette prostitué qui se disait femme d'arme et d'honneur. Il lui règlerait son compte.

"Si tu tiens à la vie de cette fillette, dit à tes copains de déposer leurs armes ! Tu as cinq secondes … quatre …trois …"

Une petite pression de sa lame sur le coup pâle de la fille et déjà un fin filet de sang apparaissait alors qu'un gémissement s'échappait de ses lèvres.
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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 10 Mai   28.08.08 15:49

[10 Mai / Matin / Entrée de la mine de sable]

Ça commençait … la lutte pour leur liberté, pour leur vie. Une lutte inégale qui se voyait s'affronter une escouade de soldat armée jusqu'aux dents contre un groupe de rebelle enfuie de la prison. Des fuyards qui n'avaient pas bonnes mines après des semaines d'enfermement, de torture, de malnutrition. Et eux possédaient seulement quelques armes. Deux épées et deux arcs, des broutilles par rapport à la force des soldats qu'ils devaient affronter. Et pourtant, Alex avait décidé de lancer cet assaut désespéré, c'était leur dernière chance de sortir de cette mine vivants. Le groupe de diversion avait bien fait son effet et avait divisé en deux la patrouille, quatre hommes étaient partit à leur poursuite.

Dans un cri de rage venu ses entrailles, le roi des voleurs fit son retour dans le sang et dans les plaintes. Enfonçant l'épée rouge sanguine qui lui avait donné Annice jusqu'à la garde dans le ventre d'un homme, il retrouva la mort comme compagne de route. La liberté ne pouvait pas être acheter sans verser le sang, tel était le prix. Alex était prêt à le payer, pour ses 19 personnes qui l'avaient suivit jusqu'ici et qui se battaient à ses côtés. La bataille s'engagea dans un grand fracas, ou les armes s'entrechoquaient, le sang coulait dans l'indifférence la plus totale. Le roi des voleurs donnait parfois quelques ordres brefs pour guider les rebelles vers la sortie, pour les empêcher de s'arrêter sous le coup de la surprise et de la frayeur. Il fallait avancer! Se mettant de sorte de servir de bouclier aux personnes les plus invalides de leur groupes, Alex essayait de protéger ses hommes, femmes et enfants blessés dans leur chair et dans leur âme.

Le regard rouge sang du voleur parcourait rapidement le champs de bataille qu'offrait l'unique porte de sortie du village de Sunahama. Déjà des corps étaient amoncelés contre la poussière du sol, pratiquement que des rebelles. Des hommes et femmes qui s'étaient battu pour leur liberté et celle de leur frères. Ne tenait debout comme combattant des fuyards qu'un épéiste et une archère en plus de lui-même. Une rage sourde monta en lui alors que son regard se posait finalement sur la silhouette d'un jeune adolescent, ses yeux vides fixaient vers la sortie alors qu'un trait rouge fendait sa gorge. Levant son épée, le roi des voleurs entama une danse mortelle avec ses assaillants. Il le savait … il pouvait se battre, dans le temps il s'était déjà battu à mainte reprise, et même si ses souvenirs restaient encore sombres, la mémoire de son corps s'était réveillé et il maniait son épée avec la même dextérité que trois ans auparavant, lorsqu'il était encore le roi des voleurs craint des abis et respecté par le peuple.
A lui seul, Alex envoya plusieurs hommes mordre la poussière, aucune pitié dans ses yeux, juste une froide résolution. Il ne laisserait jamais personne s'en prendre à ses prisonniers trop longtemps oubliés et torturés. Le jeune homme avait la conviction que c'était pour cela que Annice lui avait donné cette épée. C'était elle qui lui donnait la force de se battre encore, ne pas se rendre pour aller la rejoindre immédiatement.

"Dépêchez vous ! Une autre patrouille risque d'arriver d'un moment à l'autre."

Les fuyards continuaient à se précipiter vers l'escalier qui menait au désert, la voix étant maintenant libre. Mais la queue du convoie était encore en proie au combat. Exposant les plus faibles au danger du fil d'une lame.

Et alors que son épée fauchait une nouvelle vie dans un coup au ventre, le regard sanglant du roi des voleurs fut happé par une vision qui le pétrifia. Un homme, un soldat qui semblait au vue de son uniforme être le commandant de sa patrouille venait de prendre en otage une petite fille … Ahialis. Son sang ne fit qu'un tour alors que son cœur ratait un battement. Et avant même que le soldat n'en donne l'ordre, Alex s'était stoppé dans sa danse de la mort. Imité par tout les autres rebelles. Ils n'étaient plus bien nombreux à rester prisonnier du village de Sunahama, cinq en ne comptant pas le groupe de diversion. Dont l'épéiste et l'archère. Obéissant au capitaine de la division, le roi des voleurs fit quelques pas pour s'approcher de lui, mais gardant une distance pour qu'il ne se sente pas menacer. La vie d'Ahialis ne tenait qu'à un fil, et il n'était pas question qu'il la laisse mourir. Pas après tout ce qu'ils avaient fait! Son regard pourpre se figeait dans les yeux dilatés d'effroi de la petite prisonnière pour la réconforter. Comme une promesse.

Le jeune homme n'avait pas reconnut le capitaine qui se tenait face à lui, sa mémoire était encore obscure et bien que son visage lui semble familier, il n'arrivait pas à le repositionner dans sa vie. L'épée d'Annice dans sa main, le fil de sa lame vers le sol, Alex attendait les instructions de ce chien de l'abis.
A son ordre, il jeta son épée à quelques mètres de lui, lançant un regard intense à ses deux compagnons eux aussi armés. D'un mouvement de tête il leur fit signe d'obéir et l'arc et l'autre épée qui suivirent le même chemin que l'arme du voleur.

Un mince filet de sang s'écoulait déjà de la gorge de la petite fille alors que celle-ci gémissait d'effroi et de douleur, battant vainement des pieds pour s'extirper de cette étreinte mortelle. Alex fit encore un pas en avant.

"Chut, doucement Ahialis, je suis là, il ne t'arrivera rien."

Sa voix était douce et rassurante, et la petite otage arrêta de se débattre. Faisant confiance à Alex.

Le regard du voleur finit par se figer dans les yeux froids du capitaine, mais cette fois ci ses pupilles rouges sang évoquaient une véritable colère noire, et le ton de sa voix ne fit que retranscrire cette dureté.

"Relâche là ! C'est moi que l'abis veut, nous le savons pertinemment tout les deux. Relâche là et je me rendrais sans opposer de résistance."

Pour le moment, rien ne comptait plus que la vie de la jeune fille. Alex ne voulait pas penser au futur. Le poids de ses vies étaient lourdes pour ses épaules, abîmés par les traitements de Xyno et par sa mort qui lui confisquait l'accès à une partie de ses souvenirs. Mais même si les rebelles parvenaient à gagner tous le désert … qui les guiderait dans ce piège mortel fait de sable pour trouver refuge ? Le roi des voleurs ne pouvait qu'espérer que le destin se charge de les aider. Ce destin qui l'avait si souvent trahit, qu'il avait combattu mais qui l'avait finalement rattrapé.

La tension sur la petite place qui donnait sur les escaliers menant à la sortie était palpable, étouffante, et le fuyards commençaient à être terrorisé dans le dos du voleur,sûr qu'ils allaient retourner dans les prisons étouffantes du cirque. Mais Alex n'était pas prêt à laisser cela se passer.
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MessageSujet: Re: 10 Mai   25.09.08 14:32

[10 Mai / Matin / Entrée de la mine de sable]



Toujours serré contre lui, la petite fille ne cessait de pleurnicher bafouillant quelques paroles incompréhensibles. Tel un fétu de paille, Horin tenait l'enfant contre lui, le tranchant de sa lame au niveau de son cou. Ce fut sans réelle surprise qu'il découvrit la maigreur de cette jeune prisonnière et pourtant une pointe de pitié passa dans son regard, à quoi bon la laisser croupir dans ses prisons surchargées et poisseuses … pour ces êtres là, la mort était salvatrice. Raffermissant son regard pour ne rien laisser paraître de ses états d'âme, le capitaine de la division fit le compte de ses effectifs. En face, il restait cinq hommes en plus de ceux charger de la diversion, de son côté quatre étaient tombés sûrement morts sous les assauts du roi des voleurs et deux autres paraissaient sérieusement blessés mais en état de se battre. Il lui restait donc deux soldats en forme et deux au bord de la rupture sans compter ceux partit se charger de la diversion … la situation se corsait mais grâce à la môme, il avait un grand avantage.

Obéissant comme un bon chien, Alex Telles jeta son arme à terre, l'arme de cette traîtresse d'Appolodoros qui avait trahis la bonté de l'abis Grenat. Cette femme n'avait jamais inspiré la moindre confiance au jeune soldat qu'il était à l'époque et encore aujourd'hui, elle semblait bien trop proche des deux abis pour être sincère et fiable. Et si il s'avérait qu'elle nourrisse un amour pour Telles … sa en serait finit pour elle, l'arène réclamerait son sang. Suivirent bientôt en plus de l'épée, les deux armes que le groupe possédaient … maintenant qu'ils étaient désarmés, l'avantage revenait aux soldats et non aux rebelles. Un sourire dévoilant les quelques dents encore blanche de Horin, il raffermit sa pression sur le coup de la pauvre fillette pour la faire gémir un peu plus de façon à avoir toute l'attention d'Alex Telles. Un filet de sang venait réchauffer la lame de l'homme qui dardait désormais un regard froid vers le roi des voleurs.

Il n'avait pas vraiment changé depuis trois ans, quelques rides d'inquiétude étaient venu se loger sur son front plissé mais son regard rouge sang était resté intact réveillant de douloureux souvenirs pour le soldat. Si Telles ne l'avait pas narguer autant dans sa jeunesse, il serait sûrement commandant d'une grande division à cet instant et il n'aurait pas à se traîner une bande d'incapable … il n'aurait pas à vivre dans une petite maison étouffante et puante. Alex Telles avait toujours été celui sur qui il reportait ses échecs professionnels et désormais il le tenait sous le main … la vengeance était un plat qui se mangeait froid et saignant.

La voix du voleur calma la fillette et elle arrêta de se défendre … il allait prendre encore plus de plaisir à tuer cette enfant pour donner tord à ce stupide grand roi.

"Il me semble que tu n'ais plus en position d'exiger la moindre chose Telles ! Maintenant la ferme ou c'est elle qui y passe."

Un sourire malsain était venu se loger sur les lèvres de Horin qui savourait sa suprématie sur le roi des voleurs. Cet homme imprenable qui avait été durant longtemps la personne la plus recherché de la mine … et lui, il le tenait entre ses mains.

"Maintenant, vous allez tous vous aligner. Soldats encadrez chacun d'eux et aux moindres gestes suspects, tuez les."

Dans un silence pesant rompus seulement par quelques sanglots de l'enfant et le bruit des armes, chacun de ses soldats encadra un des évadées alignés et mis à terre comme de vulgaire animaux. Alex Telles se trouvait en face de son "groupe" et Horin regardait le spectacle avec délectation restant légèrement en retrait pour prévoir la moindre surprise. Un geste de sa part, et ils étaient morts …

"Comment croyais tu pouvoir t'échapper avec autant de personne ? Tuez les."

Sous le regard effrayé de la petite fille, quatre vies furent détruite dans un chuintement de lame. A ses mots, les soldats n'avaient pas hésité et ils avaient tranché la gorge des malheureux rebelles. Le sang coulait désormais à flot de la gorge ouverte des évadées alors que Horin laissait le roi des voleurs, mis à genoux, apprécier le spectacle qui s'offrait à ses yeux.
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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 10 Mai   06.10.08 18:57

[10 Mai / Matin / Entrée de la mine de sable]

Frustration et colère se mêlaient.
Alex Telles serrait les poings face à l'homme en arme qui menaçait des vies innocentes … des vies sous sa responsabilité.
Ce visage, sec, si dur, si froid, il lui semblait qu'il l'avait déjà vue, mais ses souvenirs se dérobaient à sa mémoire, et il était impossible au roi des voleurs de donner un nom au capitaine. Mais il ne l'aimait pas, c'était sûr. Et ce sentiment semblait réciproque, vue la lueur de haine qui brillait dans les pupilles de l'homme. Il ne l'aimait pas, mais le craignait surtout. Pas lui véritablement, dans un duel un contre un, il se pensait capable de le gagner, mais Alex s'inquiétait surtout pour ce dont il était capable dans cette situation de force, de domination. Goût amer qui restait en bouche du jeune homme, qui ne connaissait que trop bien ses situations de conflit de force.
Et cela faisait toujours des victimes …
Toujours.

Les yeux rouges essayait vainement de rassurer la petite fille, otage du militaire. Il lui soufflait des paroles de réconfort, de confiance … mais au final, au fond de ses pupilles vermeilles, cette flamme de détermination vacillait, comme une bougie en proie à des courants d'air.
A la phrase de l'homme, le voleur abaissa les yeux sur ses mains … non il ne contrôlait déjà plus rien. Avait été ce folie de penser qu'il pourrait tous s'échapper ? La prison faisait miroiter des rêves inaccessibles de liberté … ou était ce lui qui s'était trompé dans l'histoire ?

Il n'avait même plus d'arme pour se défendre, pour défendre ses innocents qui lui avait confié leur sécurité, leur vie. Il n'avait rien. L'épée d'Annice, son seul repère avait été ramassé par un soldat et lui était devenue inaccessible … dernière lueur d'espoir qui s'était évanoui. Un miracle, il faudrait un miracle pour les sortir de cette situation …

Mais les miracles sa n'existaient pas … Dieu ne venait pas en aide aux Hommes.

Le regard sang de Alex se figea dans les yeux de son adversaire.
"Pourriture."
A peine un murmure alors que les poings du voleur se serraient de nouveau avec force. Les hommes étaient descendus bien bas … y avait il encore un espoir ?

Nouvel ordre … l'homme du désert savait à cet instant là déjà ce qui allait se passer, il le présentait, son corps s'était crispée, et l'atmosphère de la petite place s'était encore alourdie. Des passant s'étaient arrêtés face à la scène et observait d'un air timide les évènements qui se déroulaient. Personne ne viendrait les aider, c'était déjà ainsi 3 ans auparavant. Roi des voleurs ou non, le peuple n'était pas encore prêt à prendre les armes, écraser par la terreur qu'imposait l'abis sur la mine.

Un cou du dos d'un sabre s'abattit au niveau de ses genoux, le plia en deux. Alex Telles se retrouvait au sol, soulevant autour de lui un nuage de poussière. Face à lui, tous les rebelles qui n'avaient pas put s'échapper dans le désert se trouvaient dans la même situation. A genoux au sol, comme des condamnés à mort … non ils étaient condamnés à mort. L'éclat de plusieurs sabres vint percer cette sombre vision. Alex, lui-même sentait une lame dans son dos prête à s'abattre sur son cou et à lui trancher la tête.

Et avant que le pire ne se produisit, avant que le capitaine ne donne l'ordre, le jeune voleur avait compris que l'inévitable se préparait, était imminent.

"NON NE FAITES PAS …"

Splash …
Vision rouge, sang, têtes qui roulent à terre, ou gorge fendue d'un trait rouge, les yeux écarquillés par la surprise de la mort qui frappe. Si soudainement, si injustement.
Le monde se colore en vermeil, faisant écho au pupilles rétractés du roi des voleurs. Devant lui, 4 cadavres vinrent rejoindre les précédentes victimes de ce conflit. Et au milieu de cette scène de mort, les gémissements de la petite fille se faisait entendre en plus des murmures de la foule qui se faisait de plus en plus nombreuse.

Seul survivant … le roi des voleurs se tenait agenouiller, le visage vers le sol rouge de sang. Il serrait les dents, souffrait en silence. Pourquoi ? Pourquoi ne l'avait on pas tué aussi ? Il le méritait sans doute plus que tous ses innocents ! La violence et l'effroi de cette vie lui revenait en force. Entre les quatre mur de sa cellule, Alex n'avait pas eu conscience de la détresse qui régnait dans ce monde.

"Tu le paieras !"

Non le voleur ne pouvait pas se laisser aller, il n'avait pas le droit de pleurer ou de se plaindre sur son sort. Pas le temps non plus pour les regrets, ils viendraient plus tard … bien assez tôt.
Maintenant il lui restait encore une chance de faire quelque chose de bien, il avait encore une vie à sauver. Redressant la tête, ses cheveux devenus longs et retombant sur son front en mèches rebelles obscurcissant son regard, il défia ce capitaine trop lâche pour venir l'affronter directement.

"Je te jure que je te ferais payer ces morts. Sur ma vie je le jure. Espèce de lâche, ils étaient sans défense et innocents ! Chien de Onyx !"

Sa haine palpitait dans ses paroles et dans le tons de sa voie.
Non il ferait tout pour que ce flot de victime cesse … pour que Annice ne rejoigne pas tous ses hommes, femmes et enfants. Plus de sang … mais la paix pouvait elle s'obtenir sans sang versé ?
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 10 Mai   11.10.08 14:53

[10 Mai / Matin / Entrée de la mine de sable]

Telle une ombre, une silhouette se faufilait dans les ruelles de la mine de la mer de sable, courant sur les toits en terrasse et profitant de la moindre prise pour s’envoler un peu plus haut avant de se rattraper à la force des poignets, faisant basculer son corps vers l’avant. Efficace et rapide, Sayuri parcourait rapidement la distance qui la séparait de la porte du village. Elle avait rapidement abandonné sa monture à cause du marché qui lui avait bouché l’avenue et avait préféré passer par la voie des toits. Invisible, l’espionne était redoutablement efficace dans ses mouvements, vifs et puissants et parfaitement ajustés … le fruit des années d’exercice, de travail, et de sacrifice.

Parfaite guerrière, rien ne semblait pouvoir la détourner de son but, l’arrêter dans sa chasse à l’homme. Pourtant, l’espionne se stoppa, scrutant de ses pupilles cendres le bas de la ruelle. Etroite et excentrée, elle était déserte. Mais Sayuri avait sentit quelque chose et avec souplesse elle se laissa tomber du toit sur le sol terreux, atterrissant en silence sur ses pieds tel un chat. S’accroupissant dans un coin d’ombre elle attendit … à peine quelques secondes. Déjà des cris lui parvenaient, des pas de course rapide. Des choses bien inhabituelles dans le village de Sunahama qui venaient déranger son calme imposé par l’abis.

Et bientôt un groupe de jeune gens apparut, un groupe loin d’être anodin. Du premier coup d’œil, l’espionne les identifia comme des fugitifs, leurs vêtements, leurs maigreurs et leurs faibles armements … et surtout à leur trousse se trouvaient un petit détachement de soldat, handicapé par leurs armures. Le chef des rebelles faisait le fanfaron et semblait presque joyeux de cette situation ou il pouvait courir, respirer l’air pur, goûter enfin à la liberté … tous étaient bien loin de se douter des tragiques évènements qui se déroulaient aux portes du village. Sayuri, calme et posée, se releva et se mit en plein milieu de la ruelle, ses mains ayant glissés vers son sabre qu’elle sortit dans un chuintement qui sonna comme une douce mélodie de son fourreau. Son sabre … sans lui elle se sentait nue, pire inexistante. Et c’est avec les pupilles brillantes qu’elle le brandit devant elle, le tenant des deux mains pour raffermir sa prise.

Lorsque le groupe de rebelle arriva à sa hauteur, ils s’arrêtèrent, surpris mais près à en découdre, deux épéistes braquant leurs armes vers la jeune espionne.

« Vous n’irez pas plus loin. Ordre du seigneur Onyx. »

La voix de Sayuri était froide, posée et déterminée … étonnante pour une jeune fille de son âge et de son gabarie.

« Et c’est toi qui pense nous arrêter ? »

Ton raillard, moqueur, alors que le petit chef de la troupe s’avançait son épée à la main. La guerrière ne répondit pas, et en quelques secondes, l’homme était déjà les genoux au sol, s’étant reçut un sévère coup du plat de la lame dans son estomac. Sayuri elle se tenait devant lui et devant les autres fugitifs qui commençaient à paniquer en attendant leur poursuivant approcher.

« Arrêtez les et menez les à la prison. Je m’occupe du reste et de Alex Telles. »

Quelques ordres donnaient à l’attention des soldats qui encerclaient le groupe, les acculant contre un mur … ils étaient fichus. Leur fuite n’avait servit à rien, et l’espionne les regardait avec dépit. Maintenant leur sort en était fait, et pour eux la mort serait synonyme de libération après les tortures qu’ils allaient certainement subir pour avoir osé se rebeller contre l’autorité de l’abis. Elle ne ressentait aucune plaisir face à cette prise, ils n’étaient pas son objectif. Mais elle voulait néanmoins que le message rentre bien dans la petite tête de ses rebelles, qu’ils comprennent qu’il n’y avait plus d’espoir sur cette terre. Ni pour eux, ni pour elle.
S’approchant du fameux chef du détachement d’éclaireur, les soldats lui ayant expliqué que le gros de la troupe devait être en train d’essayer de passer en force à la porte, elle finit par lui dire après l’avoir jaugé de ses yeux inexpressifs.

« Retour à la case départ. Et cette fois ci, vous n’en ressortirez plus jamais. »

Et sans un mot de plus, l’espionne s’évanouit, continuant sa chasse.
Alex Telles … elle se rapprochait de lui au fil des secondes, elle allait enfin pouvoir prendre sa revanche sur ce roi des voleurs qui l’avait laissé pantoise lorsqu’elle avait essayé de l’arrêter quelques années auparavant. Et puis, grâce à lui, elle pourrait aussi remonter à Xyno, peut être … après tout ces deux là devaient se connaître, elle les avait vue ensemble à la mine de pierre et s’interrogeait toujours sur ce duo improbable.

Sayuri ne voulait pas faire couler le sang, pas sur cette mission. Discrétion, Onyx lui avait demandé de la discrétion et de l’efficacité et elle ne comptait pas le décevoir. Mais elle s’aperçut rapidement que cela allait tomber à l’eau. Lorsqu’elle arriva aux portes d’entrée et de sortie du village, elle découvrit un amas de gens observant une scène. Un cercle avait été formé et aucun villageois n’osait faire un pas, de peur d’attirer l’attention des soldats dont les mains étaient déjà tachées de sang. Mais une jeune fille habillée de noir fendit la foule et foula de ses sandales le sol poussiéreux et ensanglanté, son regard noir se posant enfin sur les intervenants de cette situation tragique. Des cadavres au sol, des gorges tranchées d’un trait rouge, des yeux ouverts, révulsés. La discrétion n’était plus au rendez vous. Mais le roi des voleurs, Alex Telles était toujours là, à genoux et haineux. Cette vision raviva l’envie de chasse qu’avait Sayuri. Brisant le cercle, elle s’introduisit dans la scène qui opposait le roi des voleurs au chef de la patrouille.

« Je reprend le commandement de cette unité, sous ordre de l’abis Grenat. »

Ces quelques paroles troublèrent le fragile équilibre. Comment une jeune fille, maigre comme un clou, les yeux cernés, pouvait prétendre reprendre le pouvoir. Mais ici, chaque soldat connaissait l’identité de l’espionne et malgré les murmures qui grondèrent dans le dos de Sayuri, venant de la foule de curieux, la plus part des hommes en arme se rangeraient à ses côtés. La plus part … mais pas tous. Et déjà la guerrière s’était approchée du chef de la patrouille, qui retenait une otage. Alex Telles menacé par une épée, elle devait d’abord s’occuper de cet homme.

Quel idiot… n’avait il pas assez fait coulé le sang ? Elle ne connaissait pas son identité, se souvenait l’avoir vaguement croisé dans les casernes de la mine de sable mais sans plus. Et il fallait qu’elle lui impose son autorité, pour l’imposer à tous ses hommes.

« Relâchez cette gamine, vous avez assez fait couler le sang pour aujourd’hui capitaine. J’ai intercepté l’autre groupe de fugitif, ils sont emmenés à ce moment même à la prison de la mine de sable. »

Se tournant vers les soldats qui restaient, certains étant mort ou blessé et ne pouvant plus lui être utile, elle leur donna quelques ordres pour qu’il contienne la foule et la disperse, qu’il rassemble les cadavres. Une nouvelle garnison devait arriver d’un moment à l’autre pour stabiliser la situation et partir à la poursuite des quelque uns qui avaient réussie à s’enfuir par le désert.

Quant au roi des voleurs, il avait deux épées sous le cou et aucun geste ne lui était autorisé. Toujours à genoux, Sayuri ne put s’empêcher de penser qu’il avait perdue de sa prestance, de sa force aussi. Peut être était ce le résultat de la prison … ou d’autre chose en lien avec l’élu. Elle s’approcha de lui, fit un geste aux deux soldats de la faire relever et de le ligoter solidement, avant d’enfin lui adresser directement la parole.

« Le seigneur Onyx souhaite vous voir en personne. Nous allons vous mener jusqu’à lui roi des voleurs. Ou plutôt, ex roi des voleurs. Et je crois savoir que votre fiancée vous y attend. »

Les yeux noirs de Sayuri n’exprimaient aucun sentiment, mais au fond d’elle, la jeune fille se rappelait de sa première rencontre avec cet homme alors qu’elle n’avait qu’une quinzaine d’année et qu’elle devait l’arrêter. Il ne devait plus se souvenir d’elle, mais elle se souvenait. Cet homme avait été longtemps pour l’espionne le symbole de la liberté, et maintenant il se retrouvé enchainée face à elle.

La liberté était perdue … l’oppression finissait pas gagner. Toujours.
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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 10 Mai   09.11.08 0:27

[10 Mai / Matin / Entrée de la mine de sable]

Des yeux rouge sang qui criaient une vérité inébranlable. Je te hais ! Un jour tu mourras pour tout ces hommes.
Le monde était devenu mort, cadavre et sang. N'ayant pas conscience de ses phalanges blanchies tant ils serrait les poings, du sang qui battait à ses tempes, Alex défiait toujours du regard le capitaine. Le monde était suspendue au fil de la lame menaçant le cou d'une enfant. Des habitants de la mine de sable les observaient, spectateur inactif. Entouré de ses compagnons morts, le roi des voleurs semblait être le dernier rebelle, le dernier symbole de la liberté pas encore tombé.
Le monde attendait le dénouement de la situation, se riant des vies perdues et de celle brisées.

Un fragile équilibre s'était installé, les gestes étaient suspendues alors que deux épéistes étaient venus menacer sa gorge avec leurs deux lames pour s'assurer de la docilité du voleur. Mais pouvait on vraiment enfermer quelqu'un comme Alex ? Pouvait on vraiment priver un individu comme lui de sa liberté ? Le roi des voleurs n'avaient pas besoin d'avoir ses poignets délivrés de toute entrave pour se considérer libre, sa liberté était en lui, lui appartenait entièrement. Et aucune chaîne, aucune entrave, aucune prison ne pouvait l'en déposséder. Pourtant comme des souvenirs confus qui se rappelaient pas flash à l'amnésique, il lui semblait qu'on lui avait bel et bien prit ce chemin pour l'enfermer au-delà du corps.

Fronçant les sourcils, Alex tourna la tête, sentant contre sa peau le froid de la lame de l'épée. Il venait de percevoir une intrusion dans le cercle qui s'était formé et observa qui avait bien put braver cette limite invisible. Il s'agissait d'une jeune fille, à peine sortie de l'adolescence semblait au voleur. Les cheveux noir comme l'ébène, son regard était en accord. Tel des cendres que le feu aurait depuis longtemps abandonnées. Son visage était incroyablement détaché de la scène de mort qui s'étendait à ses pieds. Le jeune homme n'eut pas longtemps à s'interroger sur son identité. Sa phrase cinglante qui mit fin au silence lui apprit tout ce qu'il avait à savoir. Cette fille était aux ordres de Onyx, et elle semblait assez haut gradé pour reprendre le commandement de la patrouille. L'abis se servait maintenant d'enfant à peine sortie de l'adolescence … mais le voleur se ravisa rapidement en observant un peu plus l'espionne. Elle était loin d'être une enfant, ses gestes étaient fluides, mesurés et souples, un impressionnant sabre attaché dans son dos et n'entravant aucun de ses mouvements.

Surpris, il la vit s'approcher sans hésitation du capitaine, qui mesurait une bonne dizaine de centimètre de plus et faisait le double de son poids. Pourtant sa voix était empreinte d'autorité lorsqu'elle lui parla et ne contenait aucune hésitation. Alex dont les souvenirs se dérobaient toujours voyait en elle un enseignement militaire parfaitement abouti. Onyx pouvait se targuer d'avoir de bon serviteur fidèle. Les traits du voleur s'obscurcirent encore un peu plus lorsqu'il apprit que le groupe d'éclaireur avait été intercepté. Ils n'étaient pas encore mort mais le sort qu'on leur réservait était peut être pire.

Suivant du regard Ahialis, le roi des voleurs laissa s'échapper un soupir lorsque le capitaine la relâcha. L'enfant fut rapidement ligoté, mais Alex l'encouragea du regard alors que les larmes dévalaient ses joues. Il pouvait peut être encore faire quelque chose. Alors que son attention était focalisé par la jeune rebelle,il n'avait pas perçut le capitaine qui s'était rapproché, l'espionne de Onyx occupée à donner ses ordres. Le roi des voleurs voulut se relever pour se battre, mais un pied vint le cueillir à l'estomac et son corps se plia en deux contre sa volonté. La douleur vrilla dans son ventre alors qu'il toussait.

"Voici ce que répond le chien Onyx au roi des voleurs déchu, devenu larve. Tu n'es plus rien maintenant. Tu n'as plus de chemin, plus d'existence. Tu ne peux plus sauver personne."

Avant que Alex ait put lui répondre, l'homme s'était éloigné rageant contre Sayuri à mi voix. Mais ses mots résonnèrent longtemps en lui. Alors que ses yeux couleur sang s'accrochaient au regard bleuté de Ahialis.

"C'est avec plaisir que je te retrouverais. Et nos retrouivaille sera teintée de sang, je t'en donne ma parle."

Finalement l'espionne revint vers lui et après l'avoir fait ligoté, elle le défia du regard. Son visage ne rappelait rien à Alex dont les souvenirs restaient encore très flous. Ses traits se durcirent légèrement à l'évocation d'Annice. Qu'était elle devenue ?

"Quelle galante invitation de la part de notre cher et bon Abis. Je l'accepte avec plaisir. Mais j'aurais une requête à formuler. Non pas que ma position me le permette, je vous l'accorde, mais considérer ça comme une faveur à un roi déchu."

La voix du roi des voleurs était légère, bien loin de ses véritables préoccupations et de ses craintes.
Il souriait et se souciait peu de ses mains solidement entravées dans son dos.

"Pourriez vous laisser partir cette jeune fille ? Elle n'est pour rien dans tout cela et je doute que sa mort distraie quelqu'un dans l'arène du crique."

D'un geste de la tête, il avait montré Ahialis qui se tenait un peu à l'écart et qui avait du mal à calmer les sanglots qui agitaient sa poitrine.
Attendant la réponse de Sayuri, comptant sur le reste d'humanité qu'il espérait en elle, l'homme observait le visage des cadavres, de ses compagnons qui avaient perdues la vie. Les gravait dans sa mémoire pour ne pas les oublier, pour conserver sa raison de se battre.
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 10 Mai   10.11.08 16:14

[10 Mai / Matin / Entrée de la mine de sable]

Jeune fille, Sayuri n’en avait que l’apparence. Sous ses airs de jeune adulte sortie de l’adolescence, elle était en fait une machine à tuer, une arme à elle seul que son sabre ne rendait que meurtrière. Son esprit avait été formaté au combat et à la guerre, à la soumission. Elle obéissait, tuait, trahissait, volait, mentait si on lui ordonnait. Petite espionne devenue bien plus que cela au fil des derniers mois, devenue chasseuse de rebelle d’élu, gardienne de secret et de cœur. Sans que jamais on ne se soucie de son sort à elle, sans que jamais on ne lui pose une seule question sur elle.
Comment vas-tu ?
Depuis combien de temps n’avait elle pas entendu cette phrase ? Le monde de Sayuri n’était pas fait de tendresse, c’était un monde d’Homme ou une femme devait faire deux fois plus que n’importe quel soldat pour espérer ne pas se faire rejeter.

La guerrière donnait ses ordres avec précisions, ne laissant rien au hasard, rien au destin. Maintenant qu’elle avait mit la main sur le roi des voleurs, celui-ci n’avait plus aucune chance de s’enfuir. Et lorsqu’elle se tourna vers lui, elle crut déceler cette même conclusion dans ces yeux. C’était finit. Il avait perdue cette partie. Dure et froide, Sayuri avait lâché quelques mots à l’intention du roi des voleurs … celui-ci ne semblait pas l’avoir reconnut. Normal après toutes ses années, après tout elle n’était qu’une espionne parmi tant d’autre. Insignifiante. Loin d’être irremplaçable.
Si l’homme ne l’avait pas reconnu, il avait gardé sa suffisance et son ironie. Même dans cette situation là, il ne baissait pas les armes des mots, semblant à l’aise alors que ses poignets étaient ligotés dans son dos.
Stupide voleur. Qui n’a pas compris ce qui l’attend. Qui n’a aucun goût de l’enfer.

Face au sourire de Alex, l’espionne restait de marbre, comme on le lui avait enseigné. Comme elle en avait prit l’habitude. Son regard éteint n’acceptait aucun sentiment.

« Je vous écoute. Roi déchu. »

Aucune intonation dans sa voix aussi glaciale que les vents qui soufflaient dans le nord. Dans le pays d’origine de la jeune fille. Cœur de glace pour terre de glace.
La requête du voleur ne se fit pas attendre et les pupilles onyx de Sayuri se glissèrent dans son dos, vers la gamine prise en otage. Maigre et sans défense, elle avait subit la vie de la prison et son organisme en avait souffert. Aucun danger en apparence. Et comme le disait le roi des voleurs, sa mort ne distrairait personne dans l’arène, sauf peut être … Onyx. Et cette simple éventualité chassa l’idée de relâcher cette gosse. Une gosse de surcroit qui grandirait, qui finirait par devenir adulte avec la haine dans son cœur. Future rebelle.

« Non. »

Un simple mot et la guerrière s’était déjà retourné.
Cette fillette pouvait aussi lui servir à elle … comme moyen de pression sur Alex. Le voleur était connu pour son trop grand sentimentalisme. Il ne laissait personne derrière. Son plus grand point faible, celui qui l’avait amené devant elle, les poings liés. Et ce qui l’amènerait à lui dire tout ce qu’il savait sur l’élu.
D’un geste de la tête, elle indiqua à une patrouille de partir dans le désert chercher les fuyards qui s’étaient échappés. Qui n’avaient que de maigres chances de survie à cause des conditions climatiques. Mais avec minutie, Sayuri voulait être sûre.

Elle alla ensuite voir les soldats qui s’occupaient de la jeune otage et leur murmurèrent quelques paroles, des ordres.

« Ne lui faites pas de mal ou vous aurez affaire à moi. Emmener là dans une chambre sous surveillance. Elle peut nous être utile. »

Puis elle se tourna enfin vers le roi déchu, puisque tel était le titre qu’il se donnait maintenant. Et pour la première fois, elle lui adressa un sourire. Carnassier. Qui ne présageait rien de bon.

« Votre fuite n’aura servit à rien. Sauf à donner espoir à quelques dizaines de rebelles d’une liberté qu’ils ont perdus dans le sang. Mais votre faute n’a pas été de leur promettre cette liberté chimérique. Elle a été de laisser le capitaine prendre le contrôle de votre fuite. Votre sentimentalisme est responsable de ce carnage. Roi déchu. »

Légère ironie dans la voix de l’espionne. Elle s’avança vers lui. Plus petite par la taille, tout son corps criait l’assurance et la force sauvage.

« Et maintenant, vous ne pouvez plus rien faire. Pour eux. Pour elle. Pour tous. »

Un murmure soufflé, puis Sayuri s’était reculé et avait donné l’ordre du départ. La patrouille qui gardait en son centre le prisonnier s’ébranla dans les petites rues en direction de la dune de sable.
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Iemelian Balëhir
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MessageSujet: Re: 10 Mai   10.11.08 17:10

[=> Palais (Prison)]

[10 mai - Matin - Ruelles de la ville => Planque]

[post commun Annice/Iemelian]


Courir. Encore. Toujours. Sans même savoir où aller. Voilà trois mois qu’il ne faisait que ça. Il se cachait, taisait ses nom et prénom, ne plaçait en ceux qu’il côtoyait qu’une confiance ébranlée. Il était un animal traqué. Pire, une créature domestiquée qui ne savait pas vraiment comment survivre dans la jungle de l’extérieur et qui finirait par se faire dévorer.
Ils jetèrent simultanément un regard en arrière pour s’assurer que personne ne parvenait à les suivre puis tournèrent au détour d’une ruelle étroite et obscure. Deux mains se posèrent sur son torse pour le stopper net.

- Qui t'envoie ? Qui veut que je vive ? Fuir c’est d’accord, mais je veux savoir pourquoi !

Qui ? Iemelian se doutait qu’il n’avait eu affaire qu’à un intermédiaire. L’identité de celui ou celle qui l’avait payé pour qu’il vienne en aide à Annice Appolodoros restait un mystère.
"Je ne sais pas. Quelqu'un qui vous veut du bien… ou au moins vous souhaite en vie, à n'en pas douter."
Il posa son regard dans le sien. Essoufflé, il avait le sentiment que son cœur ne ralentirait jamais. L’adrénaline le rendait fébrile, quasiment instable. Et, déjà impulsif par nature, si l’Abis de la Mer de Sable s’était présenté à lui, il aurait couru le risque de l’attaquer de face, jeune fou qu’il était.

- C'est pas assez ! Tu n'as rien de plus ? Il faut qu'on arrive à pénétrer à nouveau le palais sans se faire voir. Il va sûrement s'y passer des choses ! Et autant aller là ou on nous attend pas !
Elle paraissait on ne pouvait plus sérieuse.
"J'imagine que sauver votre vie pour vous laissez repartir au combat serait une erreur grossière aux yeux de celui qui m'emploie."
Il arqua un sourcil dans un léger sourire.

"J'ai personnellement une raison de me rendre au palais. Quelle est la votre ?"
- La mienne !...
Il hocha vaguement la tête et la laissa poursuivre.
- Je porte en moi un enfant qui ne sera jamais mien ! C'est le seul endroit où je suis en sécurité.
Devant l’expression perplexe de Mel, elle ajouta :
- Oui, c'est étrange comme situation.
"Précisez..."
Une légère grimace se dessina sur son visage quand il risqua un regard par dessus son épaule : il se sentait épié.
- Euh un dessin peut être ?
Pour peu, ce sarcasme aurait arraché un soupir à Iemelian. Son incompréhension était légitime pourtant.
- Je porte en moi l'enfant de l'Abis de la Mine de Pierre ! Il y a eu liaison interdite ! Celui que je porte en moi va changer tout le processus des pouvoirs des Abis. Mon enfant régnera à son tour ! Avec l'Elu de Dieu, seul Onyx peut me protéger. C'est assez claire !
Mel hausse les épaules.
"Davantage. Sans être limpide, ceci dit." confia-t-il dans un demi sourire.
Pas qu’il trouve que la précipiter dans une arène soit la meilleure des protections venant d’Onyx mais admettons…

"Venez dans ce cas…"
Il se mordit la lèvre inférieure et s'engagea dans une ruelle perpendiculaire menant au palais.
- Attends, pas comme ça. On se repose, on se change et on repart. On est localisables. Tu es un amateur ou quoi ?
"Complètement." faillit-il répondre avec sincérité et ironie mêlées.
Elle faillit lever les yeux au ciel.
- On a envoyé un amateur me sauver ! J'ai dirigé l'armée de la Mine de Pierre alors soit plus convainquant comme sauveur !
"On a envoyé quelqu'un d'assez dingue pour s'en prendre à Onyx Grenat." corrigea-t-il.
"Mais j'imagine qu'être sauvée par un 'gamin' de dix-huit ans n'est pas très reluisant... surtout si celui ci est un... amateur ?"
- Je sais me sauver toute seule !
"Mui, j’ai vu ça…" ironisa-t-il gentiment.
Il était conscient qu’elle était plus à même de se sauver seul que lui.
- Dix-huit ans… Un gamin comme toi ne devrait pas avoir à faire ça !

Le jeune homme ne souffla mot… Combien d’années pouvait-elle avoir de plus que lui ? Pas beaucoup. Elle l'entraîna vers une planque qu'elle utilisait à une certaine époque.
- Pourquoi fais-tu ça ?
"Je passais par là..."
Il intercepte le regard dubitatif d'Annice et sourit.
"Sérieusement. Je me rendais de toutes façons à Sunahama, et ça m'a permis d'amasser un peu d'argent... Vous tirez de là est un plaisir mais je ne l'ai pas fait par noblesse d'âme."
Son regard se perd au loin dans la ruelle.
"J'ai... un différend avec Onyx Grenat."
- Je vois.

Ils se faufilèrent par la petite ouverture dans le mur de la bâtisse délabrée.
- … tout le monde à un différend avec le Seigneur Grenat. J'espère que bientôt son âme trouvera le repos. Il a fait de moi une femme forte. Je lui dois beaucoup, mais il m'a aussi privée de tant de choses. Il renforce les gens en les faisant souffrir.
Mel détailla la pièce sombre. Un tapis miteux au sol, un unique meuble, un peu d’eau et à manger. Ca valait bien sa loge quand il oeuvrait pour la féroce Alecto Ameretat.

- Que t'a-t-il fait ?

"La version courte ?"
- On a le temps, raconte moi tout. Tu veux un peu d'eau ? proposa-t-elle en allant se servir.
Il approuva d’un geste de la main et s'assit à même le sol, son Krys entre les mains pour observer la lame.

"J'aurais préféré vous conter la version courte." avoua-t-il, d’ordinaire discret sur son passé.
"Disons, qu'il à détruit ma vie. En quelques minutes j'ai vu l'honneur de ma famille bafoué, mes parents humiliés et tués, ma soeur violée..."
Il se tut un instant pour prendre le verre qu'elle lui tendait.
"Il a fait de moi un esclave. J'ai perdu ma soeur et le peu de soutient que j'avais." conclut-il dans un rire triste.

"Disons que vous avez eu droit à la version de longueur intermédiaire."
La main crispée, il but une gorgée de son verre.
"Le désir de vengeance... rien de plus. C'est ce qui régit mon existence depuis cinq ans."
Annice lui souriait gentiment.
- C’est bien le Seigneur Grenat, il y a pas de doutes...

Elle passa la main sur sa joue dans une caresse. Il ne tressaillit même pas, comme s'il ne s'en était pas rendu compte.
- Tu sais le Seigneur Grenat n'a jamais supporté la trahison. Sa propre mère a trahi son amour.
Iemelian n’avait pas l’air de trouver que cette blessure justifiait le règne cruel d’Onyx Grenat, au contraire.
- Je pense que nous autres, humains, devont le respect aux Abis car ils portent sur leurs épaules un poids que personne d'autre qu'eux ne peut porter. Je suis, en plus d'être une militaire, l'héritière du trône de la Mine de Glace. Je sais ce que c'est d'être humilié, de souffrir : le Seigneur Grenat ne m'a pas épargnée mais je ne peux lui en vouloir.
A présent assise elle aussi, elle l’observait avec apaisement.

- Appelle moi, Annice ! Et toi, ton nom ?
"Entendu… Annice."
Silence.
"Vous pouvez m'appelez Mel… Mel suffira." fit-il sans cesser de la vouvoyer.
- Bien Mel ! Ca te dirait de me montrer ce que tu sais faire au combat ?
Elle avait envie de se changer les idées. Au final, elle aimait bien ce garçon, et puis il l’avait sauvée malgré tout.
- … j'ai oublié une chose... merci.
Dans un vague sourire, il se remit sur pieds.
"De rien. Je ne tire pas une grande fierté de la manière dont je l'ai fait."
Puis baissa les yeux sur son poignard à la lame ondulée.
"Le combat. Je ne pense pas exceller dans ce domaine, Annice, je vous préviens."
- Il va falloir être bon, c'est le seul moyen d'éviter un coup fatal de la part du Seigneur Grenat. expliqua-t-elle en se levant aussi.

- Je t'en prie, à toi l'honneur.
C’était amusant. D'un certain côté, il lui rappelait Alex. D’ailleurs, où était son bien aimé à cette heure ? Avait-il réussi à se mettre en sûreté ?
"Vous savez, cinq années de service en tant qu'esclave m'ont fait oublié les cours de maniements des armes que mon père me prodiguait."
Il croisa son regard.
"Mais après tout."
Il désigna son court poignard, seule arme dont il disposait.
- Tu étais d'un rang élevé ? Je ne me rappel pas de ton visage. J'ai pourtant été le jouet d'Onyx.
"On peut dire ça."
- Allez ! On va travailler tout ça !

Elle était prête à parer toute attaque et ce n’était pas ce petit couteau qui lui faisait peur. Iemelian n'avait pas la moindre chance de l'emporter. Et il ne se voilait pas la face. Elle aurait le dessus. Même à mains nues. Ses sourcils se froncèrent.
"Alors, je vous attaque, Capitaine ?"
Il esquissa un sourire. S'attaquer à une femme experte du combat. Ce n'était pas aussi insensé que s'en prendre à un Abis mais ça n'était pas beaucoup plus fin.
- Première leçon : ne préviens quand tu attaques.
"Comme si vous en doutiez..."
Il attaqua de front : pas moyen de tenter une autre stratégie sachant qu’ils se faisaient face. Mel était adroit et rapide mais manquait d'expérience. Elle l'intercepta, lui attrapa le poignet et le lui retourna dans le dos. Pas question de force ou d’adresse ici. Elle avait une vraie science du combat.

- Bien je vois où tu en es. Tu as sûrement de bons reflexes quand tu es en danger, mais ça ne va pas suffire. Un conseil : tant que tu n'auras pas atteint mon niveau, oublie ta vengeance contre le Seigneur Grenat.

Elle finit par le lâcher et se rassit.
- Me voici ton instructeur, c'est décidé !
"En quel honneur, Annice ?" interrogea-t-il en se rapprochant avant de s'asseoir lui aussi.
- Pour que tu n'ais plus à utiliser des techniques aussi lâches pour ta vengeance ! Tu es un homme !

Elle était très claire. Il devait s'améliorer au combat pour que, plus jamais, il n'ait à subir cette humiliation. Et puis, elle lui devait bien ça.
"Il me fallait un moyen de faire pression pour nous faire quitter les lieux. Je n'ai pas en tête d'utiliser un enfant pour venir à bout d'Onyx Grenat..."
Leurs regards se croisèrent.
- Ce n'est pas une excuse. Il y avait d’autres solutions ! Tu veux devenir plus fort ? Je te préviens ce ne sera pas en prenant des raclées que tu vas progresser.
"Ce n'était pas une excuse, mais un constat. Je devais vous libérer, Annice... J'ai fait selon mes capacités."

Les yeux verts du jeune homme se posèrent sur le plafond délabré.
"Mais ce serait avec joie."
- Voila une réponse ! Le plus dur commence alors pour toi !
Mais… pour le moment ils étaient plus sage de se reposer. Il était exclus qu'ils repartent au palais sans avoir retrouver tous leurs moyens.
- Je vais dormir une heure pour récupérer, fais de même. Il n'est pas certain qu'on dorme de sitôt… dit elle en s’allongeant à même le sol.
Il resta silencieux tandis qu’elle fermait les yeux et l’observa distraitement une minute. Le plus dur commençait ? Il passa une main sur ses yeux une fois auprès de la minuscule fenêtre masquée par de lourds rideaux bleu nuit. Il se laissa faiblement glisser contre le mur et s’endormit sur cette pensée.

Le plus dur commençait. Combien de temps ce 'plus dur' durerait-il encore ?
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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 10 Mai   10.11.08 21:17

[10 Mai / Matin / Entrée de la mine de sable -> Dune de Sable]

Fallait-il forcément avoir un cœur de glace pour être efficace, pour être un bon meneur ? Alex ne le croyait pas, il savait que ses sentiments lui avaient déjà joué des tours, mais impulsif, il faisait ce que son cœur lui dictait de faire. Ses choix avaient entrainé la mort d’innocent, mais en avaient aussi sauvé quelque uns, du moins il l’espérait. Et Annice avait réussit à lui faire comprendre quelque chose de vital. Ce n’était pas en fuyant qu’on réglait ses problèmes, ce n’était pas en prenant toutes les charges sur ses épaules qu’on arrivait à protéger ceux qu’on aimait. Faisant appel aux sentiments, le roi des voleurs avait formulé une demande toute simple à l’espionne d’Onyx. Laisser partir Ahialis. Sa réponse fut sans appel, elle tint en un seul mot tranchant.

Alex fronça les sourcils … était il possible qu’une jeune fille de cet âge puisse avoir abandonné tous sentiments ? Tout espoir et soit à ce point insensible aux autres ? Sa mémoire se dérobait toujours à lui et le fin visage encadré de cheveux ébène ne lui rappelait rien. Soupirant, il garda la tête haute et adressa un sourire à la fillette qui s’accrochait à lui pour ne pas se laisser submerger par les sanglots. Elle non plus il ne pourrait peut être pas la protéger …

Avec un regard pétillant, il vit une patrouille sortir par la porte du désert. Partir à la poursuite des quelques rebelles qui avaient réussit à s’échapper. Alex leur adressa une dernière prière silencieuse. Il ne pouvait plus rien pour eux, il devait se contenter de ça. Sa propre impuissance l’énervait et ses phalanges devinrent rapidement blanches tant il serra les poings. Le désert il le connaissait comme sa poche, il le sentait au plus profond de lui. C’était son territoire de jeu, le compagnon de ses parties de cache-cache. Mais il ne ferait aucun cadeau aux fuyards. Le roi des voleurs mesurait que leur chance de survie était faible. Mais pas nulle. Il se raccrochait à ce mince espoir.
Une fois que la colonne de soldat eut disparut, il se retourna vers l’espionne qui avait prit le commandement. Elle était en train de murmure quelques ordres aux soldats encadrant la jeune otage. Qui restèrent inaudible pour le voleur mais qui durcirent ses traits. La vérité du refus de l’espionne à répondre à sa demande lui éclata au visage. Il n’avait pas libéré Ahialis parce qu’elle était liée à lui maintenant. Elle était devenue un moyen de pression parfait pour le faire parler, pour le rendre docile. Une impression douloureuse se propagea dans tout son corps alors qu’il sentait la blessure sur son torse lui faire mal, sa cicatrice le brûler. Une impression qui ne lui était pas étrangère. Ahialis était condamnée à les suivre … simplement parce qu’elle avait eut le bonheur de croiser sa route. Un sentiment beaucoup plus dur à accepter que celui d’avoir entraîner ses compagnons vers la mort. Car ceux-ci l’avaient fait en toute connaissance de cause. Pas Ahialis.

Alors lorsque Sayuri revint vers lui, son visage avait perdu son sourire et s’était revêtu d’un voile sombre. Il resta droit et fier face aux paroles de la jeune fille. Ne cilla pas face à l’ironie dans sa voix. Orgueilleuse et jeune … il lui semblait se voir à son âge, lorsqu’il pensait que le monde n’avait pas de limite, qu’il lui appartenait. Elle lui ressemblait, mais contrairement à lui, ces yeux étaient vides de tous sentiments. Lequel des deux étaient sur la bonne voie ? Lequel des deux avaient fait le bon choix ?

« Je sais tout ça jeune fille. Mais je peux encore faire quelque chose contrairement ce que vous croyez. »

Il avait encaissé les paroles de Sayuri sans broncher. Et s’était exprimé calmement. Alex n’était plus le roi des voleurs qui fonçait sans réfléchir, plein de joie de vie, d’orgueil et de suffisance. Il avait changé. Profondément. Et les nombreuses cicatrices sur son corps l’attestaient.
Les hommes se mirent en marche. Les corps des rebelles avaient été ramassés et jeté sur des charrettes pour être brûler alors que ceux des soldats allaient être rendus à leur famille. Le sable était toujours teinté de sang là ou ces hommes et femmes étaient tombés.

Alex pouvait encore faire quelque chose. Et alors qu’il avançait, d’apparence docile, ses yeux rouges sang glissaient sur la scène, se fixaient quelques secondes sur des détails. Remuant ses mains dans son dos, il testa la résistance des liens. Aucune chance de pouvoir leur échapper. Deux hommes en arme l’encadraient, mais leur épée était sagement rangée dans leur fourreau. Sa chance. Son unique chance.
Un.
S’obligeant à ralentir son rythme cardiaque pour être en parfaite possession de son corps, Alex avait fermé les yeux.
Deux.
Durant son séjour en prison, il avait perdue beaucoup de masse musculaire malgré les exercices qu’il s’était imposé chaque jour. Il espérait que cela suffirait. Un dernier coup d’œil sur la position des soldats, de Sayuri en avant du convoie et d’Ahialis. Puis …
Trois.
Alex passa à l’action. Rapide et insaisissable. Il s’était ramassé sur ses jambes et avait bondit sur le côté. Son pied se figeant dans le ventre d’un des gardes qui l’encadrait. Mais déjà il voyait l’autre se précipiter vers lui, en train de tirer son épée de son fourreau. Non l’homme était déjà à terre, fauché au niveau des chevilles par la jambe du voleur. Nouveau regard. Comme il l’espérait, les autres gardes s’étaient précipités vers lui. Ahialis n’était plus gardé que par un homme. Ses yeux sang se figèrent dans ceux de la petite. Et elle comprit. Son petit pied s’abattit sur celui du garde alors que Alex commençait à être submerger par le nombre des soldats. Les bras qui la retenaient se relâchèrent l’espace d’un juron. Elle en profita pour s’échapper, pour courir, pour disparaître. Avant que quiconque n’ait put se lancer à sa poursuite, le roi des voleurs retenant l’attention des gardes. Mais au bout de quelques secondes, il fut de nouveau accabler, les hommes en armure le tenant fermement. D’abord tenace, le voleur finit par se calmer. Ses poignets étaient en sang, mais qu’importe. Ahialis était sauve.

Se tournant vers l’espionne, Alex s’autorisa un sourire narquois.

« Vous disiez ? Vous avez eu tort. »

Maintenant sous bonne escorte, le roi des voleurs n’avait plus aucune chance de faire un geste de trop. Il avançait, le sourire aux lèvres vers la mine de sable. Loin d’imaginer ce qui l’attendait.
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 10 Mai   11.11.08 1:20

[10 Mai / Matin / Entrée de la mine de sable -> Dune de Sable]

Alex Telles, ancien roi des voleurs. Lorsque Sayuri avait eut 15 ans, elle s’était elle aussi lancé à sa poursuite comme la plus part des soldats et espions de la mine de sable. Et comme tous, elle n’avait pas put mettre la main sur le voleur et sa bande. Mais à cet âge, elle considérait sa mission plus comme un jeu, une sorte de cache-cache qu’autre chose. Se régalant des longues courses, de l’odeur qui montait du marché, de la chaleur du soleil sur sa peau. Mais le jour où on lui avait fait cette cicatrice sur la poitrine, quelque chose s’était brisé en elle. Irrémédiablement.

Maintenant Alex était son prisonnier, elle avait mit la main sur lui et s’apprêtait à le livrer à l’abis. Cette idée lui gonflait la poitrine de fierté. Elle n’allait pas décevoir son maître, allait même se révéler utile pour lui. Comme une gosse qui n’avait que pour repère l’abis de la mine de sable, Sayuri était prête à tout pour cet homme. Même à l’impossible. Peu de personne pouvait se targuer d’être aussi fidèle, mais son comportement était le fruit d’une dizaine d’année d’instruction, de dure correction dés qu’elle faisait un pas en travers, de manipulation.
Pourtant même si le roi des voleurs étaient enchainés face à elle, son regard vacilla lorsqu’il lui répondit.
« … jeune fille… »
C’était ainsi aussi qu’il l’avait nommé lors de leur première rencontre. Au début il l’avait traité de gamine pour finalement à la fin de leur altercation lui glissait ses quelques mots avant de s’enfuir. L’espionne si sûre d’elle fit place un instant à l’élève de l’école militaire qu’elle avait été. Juste quelques secondes de trouble avant qu’elle ne se détourne du roi des voleurs et reprennent sa froideur habituelle.

Le convoi se mit rapidement en marche, Sayuri au devant pour imposer son autorité, mais jetant souvent des regards vers son prisonnier. Son attention se fixait sur tous les individus paraissant suspect, revenait à Alex, puis glissait sur ses hommes. Les sien … eux ne la considèreraient jamais comme leur chef. L’espionne en était consciente et elle se méfiait d’eux autant que des rebelles qui croupissaient dans le village de Sunahama.
Pourtant lorsque le roi des voleurs passa à l’action, elle eut à peine le temps de se retourner que déjà la situation lui échappait. Jouant des pieds et des jambes, le jeune homme avait déjà mit à terre deux des soldats. Mais d’autres affluaient, Sayuri ne s’en faisait pas pour lui. Son regard noir comme les cendres s’étaient posés sur leur plus jeune prisonnière qui avait profité de ce temps de flottement pour s’échapper de la surveillance de son geôlier et pour disparaitre dans la mine de sable. Il fallut encore quelques secondes pour que Alex soit enfin maîtrisé. Avant que l’espionne ne puisse reprendre la situation entre les mains.

« Vous deux, rattrapez cette gosse. »

Deux hommes partirent immédiatement dans la direction ou la jeune rebelle s’était enfuie. Sayuri se tourna vers Alex qui était fermement tenu par trois soldats. Elle s’approcha de lui, paraissant plus menaçante que jamais. Le sourire sur le visage du voleur ne fit que grandir un peu plus la frustration de l’espionne qui fit chanter son sabre en le sortant de son fourreau. Elle l’aurait tué sur place si Onyx ne lui avait pas demandé de lui ramener vivant. Pourtant elle ne put s’empêcher de placer sa lame sous la gorge de son prisonnier, juste à l’endroit ou se trouvait une veine palpitant de vie, qu’il suffisait de trancher pour provoquer la mort. Pressant son sabre, une fine cascade de sang pourpre jaillit et glissa le long du cou du voleur.

« Ne vous amusez plus jamais à ceci Alex Telles. La prochaine fois, ma patience pourrait avoir des limites. »

La respiration sifflante, la jeune fille s’était approché très près du voleur. Sauvage, ses yeux brillaient d’une soif de sang inassouvie. Elle n’était pas une gamine et s’il la croyait inoffensive, il se trompait grandement. Finalement l’espionne se dégagea brusquement au retour des deux gardes.

« On a perdu sa piste. Impossible de la retrouver.
- Incapables. »

Rangeant son sabre dans son dos, personne ne s’autorisa un commentaire, conscient que leur vie serait en danger s’il venait à le faire. Se retournant vers la piste, elle donna un ordre bref pour se remettre en marche. Qu’importe pour la gamine, elle trouverait un autre moyen pour faire parler le voleur. Si Onyx lui en laissait l’opportunité.

[-> Dune de Sable]
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Calintz
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MessageSujet: Re: 10 Mai   11.11.08 2:32

[10 mai/fin de matinée /sur la route -> Sunahama]

Les trous de la route faisait sauter la calèche dans tous les sens berçant leurs occupants d'un rythme saccadé. Calintz sentait la fatigue d'une nuit blanche retombait sur lui alourdissant ses paupières tandis que les mots d'Agapanthe résonnaient dans son esprit comme une énigme. Loin de répondre à ses questions, le jeune homme ne faisait que épaissir encore le mystère qui planait autour de ses intentions et de celle de son fameux Maître. Un mal de tête commençait à s'installer dans l'esprit du prince alors que les mots d'Agapanthe s'enchaînaient sans rien lui révéler. Un véritable énervement avait fait place après les interrogations. Comme d'habitude on le maintenait dans le mystère total ne lui dévoilant rien alors qu'il était un des principaux préoccupés. L'innocence que pouvait avoir Calintz dans le passé avait disparut au profit d'une méfiance tenace envers tout le monde. Oui le prince de la mine de la mer de sable avait bel et bien changé.

"Si tu ne peux rien me dévoiler alors tait toi."

Sa voix était sèche et rêche, sans concession. Son regard chocolat s'était noircit tandis que sa migraine empirait étendant l'emprise de la Voix sur son esprit. Calintz ferma un instant les yeux reprenant sa respiration et se massant les tempes sentant le sang battre dans ses veines. Il réfléchissait aux paroles d'Agapanthe. La fin d'une ère. Celle des abis ou celle des hommes ? Onyx, menacé ? En son fort intérieur, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver de l'inquiétude à l'égard de son frère et pourtant il n'arrivait pas encore à saisir les réels sentiments qu'il avait pour son aîné.

Calintz rouvrit les yeux pour voir qu'Agapanthe semblait mal. Ses paupières étaient closes et sa respiration s'était fait plus sifflante. Mais au bout de quelques secondes de flottement , l'homme rouvrit les yeux légèrement opaque et reprit la parole d'une voix plus fluide. Comme angélique.

" NE ME PARLE PAS DE MON FRERE !"

Calintz avait hurlé hors de lui-même ne pouvant contrôler la vague de colère qui l'avait soudain submerger sans raison apparente. Ses poings s'étaient crispés alors que ses yeux avaient imperceptiblement prit une couleur rougeoyantes. Deux éclats telles des larmes tombèrent au sol se couvrant de poussière. Oubliés. Deux pétales. Mémoire.

|||||||||||||||||||||||||||||||||


"Je t'aime Onyx, tu le sais ?"
"Je serais fou d'ignorer une telle chose …"

Une sensation de chaleur. Un bain chaud avec Onyx. Des bulles et de la mousse partout. Et puis le bonheur, omniprésent, étouffant de joie. L'insouciance aussi.
Était ce sa sa vie ? Sa vie avec Onyx avant … Mais avant quoi. Que s'était il passé pour que ses sentiments changent du tout au tout passant de l'amour à la haine.

"Calintz tu n'es rien."

La voix de Onyx, telle un glas, revenait le hanté. Lui, pour lui, rien n'avait changé ! Il n'avait pas oublié tout. Il l'avait vraiment repoussé. Non pas repoussé. Détruit. S'infiltrant dans ses faiblesses qu'il connaissait si bien, il avait détruit l'homme qu'était Calintz.

Alors, sa vie ? Avant ? Amour ou haine ?

|||||||||||||||||||||||||||||||||


Essoufflé, Calintz reprenait son souffle se tenant le ventre prit de nausée. Ses mains tremblaient alors qu'il se touchait le collier qu'il portait au cou. Dernier cadeau que lui avait Onyx. IL ne restait plus qu'un pétale accroché et à chacun de ses mouvements, il vacillait comme prêt à rejoindre les autres dans la mémoire. Un pétale. La clé de ses souvenirs. Le silence s'installe entre les deux hommes. Calintz n'osait pas faire un geste de peur qu'une nouvelle vague de violence le submerge sans qu'il ne puisse se contrôler. Après plusieurs minutes de mutisme, le jeune prince se décida a prendre la rôle.

" Excuse moi …"

Puis ce fut de nouveau le silence et Calintz se replongea dans ses pensées ne cessant de revivre les scènes qu'il avait partagé avec Onyx essayant de trouver une explication logique à ce trou noir au beau milieu de sa mémoire.

Lorsque le petit matin se leva, Calintz put discerner dans la lumière du soleil naissant le paysage tant aimé. Celui de son pays. Le désert s'étendait dans l'infini dans des couleurs d'ocre et de jaune qui dansaient comme des vagues. Replongé dans les souvenirs de son adolescence, le jeune prince porta sa main à côté droit du visage palpant sous ses doigts sa peau tendus et lisse … une peau qui ne portait aucune trace de brûlure.

Prenant la gourde, Calintz avala une rasade d'eau sentant déjà sa peau brûler sous le soleil de plomb de la mine de la mer de sable. Ayant retrouvé son calme au cours du trajet, le prince répondit d'un ton calme et posé presque joyeux.

" L'eau et la terre ne s'aime pas beaucoup de nos jours, il n'y a qu'à voir la sècheresse qui sévit. A l'image des abis, on ne peut pas dire que Onyx et Alfred se soit jamais bien entendu …"

Le regard de Calintz fut soudain happé par le portail qui annonçait l'entrée du village de Sunahama. A couleur était comme une promesse à l'égard des ennemis qui y pénétrer, la mort les attendait en ces lieux. L'attelage pénétra dans le village dans un nuage de poussière alors que Calintz se rappropriait les lieux avec un sourire nostalgique aux lèvres … mais son regard se posa sur l'édifice qui était sortit de terre en à peine un mois.

L'arène.

Adjacente au palais, elle avait la forme d'un immense Colisée. Les yeux du jeune prince se voilèrent. Quelle folie avait atteint son frère pour qu'il face construire ce lieu de mort et de torture. Acceptant le tissus d'Agapanthe, Calintz se le fixa autour du visage de telle manière qu'on ne puisse le reconnaître. En effet, à en voir les regards des gens, la méfiance était de mise dans le village et la haine envers l'abis brûlait dans tous les yeux alimenté par la faim grandissante. Agapanthe le conduisit aux abords du palais gardant un regard pour le prince qui ne pensait absolument pas à s'enfuir. Ses yeux chocolat restaient figé sur l'arène alors qu'il sentait ses souvenirs revenir par vague. Des souvenirs d'une adolescence compliquée partagé entre l'amour pour son frère et le tabou que représentait ses sentiments. Les souvenirs d'un amour, son seul amour à l'égard d'une femme, un amour broyé dans les mains des abis.

" Alors maintenant, c'est quoi le programme ? Ou est ton maître ?"
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Annice Appolodoros
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MessageSujet: Re: 10 Mai   11.11.08 3:03

[10 mai – Planque d’Annice - Matin, peu après qu’ils se soient assoupis]

[Post commun Iemelian/Annice]


Il régnait dans cette pièce insalubre un silence sinistre comparé au brouhaha de la ville qui amplifiait. Les minuscules fenêtres fermées par des rideaux sombres éclairaient mal les deux silhouettes étendues à même le sol qui dormaient. Seuls quelques frottements contre le parterre et une respiration filante brisaient de temps à autres le calme relatif de l’endroit. Au dehors, quelques gardes les traquaient encore bien que leur espoir de les retrouver fonde comme neige au soleil au fil de leurs recherches. Les ruelles de la ville n’étaient pas sûres et l’idée qu’ils doivent les fouiller ne les rassurait pas, tous soldats d’Onyx Grenat qu’ils étaient.

Ramassé le long du mur au pied duquel il s'était assoupi, Iemelian tressaillait dans son sommeil. Ses longs cils noirs tremblaient et sous ses paupières les mouvements convulsifs de ses yeux : cauchemar. Il s’éveilla dans un sursaut et sa tête heurta le mur irrégulier de crépis. Dans un gémissement, il se redressa, en appui sur ses coudes, et poussa un gémissement, la main sur son front douloureux.
"Putain..." soupira-t-il faiblement.

Annice, qui avait l'habitude de ne dormir que d'un seul œil, entendit le charmant mot qui échappa au garçon et se releva doucement.
"Ca va ?" s’enquit-elle.

Après avoir gardé une poignée de secondes la main sur sa tempe pour la comprimer, il s'assura qu'il ne saignait pas... ou pas trop. Une petite plaie lui barrait la tempe droite. Toujours un peu gêné qu’on puisse s’inquiéter pour lui d’une quelconque manière, il jeta un coup d’oeil à Annice et adopta le comportement de base du jeune homme trop orgueilleux pour reconnaître les faits :
"Oui oui, ça va."
Il l’entendit se lever plus qu’il ne la vit le faire. Ses paupières se fermèrent quand les mains fraîches de la jeune fille se posèrent avec douceur de chaque côté de sa tête pour l’examiner.
"Tu bouges beaucoup dans ton sommeil… tu dors trop profondément."
Il se laissa faire plutôt docilement. Résistant à la douleur par nature, une blessure infime comme celle ci n'était rien.
"Je ne suis pas un soldat, Annice... Ce n'est déjà pas si mal quand j'arrive à dormir un peu. Vous apprendrez que je ne suis pas le genre de type au sommeil paisible..."

Le silence s’installa de nouveau quelques instants.
"Ne vous en faites pas."
"Si, je m'inquiète. Tu vas devoir apprendre à ne laisser dormir que ton corps." répliqua-t-elle.
Un bruit à l’extérieur attira son attention et elle sortit aussitôt. Les villageois étaient très animés aujourd'hui ; ils ne l’étaient jamais sans raisons. D’une conversation épiée, elle apprit que les évadés avaient été rattrapés et que les choses ne se passeraient pas en douceur pour eux. Alex. Elle ne l'avait pas sauvé pour qu'il y retourne. Et Iemelian, qui en avait entendu autant qu’elle, sut avant même qu’elle ne prenne la parole ce qu’elle allait dire.

"Nous retournons au palais sur le champ, je dois vérifier quelque chose. Tu es avec moi ?"
"Je suis avec vous. Mais j'aimerais ne pas avoir à vous sauver une seconde fois, Capitaine..." ajouta-t-il sans grand sérieux.
"Enfin... j'aurais préféré être mieux armé. Un petit poignard et ma maigre technique de combat ne me seront pas très utiles contre Onyx."
"Ne t’en fais pas pour ça, il y a des armes ici. Je vais juste devoir nous trouver de nouveaux vêtements."

Ils rentrèrent à nouveau, patientèrent un bref moment puis elle passa la tête dehors et attrapa le premier type qui passait. Iemelian l’aida à le traîner à l'intérieur. Sans l’ombre d’une hésitation, elle éclata la tête du passant contre le mur et commença à le déshabiller pour jeter les vêtements à Mel. Le jeune rebelle plissa les yeux avec répulsion.
"Un peu grand mais ça suffira."
"Pourquoi le tuer..." siffla-t-il pour lui même.
Ce n'était pas une question, il ne voulait même pas de réponse. Qui que soit cet homme, sa mort n'était pas nécessaire. Quel genre de garçon était Mel ? Assez haineux pour vouloir tuer un Abis mais incapable de rester de marbre face à la mort d’inconnus. Comment être certain qu’il pourrait mener sa vengeance à terme sans fléchir à l’instant crucial ? Lui même n’en savait rien mais ceci ne l’empêchait pas de nourrir une envie irrépressible que justice soit faite, chose de plus en plus rare en ce monde.
"Je n'aime pas laisser de traces… on est recherché et n'importe qui pourrait nous dénoncer pour un peu d'argent." fit-elle simplement.
Il observa les vêtements avec un dégoût dissimulé puis les posa à terre le temps de retirer son haut. L’air étrangement frais de leur repaire le fit frémir.
"Un peu grand..."
L'homme qui gisait sans vie était un colosse... Un peu grand était un euphémisme.

Elle entraîna un second homme à l’intérieur et lui demanda immédiatement, pressée :
"Réponds vite ! Qui a été renvoyé au palais ?!"
- Le… le… le capitaine...
"Vite !"
- Je ne sais pas !! A l'...
Sans tarder, elle le saisit par la nuque et la tordit.

Mel la laissa encore abattre un nouveau malchanceux, le regard fuyant. Ces méthodes n'étaient pas les siennes. Sans doute que ces hommes les auraient vendus contre quelques pièces, certes. Mais... et s'ils ne l'avaient pas fait ? Qui avait-elle tué ? Des pères de familles ? Il se mordit la lèvre inférieure nerveusement.
"On n'a pas le temps, change toi vite. Je ne compte pas m’être battue dans l'arêne pour rien."
Elle déshabilla le second macchabée sans honte aucune puis retira sa robe de noble tâchée de sang devant Iemelian. Il se retourna pour faire de même, plus respectueux envers la demoiselle que pudique.

Ils furent bientôt vêtus de vieilles frusques qui les auraient fait passer pour les plus banals villageois si... Les yeux émeraude de Mel se posèrent sur la chevelure de la jeune femme. Il défit l'étoffe qui lui servait à présent d'écharpe pour la lui tendre.
"Pour masquer vos cheveux, Annice..."

Cette dernière, qui avait évidemment remarqué son comportement, savait qu'il était troublé.
"Il va falloir que tu deviennes plus fort ! La mort d'un inconnu, c'est parfois la garantie de ta survie. Quand on veux agir, rien ne doit être laissé au hasard. Retiens ça."
Elle leva les yeux sur le châle que lui tendait Iemelian.
"Merci, Mel. Tu es un trop gentil garçon." souffla-t-elle en dissimulant ses beaux cheveux bleus.
Il lui signifia d'un hochement de la tête que ce n'était rien. Sans doute que la clémence était une marque de faiblesse après tout... Qui savait si ce ne serait pas elle qui le perdrait ? Cependant, il n'était pas certain de vouloir perdre sa conscience au profit d'une vengeance réussie.

Sans rien ajouter, Annice souleva le tapis puis une trappe donnant sur une cave pour en sortir une lourde épée pour elle et, pour lui, une plus légère mais de bonne qualité.
"On a de la chance, personne n'est venu depuis longtemps."
Lorsque sa main se referma sur le manche de l'épée qu'elle lui tendit, Mel leva les yeux sur elle, plus calme. Comme quoi la seule présence d'une arme sérieuse vous rendait un homme traqué presque serein.
"Je vous suis."
Elle ouvrit la porte et sortit, Iemelian sur les talons, puis referma derrière eux.
"Maintenant, on court. Suis moi et ne t'arrête sous aucun prétexte." ordonna-t-elle.

Et de commencer sa course folle, slalomant dans la foule et se permettant quelques acrobaties pour gagner du temps. Sans aller trop vite pour que le jeune rebelle puisse tenir le rythme, elle se hâtait tout de même. Trop adroit et rapide pour se laisser distancer, Iemelian ne peinait pas à la suivre dans ses pirouettes. Mais il reconnaissait ne pas être en aussi bonne condition physique qu’une guerrière comme Annice et bientôt le souffle lui manqua. Plusieurs passants furieux de s’être fait bousculer crièrent sur leur passage… mais ils étaient déjà loin.

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MessageSujet: Re: 10 Mai   11.11.08 4:12

[10 mai/fin de matinée /Sunahama-->prison]

Un point sensible? Bien entendu c’était onyx. Personne n’ignorait els vrais sentiment de Calintz, a par lui en ce moment.
Onyx lui tout le monde ne savait plus quoi penser, il était impénétrable. Agapanthe ne voulait pas entré trop dans ces histoires aimer son frère était une idée ridicule à ses yeux.
Aga avait beaucoup parler, mais n’en avait plus trop envie, car un peu plus et celui-ci allez se confier à lui. Plus on se rapprochait plus cela devenait difficile pour aga de se sentir nerveux et mal alaise.

" L'eau et la terre ne s'aime pas beaucoup de nos jours, il n'y a qu'à voir la sècheresse qui sévit. A l'image des Abis, on ne peut pas dire que Onyx et Alfred se soit jamais bien entendu …"

"Ils ont pas besoin de s’entendre pour réaliser de grande chose suffit de posséder ce que tu as en toi…"

Agapanthe avait pourtant sa curiosité qui lui jouait des tour, il voulait savoir ce qu’était ce collier qui perdait ses pétales, ça semblait magique.

"C’est qui ce collier de fille, tu compte le garder même face à onyx? Non franchement vire moi ça."

Il tenta de lui enlever mais une décharge lui empêcha de le faire. Premier déduction c’était magique. Mais à quoi ça pouvait bien servir ce truck. Calintz avait l’aire encore plu étrange depuis qu’un pétale venait de tomber? Il c’était même excusé.

"Enfin c’est moche quoi."

Enfin le bâtiment était face à eux, aga ne l’avait jamais vu, il trouva sa très impressionnant. Il était presque émerveillé.

"Ils ont réussit à construire cette merveille sous terre. Onyx est motiver pour tuer les autre dans la joie et la bonne humeur."

Sa phrase le fit sourire, dans la joie et la bonne humeur. Concept intéressant pour donner la mort, onyx avait de bonne idée pour faire passer le temps.
Enfin trêve de bavarderie c’est en ces lieux que le tout aller se jouer et ça, c’était pas amusant. Aga avait tout envie de lâcher à Calintz peu être pour donner une chance au moins à lui de changer les choses comme il le souhaite.

" Alors maintenant, c'est quoi le programme ? Où est ton maître ?"

"Calintz!"

Il le regarda dans les yeux.

"Calintz, je vais te donner une chance de changer ce qui va se passer enfin au moins pour ton frère. Tout le monde sais ce qu’il y a là tu ne peux le cacher à personne sauf à toi. On ne peut arrêter ce qu’il va se passer, mais tu peux éviter que ton frère soit… blessé."

De son côté il ne pouvait rien espéré.
Il se retourna et sauta pour descendre, puis il attendit Calintz, il lui attrapa le bras pour le traîner vers la loge ou devait se trouver onyx, vu qu’il y passait ses journées.

"Calintz en toi il y a une force plus forte que n’importe qu’elle Abis. Tu es son abri! Quand tu la verra tu la reconnaîtra empêche la de s’approcher d’onyx!"

Après plusieurs couleurs ils finirent par se reprocher de la loge. Le cri d’onyx se fit alors entendre. Qu’Est-ce qui c’était passé?
Aga renforça son emprise sur Calintz pour que celui n’aille pas courir vers le cri sans réfléchir. Il continua son chemin restant froid à présent. Son cœur battait très vite.
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