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 10 Mai

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Iemelian Balëhir
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MessageSujet: Re: 10 Mai   21.02.09 2:34

(post commun Annice, Agapanthe et Iemelian)

[10 mai / fin de matinée]

[=> Village]


Annice n’avait qu’une seule chose en tête : sauver Alex encore une fois. Il ne devait pas mourir maintenant alors qu'elle venait tout juste de le retrouver. Son visage trahissait sa panique ; elle ne pouvait pas laisser onyx faire ça. La jeune femme rêvait d'une fin heureuse pour elle, pour Alex, mais aussi pour sa nouvelle rencontre. Elle courait de toutes ses forces pour arriver le plus rapidement possible au palais. Son cœur battait tellement fort. Et une fois là-bas, où allait-elle le chercher ? Dans la prison ? Avec Onyx ? Trop de questions se bousculaient dans sa tête mais elle était certaine de le trouver, même si elle devait remuer ciel et terre pour son bien-aimé.
- Mel, dépêchons nous !

L'ancien esclave la suivait sans la ralentir, la course silencieuse. Il avait au moins pour lui cette discrétion innée, cette souplesse qui permettait à ses faits et gestes de presque toujours paraître maîtrisés même quand il doutait de lui. Il ne répondit pas à l'exclamation de sa compagne de l'instant, préférant garder son souffle afin de réussir à suivre une guerrière entrainée, jeune assassin inexpérimenté qu'il était. Il restait à sa hauteur. Ses yeux verts fixèrent le bout de la ruelle qu'il suivait et il faillit piler net.
"Annice." fit il simplement au bout d'une poignée de seconde en l'attrapant par le poignet pour raser le mur.
Des soldats, trop selon lui, gardaient l'entrée du palai. Il n'eut pas honte de reconnaître qu'il avait de gros doutes sur leur capacité à passer. A l'instant où ils frôlèrent la maison, deux gardes fixèrent la ruelle avant de se remettre à discuter. Le regard qu'il lança à Annice voulait tout dire. Et maintenant ?

Annice se sentit tout à coup tirée vers l'arrière par Iemelian et elle comprit en voyant par la suite les deux hommes que celui ci avait bien fait. Elle n'était pas assez concentrée, c'était de sa faute.
- … merci, Mel. Murmura-t-elle.

Il lui sourit. C'était bien l'une des seules manières qu'il avait de l'aider. Comparé à elle, il se sentait vulnérable ; sans doute l'enviait-il un peu.

Elle reprit son souffle et prit le temps de réfléchir : il allait être difficile de passer mais ils devaient trouver un moyen quoi qu'il arrive. Elle aurait aimé utiliser la manière forte mais n'était pas toute seule. Ses yeux se posèrent sur Mel.
- On va devoir courir, ils nous poursuivront mais je connais le palais, on pourra les semer un peut plus tard. C'est le seul moyen de passer sans trop de dégâts. Au pire on leur donne des coups bien placés, il y a trop de morts et je veux retrouver Alex sans être blessée bêtement. A trois. 1,2,3 !
Elle fonça tête baissée, poussant les deux hommes assez fort pour les perturber et entrer. Passer sans tuer devenait facile mais la course qui allait suivre serait épuisante.

Le coeur battant la chamade, le jeune homme jeta un regard aux gardes comme s'il évaluait leurs chances avant de s'élancer sur les traces d'Annice. Les deux gardes qu'elle bouscula furent assez écartés pour qu'il passe mais déjà deux autres lui barrèrent le chemin. Il se contorsionna pour éviter le premier et reprit sa course folle. Le souffle d'une lame rasant son épaule de près le fit frissonner. Il y eut un bruit de déchirement mais il n'en tint pas compte.

- Intrusion ! hurlèrent les hommes dans leur dos en se jetant à leur poursuite.
Il ne risqua même pas un regard en arrière.

Annice courut et dirigea Mel sans hésitation : heureusement, le palais regorgeait de couloirs inutiles. Après quelques minutes de course, elle saisit le jeune homme par le bras et le tira dans une pièce pour qu'ils puissent se reposer. Elle reprit son souffle.
- Reposons nous un peu, maintenant je pense qu'ils nous ont perdu.
Elle devait maintenant se préoccuper du lieu où se trouvait Alex. Elle ne leur laissa pas beaucoup de temps de récupération.
- On repart et cette fois si on cherche Alex… il peut être n'importe où.
Ce fut au tour d'Annice de l'attraper pour le tirer en lieu sûr et, malgré son souffle erratique, il ne put retenir un sourire. Son dos vint se plaquer contre le mur le plus proche et une de ses mains échoua sur sa gorge tandis qu'il retrouvait une respiration normale, silencieux. Il hocha la tête quand celle qui s'était proposée comme son Mentor prit à nouveau la parole.
"Il vient à peine d'être capturé non ?" demanda t il de son habituelle voix douce.

- Je ne sais pas, à ce que j'ai entendu, ça se pourrait, mais on ne peut pas commencer à fouiller la prison, elle est trop grande. Mel il nous faut beaucoup de chance et aussi trouver quelqu'un au courant.
"Alors sans doute a-t-il été conduit aux pieds de l'Abis..." conclut-il avec sérieux.
"Je ne fais que supposer." se défendit-il sans raison quand leurs regards se croisèrent.
Après tout, il pouvait tout aussi bien se tromper. Ou bien, s'il l'avait été, il ne l'était déjà plus. Vivant ou pas.
Mais quand elle voulut ouvrir la porte, quelque chose de plus fort l'en empêcha : une douleur tout au fond d'elle. Elle cria et une puissance quitta alors son corps : elle ignorait tout de ce qui se passait.

Les sourcils de Iemelian se froncèrent quand Annice tenta d'ouvrir la porte. Elle hurla et il se précipita vers elle pour la soutenir avant qu'elle ne tombe.
"Annice !" s'inquiéta-t-il.
"Que t'arrive-t-il ?"

Elle glissa alors à genoux pour se protéger. Mel fixait son visage avec anxiété. Ca ne dura que très peu de temps, mais elle souffrait, ne pouvant seulement imaginer ce se passait. Tout cessa comme ça avait commencé. La marque bleue sur son bras avait diminuée. Annice était paniquée de ne pas comprendre. Lorsqu’elle revint à la réalité, elle vit Mel.
- … ce n'est rien, merci.

Quand elle parut revenir à elle, il entrouvrit les lèvres mais resta muet quelques secondes. Rien ? Il n'en croyait pas un mot.
"Dis moi..."
… ce qu’il se passe.

- Te dire quoi ? Je ne sais pas, je ne pourrais te le dire. Notre priorité est de retrouver Alex. Je suis sûre que ce qui vient de se passer à un rapport avec nos ancêtres. Ca ne sent pas bon, on doit se dépêcher.
Elle se releva avec difficultés, regarda avec un air sévère Mel, puis ouvrit la porte et sortit en marchant.
- Avec ce qui c'est passé les gardes doivent être paniqués : on passera inaperçus.

Il ne lui rendit pas un regard d'une telle dureté et se contenta de lui emboiter le pas. Inaperçus ?... si les gardes n'étaient pas trop stupides, ils savaient qui chercher. Et il avait eu vent de très bons éléments dans les rangs de l'Abis de la Mer de Sable. Perplexe quant à ce qui venait de se produire avec Annice, il jeta un regard derrière lui et força l'allure.

Ils avancèrent en direction de la prison et tombèrent sur un garde seul. Annice s'attaqua à lui sans tarder. Elle le bloqua contre un mur et lui posa clairement sa question :
- Sais-tu où se trouve Alex, le roi des voleurs ?
- A ce qu'on dit, il serait avec l'Abis...
- … et M****.
Elle regarda Mel et, d'un coup de coude, mit le garde K.O. Ils prirent la direction de la loge de l'Abis.
- On va revoir Onyx, il est hors de question qu'Alex meure !

Avec l'Abis. Au final, le jeune homme fut assez mécontent que son hypothèse s'avère. Quoique... ne souhaitait-il pas plus que tout ôter la vie d'Onyx Grenat ? Il intercepta le regard d'Annice et prit la même direction qu'elle, notant que pour une fois, elle n'avait pas réglé son compte au garde. Celui ci pouvait s'estimer heureux. Silencieux, le jeune homme retrouvait à chaque pas qui le rapprochait de l'Abis une colère bien connue, une rage teintée de tristesse et de désespoir. Cet homme était un monstre. Et le fait qu'il détienne dans la seconde l'homme qu'aimait Annice n'arrangeait pas son cas.

Annice regardait dans tous les coins si elle ne le voyait pas passer, escorté. Mais non, rien. Et elle paniquait : Onyx l'avait peut être tué. Non ! Elle devait être positive, positive !
- J'espère qu'il est toujours en vie. Je le veux.
Elle était tellement triste et mal à l’aise de ne savoir où se trouvait exactement son bien aimé.
- … je veux qu'il soit en vie.

Le jeune homme lui adressa un regard plein de compassion. Il comprenait parfaitement ce qu'elle ressentait. Lui aussi avait craint de perdre des êtres chers ; il les avait d'ailleurs tous perdus.
"Il l'est. Ne pense même pas au contraire, Annice." fit-il en se mettant à son niveau.

Elle lui sourit.
- Merci, Mel.
Il lui rendit à peine son sourire, concentré, et se remit à marcher plus rapidement.

Alors qu'elle cherchait le meilleur chemin pour rejoindre la salle où se trouvait supposément Onyx, elle vit de loin deux hommes gisant sur le sol. Ces cheveux bleus ! Ils lui rappelèrent immédiatement quelqu'un. Après un signe pour Mel, ils approchèrent. Et plus elle se rapprochait, plus elle reconnaissait Agapanthe. Elle sut bientôt l’identité de la seconde personne. En quelques secondes, Annice sembla retrouver toute sa fougue et se jeta sur eux. Elle éloigna violement Agapanthe.
- ALEX, ALEX !!
Il était dans un salle état.

Alex Telles ? Iemelian s'approcha avec plus de discrétion des deux jeunes hommes, attendant simplement qu'ils notent sa présence d'eux-mêmes.

Annice regarda le jeune homme aux cheveux bleus.
- Mel, empêche cet homme d'approcher Alex! Bâillonne le, fais quelque chose, mais il doit se taire.

Immédiatement, les paroles si sûres d’elle d’Annice inquiétèrent le plus jeune du quatuor et il se tourna vers le seul dont il ignorait tout, prêt à réagir à toute action suspecte de sa part.

Elle regarda son cher et tendre... il était tellement mal.
- Alex je vais te sortir de cette situation. Que faisais-tu avec lui ? Il ne faut pas que tu l'approches.
Elle n'avait pas oublié le faite qu'Alex avait perdu beaucoup de ses souvenirs.
- Il vaut mieux ne pas trainer. On ne sait pas ce que peut faire Onyx s’il s'aperçoit de la disparition d'Alex.

Agapanthe n'eut pas le temps de répondre à Alex sur ce qu'il savait, qu'une femme, précisément Annice se jetait sur lui. Que faisait-elle là !?
- Lâche-moi ! Il faut qu'il sache ce qui lui arrive, on a une chose en commun !
- Vous n'avez rien en commun. Répondit froidement la jeune maitresse d’armes.
Agapanthe se crispa. Il allait l’attaquer, il allait la tuer, elle qui avait mis fin à sa première vie.

L'échange de paroles qui suivit l'alerta davantage et sa main fine se referma lentement sur le manche de la dague à la lame ondulée qu'il portait sur lui. Son autre paume effleura la garde de sa toute nouvelle épée quand le ton monta. Quand l'inconnu montra de très claires intentions mauvaises à l'encontre d'Annice, Iemelian, impulsif, tira immédiatement l'arme de son fourreau en faisant un pas vers lui. La lame frôla le cou du jeune homme et le brun planta son regard dans le sien, alerte. Il ne se ferait pas prendre pas surprise. Lentement, il dégaina aussi son kriss de sa main libre.
"Non, qui que vous soyez, quoi que vous lui vouliez, je ne vous laisserai pas faire."
Sa voix était toujours aussi douce mais le ton qu'il employait l'était nettement moins. Annice était la seule personne depuis longtemps à s'être montrée agréable avec lui et il n'allait pas laisser ce type la menacer ouvertement.

- Moi comme lui on veut des réponses !!!
Un inconnu ne le laissa pas agir avec autant de liberté qu'il l'aurait voulu et Agapanthe s’immobilisa : il ne souhaitait pas être blessé par stupidité.
- Tais toi, Aga !! Pour le moment on va le soigner, après on règlera se problème de mémoire. Et je ne pense pas qu'Alex ait…
Elle se tut. Maintenant qu'Agapanthe l'évoquait, c'était bien probable qu'Alex ait subi la même chose que ce dernier.
- Mel, assomme moi ce type, on va en ville s’occuper d’Alex.

Le jeune homme posa son regard dans celui d'Agapanthe à l'instant où Annice lui ordonna de l'assommer et il se mordit les lèvres comme à chaque fois que la nervosité le gagnait. Il sentit son bras, fort jusque là, tressaillir et il dut refermer sa poigne sur le manche de l'épée pour ne pas fléchir. La demoiselle aux cheveux bleus allait désespérément le prendre pour un lâche. Il restait étrangement silencieux.

Agapanthe le regarda dans les yeux : il le sentait nerveux. Il rigola. Lui était un assassin expérimenté et Mel un pauvre type qui avait tellement peur de faire des choses qu'il collait Annice comme un petit chien. Ce fut le rire hautain du jeune homme qui donna à la main de Iemelian la force qu'il n'avait pas eu une fraction de seconde plus tôt. En un instant, il pointa sur lui son poignard et abattit de l’autre main le plat de son épée sur le crâne d’Agapanthe sans une once d'hésitation. Si ce dernier n'avait pas réagi de la sorte, il n'était pas certain que Mel aurait osé. Le corps d’Aga tomba au sol dans un bruit sourd. Iemelian recula d’un pas et jeta un regard à Alex et Annice.
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 10 Mai   07.03.09 17:57

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

La situation s'emballait. Sayuri le ressentait et elle avait de plus en plus l'impression que les choses lui échappaient. Son sabre toujours fermement tenu entre ses mains légèrement moite, la jeune fille avait retrouvé une respiration posée. Et malgré le poids qui gisait toujours sur ses frêles épaules, elle paraissait aussi solide qu'un roc, aussi gracieuse qu'à son habitude. Ses yeux froids analysait la situation, sans vraiment trouver de véritable solution pour à la fois remplir ses obligations auprès de l'abis, protéger les deux princes et accomplir sa vengeance. Ses pupilles noires furent attirées quelques secondes par la couleur du sang s'écoulant de la blessure à l'épaule de l'élu. Elle s'était retenu et brûlait d'envie de régler son compte à l'Ange. Mais sans ordre de Onyx, elle ne ferait rien, resterait en retrait et continuerait à protéger le jeune prince inconscient.

L'échange entre l'abis et l'élu était tendu, Xyno voulant pousser son adversaire dans ses retranchements. Les yeux noirs de Sayuri ne le quittaient pas, essayant vainement de comprendre ce qui lui échappait. L'ange avait il rencontré Calintz à la mine de pierre ? Ou celui-ci avait t'il put disparaître pendant un mois ? Qu'avait il put se passer entre le prince et l'immortel ? Et la question la plus importante, comment allait réagir Onyx face à tant d'interrogations, à tant de doutes et de souvenirs douloureux ?
Un nom fit légèrement tressaillir la jeune espionne. Gaïa. L'enfant de Dieu, la première élue envoyée sur Terre pour détruire le règne des abis. Gaïa, femme de Onyx, mère de ses enfants. Sayuri l'avait elle-même dénoncé à l'abis après avoir mené l'enquête. Elle avait assisté à l'horrible combat qui avait opposé les deux époux, avait vu la jeune femme mourir sans essayer d'esquiver l'attaque fatidique.

L'espionne de la mine de sable savait que la simple évocation de ce nom devant l'abis pouvait provoquer des réactions violentes, empreinte de souffrance. Et ses yeux glissèrent vers son maître, une lueur d'inquiétude brillant dans son regard. Elle côtoyait intimement cet homme depuis un mois le suivant telle son ombre, mais elle ignorait encore tant de chose sur lui que cela la peinait. Onyx était le centre de son existence, sa raison d'être. Un message qui s'était imprégné dans son esprit par la violence et la discipline de l'armée.

L'énervement se lisait sur les traits de l'abis, cachant son inquiétude à propos de son frère et de son fils. La main de la jeune espionne s'était resserré sur la cuisse du jeune prince qu'elle portait dans son dos, le remettant bien en place. Son sabre toujours tenu devant elle était un rempart entre l'enfant et l'élu. Il ne le toucherait pas, et les yeux noirs de Sayuri brûlait de cette promesse implicite.

Un ordre.
Emmener l'enfant autre part, lui éviter d'autres visions cauchemardesques.
Elle regarda quelques secondes son maître. Il semblait déterminé, loin de la folie destructrice qui l'envahissait parfois. Ses yeux pourpres étaient sévères, ils finirent de rassurer Sayuri.
La jeune femme s'inclina très légèrement, ne quittant pas sa posture défensive. Quelques pas sur le côté, dans l'intention de quitter la salle. Mais un messager arriva à cet instant là et se dirigea dans sa direction. Quelques paroles brèves furent échangés, un "j'arrive" fut rapidement prononcée avant que l'espionne ne reprenne sa progression vers la sortie.

Elle n'allait pas le dire à Onyx. L'abis avait bien assez de chose à gérer, et elle n'allait pas le charger d'un nouveau poids. Elle allait s'occuper des deux fuyardes elle-même. Après tout ce n'était qu'une prisonnière et un jouet qui avait tenté de s'enfuir et qui s'en était pris à l'abis lui-même. Leur châtiment était simple et se résumait en un seul mot : la mort.
Sayuri pouvait très bien s'en occuper elle-même.

Se retirant prestement en évitant de se retrouver trop proche de Xyno, elle fila par la sortie et se retrouva sur les escaliers familiers. Quelques pas, avant qu'elle ne flanche légèrement. Le poids sur ses épaules commençaient à se faire lourd et elle appela un des soldats qui s'était amassé devant la loge royale.

"Emmenez cet enfant dans ses appartements. Et faites le garder par 15 de nos meilleurs soldats. Personne n'est autorisé à l'approcher à part ses suivantes. Compris ?"

Laissant l'homme prendre le corps de l'enfant dans ses bras, Sayuri avait retrouvé sa voix froide et sèche, reflet de son pays d'origine, la mine de glace. Elle ajouta en voyant les manières lourdes du soldat ;

"Et si vous le réveillez, soyez sur que vous me reverrez très vite."

Ses propos furent appuyés par le reflet de son sabre qu'elle venait d'empoigner de ses deux mains. L'homme parut un instant terrorisé par la flamme avide de sang qui brillait dans le regard de la jeune femme dont il connaissait la réputation, et il ne se fit pas prier de partir. Escorté par quelques hommes, le convoi disparut rapidement à l'angle d'un couloir.

Bon maintenant, il fallait qu'elle s'occupe des deux fuyardes, et qu'elle retourne près de son maître. Elle ne pouvait pas le laisser trop longtemps. Elle devait être là pour le protéger, pour veiller sur lui. Attitude bizarre lorsqu'on pensait à l'homme qu'elle voulait si ardemment défendre.

Se retournant vers les hommes d'armes qui avaient capturé les deux évadées, elle reconnut immédiatement le capitaine Vynir, l'homme qui avait empêché en grande partie l'évasion du roi des voleurs. Sayuri ne l'appréciait pas, il était rustre et sanglant, tuant femmes, enfants sans raison apparente. Juste pour le plaisir de faire couler le sang. De plus, cet homme et ses soldats ne la reconnaissaient pas, la considérant comme une profiteuse auprès d'Onyx. Ils avaient fait courir bon nombre de rumeur désobligeante, de sarcasme sur son compte. Malheureusement pour eux, certains étaient arrivés jusqu'à l'oreille fine de l'espionne.
Ses mains se resserrèrent sur le sabre.

"Encore vous … continuez comme ça et vous obtiendrez peut être une médaille de la part de notre abis capitaine."

Sa voix était railleuse, et la jeune femme, qui mesurait pourtant deux bonnes têtes de moins que le colosse, ne semblait pas du tout impressionnée. Elle se moquait même ouvertement de l'homme à l'ambition aussi grande que son égaux, devant ses hommes qui plus est.

"Ou se trouve les deux fuyardes ? Qu'on en finisse rapidement."

La jeune femme se détourna de Horin lorsque les soldats s'écartèrent pour dévoiler deux jeunes femmes mises à genoux et fermement tenu. L'une d'elle était très belle, et Sayuri se souvenait de l'avoir déjà croisé dans la dune de sable, de l'avoir même vu en compagnie de Onyx parfois. Et même dans sa situation, sa beauté éclatait à la vue de tous, lui donnant des allures de reine. Quant à l'autre femme, elle était beaucoup plus sale, son visage tiré par la fatigue et le manque alimentaire. Le séjour en prison se voyait dans ses traits, et Sayuri mit quelques secondes avant de la reconnaître sous la couche de crasse qui s'était déposée sur sa peau.

Des cheveux blonds, des pupilles bleus. Aucun doute, c'était cette rebelle qu'elle avait épargné par deux fois. Et à voir son ventre elle était en ceinte ! A sa vision, le cœur de la jeune espionne se serra.
Quelle idiote ! Et dire qu'elle avait pris des risques pour la garder en vie, pour elle ne savait quelle raison d'ailleurs, et voila que maintenant elle s'était jeté dans la gueule du loup. Il n'y avait pas d'échappatoire à cette situation, mis à part la mort des deux fuyardes.

"J'espère que vous ne leur avez rien fait soldats."

Toujours aussi sèche, Sayuri avait gardé ses yeux fixés sur les deux silhouettes frêles et fragiles. S'agenouillant près d'elle, tenant d'une main son sabre sur le côté, elle se pencha suffisamment pour ses paroles ne puissent entendu que par les deux fugitives.

"Espèces de folles que vous êtes. Votre punition pour vos actes est la mort, alors si vous voulez y échapper, trouvez vite une idée. Je ne pourrais pas vous sortir de cette situation sans votre aide."

Se relevant, la jeune espionne semblait aussi froide que d'habitude. Les soldats, surpris par les actes de leur supérieure se regardaient entre eux, mais n'osaient rien dire. D'ailleurs, même Sayuri ne parvenait pas complètement à comprendre pourquoi elle essayait de garder ses deux femmes en vie. Elle ignorait tout d'elles, et pourtant la jeune femme rebelle lui semblait être le reflet de son destin si elle n'avait pas été vendu à la mine de sable.

"Votre sentence pour vos agissement est l'exécution. Avez-vous quelques choses à dires avant de mourir ? Si oui, parlez."

Tenant son sabre, Sayuri semblait menaçante. Si elle avait crut à un quelconque dieu, elle aurait priait pour que ses femmes trouvent un moyen d'échapper à la mort. Si elles ne répondaient rien, la jeune espionne devrait les tuait. Elle le ferait à contre cœur, mais elle le ferait. Tel était son devoir, et celui-ci passait avant tout.
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Yclipt
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MessageSujet: Re: 10 Mai   08.03.09 17:40

[ 10 Mai /fin de matinée / dune de sable ]

La dune de sable. Un lieu où l'assassin ne s'était encore jamais rendu mais il en avait déjà beaucoup entendu parler, principalement sur les exploits de l'abis Onyx Grenat. A ses yeux, s'était un être méprisable même si Yclipt était au service des abis, il n'appréciait guère sa façon d'agir et d'être avec ses sujets. Une brise chaude souleva délicatement la chevelure sombre du soldat, la chaleur de ce pays lui était presque étouffante car il n'avait pas l'habitude de ce genre de climat, le climat de la mine de pierre était beaucoup plus doux, moins suffoquant. Après un moment à observer le paysage, Yclipt engagea son cheval à descendre la dune de sable sur laquelle ils se trouvaient tous les deux. L'animal piaffa avant de se lancer dans un galop éfreinné jusqu'au palais car l'assassin sentait quelque chose se tramait là-bas, il ne savait dire quoi précisément, mais quelque chose ne tournait pas rond là-bas.

En une quinzaine de minutes, l'assassin se trouvait déjà en ville, près du palais et il vit qu'il y régnait une certaine confusion. Il descendit de son cheval qui était en sueur après sa course folle et pénétra dans le palais par le hall principal, comme le faisait les invités au palais ou encore les sujets qui réclamaient audience à leur seigneur. Le tout semblait bien garder car il y avait beaucoup de soldats et de gardes, cependant, on le laissa entrer sur les lieux sans chercher à lui barrer le passage, et si on l'empêchait de passer, il n'avait qu'à donner son nom au pire montrer son insigne, après tout, il n'était pas au service de l'Hangeki pour rien. Yclipt ne connaissait pas le palais, c'est pourquoi il avait demander à un soldat de l'amener auprès d'un responsable. Depuis combien de temps parcourait-il ces couloirs immenses, qui se ressemblaient tous? Il ne pouvait le dire mais le temps lui parut très long jusqu'à la pièce où on le dirigeait.

Le soldat s'inclina avant de disparaitre dans les interminables couloirs du palais. Yclipt inspira et expira longuement avant de prendre une dernière bouffée et rentra dans la pièce. La porte en bois grinça et l'assassin s'arrêta net en voyant la scène qui s'y déroulait. Une jeune femme au regard sévère tenait son sabre de manière menaçante. A ses pieds se trouvaient deux autres jeunes femmes, l'une semblait d'un rang un peu privilégié, l'autre était une jeune femme enceinte, dans un sale état, sale, elle semblait avoir été emprisonnée durant une longue période. Mais pourquoi étaient-elles toutes les deux dans une facheuse situation, ça Yclipt l'ignorait complètement, en tout cas, elle n'avait pas l'intention de regarder deux jeunes femmes mourir sans agir. Il s'approcha de la manipulatrice de sabre, calmement, après avoir fermé la porte derrière lui. Il avait rapidement comprit que l'escrimeuse travaillait au service de l'abis des lieux et il savait aussi que les sujets des abis ne tuaient pas sans un ordre direct de leur seigneur.

- Je ne pense pas que les tuer sans un ordre de l'abis soit une idée, jeune fille.

Il ne savait pas si elle était son supérieur c'est pourquoi il essaya de parler sans la brusquer mais il devait rapidement savoir si un ordre avait été donné de l'abis pour tuer les deux jeunes femmes par terre, car Yclipt était ce type d'homme qui n'aimait pas que l'on brutalise des femmes inutilement.
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Sloth
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MessageSujet: Re: 10 Mai   09.03.09 0:47

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

L'appel qu'il avait reçu de l'Abis par l'intermédiaire de son pendentif avait été très clair dans l'esprit de Sloth qui s'était empressé de se mettre en chemin afin d'atteindre le château d'Onyx. Depuis sa paralysie des jambes, le jeune homme n'avait connu que la tristesse d'une chambre vide et blanche et pour seule occupation admirer un plafond uniforme et ennuyeux. Néanmoins, il ne pouvait rester là les bras croisés à ne rien faire alors que dehors, là, sans le savoir il se passait des choses importantes dont il ne pouvait prendre par car il aurait été un boulet plus qu'autre chose pour la bonne marche des évènements. En rêve Lucifer lui apparaissait félicitant le ralentissement du désir de dieu face à l'extermination des Abis, deux étaient déja tombés mais une bataille ne peut se faire sans le sacrifice de certain.

Cependant le calvaire était finit pour le magicien car ses jambes pouvaient à nouveau le porter pour le mener directement vers celui qu'il devait protéger pls que tous les autres: Onyx. Roi à l'esprit dérangé, il prenait plaisir dans le carnages et le sang, pourtant il avait quelque chose que rien ne pouvait décrire mais qui suffisait pour que dieu souhaite sa fin et sa destruction. Pour ce faire Xyno avait été désigné comme l'élu et celui là, Sloth n'était pas près de l'oublier, il était son adversaire dans la survie des Abis et serait probablement son adversaire lors de la dernier bataille.

Mais revenons à nos moutons alors que Sloth pénétrait dans le château pour se diriger vers l'aura d'Onyx. Le jeune homme avait abandonné ses déguisements et autres tromperies pour apparaître tel qu'il était. Haut sans manche et pantalon noir s'harmonisaientavec sa chevelure qui n'avait rien perdu tout comme la blancheur et sa peau et le vermeil de ses lèvres. Les années n'avaient pas altéré sa beauté et au contraire l'avait amplifiée avec subtilité sans artifices. Tout autour de lui durant son avancés vers le château n'avait été d'horreur et misère, rien n'avait eu la chance de survivre sur le passage du meurtre et du chao. Seul le jardin tropical du palais avait gardé un tant soit peu de beauté et de fraîcheur et ç'est à cet endroit précis que ses jambes l'amenère.

Là différente personne était déjà présente à commencer par Onyx, dressé devant lui dans toute sa majesté et sa puissance alors qu'en face se trouvait un Xyno dont le sourire diabolique et malsains n'avait pas disparut malgrès les années. Mais il semblait coincé, paralysé par quelque chose et près de lui se trouvait Calintz. Le frère d'Onyx et son demi-frère près de l'adversaire ? Etrange mais sa présence ici fit remonter des souvenirs dans la tête de Sloth? C'est ici qu'il fit sa connaissance avant son départ, ici qu'il lui offrit une fleur dont le jeune homme ignorait ce que Calintz en avait fait. C'est dans ce lieu que son demi-frère lui avait parlé avec son coeur, se déchargeant de lourde pensée. Qu'il est loin maintenant se tems ci ou le rêve n'a plus sa place et que la réalité frappe celui qui tente de se réfugier dans la sérénité et le calme ne serait ce qu'un moment pour se reposer.

Les choses avaient un autres tournant désormais et alors que Sloth stoppa sa marche lorsqu'il arriva près d'Onyx, il n'ouvrit pas la bouche, cela aurait été inutile car il savait pertinemment que l'Abis savait de qui il s'agissait pour ne pas a avoir à se présenter, maintenant sa mission allait commencer.
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Calintz
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MessageSujet: Re: 10 Mai   09.03.09 21:35

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

La pièce se teinta de floue alors que le regard du jeune prince de la mine de la mer de sable prenait un éclat sanglant. Réminiscence d'un passé fait de pouvoir et de mort, le sang des Grenat coulant dans ses veines se réveilla au contact des grandes puissances de réunissant en ce lieu. Calintz lança un regard derrière lui cherchant la présence de son compagnon de route … non Agapanthe avait déjà quitté la pièce comme un fuyard. S'appuyant maladroitement contre la porte qui s'était refermée derrière lui, le prince ferma un instant les yeux tentant de calmer les battements frénétiques de son cœur et sa respiration saccadée.

Un ton de voix amusé fit rouvrir les yeux de Calintz. Il avait reconnut les intonations voluptueuses de Xyno, cachant sa fourberie derrière de beaux mots. La veille au soir, il avait déjà eut l'occasion d'entendre cette voix qui gardait des accents angéliques lui murmurait des paroles empoisonnés. De la part de l'ange déchu, Calintz s'attendait à tout et il s'était préparé à affronter ses fourberies … il s'était préparé à la réaction de Onyx s'il apprenait la vérité. Pourtant ce que dit l'immortel à ce moment là désarçonna le jeune prince qui afficha un visage surpris et gêné. L'évocation du mois qui venait de se passer remua en lui la chose qui habitait son esprit. Alors qu'il allait répondre à l'interrogation de Xyno, le jeune prince fut coupé par la voix tranchante de son frère qui était intervenu. Le regard du jeune prince passa durant quelques secondes de l'abis à l'immortel cherchant ses mots. Ravalant sa gêne, Calintz dit d'un seul souffle tout en rougissant.

- Laisse moi Xyno, tu ne sais rien de mon histoire.

Au moment ou ses lèvres prononcèrent le prénom de Xyno, la migraine redoubla dans son esprit et une vague de douleur déferla le long de ses tempes. Un trou noir apparut dans son champ de vision rendant flou la scène qui se déroulait dans la loge. S'adossant un peu plus contre la porte, Calintz referma ses yeux cherchant un échappatoire pour fuir la chose qui s'immisçait en lui. La conversation qui se déroula alors échappa au jeune prince alors que le bourdonnement de ses oreilles s'amplifiait masquant les voix de Xyno et Onyx.

- Et puis je suis curieux de savoir la raison de ton comportement avec Calintz, toi le frère si tendre, si égoïste. Tu ne te serais pas passé de ton jouet préféré pour rien.
- Calintz n’est pas mon jouet !

L'évocation de son prénom le ramena à la réalité pourtant il garda les yeux fermés. Depuis un moi, la vision qu'il avait de son frère avait évolué, tellement changé. Il ne savait plus vraiment ou été la vérité entre haine et amour. L'égoïsme de Onyx ne l'avait il pas tenu prisonnier durant des années ? Était il vraiment un de ces jouet, joyaux de la cours de l'abis, simple objet de luxure et de fantasme ? Les souvenirs s'embrouillaient dans l'esprit du jeune prince qui revoyait sa première rencontre avec son frère, puis une de leurs nombreuses altercations … tant d'images, de paroles contradictoires qui hantaient son esprit sans trouver un véritable sens.

Alors que l'affirmation de son frère résonnait toujours dans son esprit comme une interrogation, Calintz sentit une étrange sensation parcourir son corps. Un souffle magique passa dans son corps le privant d'une partie de ses forces et son corps se mit à frissonner. Tous ses sens se mirent en alerte alors qu'il les perdait au fur et à mesure. D'abord l'ouie, son monde devint silencieux … puis le goût acre de la chaleur disparut. Les odeurs parfumées de la loge royale se perdirent comme odorat tandis que le bois rugueux de la porte devenait immatériel … enfin la vue lui fut ôter.

Ainsi priver de ses sens, le jeune prince se mit à haleter, son monde n'était désormais plus que néant … et seul subsistait cette chose. Toujours présente, tapis dans un coin de son esprit, attendant l'occasion d'exécuter sa mission. Au bout de quelques secondes, le jeune homme retrouva ses sens et découvrit un étrange spectacle.

Xyno semblait emprisonné dans une sorte de prison constituée des éléments de la terre, de l'eau et de la glace. Seul le feu manquait à cet ensemble à l'apparence indestructible. L'élu était piégé dans une prison … étrange spectacle. Mais cela n'expliquait en rien le phénomène qui avait secoué Calintz. Le prince lanca un regard interrogateur vers son frère qui lui souriait. Qu'est-ce qu'il voulait avec ce sourire !? Cela faisait un mois qu'ils ne s'étaient pas vue et leur dernière rencontre avait été tumultueuse … et aujourd'hui, il osait lui sourire de façon si innocente. Sentant son calme défaillir, le jeune homme serra ses poings et renifla bruyamment pour ne pas laisser transparaître les larmes qui tentaient d'atteindre ses yeux.

- Désolé d'être une contrariété de plus cher frère … je ne sais pas ce que je fais ici … je ferais sûrement mieux de partir.

Alors qu'il allait faire demi tour pour retourner dans les méandres des couloirs du palais, Calintz se figea en voyant une nouvelle personne apparaître dans la pièce après le départ de Sayuri. Son regard s'accrocha à la chevelure dense de l'homme qui se tenait désormais prés de Onyx … Sloth. Le souvenir de sa dernière entrevue avec le jouet lui revint en mémoire et il contempla durant quelques secondes les jambes apparemment saine de l'homme.

- Sloth … tu vas bien ?
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MessageSujet: Re: 10 Mai   12.03.09 23:57

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

Xyno détailla longuement la scène qui se déroulait devant ses yeux. L'air glacial de la jeune espionne à la lame si tranchante et vive. Les yeux écarquillés de surprise et teintés d'incompréhension du prince de la mine de sable. Et surtout ce visage qui lui renvoyait son reflet. Son passé, son présent et son futur. Les pupilles rouges rencontrèrent celles d'or, liées par la même destinée. Haine, colère, fascination… tant de sentiments. Alors que le regard dorée de l'élu était vide.
Sourire. Il avait attendu cette confrontation depuis longtemps.

Haussement d'épaule. L'ange était loin de toutes ses préoccupations familiales. L'enfant dormait, il n'entendait rien dans son sommeil paisible. La vérité ne l'effleurait même pas, coulant comme de l'eau sur des plumes. Devrait il savoir ? Ou l'ignorance ne vaut elle pas mieux pour lui ? Xyno n'avait pas de réponse, il se tait juste. Son visage impassible aussi calme que la surface d'un lac. Tant de questions … tant de réponses absentes. C'est l'ordre des choses.
Un pas, un regard, et tout fut oublié. Sourire, voix amusée ont retrouvé leur place dans le masque de l'élu, condamné à suivre les commandements de dieu. Provocations acerbes contre ce double, contre l'original de ce corps qu'il n'accepte toujours pas. Pff quelle importance après tout ? Un jour, bientôt, toute cette mascarade prendra fin. Le temps s'égrène, et bientôt, le dernier affrontement sera venu. Il ne restait qu'à écrire la fin du livre, les dernières pages qui donneraient la victoire à l'une des deux parties qui s'affrontent. Les dernières pages … les plus importantes.

- Tu as tort Onyx. Cette affaire ne nous concerne pas que tous les deux. Elle concerne tous les êtres qui vivent sur cette Terre. Qu'ils soient bons, mauvais, idiots, amoureux, seuls, enfant ou adultes. Tous sont concernés par l'enjeu de notre combat.

La voix avait retrouvé son calme, gardant un timbre amusé et moralisateur. Comme un professeur faisant rappelant la leçon à un de ses élèves. Imposant une relation de force, une relation dominant dominé.

- Je te l'ai déjà dit, arrête d'être aussi égoïste.

Xyno le sentait, Onyx craquait, ployait sous ses provocations. Ces répliques étaient vides, insipides, chargées de haine mais désordonnées. Elles effleuraient à peine l'élu qui les balayait face à ses propres mots. Lueur de victoire ? Non, rien n'était gagné, surtout pas avec l'abis de la mine de sable. L'immortel restait sur ses gardes, curieux de pousser le jeu plus loin, de tester la résistance de ce double. Voir s'il était à la hauteur.
Un léger haussement de sourcil, que lui préparait-il de son côté ? Il garda ses questions pour lui, cachant la curiosité qui s'était éveillée dans son âme et le trouble qu'avait jeté ses quelques paroles.

- Que veux-tu, dieu ne m'as jamais vraiment apprécié j'ai l'impression. Je suis une pauvre victime de son courroux.

L'immortel jouait, les expressions de son visage passaient d'une tristesse feinte à un sourire presque joyeux ou moqueur, pour revenir à un masque de neutralité. Pourtant … De plus en plus de questions, pour de moins en moins de réponse. Il était temps d'inverser la tendance. La proximité du danger immédiat, la souffrance qui envahissait toute son épaule, l'excitation qui parcourait son corps, autant de sensation qui le faisait se sentir pleinement vivant. Après un mois de retrait et d'inactivité, il retrouvait tous ses sentiments avec délice, bien qu'il savait sa situation délicate.

Quelques centimètres furent balayés en un pas, Onyx venait de se rapprocher de lui. Xyno ne bougea pas, restant de marbre avec son éternel sourire moqueur. Quoi de mieux pour cacher ses véritables sentiments que de les cacher derrière une façade insouciante ? Ses yeux dorées suivirent rapidement les mouvements de la jeune espionne, mesurant la distance qui le séparait de son sabre. La petite était vive, mais avec l'enfant sur le dos, elle n'était guère plus menaçante que Calintz.
Bientôt la chevelure sombre de l'espionne et de celle claire de l'héritier de la mine de sable disparurent derrières des escaliers. Un messager était venu, mais Xyno ne lui avait prêté aucune importance. Il se retourna vers Onyx, vers ce reflet de lui. Quelques différences les séparaient. Premièrement leur chevelure. Celle de l'immortel était blonde, éclatante, ses cheveux étaient longs et étaient retenus dans son dos par une queue de cheval. Ceux de Onyx, d'une blancheur laiteuse contrastait avec sa peau halée. Xyno avait eut droit à quelques rides sur son front avec les années qui étaient passées alors que l'abis avait conservé toute sa jeunesse. La couleur de leur pupille différait aussi. Mais les différences s'arrêtaient la. Même corpulence, même trait de visage, même timbre de voix.

L'élu de dieu était le reflet de l'abis de la mine de sable.
Privé de sa mémoire, il était réduit à cette simple ombre, à ce mirage, ne possédant pas d'existence propre. Punition pour celui qui avait osé défier les lois divines.
Finalement, Xyno et Onyx se ressemblaient peu être plus qu'ils ne voulaient bien le croire.

L'ange recula brusquement d'un pas, il venait de sentir clairement la menace qui émanait de l'abis et de son pouvoir qu'il mettait en œuvre. Déjà une grande quantité d'eau était apparue et venait l'entourer de ses bras aqueux. Xyno écarquilla les yeux devant cette force, il n'avait pas pensé que le pouvoir de Onyx puisse l'affecter à ce point. La présence de Calintz y était elle pour quelque chose ? Les pensées de l'immortel se bousculaient, et avant qu'il n'ait put trouver de réelles alternatives, le pouvoir de la terre venait de se manifester. Bientôt suivie du pouvoir de la glace. Pris dans cette mini tornade, l'ange ne pouvait plus bouger, la douleur de son épaule s'était ravivée. Il serrait les dents, sentant chacun de ses mouvements contrés par une puissance écrasante. Fléchissant les jambes, le dos courbé, l'immortel lutta contre cette force qui l'oppressait. Les trois éléments tournoyaient autour de lui, condamnant tous ses mouvements.

- Merde !

Un juron … une injure venait de passer les lèvres de l'élu des dieux, chose rarissime pour cet être qui aimait les mots et qui les maniait tels des armes. Cela prouvait bien montrer son exaspération et sa frustration par rapport à la prison qui venait de se former autour de lui et qui le maintenait immobile. Instinctivement, l'élu de dieu sentit que son geôlier n'avait pas complètement condamné la serrure de sa geôle. Une faiblesse existait. Cet impasse qui aurait put lui être fatale avait une faille, il ne lui restait plus qu'à la trouver et à glisser dedans.

Le feu manquait. Premier élément de réponse. Le pouvoir des abis avait été invoqué pour créer cette prison sans barreau, seule capable d'arrêter l'élu de dieu. D'ailleurs, ni Onyx, ni Calintz n'avait échappé aux effets d'une telle technique.
Le regard brillant, Xyno observait l'abis. Il l'avait bien eut sur ce coup, il ne s'était pas assez méfié. L'ange ne parla pas, préférant garder le silence, sachant que quelques paroles regrettables pourraient rapidement lui échapper dans l'état ou il se trouvait. Son masque de neutralité avait résisté à l'attaque, et les traits de Xyno étaient toujours aussi impénétrables.

Inconscient de ce qui se passait à l'extérieur de la loge royale, l'élu de dieu gardait son regard doré rivé sur son adversaire. Finalement il ferma les pupilles, se concentrant sur la prison qui l'englobait. Une faille, il en existait une. Forcément. Un sourire apparu sur les lèvres de l'Ange.

- Tu te trompes Onyx. Rien n'est parfait. Ni ton stupide bouclier appliqué sur ton frère, ni cette prison dans laquelle tu as l'arrogance de vouloir m'enfermer. Et je les briserais !

Un rire sortit de sa bouche, malicieux et sournois. Dieu n'était peut être pas de son côté, mais Xyno se savait capable de s'en sortir tout seul. Il l'avait toujours fait après tout.
Alors qu'il se remettait à la recherche de la faille, il rouvrit soudain les paupières alors qu'il venait de sentir une autre présence dans la pièce. Une aura qu'il connaissait pour l'avoir déjà croisé à une reprise.
Sloth.
Cet être aussi mystérieux que détestable.

- Toi !

La voix de Xyno était remplie d'amertume. L'homme n'avait pas tellement changé avec les années, toujours cette même silhouette androgyne. Enfant de la luxure. Enfant de démon. Opposé à l'Ange et à l'élu de dieu. Dans un mouvement brusque, l'immortel essaya de dégager ses mains, mais elles ne bougèrent que de quelques millimètres à peine.

- Que fais tu la ?

La question avait été prononcé sur un ton un peu plus posée, mais toujours remplie de ressentie. Xyno n'avait pas oublié son ancienne rencontre avec cet être.
Inspirant une grande bouffée d'air, l'homme serra les dents lorsqu'il sentit la douleur de son épaule se réveiller brutalement. Cette petite espionne n'y était pas allé de main morte. Décidemment il devait faire face à tous ses opposants.

- Je briserais bientôt ces chaînes. Et nous pourrons enfin nous amuser.

Sourire. Paupière clause.
L'élu de dieu avait reprit un air imperturbable. Il allait se défaire de cette prison, et il pourrait enfin mettre en place son plan et exercer sa vengeance.

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MessageSujet: Re: 10 Mai   13.03.09 15:50

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

- Tu as tort Onyx. Cette affaire ne nous concerne pas que tous les deux. Elle concerne tous les êtres qui vivent sur cette Terre. Qu'ils soient bons, mauvais, idiots, amoureux, seuls, enfant ou adultes. Tous sont concernés par l'enjeu de notre combat. 


Onyx en était conscient mais il n’allait pas donner raison à Xyno. Mais cela ne permettait pas à cet être de traiter ses proches de la sorte. Il n’y avait jamais eu de combat en face à face, des coups mûrement réfléchie. Voila la seule chose qu’ils avaient réussit à faire.
Leur combat, était si important dans l’histoire qu’avait choisie le destin que ça rendait onyx malade. Dieu reprochait au Abis de diriger, mais il était humain et recopier simplement leur créateur, qui semblait pas aimer qu’on le contrarie.

"C’est le propre de l’homme d’être égoïste Xyno..."

Ce ne fut qu’un murmure presque inaudible.
Onyx ne nier pas que Xyno n’avait pas choisie son destin, mais onyx ne voulait pas de celui que dieu lui imposait. Il ne tenait qu’au messager de dieu de ne pas se laisser faire. Et torturer les gens n’étaient pas une façon d’arriver à ses fins.

Après avoir lancé cette prison qui retiendrait Xyno il était essoufflé, et n’avait pas remarque que cela avait marqué Calintz, mais une phrase attira son attention il s’approcha de Calintz.

"Non Calintz… ta présence ne me contrarie pas…"

Calintz lui fit alors remarquer la présence de sloth, il le regarda en silence mais porta pour le moment son attention sur son petit frère.
Il n’osa pas le toucher par respect à ce qu’il devait endurer, et ce qu’il avait enduré. Onyx ne savait pas pourquoi son frère réapparaissait maintenant, mais il se sentait heureux et l’aura de haine qui l’entourait avait diminué.

"Calintz… s’il te plait reste je crois qu’il faut que nous parlions…"

- Tu te trompes Onyx. Rien n'est parfait. Ni ton stupide bouclier appliqué sur ton frère, ni cette prison dans laquelle tu as l'arrogance de vouloir m'enfermer. Et je les briserais !

Onyx se retourna violement.

"Tais toi Xyno!"

Calintz n’était pas au courant du bouclier, il alla vers lui et le regarda dans les yeux.

Voyons Xyno crois tu vraiment que ma seul intention est de d’enfermer à jamais? Brise cette prison comme bon te semble Xyno mais je serais le bouclier de Calintz je te laisserais pas arriver a tes fins. Tu le sais aussi bien que moi tu n’as pas besoin de t’en prendre à ceux qui me son cher. Ou je ferais en sorte de trouver qui t’es cher et tu en souffrira autant que je souffre.

- Toi !

Tien Xyno connaissait sloth. Onyx fut surprit et regarda sloth puis Xyno. Étrange comportement de la par de l’élue envers un jouet, qui avait disparu depuis un moment…!? Disparue.
Onyx se retourna vers sloth et alla vers lui et lui donna une baffe ne plein visage.

- Que fais tu la ?
"Tu sais quoi sloth j’ai envie de te poser la même question! Je déteste quand on s’éclipse comme ça toi Lazuli,… réapparaître devant de la sorte ne fais qu’augmenter mon énervement."

- Je briserais bientôt ces chaînes. Et nous pourrons enfin nous amuser.

Onyx regarda Xyno et lui sourit. C’était presque pathétique de le voir comme ça.

"Je ne sais pas ce que tu veux à sloth mais tu es limite ridicule à vouloir te libérer aussi rapidement."

Il finit pas retourner vers Calintz il lui posa une main sur l’épaule. Quand son regard se poser sur son bien aimé, il devenait plus doux, il devenait un simple humain. Il savait que Xyno pouvait très bien s’en apercevoir mais il ne pouvait pas s’empêcher de l’aimer et de le montrer.
Il savait aussi combien son frère avait du souffrir sans connaître le vrais raison de ces tortures.

"Avant que ne dise quoi que ce soit. Je suis désolé Calintz. Je t’expliquerais tout et les raisons de mes agissements. "

Il lui caressa avec douceur la joue de son frère, la où sevrait l’ancienne blessure, celle qui l’avait tellement attristé. Celle qui lui avait donne un rôle aux yeux de celui-ci.
Tant de souvenir étaient rattaché à cette marque, onyx eu un regarda triste quand il repensa au passé. Calintz avait bien grandit, il lui avait même tenue tête plusieurs fois.
Onyx était si prêt du bute que tout ces souvenir le rendait triste. Bientôt son combat serait fini, il allait pouvoir finir sa vie en ayant le sentiment d’avoir accomplie quelque chose, de bien.
Il reprit alors:

"Mais pas devant Xyno, il ne doit rien savoir."

Onyx s’avait que celui-ci entendait très bien ce qu’il disait. Mais il voulait mettre la puce à l’oreille de Xyno. Ses agissement avec toujours une raison valable qui le concernait bien souvent. En pensant à ça la femme qui l’avait assommé il frappa dans ses mains. Un homme arriva en courant.

"-Avez-vous retrouvé la femme qui m’a assommé, celle qui avait des infos sur l’élu?!
-Mmmm l’un de vos hommes semble avoir appréhender deux fugitives voulez vous qu’on vous les ramènes?
-De préférence oui si ce sont vraiment deux femmes. Sinon tuez les sur le champ."

Il se tourna vers sloth une dernière fois.

"Je ne sais pas pourquoi tu es revenue maintenant, mais je n’ai pas de temps à te consacrer pour le moment."

(est en cour je met les couleur plus tard)

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MessageSujet: Re: 10 Mai   13.03.09 17:22

Et bien, depuis son absence les choses avaient évolué de façon spectaculaire mais pas dans le bon sens à première vu, Xyno n'avait rien perdu de sa hargne et de ses verbes et Onyx, toujours égal à lui même semblait faire tourner le monde autour de Calintz, quoi de plus normal pour un coeur amoureux. Calintz qui d'ailleurs après tout ce temps n'avait pas vraiment changé, semblait avoir gardé la même candeur que durant leur dernière rencontre. Rencontre qui s'était terminé par une paralysie des membres inférieurs de Sloth. Leurs regards se croisèrent pendant quelque secondes, bien? Oui il allait parfaitement bien maintenant mais son regard était vide de toute expression, un regard dénué de sentiment comme une marionnette tirée par des ficelles invisibles. Seul un sourire fantômatique se dessina sur ses lèvres le temps d'un soupir, le temps d'une respiration, un sourire qu'il avait adressé au jeune prince en guise de réponse à sa question.

Mais les choses se déroulèrent alors très vite dans la tête du jouet puisque maintenant c'était Xyno qui l'avait interpellé, sa voix trahissait une certaine tension que le jeune homme prit plaisir à déguster, il ne l'avait pas oublier, d'ailleurs comment aurait il pu puisque c'était Sloth lui même qui avait apporter à Onyx les renseignements concernant l'existence et l'identité du nouvel élu de dieu. Le voir dans cette position de faiblesse était à la fois drôle et particulièrement admirable car il ne restait qu'un esprit rebelle caché derrière un corps paralysé comme un loup puis dans un piège et qui se contente de hurler sa douleur et sa colère. Mais cette fois encore le jeune homme n'ouvrit pas la bouche, il n'avait pas à répondre à cette créature, il ne lui devait rien et n'avait pas à lui donner d'explication ni à se justifier, seul une lueur et un demi sourire satisfait se décolèrent de son visage . Non il n'avait pas perdu sa langue, mais parfois il est préférable de se taire pour éviter des bavardages inutiles. Sloth avait été douceur et tranquillité avec Calintz alors qu'au contraire il avait été satisfaction et amusement envers Xyno.

La prison dans laquelle il avait été piégé était fait de magie pure, Sloth sentait en lui les éléments qui bouillonnait comme pour répondre à cet appel , comme s'il était en parfaite harmonie avec les éléments. Mais cette paix et ce moment fût rapidement brisé lorsque Onyx lui même à la vue de son musicien l'apostropha comme il avait l'habitude de le faire avec n'importe quel autre individu


"Tu sais quoi sloth j’ai envie de te poser la même question! Je déteste quand on s’éclipse comme ça toi Lazuli,… réapparaître devant de la sorte ne fais qu’augmenter mon énervement."

Quel finesse dans ses propos, quelle verbe et quelle souplesse dans le choix de son vocabulaire, oui il n'y avait rien à redire Onyx n'avait vraiment pas changé. Il ne tournait pas autour du pot lorsqu'il veut savoir quelque chose. Direct à la limite de l'agressivité il fallait rapidement lui donner une réponse avant qu'il ne change de nouveau de comportement

"Loin de moi l'idée d'avoir voulu disparaître de la sorte Abis, mais après avoir sauvé votre frère d'une chute de pierre dans une grotte j'ai été comment dire... un petit peu réduit question mobilité. Et oui pour une chose récupérée il faut en abandonner une autre, l'équilibre à été respecté: la vie de votre frère contre ma motricité. Ainsi paralysé je n'aurais pu vous être d'aucune utilité, au contraire j'aurais probablement été un fardeau pour votre majesté. Apparaître de la sorte aurait été déplacé. Pourtant je pensais que le prince vous avez mis au courant, puisqu'il savait ou je me trouvais"

Oh oui, Calintz savait depuis le début ou logeait Sloth, ce dernier avait reçu la visite d'un garde qu'il lui avait dit que le prince viendrait lui rendre visite, visite qui n'est jamais venu laissant Sloth discuter avec une ombre. Jamais il n'avait été dans l'esprit du jeune homme de disparaître de la sorte sans laisser la moindre trace pour réapparaître aussi brusquement qu'il avait disparut, mais dans la vie on ne fait pas toujours ce qu'on veut mais souvent ce qu'on doit. Néanmoins lors de son explication, Sloth ne pu s'empêcher de déposer une nouvelle fois son regard sur Calintz, un regard toujours aussi vide et glacé.

C'est alors qu'un garde fît éruption dans la loge et après quelques échanges avec l'Abis, la discussion tourna cours et fût très brève puisque bientôt Onyx s'adressa de nouveau en direction du musicien


"Je ne sais pas pourquoi tu es revenue maintenant, mais je n’ai pas de temps à te consacrer pour le moment."

Voila une bien étrange affaire et de bien étrange propos qui ne laissèrent pas indifférent le fils des dieux

" Mais majesté, je suis venu parce que vous m'avez appelé et pour rien d'autre. "

Accompagnant sa phrase par un geste au niveau de son torse, il semblait avoir mis la main sur un objet dissimulé sous ses vêtements, un objet offert par l'Abis lui même à l'attention de Sloth pour qu'ils soient connecté si jamais quelque chose tournait mal ou si l'Abis avait besoin du jeune homme ...
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MessageSujet: Re: 10 Mai   16.03.09 19:11

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

L’attente fut douloureuse et interminable. Maintenue par l’un des soldats dans une position aussi humiliante qu’inconfortable, la jeune prêtresse égrena les secondes dans l’attente d’une venue. Celle de l’abis ou d’un de ses gardes pour l’exécution. Le regard obstinément dirigé droit devant elle, Kara conservait une expression détachée face aux railleries des soldats ne laissant pas paraître ni son malaise ni son dégoût face à de tels rustres. A côté d’elle, c’était Lazuli qui alimentait le plus les fantasmes grossiers des hommes d’armes. Quelques uns osèrent même des gestes équivoques vers le jouet mais le capitaine fit cesser d’un geste ces provocations. Le militaire de la mine de la mer de sable semblait attendre avec impatience l’arrivé de quelqu’un ruminant des paroles incompréhensibles. Le dos endoloris, Kara lança un nouveau regard vers sa compagne de mauvaise fortune. Il fallait qu’elle trouve un moyen de sauver la jeune jouet du destin tragique qui les attendait. Elle n’était pour rien dans cette histoire, victime d’une mauvaise rencontre.

Soudain surprise par une sensation d’enfermement, Kara se souvint du pressentiment qu’elle avait ressentit avant d’échappé à Onyx. La présence de Xyno. Elle en avait alors été certaine, le père de son enfant se trouvait ici même à Sunahama. Cherchant mentalement la présence de son amant dans le dédale des couloirs, elle se heurta à sa faiblesse humaine ne percevant qu’une légère tension quelques pièces plus loin. Qu’était-il venu faire ici ? Savait il qu’elle était retenu prisonnière dans les geôles de l’abis ? Cherchant le soutien qui l’épaulait depuis plus d’un mois, elle posa ses grands yeux bleus sur son ventre arrondis. Un sourire triste apparut sur le visage de la future mère avant de se fondre dans le désespoir qui l’habitait. Elle ne serait pas mère, elle n’en aurait pas le temps. Six mois … il lui fallait encore six mois de répit. Alors qu’il ne lui restait que quelques minutes à vivre.

Une agitation parcourut les rangs des soldats qui cessèrent de rire reprenant leur posture cérémoniale regardant un point qui était invisible à la jeune rebelle. Avant de distinguer le visage du nouveau venu, Kara entendit sa voix, sonnant comme un fouet sur les épaules du capitaine. La frustration se lisait sur le visage de l’homme d’arme qui fusillait du regard l’ombre s’approchant de leur groupe. Cette voix … c’était celle d’une femme. L'abis avait donc jugé que son cas n'était pas primordial, tant mieux, cela lui éviterait des souffrances supplémentaires.

Enfin le visage de la nouvelle venue apparut à Kara, comme un mirage. Des souvenirs qui lui paraissaient tellement lointain remontèrent à la surface tandis que l'espionne interrogeait les soldats. Un petit village perdue dans les montagnes mise à feu et à sang par la simple volonté de l'abis. Une rencontre éphémère dans le refuge de Shin-Sai. A deux reprises, elle l'avait laissé vivre alors ses obligations auprès de l'abis l'incitaient à la tuer. Quand serait il cette fois ci, devant témoin et sous l'ordre direct de son roi … l'animal semblait bien dressé montrant ainsi les dents aux robustes soldats qui lui faisaient face. Elle ne se détournerait pas de sa mission … elle allait les exécuter.

Alors qu'elle arrivait à cette conclusion, la jeune espionne s'agenouilla auprès d'elle et Kara retint son souffle en voyant l'éclat du sabre à quelques centimètre d'elle. Posant ses yeux d'un azur impénétrable sur la silhouette féline de Sayuri, elle tenta de calmer les battements frénétiques de son cœur. Au murmure de l'espionne, Kara se figea tentant de rester le plus immobile possible afin qu'aucun soldat ne puisse remarquer le changement qui s'était opéré en elle. Un frisson d'espoir avait secoué son échine alors que ses yeux s'étaient allumé d'une ardente flamme.

Il lui fallait trouver une idée, rapidement. Une idée qui pourrait au moins sauver Lazuli. Réfléchissant au moyen de faire reculer l'exécution, la jeune prêtresse ne prêta plus attention à Sayuri qui se relevait déjà impassible et froide. Elle possédait quelques chose d'inestimable pour l'abis mais était elle vraiment prête à tout abandonné pour s'accorder du répit ? Trahir Xyno une fois avait été bien assez douloureux. Pourtant le temps lui était compté, déjà l'espionne se saisissait de son sabre prononçant la sentence fatale. Il lui fallait encore un peu de répit ! Alors qu'elle allait répondre, une nouvelle arrivée stoppa les discussion soulevant un vent d'agitation dans les rangs de soldats. Un homme qui paraissait avoir un peu moins de la trentaine avait pénétré dans la pièce avec une certaine décontraction laissant un nouveau sursit aux deux prisonnières.

Sa phrase venait contredire les ordres de la jeune espionne et Kara pensa profité de cet instant de confusion pour trouver un mensonge capable de la tirer de ce mauvais pas. Mais avant que les discussions n'aient put réellement s'engager entre les parties présents, un nouveau garde fit son apparition haletant. Il semblait avoir courut pour arrivé à temps dans la pièce … et soulagée de voir les deux fugitives encore en vie. Se redressant et bombant le torse, il déclama d'un seul souffle et sur un ton solennel ou pointait une once de fierté.

- Stoppez vous. L'abis veut voir en personne les deux fugitives. Sur le champ.

Une réelle surprise se peignit sur le visage de la jeune prêtresse qui releva la tête pour s'assurer que tout cela n'était pas une vaste comédie. Pourtant tous les visages présents autour d'elle affichaient des mines sérieuses et surprise. Il y avait donc encore de l'espoir … bien que la confrontation avec Onyx lui semblait pire que la mort.

Escortées sous bonne garde, Kara et Lazuli furent conduite jusqu'à la loge de l'abis ou on les introduisit après quelques secondes d'attente. La pièce était emplie d'une tension palpable et le regard de la jeune prêtresse fut directement attiré par une masse d'abord flou qui s'éclaircit rapidement. Xyno … entouré d'une sorte de bouclier … enfin plutôt une prison constituée des principaux éléments. Retenant le murmure instinctif qui lui vint aux lèvres, la jeune prêtresse se contenta d'afficher une mine surprise et retourna un regard interrogateur aux autres personnes présentes dans la pièce. Il y avait Onyx … et Calintz, jeune frère de l'abis. Enfin, elle remarqua la présence d'un homme qu'elle ne connaissait pas.

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Sayuri
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MessageSujet: Re: 10 Mai   18.03.09 1:07

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

Pupilles noires, teint blafard, la jeune fille frêle se dressait au milieu d'une dizaine de soldat qui la dépassaient tous de plusieurs centimètres. Pourtant, au sein de ce groupe robuste, elle semblait de loin la plus menaçante. Son sabre en main semblait prêt à s'abattre sur quiconque se mettrait en travers de son chemin. Un chemin jonché de sang et de cadavre, de familles endeuillées et de tentatives de vengeance qui avaient échoué dans la mort. Boucle immuable, Sayuri continuait à tuer, inlassablement. Ne comptant plus le nombre de ses victimes, oubliant leur visage la minute après leur mort. Arme parfaite pour la mine de la dune de sable.

Mais cette guerrière rompu à la discipline et aux ordres flanchaient face aux deux silhouettes accroupies face à elle. Deux femmes qui n'avaient rien à voir avec elle, qui ne partageait absolument pas sa vie. Et pourtant, sa main fléchissait face au sort qui les attendait.
Pourvu qu'elles trouvent une excuse, n'importe quoi, mais une idée qui pourrait les sauver de cette impasse, ou leur laisser au moins un sursit. Sayuri ne comprenait pas l'attachement qu'elle pouvait ressentir pour la vie de ses deux faibles créatures, mais elle savait que leur mort ne s'estomperait pas aussi facilement dans son esprit que les autres …

Aucun des soldats ne remettrait en doute ses instructions et ses gestes, du moins pas devant elle. Tous les soldats gardaient une distance de sécurité. Un cercle invisible s'était formée autour des deux prisonnières et de l'espionne toujours aussi impassible. Mais un homme franchit la ligne, Sayuri le sentit immédiatement et attendit que l'importun décline son identité. Elle n'avait pas bougé, mais ses muscles s'étaient tendu, prêt à effectuer tout mouvement en cas d'une menace. Un soldat ? Le capitaine Horin ? Un villageois en soif de vengeance qui avait réussit à passer toutes les lignes de soldats ?

La voix tonna dans son dos … l'espionne se crispa, ses mains se serrèrent un peu plus sur son sabre. Dans un mouvement rapide des jambes, elle se retourna pour faire face à l'imprudent. Un homme qu'elle n'avait jamais vu, grand et svelte, les muscles saillants. Un homme entraîné. Sa garde se ferma aussitôt et le sabre fila vers son but. Il se figea à quelques millimètres à peine de la veine palpitante de vie de l'inconnu. Une veine, qui une fois tranché, libérait un flot trop important de sang, entraînant la mort à coup sûr. Les pupilles froides de l'espionne étaient braquées sur cet homme, toujours dénuées de sentiment ou de doute. Des cheveux bruns, une carrure marquée … aucun doute possible.

"Et moi je ne pense pas que ce soit ton rôle d'intervenir ainsi. A moins que tu ne désires passer de la vie au trépas."

Voix sèche et tranchante. Sayuri, menaçante, ne tremblait pas, elle avait l'expérience de ceux qui avaient vu beaucoup de sang couler, qui avait perpétré des horreurs inavouables.
A vraie dire au delà de l'interruption de l'homme, ce qu'avait le moins apprécier l'espionne était les derniers mots prononcés : "jeune fille". On l'appelait ainsi quand elle avait 15 ans, lorsqu'elle était une élève à l'école militaire. Mais depuis elle avait fait du chemin, avait traversé bon nombre d'épreuve. Et la jeune femme n'acceptait plus qu'on la diminue à une simple "jeune fille". Surtout devant des hommes comme le capitaine Horin auprès desquels elle devait s'imposer, marquer son identité. Pour avoir l'infime espoir d'être un jour reconnu à sa juste valeur.

"Décline ton identité et la raison de ta venue… et ne m'appelle plus jeune fille."

Ton grinçant. Menace à demi voilée.
En finir rapidement. Retourner auprès de Onyx, le protéger, obéir à ses ordres. Avec l'espoir de pouvoir exercer sa vengeance sur Xyno, sur cet être qui l'avait manipulé et qui lui avait volé ses souvenirs et sa maîtrise de soit.

Tension palpable dans la pièce qui servait d'antichambre à la loge royale. Tout semblait suspendu au fil du sabre de la jeune femme menaçante. Fragile équilibre, bientôt détruit par l'arrivée d'un messager.

- Stoppez vous. L'abis veut voir en personne les deux fugitives. Sur le champ.

Sayuri ne détourna pas les yeux de l'inconnu, elle avait entendu, mais elle ne bougea pas d'un millimètre, son corps toujours tendu comme un arc. Enfin dans un souffle discret, elle laissa redescendre son bras, entraînant dans son sillage son prolongement de fer.

"Très bien. J'arrive avec les deux prisonnières."

Un ordre de Onyx. Cela ne se discutait pas. On ne faisait pas attendre l'abis. Sayuri se détourna de l'inconnu et se dirigea vers les deux femmes. Elles étaient toujours en vie, c'était déjà ça. Restant en retrait, elle observa les soldats s'emparer des deux frêles créatures pour les faire s'avancer, sans douceur. L'espionne, elle, garda un œil sur l'inconnu et se tint prêt de lui.

"Si vous êtes la, c'est que vous vouliez rencontrer l'abis. Suivez moi !"

Plus un ordre qu'un demande, la jeune femme était toujours aussi froide, reflet de la mine ou elle était née. La mine de glace. La ou l'herbe ne poussait que quelques mois par an et ou le reste du temps, le paysage était recouvert d'un manteau de neige. La ou la terre était constamment gelée.

Rapidement on introduisit le petit convoi dans la pièce qui voyait se dérouler une scène capitale. Sayuri fut surprise d'y découvrir un calme palpitant de tension. Et elle comprit rapidement quelle était la raison de cette sérénité apparente. L'élu de dieu était piégé dans une sorte de prison qui lui empêchait tout mouvement et qui le maintenant fermement immobile. Un sourire carnassier apparut sur les lèvres de l'espionne à cette vision qui lui conféra un certain plaisir. Le piège s'était refermé sur lui-même.

"Maître voici les deux fugitives. Nous recherchons toujours les deux autres. Un homme voulait également vous rencontrer."

S'approchant de Onyx, ce ne fut qu'à cet instant la qu'elle perçut la présence d'un nouvel individu. Un homme qu'elle avait déjà croisé, à qui elle avait même sauvé la vie. Décidemment, toutes les personnes qui lui devait la vie étaient rassemblés dans cette pièce. Mais ses intérêts dans l'affaire qui l'avait mêlé à Sloth avaient été purement stratégiques, elle souhaitait à cette époque la récupérer avant tout Calintz.

S'interdisant tout commentaire, ses yeux glissèrent cependant jusqu'aux jambes du jeune homme. Lorsqu'elle l'avait laissé au refuge de la mine de pierre, elles étaient dans un sale état. Apparemment il s'était bien remit et pouvait remarcher normalement.

"Que voulez vous que je fasse de ses deux femmes ? Et de l'élu ?"

Évitant de regarder les dites femmes, Sayuri se prenait à espérer que son maître ne lui demande pas de les achever. Cette sensibilité ne lui ressemblait pas et elle eut un instant peur que Onyx la perçoive à travers sa voix. Mais elle devait se rattraper, elle était toujours aussi neutre et sèche qu'à son habitude. Son attachement apparent à la vie des deux jeunes fugitives n'était qu'une faiblesse passagère dont elle se débarrasserait aussitôt que Onyx lui aurait ordonné ses souhaits les concernant. Du moins … elle l'espérait.
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Xyno
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MessageSujet: Re: 10 Mai   28.03.09 18:26

[comment ça je suis encore en retard … ben c’est ça les stars, ils savent se faire attendre :p]

Toute prison a faiblesse. Et celle-ci ne dérobait à la règle.
Forcément elle devait en avoir une. L’ange, les paupières closes, la cherchait, essayant de brider son espoir lorsqu’il décelait une petite faille qui finissait par le conduire dans une impasse. Malgré ses airs imperturbables, l’immortel ne supportait pas cet enfermement, cette paralysie qu’on lui imposait. Il détestait ce sentiment d’oppression, de ne pas pouvoir tout contrôler, d’être à la merci de tous.

Les paroles qui s’échangeaient autour de lui l’effleuraient à peine, son esprit uniquement concentré sur la recherche d’une faille dans cette prison immatérielle. Que ce soit les menaces de Onyx, ni le silence lourd de sens de Sloth à son égard. Cet être qu’il avait rencontré de façon banale et qui avait pourtant lui aussi un rôle capital dans le combat de ce monde. Xyno l’avait, il faut l’avoué rapidement délaissé, ne le considérant pas comme une réelle menace, mais plutôt comme un élément fâcheux qu’il pourrait écraser s’il le fallait. L’avait il sous estimer ? Ce n’était pas le moment de s’interroger sur tout ça, l’ange sentait de plus en plus l’urgence de sa situation et la fragilité à laquelle elle l’exposait. Lui mais aussi d’autres personnes dont il sentait la présence toute proche.

Onyx ne devait pas savoir. Jamais. Personne ne devait savoir que l’élu de dieu s’était pris un instant à croire qu’il pouvait être homme. A croire qu’il pouvait avec une vie.

Les paupières de Xyno s’entrouvrirent alors qu’une mèche venait de glisser sur son front. Incapable de bouger, elle lui voilait la partie droite de son champ de vision, énervant encore plus l’ange qui sentait son calme et son contrôle lui échapper progressivement. Onyx le regardait et souriait. Il devait être fier de sa prison, de le voir ainsi, immobile et en son entière pouvoir. Qu’attendait-il pour exercer sa vengeance, pour lui faire regretter le meurtre présumé de son fils ?

- Non ce qui serait ridicule, ce serait de ne rien faire et de te regarder sourire comme un crétin heureux de son tour Onyx.

Acerbe, un sourire s’était un instant dessiné sur ses lèvres. Il ne pouvait pas s’empêcher de le provoquer, encore et toujours. Une part de son esprit voulait toujours pousser l’abis jusqu’au bout de ses limites, conscient cependant des risques qu’il prenait dans l’état ou il se trouvait.

Le regard doré de l’ange intercepta les sentiments de Onyx pour son frère, visible simplement dans la manière qu’avait celui-ci de couver son cadet du regard. Une douceur inconnue prenait possession de ce monstre à visage humain lorsqu’il se trouvait en présence de Calintz.
Une proie de choix pour l’élu.
Une proie qu’il n’oublierait pas de traquer une fois sa liberté retrouvée.

- Quelle méchanceté Onyx … tu ne veux pas m’inviter à vos réunions de famille sous prétexte que je n’ai pas vos yeux rouges …

Malgré l’apparente désinvolture de Xyno, les paroles de l’abis lui avait mit la puce à l’oreille. Il y avait décidemment beaucoup trop de secret ici, beaucoup trop d’information qui lui échappait. Il avait bien fait de venir … la prochaine fois il essaierait simplement une approche un peu plus douce.
Refermant les yeux pour se concentrer et essayer d’y voir plus clair dans le jeu de son ennemi, les paroles qui suivirent lui échappèrent un peu. Il fut question de deux fuyardes, puis du retour de Sloth –retour dont il se serait bien passé-. Il aurait put y rester sur son fauteuil roulant … ou mieux y rester dans cette fameuse grotte avec Calintz en prime. Mais les cieux n’étaient pas avec l’élu.

Xyno réprima un grognement aux dernières paroles de Sloth. Si Onyx lui disait qu’il n’avait pas de temps à lui consacrer qu’il retourne d’où il vienne. L’ange ne parvenait à cacher une franche animosité pour cet être qui ne lui inspirait rien de bon. Etait ce ses origines divines ou le destin qu’il avait qui le rendait si antipathique aux yeux dorée de l’élu ?

Temps de silence. Ouf, ça faisait un peu de bien quand tout ce petit monde se taisait.
Des pas sur les escaliers. Xyno dans sa situation ne pouvait pas voir qui venait de pénétrer dans la pièce, mais une chose était sûre, ils étaient plusieurs. Exerçant son ouïe, l’élu de dieu reconnut dans tout le brouhaha qui venait d’emplir la loge royale le frottement de plusieurs fourreaux sur le tissu ou les mailles des armures. Rapidement une voix trancha, que l’élu reconnut immédiatement. La petite espionne au cœur de glace qui lui avait infligé une blessure assez handicapante. Cette gosse était donc revenue auprès de son maître. Pff il se serait bien passé de sa présence à celle la aussi.

Elle venait d’entrer dans son champ de vision, suivi de tout le reste du convoi. Des soldats … et deux femmes. Deux femmes que l’élu avait déjà rencontrées. L’une était un jouet de Onyx avec qui il avait brièvement parlé quelques mois plus tôt. Une femme droite et belle. Qui devrait un jour se rebeller contre Onyx pour espérer voir son vœu accompli. L’autre … était la femme avec qui il avait crut pouvoir devenir l’espace d’un instant un homme … l’autre était la mère de son enfant, de leur enfant. Kara.
Le cœur de Xyno rata un battement, il avait sentit la présence de la prêtresse, mais il n’aurait jamais pensé la retrouver à ce moment la face à lui et entouré de garde. Son regard se voila de surprise avant qu’une lueur de douceur ne s’y allume à la vision de la forme arrondie que commençait à prendre le ventre de celle qu’il avait eut la prétention de croire aimer.

Que faisaient-elles-la ?
Kara était entre les mains de Onyx depuis combien de temps ? Que savait-il ? S’il venait à apprendre la paternité de Xyno … l’élu de dieu chassa ses idées, les mots susurrées par Métatron et Sendalfon lui revenaient douloureusement en mémoire. Il y avait encore une chance que personne ne sache rien. Dans ce cas la, Xyno devait continuait à jour le jeu, rentrer dans un moule d’indifférence envers la mère de son enfant, envers cette femme.

Son regard se détacha des deux fugitives pour se poser sur Onyx.

- Que penses-tu me faire à l’aide de deux créatures si pitoyables ? Si elles sont ici, c’est bien qu’il y a une raison … décidemment tu m’amuses de plus en plus Onyx. Ne me sous estime pas.

Xyno essayait d’éviter au maximum de regarder Kara, redoutant que ses sentiments ne surgissent de nouveau à travers ses pupilles. Il évitait aussi le regard de Sloth, sachant l’habileté de celui-ci à deviner les choses. Un poids compressait désormais sa poitrine, un poids que l’on nommait crainte et que Xyno n’avait éprouvé que très rarement dans sa vie d’ange et d’élu.
Il n’était pas habitué à gérer de tels sentiments, d’être dans des situations ou sa vie ne passait plus en priorité, ou celles de ceux qui l’entouraient prenaient une si grande place … c’était … déstabilisant. Et pourtant, l’ange garda son masque de marbre et même une ombre de sourire narquois.

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MessageSujet: Re: 10 Mai   29.03.09 21:24

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

Son regard allait désormais d’Onyx vers Sloth. Un triangle étrange venait de se former dans cette pièce rassemblant les pièces d’un même puzzle au même endroit. Ressemblances et différences apparaissaient avec forces entre les trois hommes aux regards semblables. La froideur chez l’un, le pouvoir pour l’ainé et l’innocence de l’oiseau tombé du nid. Enfin, ils étaient tous rassemblé dans un même lieu prêt à s’affronter ou à s’épauler. Le sourire discret que lui adressa Sloth tira un soupir de soulagement au jeune prince la mine de la mer de sable. La vision des deux jambes mobiles du jouet l’emplissait d’une joie immense qu’il aurait manifestée par grands gestes et sourires francs si les circonstances de cette rencontre avaient été autres. Seul signe extérieur de cette joie, Calintz rendit un sourire sincère vers son ami avant de se retourner vers son frère. Celui-ci s’était approché de lui de façon à le retenir … que lui voulait-il ? Tout n’avait donc pas été dit entre les deux hommes ? Calintz hésitait à en entendre plus après leur dernière confrontation. Le poignard invisible que lui avait enfoncé Onyx dans le refuge de la mine de pierre avait laissé une plaie béante qui n’arrivait pas à guérir.

« Je ne suis pas sur de vouloir rester … »

Son murmure était adressé uniquement à Onyx. Gêné par la présence de tiers, Calintz n’osait pas parler librement à son frère et se cachait derrière un masque de neutralité feint. Toujours accroché à la porte comme si elle constituait sa bouée de secours, le jeune prince osa un regard vers l’abis cherchant à découvrir ses intentions à son égard. Il semblait plus apaiser que lorsqu’il avait pénétré dans la pièce, son regard était moins noir, brillant d’une lueur d’humanité … il ne semblait pas lui vouloir de mal.

Les menaces de Xyno détournèrent Calintz de son frère. Stupide bouclier appliqué sur ton frère. Un bouclier ? Sur lui ? Réfléchissant à toute vitesse, le jeune homme tenta de rassemblé les pièces du puzzle de ce derniers mois. Beaucoup de choses lui avaient semblé bien flou, entouré d’un brouillard mystérieux … qui avait quelque chose de magique. Et le collier que lui avait offert Onyx et qui semblait intrigué bon nombre de personne … est ce donc cela la clé du mystère ? Le fameux bouclier ? Lançant un regard désabusé sur le pendentif que retenait une fine chaine en argent autour de son cou, Calintz sentit Onyx s’approchait de lui, comme si il voulait le défendre. Qu’importe ces paroles … il avait compris, l’erreur stupide de son frère, une erreur dictée surement par l’amour mais qu’il n’arrivait à pardonner. Ravalant ses paroles, Calintz esquiva le regard d’Onyx en le dirigeant vers Xyno.

Aux paroles de son frère, le prince s’écarta d’un pas et se mit en avant. Il en avait assez de rester toujours derrière, sous la protection de son frère qui le trainait comme un poids mort depuis bien des années. Le dernier pétale n’était pas tombé insufflant au jeune homme la rébellion qui lui était nécessaire pour prononcer ces paroles :

« Laisse Onyx. Je n’ai pas besoin de bouclier pour me défendre. Je n’ai pas besoin de toi. J’ai bien survécut, seul, durant un mois. »

Juste retour des choses.
Le fracas des paroles qui suivit alors échappa en grande partie au jeune prince qui n’était pas au courant de toutes les manigances qui se cachaient derrière les apparences. Sloth et Xyno semblait avoir un lien particulier, tout comme Onyx et Sloth … mais la nature de ses liens échappait totalement à Calintz qui était bien loin de ses histoires d’élu. Seul lui apparaissait clairement son lien avec Sloth, il avait une dette envers le jouet qui l’avait sauvé d’une mort certaine au péril de sa propre vie … et cela, il ne l’oublierait pas.

Ramené à ses propres liens lorsqu’Onyx posa une main sur son épaule, Calintz mit quelques secondes avant de saisir la nature du geste de son frère. Fraternel et protecteur, ce geste était empli de douceur comme le regard qu’il lui portait désormais. Humain et dénudé de cette froideur monstrueuse, il semblait demander pardon. Comme pour confirmer cette impression, les paroles de l’abis vinrent réchauffer ses joues. Des explications, c’était sur qu’il lui en devait. Mais en cet instant, cette proximité retrouvée emplissait le jeune homme de sensations déroutantes qui lui faisait perdre l’usage de la parole. La main d’Onyx remonta lentement pour se placer sur la joue autrefois mutilé de Calintz. Sous les doigts de son frère, sa peau était lisse et intacte ne portant plus aucune trace des brûlures du passé mais encrée dans la chair, la douleur était toujours la, réminiscence d’une naissance maudite. Autrefois, Onyx avait été le seul à l’accepter pleinement ainsi, ne détourant jamais le regard de cette partie difforme de son visage … embrassant avec volupté et désir ses lèvres à moitié brûlé. Il avait été le seul.

Hochant la tête aux paroles d’Onyx, Calintz s’immobilisa dans un coin de la pièce attendant l’opportunité d’avoir enfin une discussion avec son ainé. Il croisa le regard de Sloth, toujours froid et vide, bien loin de la compassion et de la sagesse qu’il avait affiché lors de leur dernière rencontre. A ce moment la, Calintz avait été sourd à ses paroles retranché derrière sa haine envers Onyx.

Dans l’espace confiné de la loge de l’abis, arriva un nouveau détachement d’homme. L’atmosphère déjà saturée par la chaleur s’emplit des odeurs des soldats rendant les lieux étouffants. Dans ce groupe ce détachaient trois femmes contrastant avec la carrure solide des hommes. L’une, marchant en tête, était sans l’ombre d’un doute le chef. Calintz la connaissait pour l’avoir côtoyé à quelques reprises, Sayuri, l’ombre d’Onyx. Derrière elle, au cœur du convoie, deux femmes avançaient avec plus difficulté rompant sous le poids de la fatigue. Une chevelure blonde attira d’abord le regard du jeune prince qui fixa les traits de la femme avec insistance. Il était sur de l’avoir déjà vue quelques part mais son lien avec cette prisonnière lui échappait. Puis il passa rapidement sur la deuxième femme avant de revenir sur elle, surpris par sa beauté. La poussière qui constellait ses cheveux et son visage n’entachait en rien élégance que dégageait cette jeune femme. Rompant son immobilité, Calintz s’approcha du centre de la pièce, soucieux du sort que réservé son frère à ses deux fugitives. Craignant une exécution comme il en avait déjà vu faire par Onyx, le jeune prince lança un regard vers son ainé.
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Sloth
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MessageSujet: Re: 10 Mai   30.03.09 20:13

Et bien tout ce que l'on pouvait dire c'est que plus le temps passait dans la pièce, plus les choses prenait une tournure des plus intéressante. Un élu, prisonnier dans une cage magique quelque peu défaillante mais qui le remettait un peu à sa place, un Abis qui tentait de retrouver le rôle protecteur qu'il avait abandonné au nom de la sécurité de son petit frère qui lui même ne savait sur quel pied danser suite à se retournement de situation. Non franchement il ne manquerait plus qu'un nouveau coup d'éclat pour que l'on se retrouve dans "amour, gloire et beauté", mais qui vient d'apparaître dans la pièce? Une espionne et deux autres jeunes femmes que Sloth n'avait pas encore la chance de connaître mais qui ne tarderais surement pas à lui apporter des renseignements dès plus captivant. Précédèment il avait remarqué que le jeune prince lui avait adressé un sourire amicale en guise de bienvenue mais tout ce qu'il lui avait rendu était son regard de poupée sans âme. Sans suivit alors des échanges verbaux entre le trios Abis, élu et prince ce dernier ayant quelque petit problème à ce que son propre frère pose la main sur lui. Enfin, pendant quoi ? Quelques minutes, deux à tout cassé. Il faut dire qu'Onyx avait l'art de choisir c'est mot pour rendre une scène mélodramatique, dure ou encore amicale, un caméléon dans le corps d'un homme que demander de plus ? Je vous le demande .

Mais très vite Sloth descella une faille dans l'esprit de Xyno, certes il semblait souffrir enfermé comme une bête mais quelque chose s'était produit en lui, quelque chose qui ne dura que quelques micro-secondes lorsque le regard doré s'était posé sur l'une des deux nouvelles arrivées et cela fit naître sur le visage de Sloth un sourire plein de malice qu'il offrit à l'ange déchu. L'intervention de Calintz pour se placer au centre de la pièce n'empêcha pas Sloth se s'approcher des deux demoiselles puis les saluant il tourna autour comme un chat autour de sa proie. Cependant l'une d'elles attira son attention, est ce à cause de son ventre annonçant une naissance qui ne devrait plus tarder ? Aucune idée, mais une chose est sur, Sloth se rapprocha de la jeune femme.


- Et bien, un heureux évènement semble se pointer à l'horizon. Mes félicitations. Qui est le père ?

C'est alors qu'une sensation de déja vu apparut autour du jeune homme. Une sensation qu'il n'avait ressentit qu'une seule fois par le passé et qui provenait de Xyno. Il s'agissait d'une aura, bouillonnante et pleine d'énergie proche de la vanité qui émanait de la jeune femme et mieux encore de son ventre. Alors dans l'esprit de Sloth le sang ne fît qu'un tour, regardant Xyno et la jeune femme, l'un et l'autre sans s'arrêter comme pour être sur de ce qu'il pensait pendant que son sourire s'élargissait sur son visage. Son regard qui depuis le départ était froid et sans vie se mit à pétiller d'une ardeur nouvelle lorsqu'il le posa une dernière fois sur Xyno. C'était trop beau, c'était trop facile, jamais Sloth n'aurait espéré meilleur moyen pour briser Xyno.

Un rire sortie d'entre ses lèvres, un rire plein de cruauté et d'amusement comme s'il était en mesure de détruire l'ange ou du moins une partie . Non se n'était pas de la folie bien au contraire plus de la jubilation. Puis lentement il se tut, redevenant le calme jeune homme qu'il était à son habitude même si son sourire malin restait figé sur son visage

- Alors comme ça tu t'es laissé allez aux sentiments, toi qui te prétendait dépourvu d'humanité. Je vais être généreux, leur annonceras tu la bonne nouvelles ou me laisseras tu le faire à ta place ?
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MessageSujet: Re: 10 Mai   30.03.09 21:05

[10 Mai /après midi / dune de sable]

Il l’avait appelé… soit, mais il avait totalement oublier sa dernier rencontre avec sloth, mais quelque seconde lui suffirent à lui rappeler. Il regarda sloth et eu un sourit, il venait de se rappeler ce détail, enfin rien d’important, mais c’était une très bonne idée.

_Bien bien sloth! On discutera de ça plus tard mais ta présence me sera très utile.

Onyx devait organiser tout ce qui allait se passer plus tard. Ils allaient bientôt arriver, onyx était excité et inquiet de ce qui allait se passer. Xyno ne pouvait pas lui gâcher ça surtout ça!

- Non ce qui serait ridicule, ce serait de ne rien faire et de te regarder sourire comme un crétin heureux de son tour Onyx.

_Écrase toi xyno! Quand on est emprisonné comme tu l’ai on évite de la ramener!

Non xyno n’avait pas le droit de l’empêcher de réaliser son rêve, et en plus il ne pouvait pas, il ne pouvait pas

_Haaaaa!

La haine, le dominait de nouveau, une si petit phrase faisait resurgir tellement de chose en onyx. Il devait se calmer il n’avait de toute façon pas la force de se laissé envahir par la haine. Il devait se concentrer. Il avait mal à la tête et la douleur ne faisait qu’empirer.
Il regarda sloth et calintz, le sourit de celui-ci ne lui échappa pas et il ne comprit pas ce sourit, ce qui l’énerva encore plus même si il ne disait rien.
Sauri était enfin arrivé il la regarda avec détresse, il fallait qu’elle fasse taire xyno. D’ailleurs elle était son seul soutien depuis un moment. Cette femme apporter la stabilité dont onyx avait besoin depuis le départ programmé de calintz.

Sayuri! Fait en sorte que cette femme raconte tout ce qu’elle sait sur Xyno ici présent! Et si elle ne le fait pas ou émet la moindre donne un bon coup de poing dans le ventre. Je veux que son enfant agonise!

Il se retourna avec Calintz comme si celui-ci avait encore quelque chose a ajouter pour qu’Onyx devienne fou.

« Je ne suis pas sur de vouloir rester … »

Onyx aurait put lui demandé de rester encore, il aurait put le prendre dans ses bras pour ne plus le laisser partir… mais au lieu de ça c’est sa haine qui prit le dessus, son mal de tête lui fit baisser le visage quelque seconde en guide de réponse.

- Quelle méchanceté Onyx … tu ne veux pas m’inviter à vos réunions de famille sous prétexte que je n’ai pas vos yeux rouges

_Tu ne fera jamais partie de notre famille Xyno! Tu me ressemble peut être mais tu ne fera jamais partie de notre famille!

« Laisse Onyx. Je n’ai pas besoin de bouclier pour me défendre. Je n’ai pas besoin de toi. J’ai bien survécut, seul, durant un mois. »

Onyx le regarda et alla vers lui avec un regard sombre, non il n’avait pas le droit de lui parler sur ce ton, il n’avait pas le droit. Même si onyx était conscient des raisons pour lequel Calintz réagissait de cette façon. Il n’arrivait pas accepter l’innocence de son frère.

_A oui! Tu na pas besoin de bouclier? A ton avis pourquoi pendant 1 mois Xyno n’a rien put te faire, pourquoi tu as réussi à t’en sortir quoi qu’il arrive! Hein! Tu ne t’es jamais demander pourquoi? Pourquoi ta vie a changé! Et c’est que quand Xyno en parler que tu évoque le bouclier? Sache Calintz que l’ rien sans rien. Et j’ai sacrifier la chose la plus cher au monde, pour la protéger!

Onyx regarda alors tout les personne qui avait assistait a ce qu’il avait dit! Raa il c’était trahir en publique. Et devant Xyno en plus.

- Que penses-tu me faire à l’aide de deux créatures si pitoyables ? Si elles sont ici, c’est bien qu’il y a une raison … décidemment tu m’amuses de plus en plus Onyx. Ne me sous estime pas. 

Calintz s’approcha du centre de la pièce, onyx le rejoint immédiatement et lui attrapa le bras pour le maintenir un peut a l’écart.

_C’est deux créatures comme tu les appel, sont humaine, elles son sûrement bien plus pur que nous deux. Et l’un d’ elle voulait me parler de toi. Rare sont les humains qui te connaisse et qui me connaisse au point au point de connaître la mort de mon fils!

Et bien, un heureux évènement semble se pointer à l'horizon. Mes félicitations. Qui est le père ? 

_Comment?

Onyx se retourna vers sloth. De quoi parlait il? Par crainte de quoi que ce soit onyx força Calintz à reculer.

Alors comme ça tu t'es laissé allez aux sentiments, toi qui te prétendait dépourvu d'humanité. Je vais être généreux, leur annonceras tu la bonne nouvelles ou me laisseras tu le faire à ta place ? 

_De quoi parle tu sloth! Xyno, des sentiments?

Onyx était perdu, inquiet de ceux qui allait être révéler aller onyx tourna sans s’en rendre compte Calintz, son visage trahissait bien des sentiments. Mais Calintz était la personne qui effacer son masque.

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Sayuri
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MessageSujet: Re: 10 Mai   02.04.09 20:27

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

Tout partait, s'échappait et s'enfuyait, comme l'eau au creux de la main, et plus l'espionne essayait de la retenir, plus le mince filet d'incertitude se transformait en rivière puis en lac. Tant de questions qui valsaient, s'entrechoquaient dans l'esprit solitaire d'habitude si vide de pensée. Sayuri était perdue, dans le flot des évènements, dans la chaleur omniprésente de la mine de sable, ses sens agressés par l'odeur acre du sang et de la sueur, par le bruit incessant qui emplissait la pièce.

Trop de monde, trop de pensée en même temps.
L'espionne se sentait chancelante, sa détermination de fer ébranlée par quelques mots, par un simple ordre.

Fais lui dire tout ce qu'elle sait ! Torture la ! Donne des coups dans son ventre ! Prends toi en à son enfant ! Fais ce que tu sais si bien faire Sayuri …

Combien de fois avait elle effectué ses ordres sans sourciller, sans les remettre en question ne serait ce qu'une seconde. Le cœur de l'espionne, tel un désert ignorant l'eau, ne connaissait pas la saveur du doute. Fruit de longues années de discipline militaire.
Les paupières lourdes se refermèrent sur les deux abysses.
Pourquoi ?
Elle pouvait assurer toutes les missions envisageables, tuer, rebelles et innocents, femmes ou enfants, aller embrasser la mort si Onyx lui en donnait l'ordre. Sayuri se sentait capable de tout pour son maître, pour cet homme qui se tenait devant lui. Pourtant … elle venait d'hésiter. Cette femme, cette rebelle dont elle avait sauvé la vie déjà à deux reprises, se retrouvait encore sur son chemin. Encore en danger de mort. Et elle devait maintenant tenir le rôle du bourreau, ou du moins du tortionnaire. Les pupilles noires se posèrent furtivement sur les deux silhouettes fines qu'elle avait escorté. Deux femmes, comme elle en avait déjà tué des dizaines, des vingtaines. C'était simplement une rebelle de plus à torturer … pourquoi son esprit flanchait il ainsi ?

Maître …

Sayuri détourna son regard pour le poser sur Onyx. Se raccrochant à lui comme on le faisait avec une bouée de sauvetage. Son maître, sa raison de vivre, celui sans qui elle ne serait rien. De quel droit pouvait elle douter de ses ordres ? Les remettre en cause ? Une vague de colère l'envahit, accompagnée d'amères regrets. L'abis comptait sur elle, l'abis lui avait donné un ordre, elle devait l'exécuter. C'était grâce à lui qu'elle n'avait pas crever dans la mine de glace, entre ses deux lâches de géniteurs qui n'étaient guère des parents pour elle. Elle devait tout à Onyx, et les sentiments qu'elle éprouvait pour lui mélangeait l'admiration à un totale fidélité. Des sentiments plus forts que tout, qui renversaient sans mal les doutes qu'elle pouvait éprouver. Les seuls qu'elle connaissait …

Le trouble de Sayuri n'avait duré que quelques secondes, un instant de flottement ou les traits durs du visage juvénile n'avait pas changé ou presque. Et puis qui porterait attention à elle, chien et simple exécuteur de Onyx ?

"Oui maître."

Voix rauque. Froide. Qui ne se mariait pas avec l'apparence frêle de l'espionne et avec la souplesse qui s'échappait de ses gestes. Animal sauvage qu'on avait réussi à dompter, Sayuri était devenue arme. Prête à planter ses crocs au moindre ordre.

Lentement elle se retourna vers Kara, prêtant une attention réduite à ce qui se passait autour d'elle. Le galbe de son ventre apparaissait doucement sous sa robe sale. Ses cheveux pailles étaient eux aussi dans un mauvais état, tout comme la peau de la jeune prêtresse. Sayuri ressentait pour cette faible créature une colère inavouable. Elle lui avait fait douté, c'était à cause d'elle que pendant quelques secondes elle avait trahi son maître. La guerrière lui ferait payer. Se le ferait payer dans le secret et l'intimité de sa chambre. Et pourtant … toujours ce même pincement désagréable au niveau du cœur, cette blessure béante au niveau de sa poitrine qui semblait se rouvrir à la vision de ce qu'elle devait faire.
Que pouvait bien savoir cette femme sur l'élu de dieu … rien, c'était impossible. C'était une simple rebelle. Prise dans un étau, Sayuri essayait de se démener avec ses doutes et ses démons, cherchant une solution avec ses maigres moyens. Aveugle à ce qui était si évident pour d'autres. Aveugle au lien qui unissait la prêtresse et Xyno, et qu'avait discerné Sloth.

L'espionne se stoppa net dans ses gestes et ses yeux firent l'aller retour entre ses deux êtres. Engourdi par le combat intérieur qu'elle menait, la vision qu'avait eu l'androgyne lui restait inaccessible.

*Que veut il dire ? L'élu de dieu est un monstre, quels sentiments, quelle humanité pourrait il avoir ? Et quel rapport avec cette femme ?*

Plongé dans le même trouble que son maître, la jeune femme balancé sans ménagement dans un océan de doute, s'était de nouveau rapproché de son maître. Elle aurait saisit son sabre, aurait fait chuinter la lame noire hors de son fourreau pour entendre sa douce mélodie. Mais l'atmosphère était trop surchauffé, trop tendue pour qu'elle se permette ce geste menaçant.
Mais qu'était un chien dénué de ses crocs ?

La torture était remise en question … pour combien de temps ?
Sa mission principale restait de protéger l'abis et sa famille. Elle s'y tiendrait, véritable rempart humain. Ses pupilles sauvages, pleine de tension restaient en mouvement, allant d'un tel à un autre.
Un sourire finit par fendre son visage alors qu'elle observait l'élu de dieu dans sa prison. Si on lui donnait l'ordre de lui faire cracher le morceau, elle ne s'en priverait pas et accomplirait cette besogne avec plaisir. Le sang s'écoulant des blessures qu'elle lui avait déjà infligé faisait ressortir sa soif de sang et de combat.
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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 10 Mai   02.04.09 22:15

[10 Mai /après midi / dune de sable]

Réfugiée derrière un pans de ses cheveux d'or, Kara essayait du juguler la crainte qui déformait ses traits. Sa mâchoire était crispée retenant les cries de désespoir et de douleur qui secouaient tout son corps. Son regard restait fixement posé sur le sol dans une expression de surprise et de désarroi. Sans vraiment se l'avouer, elle avait compter sur la présence de Xyno à la Sunahama pour la sauver, elle et son enfant. Maintenant qu'il était lui-même retenu dans une prison, son ultime espoir s'était évanouit. Et leur proximité soulevait de nouveau problème, rien ne devait paraître de leur lien en présence de l'abis. Enfin, qui pouvait imaginé que l'élu de Dieu enfanterait une femme et que cette pauvre rebelle se retrouve dans la même pièce que lui soumis à la volonté de l'abis ?
Personne.

Se forçant à décrisper ses muscles tétanisés, la jeune prêtresse releva le regard pour voir la silhouette fine et féline de la jeune espionne s'avancer vers l'abis. Le "maître" sonnait étrangement dans la voix d'ordinaire si cinglante et sauvage de la fille, tellement contre nature. Une âme de rebelle se mettait au service d'un tyran. Dans un même temps, le prince de la mine de la mer de sable s'était rapproché du centre de la pièce visiblement inquiet de la suite des évènements. Durant sa brève rencontre avec Calintz, Kara avait apprit que malgré le nom de ce dernier, il ne ressemblait en rien aux autres membres de sa famille. Âme sensible et généreuse, presque candide, il était le parfait opposé de Onyx mais aussi son meilleur complément. Le regard attendri de la jeune prêtresse se posa sur le visage tendu du prince sachant qu'il ne pouvait pas faire grand-chose dans sa situation.

Devant l'espionne, le visage de l'abis se durcit revêtant le masque noir de la folie que redoutait le peuple de la mine de la mer sa sable. Comme s'il s'adressait à une foule, Onyx donna ses ordres condamnant sans procès. Un hoquet d'horreur échappa à la jeune prêtresse qui pressa immédiatement ses mains sur son ventre en signe protecteur. Défiant de son regard aussi bleu que l'azur les pupilles sanglantes de l'abis, Kara regretta l'espace d'une seconde ne pas l'avoir tuer lorsqu'elle en avait eut l'occasion. Allongé et inconscient, il avait été à sa merci, il aurait été tellement simple de tuer ce monstre, de mettre fin à son règne de terreur, d'éradiquer cette gangrène … Mais elle chassa bien vite ses idées retrouvant la morale qui guidait sa vie. Elle ne pouvait s'attribuer le droit de vie ou de mort sur un homme, sinon elle n'aurait pas valut mieux que Onyx lui-même. Sans baisser le regard, la jeune femme dit d'une voix plate ou perçait la colère.

- Je n'ai plus rien à dire à son sujet.

Scellant peut être par cette phrase son destin et celui de son enfant
Se tournant vers la jeune espionne qui venait d'approuver son maître, Kara ne baissa pas le regard voyant sa tortionnaire lui adresser un regard énigmatique. Comme si un simple regard de cette femme pouvait atteindre son enfant, la prêtresse resserra l'emprise de ses mains tremblantes sur le galbe de son ventre. L'atmosphère s'emplit d'une menace sourde, ne touche pas à cet enfant !

Aux paroles de Xyno, Kara n'eut aucune réaction restant toujours debout tournée vers l'abis. Sa première réaction avait été de se sentir blesser, tromper dans son amour et sa dignité. Puis elle avait perçut les nuances d'émotions qui teintaient la voix familière de Xyno. Dédain, arrogance, peur. Raffermissant son regard de glace, la prêtresse écarta d'un revers de la main une mèche rebelle sans adresser un regard à l'élu emprisonné. Durant tout ce temps, Kara n'avait pas remarqué les mouvements du dernier occupant de la pièce qui, comme un rapace s'était approché d'elle. Tournant autour de la jeune femme, l'inconnu arborait un sourire malicieux regardant avec obstination le ventre arrondie de la prisonnière. Prenant la parole avec assurance, le jeune homme changea de sujet …

Saisit d'effroi, Kara n'en montra rien adressant un vague regard vers Sloth avant de le reporter vers Onyx. Ayant déjà inventé un mensonge dans sa tête, la jeune prêtresse n'eut qu'à ressortir les même phrase que ce qu'elle avait dit à ses geôliers. Mettant dans sa voix toute la colère qu'elle éprouvait contre Onyx, elle s'adressa à l'abis.

- Le père ? Un des soldat de votre armée violant les jeunes filles des campagnes. Cet enfant n'a pas de père.

Une histoire bien réelle pour de nombreuses jeunes femmes. Dans leur sillage, les hommes de Onyx ne laissaient pas que des cadavres et des fermes pillées mais aussi de jeunes vierges auxquelles on avait volé leur dignité les laissant avec un paquet dans le ventre.

Alors retentit le rire de Sloth, méprisant et plein de cruauté, le rire d'un fou. Donnant la cher de poule à Kara, celle-ci n'osa pas regardé l'étrange jeune homme alors que celui tournait encore autour de la jeune femme. Finissant pas taire son rire pour afficher un sourire malsain, il s'adressa à Xyno avec lequel il semblait partager un lien étrange. Tournant enfin son regard bleu vers Sloth, Kara sentit les larmes venir brûler ses pupilles. A grand renfort de volonté, elle les retint … que pouvait elle faire maintenant ? Maintenant qu'il avait deviné. Baissant la tête, la prêtresse posa ses yeux sur son ventre arrondie sans cesser de le caresser. Seule la douce présence de cet enfant l'empêchait de tomber dans le désespoir.
Père et mère …

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MessageSujet: Re: 10 Mai   06.04.09 1:19

[10 Mai /après midi / dune de sable]

Quelque part à l’extérieur, le monde suivait son cours. Le vent chaud devait souffler sur la mine de sable, emportant quelques grains dorés dans sa course interminable. La vie continuait dans le village de Sunahama, aveugle aux évènements qui se jouaient à quelques centaines de mètres, au cœur de l’inviolable dune de sable.

Jamais l’élu de dieu n’avait connut l’enfer de la cage, jusqu’à maintenant, il avait erré, nomade, dans le monde. Inaccessible, imprenable. Ses chaînes s’étaient avérées invisibles et peu contraignantes pour l’Ange qui avait finit par se résigner à suivre son destin. Non il n’avait jamais réellement connu les affres du piège se refermant sur vous aussi surement que les crocs d’un animal sauvage. Jusque la, il avait toujours réussi à tenir à distance les gêneurs, usant et abusant de son pouvoir. Mais face à Onyx, face aux pouvoirs concentrés des abis, il n’avait rien put faire. Les liens invisibles mordaient un peu plus ses poignets endoloris à chaque seconde écoulée. Son masque était de plus en plus difficile à tenir, sourire acerbe qui ployait doucement face aux attaques de ses ennemis. Les longs cheveux blonds retenus en arrière gisaient inertes dans le dos de l’élu qui s’était figé. Comment pouvait-on l’enfermer lui ? Comment Dieu pouvait il l’abandonner dans cette situation ? Tss de toute façon, Dieu n’avait jamais été avec lui, il n’était qu’un vulgaire pantin entre des mains bien plus puissantes. Un pantin qu’on voulait punir.

Regard fuyant.
Kara … réincarnation ou simple projection du désir de Xyno de retrouver celle qu’il avait jadis aimé. L’immortel avait voulut l’éloigner de ce combat futile et destructeur, de la lutte pour laquelle il été venu sur terre. Il avait crut qu’en lui faisant voir sa part de ténèbres, en lui montrant de quoi il était capable, elle se serait enfui loin de lui, loin du danger qu’il représentait. La pseudo-mort de l’enfant de Onyx aurait dut l’éloigner de lui. Pourtant elle se retrouvait là, dans cette pièce ou se concentraient tous les enjeux. Les menaces et avertissements de Sendalfon prenant tout leur sens.
Sloth … cet être qui était en quelque sorte son contraire, qui était lui aussi un pantin entre des mains puissantes. Lui qui pouvait si facilement lire dans son cœur. Xyno à cet instant là le redoutait, dans sa situation, il était fragilisé, et c’était pire pour Kara. Sa rancœur pour cet être ne faisait qu’augmenter au fil des secondes passées dans la même pièce que lui.

Pourvu qu’ils ne remarquent rien … pourvu qu’ils les laissent en paix …

Etonnantes pensées pour l’élu de dieu connu plus pour son égoïsme et son égo démesuré, que pour son sentimentalisme et ses inquiétudes.
Onyx sembla n’avoir rien remarqué, le sourire toujours narquois qui s’étalait sur la face de Xyno jouant parfaitement son rôle auprès de celui-ci. Mais il restait Sloth qui avait commencé à tourner autour des deux jeunes femmes. L’immortel restait immobile, son regard figé sur un point invisible face à lui. Fier et enragé, il essayait toujours de percer la faiblesse de cette grotesque prison ou on l’avait enfermé. Ressentant de plus en plus l’urgence de sa situation.

Première question, la respiration de l’élu resta calme, tout comme son rythme cardiaque. Ne rien montrer, être inhumain. Voila quelque chose que savait bien faire Xyno, un rôle qui lui venait naturellement. Kara répondit avec colère, livrant le mensonge qu’elle avait mis en place. Cette femme était étonnante, elle lui ressemblait, elle ne craquerait pas. Mais malgré l’aplomb qu’avait mis la jeune prêtresse dans ses paroles, l’Ange restait sur ses gardes, sentant une menace perceptible émaner de Sloth. Une menace qui se concrétisa dans le rire de celui-ci. A cet instant la, Xyno comprit … il savait.

Alors que son regard doré se figeait sur l’être androgyne avec une ombre de sourire, la phrase tomba. Ou plutôt la question. Quel ridicule pantin, avec son air malin et le plaisir d’avoir fait une telle découverte visible au fond de ses yeux. Xyno ne laissait rien paraître, exercé à cet exercice durant de trop grande année pour qu’il perde le contrôle de lui-même à cet instant. Les pupilles chargés de sentiment se posèrent successivement sur tous les protagonistes de cette scène. Kara, Lazuli, Onyx qui semblait surpris, la petite espionne, les soldats, le prince de la mine de sable, et bien sur Sloth. Quel public pour une révélation de taille. Bizarrement, cela aurait presque put faire rire l’élu de dieu. Lui qui aimait les jeux de mots et de scène ne pouvait rêver meilleure situation pour son annonce, pour ce retournement de situation. Si seulement il n’y avait pas cette prison …

Fermant les yeux et ménageant un petit temps de suspens, un sourire apparut sur les lèvres de l’ange. Gagner quelques secondes encore pour trouver cette maudite faille. Préparer son annonce avec soin.

- Excuse moi ne pas t’applaudir pour ce merveilleux don de perspicacité mon cher Sloth, mais mes mains sont quelques peu occupés en ce moment.

Les pupilles closes, Xyno conservait son calme, obligeant son cœur à ne pas s’emballer et sa respiration à rester stable. Maudit corps humain trop fragile, trop transparent qui pouvait si facilement nous trahir. L’esprit de l’élu de dieu était afférée dans sa tache de se défaire de cette prison qui devenait de plus en plus contraignante. Si ça continuait, la situation allait vraiment mal tourner, et pas uniquement pour lui, mais aussi pour Kara et pour leur …

Sourire. Elle était là, la clé.

- Mais cela devrait changer …

Le ton de Xyno était redevenu moqueur. Alors que ses traits se crispaient de douleur.
Craquement sinistre envahissant la salle, bourrasque de vent obligeant aux paupières de se fermer, une atmosphère de chaos envahit la salle du trône. Et en quelques secondes, tout se termina. La prison invisible qui avait eu l’orgueil de vouloir retenir l’élu de dieu céda sous la pression de deux ailles immenses. Deux ailes aux plumes noires comme les ténèbres, certaines teintés du sang de Xyno. Deux taches rouges commençaient à se répandre sur la chemise désormais déchirée au niveau des omoplates que portait l’Ange. La douleur vrillait tout le corps de l’immortel, celle de l’apparition de ses ailes renforcées par sa blessure à l’épaule.

Avant que quiconque n’ait pu réagir, Xyno se trouvait déjà aux côtés de Kara et l’enlaçait, une main passée à sa taille pour l’aider. Son regard doré se posa sur le visage de la prêtresse et sur son ventre. Quelques doigts passés au dessous de son menton pour lui faire relever la tête, leurs yeux se rencontrèrent enfin.

- Tu m’as manqué.

Simple murmure … à peine audible.
Agissant toujours très vite et ne laissant pas l’opportunité aux spectateurs de cette scène de devenir acteur, les ailes de Xyno se mirent à battre, créant une bourrasque de vent. Cette pièce était bien trop petite pour qu’il puisse évoluer à son aise, il y avait trop de monde dans un endroit si exigu. Ici, il ne pourrait rien faire.

- Je te laisse annoncer la nouvelle Sloth, je n’ai jamais été très fort pour annoncer de tels évènements.

La silhouette de l’ange avait déjà disparut laissant dans son sillage quelques plumes noires alors que sa voix moqueuse s’élevait dans la loge royale. Emportant avec elle la frêle prêtresse.

Si Xyno l’aurait put, il se serait envoler loin, aurait emmené Kara et son enfant en sécurité avant de revenir défier Onyx. Mais ses ailes ne lui permettaient pas. Les quelques mètres qui les avaient mené au milieu de l’arène déserté de son public lui avait déjà trop couté, déversant encore un peu plus de sang sur sa chemise qui commençait à abreuver le sol sableux de la lice. La douleur devenait insupportable pour ce corps si fragile, ses muscles commençaient à se tétaniser alors que sa vision devenait trouble. Il avait fait appel à ses ailes, seules réminiscences de son statut d’Ange dans ce corps d’homme, alors qu’il n’était pas un soir de pleine lune. Xyno avait dut utiliser une grande partie de son énergie pour les matérialiser ainsi et s’engouffrer dans la faille de la prison. Une énergie qui risquait de lui manquer désormais que sa plus grande faiblesse avait été découverte.
Profitant des quelques secondes qui lui restait d’intimité avec Kara avant qu’on ne vienne les piéger, l’immortel se tourna vers elle. Son ventre avait pris surement la forme arrondie qui caractérisait les femmes en ceinte, son visage émacié et sale ne faisant que renforcer sa beauté et sa force. Xyno posa son front contre le sien.

- Tu as pris ta décision n’est ce pas ? Tu sais dans quel chemin tu t’es engagé ? Et c’est inutile que j’essaie encore de t’en dissuader …

Les plumes noires frémirent, signe que les ennemis se rapprochaient. Ils n’avaient pas de temps. Ils n’avaient peut être même pas d’avenir. Mais un sourire s’était dessiné sur les lèvres de l’élu, loin de celui qu’il affichait d’habitude, tel un masque impénétrable.

- Et bien soit. Reste derrière moi alors.

Se retournant vers la loge de l’abis, les ailes de Xyno étaient un véritable bouclier pour Kara.
Un nouveau combat allait commencer. Le plus important combat qu’ait accueillit le Colisée de la mine de sable. Un combat qui allait pourtant se faire avec des tribunes vides et avec pour spectateurs quelques rares témoins.

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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 10 Mai   08.04.09 12:17

[10 Mai /après midi / dune de sable]

Tout avait été tellement vite. A bout de forces, le jouet ne suivait plus vraiment ce qui se passait autour d'elle, s'efforçant de tenir sur ses jambes tant bien que mal. Ballotées une fois à gauche, une fois à droite, Kara et Lazuli étaient passées par beaucoup de mains avant qu'elles soient arrêtées. Reprenant conscience du monde qui l'entourait, agenouillée, la jeune femme lança des regards inquiets autour d'elle. Son regard s'arrêta sur une jeune femme que Lazuli connaissait de vue seulement, pour l'avoir déja observée aux côtés d'Onyx. Elle ne savait pas qui elle était exactement mais l'abis avait une énorme confiance en elle. Après cela, le jouet retomba dans une sorte d'inconscience. La seule dont elle se souvenait après ça, était la silhouette d'un homme plutôt grand, à la présence imposante.

Quand Lazuli revint à elle une deuxième fois, elle se trouvait dans dans la loge d'Onyx, Kara a ses côtés. Comment pouvaient-elles espérer sans tirer à présent? Le jouet trembla d'anxiété et de peur, elle ignorait ce qui l'attendait mais ce ne serait pas forcément pas quelque chose de bon. Les jambes tremblantes, elle avait de plus en plus de mal à tenir debout. Le régime alimentaire qu'elle avait eu les derniers mois l'avait énormément affaiblie et elle commençait à sérieusement s'en mordre les doigts, trop faible pour dire quoi que se soit, elle ne saurait se défendre et protéger Kara alors qu'elle s'était jurée de la sauver d'une mort certaine, autant elle que son enfant, puisqu'elle était enceinte. Le regard légèrement flou, le jouet observa la loge et remarqua qu'il y avait pas mal de monde ici. Il y avait Onyx évidement, l'espionne qui avaient capturés les deux jeunes femmes et ensuite, quelques autres personnes que Lazuli ne connaissait pas, ou pas vraiment. Il y avait Calintz, le jeune frère d'Onyx. Elle savait qui il était, après tout, elle n'était pas un des jouets de l'abis pour rien. Calintz, elle n'avait jamais eu l'occasion de lui parler, car de toute façon, elle se devait de rester dans le quartier réservé aux jouets et seul l'abis s'y rendait. Son regard s'arrêta sur cette sorte de bouclier dans laquelle se trouvait quelqu'un... Elle se souvenait de ce visage pour l'avoir rencontré qu'une fois et avait été frappée par l'énorme ressemblance avec Onyx. Oui, c'était l'homme qu'elle avait rencontré à la mine de Pierres après le tremblement de terre. Que faisait-il ici?

Chamboulée par tous les évènements qui s'étaient déroulés depuis qu'elle avait essayé de sauver Kara, Lazuli n'arrivait pas à suivre ce qui se passait dans la loge. Elle ne tenait plus, épuisée, elle s'écroula et tomba sur ses genoux, tremblant de plus belle, si durant sa dépression, elle avait voulu mourir, à présent elle avait peur de voir la mort en face. Que se passait-il une fois que l'on mourait? A genoux, la jeune femme arrivait enfin à reprendre un peu de forces sans que lui tienne fortement les bras dans le dos ou qu'elle n'excite les désirs souvent pervers des hommes, car elle se souvenait vaguement de cela plus tôt dans la journée, avant que l'espionne ne vienne dans la pièce où les soldats l'attendaient après avoir capturé Kara et elle-même.

Malgré la fatigue, elle avait suivit ce qu'avait dit Sloth, cet être qu'elle n'avait jamais vu et dont elle ignorait tout mais elle ne comprenait pas vraiment où il voulait en venir. Qu'est-ce que cela pouvait y faire de savoir qui était le père de Kara? La jeune femme tourna aussitôt la tête vers la prêtresse et posa son attention sur elle. Elle espérait que la future maman ne lui explique quelque chose, vite, avant que ses pensées ne s'embrouillent une nouvelle fois. Cependant, elle n'eut pas sa réponse de la prêtresse mais plutôt de l'ange.

- Tu m’as manqué.

Et avant que les protagonistes dans la petite pièce n'aient peu faire quelque chose, Xyno s'était déja envolé avant Kara dans ses bras. Elle ne le connaissait pas mais la jeune femme ne put s'empêcher d'esquisser un sourire, si cela pouvait sauver Kara de la mort que lui promettait Onyx ou Sayuri ou qui que se soit d'autre, Lazuli s'en sentait rassurée. Elle avait certes peur de mourir mais à présent, elle pouvait mourir tranquille, tant que Kara était en sécurité. Cependant, Lazuli ne garda son sourire bien longtemps car elle remarqua que Xyno et Kara se retrouvaient à présent au centre de l'arène. L'ange était blessé et dans l'incapacité de pouvoir s'en tirer en emportant Kara avec lui. Malgré son actuelle faible constitution, Lazuli s'était redresser sur ses jambes et avait accouru pour se pencher sur le fin rebord, inquiète désormais. Qu'allait-il se passer à présent?

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MessageSujet: Re: 10 Mai   08.04.09 19:37

[10 Mai /après midi / dune de sable]

Leur regard se croisèrent, quelque chose d’intrigant se passait et onyx serra les poins c’était pas possible, quelque chose dans se regard inspira la haine de celui ci, non cet être n’avait pas le droit de lui montrer ça.
Il ne pouvait pas lui montrer ce peut d’humanité, non il n’avait pas le droit.
Kara représentait quelque chose pour Xyno quelque chose qu’il n’avait jamais imaginé possible, pour son ennemie.
Cet être qui au yeux d’onyx était l’illustration même de la haine de dieu.
La réponse pourtant se faisait attendre, onyx avait besoin d’une réponse, pourtant il la redoutait. Il ne savait pas vraiment ce quel effet elle allait avoir sur lui, comment allait t-il réagir à la phrase de Xyno?

Xyno, crois tu que c’est indispensable de le dire.

Onyx voulait savoir, mais il voulait ne pas ressentir quoi que se soit face a cette annonce. Maintenant il voulait faire demie tour.
la premier fois qu’il avait rencontré Xyno il l’avait redouté, re-douté car il lui ressemblait tant, en cet instant il avait peur de trouver a nouveau des points commun qui l’empêche de le haïr comme il le fait avec tout ses ennemis. Non ça ne pouvait pas tourner de cette façon, onyx ne quittait pas Xyno des yeux. Sa respiration c’était accéléré.
Alors qu’onyx attendait une révélation Xyno prit un aire moqueur, onyx comprit assez vite ce qu’il se passait et regarda autour de lui, il attrapa le bras se Sayuri pour la tirer derrière lui et malgré sa colère pour lazulite il la rapprocha du petit groupe qu‘il avait formé Calintz toujours prêt de lui.
Un vent fort fit son entré, les poussières de la salle créèrent des tourbillons assemblait au vent, onyx prévoyant créa un bouclier. Mais ne voyait pas pour autant ce qui se passait.

Sloth stoppe le!

Onyx vit alors dans ce chao deux ailes noir, et comprit ce qu’il c’était passé, il serra les dents, il n’était pas assez fort encore pour arrêter Xyno, mais qu’allait il faire?
Onyx utilisa son pouvoir pour stopper le vent, maintenant que tout le monde était en sécurité derrière lui. Il vit alors Xyno enlacer Kara, mais très vite cette image s’effaça dans son esprit pour laisser place à la vision de lui et Gaïa qui dirigea son esprit tout suite après de lui et Calintz.
Il se sentait tellement mal au fond de lui, Xyno était un reflet bien plus proche de lui ,qu’il ne l’avait imaginer. Onyx avait mal comprit les plans de dieu, mais tout semblait si claire à présent. Et cette pensé ne le fit que haïr plus dieu.

Alors comme ça…

Le reste de la phrase ne put sortir, onyx se sentait si triste, pourtant il ne montrait rien, c’est un personne froid qu’il laissait apparaître. Quelqu’un qui diriger un royaume du main de fer.
Gaïa, sa bien aimé, celle pourquoi il aurait put tout abandonner.
Onyx préféra ne pas agir quand Xyno prit la fuite avec Kara dans ses bras. Il se contenta de les regarder, et Xyno qui se moquait sans cesse.

Sloth ne dit rien de plus.

Onyx avait prit sa décision, il savait bien que Xyno ne pouvait pas quitter le palais aussi facilement. Il devait maintenant l’affronter, et y mettre la volonté qui était digne de cet adversaire, hors du commun. Il se tourna vers Sayuri il lui caressa le visage, lui sourit, sans rien dire il se pencha et lui fit un bisous sur la joue.

il faut que tu fasse quelque chose pour moi… après je te montrerais une nouvelle vie, je ferais de toi mon nouveau capitaine… Va cherche Alfred il est dans le quartier des invités, et trouve moi agapanthe et Annice, je ne sait pas combien de temps Dieu le laisse. A partir de maintenant le temps est compter dépêche toi… merci

Puis il regarda Calintz, Xyno protégé kara, onyx protéger Calintz, de règles qui changeaient bien vite, il avança vers son petit frère, celui qui avait sûrement permit à son humanité de ne pas périr.
Onyx s’approcha rapidement de Calintz et déposa ses lèvres sur celle de son frère avec douceur et rapidité, se doutant de la réaction de celui-ci.

Xyno protège cette femme, au même titre que moi je te protège… mais il semble avoir plus facilement accepter la présence de son amour à ses côtés que moi… pardonne moi de ne pas être parfait pour toi…

Puis il regarda Lazuli avec une regard noir. Elle l’avait trahi, et il n’aimait pas ça. Il allait lui faire comprendre son erreur.

Toi..!

Mais il ne rient de plus et avança vers le lieu par lequel Xyno pensait pourvoir s’échapper. Il regarda sloth.

Toi protège mon frère et n'interviens pas.

Onyx alla sur le balcon ou il vit Xyno et Kara il vit la protection que celui-ci faisait avec ses ailes. Onyx divisé entre la haine et la compassion sauta dans l’arène. Il atterrie sur ses pied et souleva le sable de l’areine créant un petit nuage de poussière. Il était à genoux la tête baissé. Il se releva doucement et regarda Xyno avait un regard humain, mais dure. Il avança doucement vers Xyno et kara.
Il se disait que si il avait des ailes, elle serait pareil, si il avait Gaïa a ses côtés il serait dans la même attitude. Il connaissait le point de vue de Xyno et ne lui fit pas toute suite part de son ressentiment.
Une fois à une bonne distance il prit enfin la parole.

Je laisse 15mn à cette femme pour quitter le palais s’en être gêné, c’est temps qui aurait fallu pour que Gaïa me batte et reste en vie.

Onyx pour la première fois depuis bien longtemps attacha ses cheveux pour ne pas êtres gêné, il ferma les yeux le temps de calmer les sentiments qui régnaient en lui.

Tu aura beau te cacher derrière ton masque Xyno, sur ce point tu es percé à jour. C’est ton choix de la mettre en danger de cette façon. C’est en la mémoire de Gaïa et de mon fils que je laisserais cette femme, que tu semble tant aimer, partir.

Il claquât des doigts et une porte souffrit.

Le combat qui va commencer ne la concerne pas… Gaïa était bien plus impliqué, et je le regrette, mais ne rejouons la même scène, je pense qu’il y en a un la haut qui doit s’amuser en nous regardant. Ne lui donnons pas cette joie.

Onyx, ferma les yeux, c’était si étrange comme situation , elle était arrivé bien trop vite, mais pour le moment il ne pouvait pas mourir. Il devait gagner ce combat et avec ses femmes dans l’areine son esprit serait pas assez concentré. D’ailleurs il lui adressa la parole.

Tu as bien du culot que de te dresser contre moi, comme tu l’a fais… j’ai promis que je ne toucherais pas à ton enfant car tu me rappel ma femme… et que cela ferais bien trop plaisir à dieu que cet enfant ne vienne pas au monde. Le mélange,… la chose que dieux redoute et haït.
Tu as choisi ton camp pourtant ce n’est pas celui de dieu que tu as chois et c’est pour ça que je te laisse la vie sauve.


Onyx ne bougeait pas et ne faisait pas de mouvement brusque ou agressif, ce n’était pas encore le moment de se battre. Cette femme devait partir et vite. Onyx se sentait bien plus humain qu’il l’aurait imaginé fasse a cet étrange tableau. Il tourna le regard vers sa loge, espérant y voir Calintz il savait qu’il prenait des risques et laisser son frère, celui qu’il aimé tellement. Après la mort de Gaïa il aurait pu sombrer, mais Calintz était la pour lui. Il lui devait tellement, et ce n’est que maintenant qu’il osait vraiment se l’avouer.

Calintz…. Je fais une bêtise en t’éloignant… je t’aime…

C’était un murmure, mais peut être qu’un jour il pourrait lui dire dans une face à face.

Il se retourna a nouveau vers Xyno et fixa cet être tout en se préparent à affronter son double. Onyx avait à présent la sensation que dieu se moquait bien d’eux. Ceux combat semblait à présent ridicule, mais inévitable et aucun des protagonistes ne pouvait faire autrement que de s’engager corps et âme dans ce combat qui pouvait être le dernier.

Pour le commencement onyx claqua des mains et trois soldat virent à lui il utilisa son pouvoir pour retirer toute l’eau du corps de ses hommes, ainsi que leur sang. Leur corps partirent en poussières et onyx fit tournoyer cet eau composé de sang autour de ses poignets et il attendit ainsi la réplique de Xyno.

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MessageSujet: Re: 10 Mai   09.04.09 22:39

[10 Mai /après midi / dune de sable]

Se rapprochant un peu plus du centre de la pièce afin de prévenir tous incidents fâcheux, Calintz continuait de scruter le visage des deux femmes qui avaient pénétré dans la pièce. Il était certain d’avoir déjà rencontré la prisonnière aux cheveux blonds, ses grands yeux bleus laissant en lui un étrange sentiment de douceur. Un ventre arrondi pointait sous sa robe usée et déchirée annonciateur d’une bonne nouvelle. Emu par la vision de cette petite vie, Calintz se mit aux côtés de son frère déterminé à protéger les deux inconnues. Son regard anxieux se porta alors sur l’autre captive, une silhouette frêle et maigre. Une chevelure brune encadrait un visage tiré par la fatigue et les preuves qu’elle avait du traverser, pourtant son menton restait droit et fier. Sans réellement s’apercevoir de ce qu’il faisait, Calintz avait mit un pied en avant s’apprêtant à dresser son corps comme un bouclier contre Onyx.

Pétrifié. Le prince s’était arrêté net aux paroles de son aîné. Celui-ci venait d’ordonner à l’espionne de torturer Kara, de faire agonisé l’enfant qui grandissait dans son ventre. Une vague de dégout traversa l’esprit du jeune homme avant qu’il n’adresse un regard surpris et suppliant vers l’abis. Calintz avait déjà vue à mainte repris la cruauté dont pouvait faire preuve son frère à l’égard du peuple, tuant de sang froid sans justification … Mais alors que le dernier pétale n’était pas tombé, un sentiment de rébellion naquit dans le cœur du prince désillusionné. Onyx l’avait manipulé à travers ce bouclier qui lui avait forcé de mettre, il l’avait trompé lors de leur dernière rencontre en le plongeant durant un mois dans une vie d’horreur. Il plongeait tout le monde dans l’horreur, les habitants de Sunahama, les deux jeunes prisonnières, Alex … Se reculant d’un pas, Calintz regarda avec une nouvelle intensité son frère.
Pourtant il l’aimait, plus que tout autre chose.

A ce moment la, Onyx vint vers lui, le regard noir de l’abis obscurcissant son visage lui donnant un aspect féroce qui effrayait Calintz. Le discours de son frère sur le bouclier cloua le jeune prince sur place, le laissant hébété, la bouche ouverte incapable de répliquer la moindre chose. Il n’avait retenu qu’une seule chose de ce monologue, cette chose qu’il attendait depuis un mois, qu’il cherchait … la clé de ce fichue collier.
Onyx avait voulut le protéger, lui, la chose la plus importante à ses yeux. Qu’importe son égoïsme, son manque de franchise, sa cruauté même. Son geste partait d’une bonne intention … n’est ce pas ?

Onyx lui attrapa un bras et le maintient fermement à l’écart du centre de la pièce ou une tension grandissante envahissait l’atmosphère. Sloth s’était lui aussi rapproché des deux femmes, un sourire malicieux aux lèvres regardant avec un peu trop d’insistance le ventre arrondie de la prisonnière. Un heureux évènement ? Toute naissance était un heureux évènement, pourtant dans la bouche de l’androgyne, ces mots prenaient un aspect particulier. Toujours digne, la rebelle avait prit la parole révélant la tragédie qui avait été la sienne. L’élan de protection que suscitaient ces deux inconnues pour Calintz se renforça un peu plus. Irrémédiablement attirée vers les deux femmes pour les protéger, le prince s’était de nouveau avancer avant qu’Onyx ne le force à se reculer un peu plus. Echangeant un regard, les deux frères se confrontèrent à leurs inquiétudes mutuelles. Calintz craignait pour la sécurité des prisonnières alors qu’Onyx avait peur d’affronter la vérité.

Comme tout le monde dans la pièce, Calintz reporta son regard sur Xyno presque indifférent aux révélations qu’il pourrait faire. Qu’importe que l’enfant porté par Kara soit le fils de l’ange déchu, cela ne changerais rien au fond de cette histoire. Plusieurs vies étaient en jeu. Des vies dont Calintz s’était auto désigné protecteur. Empli de responsabilité, le prince se sentait investi dans une cause, enfin il pouvait servir à quelques choses. Onyx lui avait tant répété de devenir un homme, de prendre ses responsabilités et d’arrêté d’être lâche …

- Attention !

Un craquement sinistre avait retentit dans la pièce comme si l’on avait brisé plusieurs os à la fois. Une bourrasque de vent balaya son visage soulevant ses cheveux grisâtre tandis qu’Onyx ramenait Sayuri et la deuxième prisonnière vers lui. Mue par son élan protecteur, Calintz prit par réflexe Lazuli par l’épaule l’empêchant de tomber à terre. Dans ses bras, le jouet semblait encore plus frêle et chétive comme si un simple coup pouvait la briser. A travers cette image de fragilité, Calintz ne put s’empêcher de se revoir lui-même à l’époque que Onyx l’avait recueillit. Se promettant mentalement de veiller au bonheur de la prisonnière malgré les évènements à venir, le prince retourna son attention vers le centre de la pièce ou la bourrasque faiblissait.
Calintz découvrit alors l’image d’un couple. Angélique. Auréolée de ses cheveux blonds, Kara avait tous les airs d’une sainte. Xyno l’enlaçait, des ailes noires déployées au dessus de lui. Vision surréaliste, le jeune prince en resta stupéfait quelques secondes … le temps nécessaire à l’élu de s’éclipser de la salle en compagnie de la future mère … en volant.

De son côté, Onyx réagissait étrangement à cette apparition. Fébrile, il donnait des ordres par ci par là, préparant un combat à venir. Au milieu de cette cohue, Calintz cherchait le regard de son frère le bras toujours enroulés autour de la taille mince de Lazuli. Il la protégerait puisque Kara avait trouvé son protecteur.
Il serait son protecteur à elle.
Une fois les ordres donnés, Onyx se retourna vers lui le regard légèrement affolé. Avec précipitation, il lui offrit un baiser au gout de sel … auquel Calintz répondit par un sourire las. Comme à son habitude, Onyx allait le laisser de côté pour aller affronter son ennemi héréditaire avec un simple baiser en compensation. Et comme d’habitude, Calintz ne savait quoi répondre. Les quelques mots de Onyx ne firent que renforcer le trouble du jeune prince dont les sourcils se froncèrent en mimique surprise.

- Personne n’est parfait … pas même toi.

Après cet échange si doux, Calintz fut surpris par la réaction de son frère à l’égard de sa protégée. Regard noir, menace à demi voilé. Qu’avait donc bien put faire la fugitive pour mettre l’abis dans cet état ? Qu’importe, Calintz s’était promit de la protéger, il la protègerait ! (*Parole de Grenat*) Resserrant son emprise sur la jeune femme, il regarda avec inquiétude son frère s’éloignait vers le balcon.
Tsss … il devait encore lui attribuer un bouclier dans cette situation. Sloth avait déjà bien assez fait pour lui dans la mine de pierre. Et il en avait payé le prix. Pas question que le scénario se répète une seconde fois.

- Arrête de penser à ma sécurité … alors que c’est toi qui risques ta vie … grand frère.

Dans un bruit mat, Onyx atterrit sur la piste de sable de l’arène. A nouveau ce lieu maudit allait être le théâtre d’un combat mais cette fois ci, les gradins étaient déserts, les spectateurs ayant fuit après le coup de folie de leur abis. Cachant son angoisse et son inquiétude derrière un sourire de complaisance, Calintz se tourna vers la jeune femme dont il ne connaissait toujours pas le nom.

- Ne t’inquiètes pas, je vais te protéger … quel est ton prénom ?

Les joues du jeune prince roussirent sans qu’il ne le veuille … il se sentait revenir à l’école et au premier contact avec les filles. La beauté du jouet le déroutait mais plus que cela, son regard triste et sans espoir l’emplissait de tristesse. Stabilisant la jeune femme contre lui en passant son bras au niveau de sa taille, Calintz s’approcha du balcon afin de suivre le combat de Xyno et d’Onyx.
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MessageSujet: Re: 10 Mai   16.04.09 15:50

[10 Mai /après midi / dune de sable]

Personne n'aurait pu prévoir ce qui allait se passer par la suite. Devant l'ultimatum qu'avait posé Sloth face à l'élu de dieu , ce dernier savourait la situation pour voir ce qu'allait bien pouvoir faire son alter ego. Sa moitié tenta tant bien que mal de faire passer sa grossesse pour un viol commit par l'un des soldat de l'Abis, mais un tel mensonge était peut être plausible pour les autres mais pas pour l'enfant des dieux. Un sourire, c'est tout ce qu'il lui adressa lorsque Kara proféra ses paroles, elle avait de l'imagination cette petite ce qui n'était pas à exclure. Mais voilà, l'un comme l'autre s'était retrouvé au pied du mur lorsque Sloth lança sa remarque sur l'humanité que possédait Xyno. Tout ce passa alors très vite, une accumulation de puissance dans la prison, une bourrasque de vent impressionnante et enfin lorsque tout ré-ouvrir les yeux ce fût pour constater que l'élu de dieu, Kara dans ses bras s'enfuir par de la pièce.

Oh, il était inutile au jeune homme de dire à tous ce qu'il savait même si Xyno trouvait amusant que ce soit Sloth qui leur annonce car tous avait compris par le geste défensif qu'il avait eu pour Kara qu'un lien très puissant les unissaient; un lien de chair et de sang. Cependant Onyx ne voulu pas entendre et l'interdit même au jeune homme comme si cela avait réveiller de bien mauvais souvenir dans sa mémoire. Comme quoi, même l'Abis pouvait dans de rare occasion avec des sentiments et une humanités. Une nouvelle fois l'enfant des dieux eu la garde de Calintz, une nouvelle fois il fallait protéger le jeune homme contre son grès et sa volonté.


- Il sera fait comme vous le souhaitez... mon frère...

Puis l'Abis disparut à son tour de la pièce pour retrouver les fuyards dans la cour du palais. D'ailleurs on pouvait les voir du balcon ou maintenant il ne restait plus que Calintz, l'autre captive, Sayuri et lui même. Un bataille allait éclater mais le jeune homme ne pouvait y participer. Pourtant son existence même était dans la destruction de l'élu de dieu et voilà qu'on lui coupait l'herbe sous les pieds. Qu'à cela ne tienne il ferait ce qu'il jugerait nécessaire. S'approchant à son tour du balcon pour rejoindre Calintz et la jeune femme, il pu très brièvement voir la silhouette des jumeaux en bas.

Mais soudain, une sensation étrange apparut dans l'esprit de ce dernier, une sensation désagréable comme si quelqu'un était en danger. D'un mouvement rapide il administra au prince un coup sur la nuque pour lui faire perdre conscience.


- Pardonne moi mon frère mais c'est pour ton bien.

Le soutenant d'un bras, Sloth appela des gardes, ceci ne se firent pas attendre longtemps puisqu'en moins de deux minutes cinq ou six d'entre eux étaient rentrés dans la pièce

- Emmené le prince dans sa chambre et vueillez conduire cette demoiselle dans l'une des suites du palais. Que deux d'entre vous garde les portes de la fugitives et deux autres doivent rester près d'elle constamment. S'il devait leur arrivé quelque chose ou quoi que se soit croyez bien que je prendrais un malin plaisir à vous faire souffrir jusqu'à ce que vous ne criez grâce

Puis sans attendre il s'éclipsa confiant le corps inanimé de son frère dans les bras d'un des gardes. Il n'eut pas passé le pas de la porte que Sloth se mit à courir dans les couloirs, son instinct lui indiquant la pièce où il avait sentit une catastrophe. Plus il avançait dans sa progression plus sa sensation de malaise augmentait comme s'il avait un mauvais présentiment.

Ses pas le conduisirent tout droit devant la chambre du fils d'Onyx. Se calant contre l'un des murs le jeune homme ferma les yeux. Jamais il n'avait pensé qu'il les utiliserait encore, jamais il n'avait imaginé qu'il devrait encore faire usage de "discorde" et "chaos", mais bon, il fallait croire que tout change dans la vie. D'un claquement de doigts ses deux épées apparurent dans un nuage noirâtre alors que ses habits se modifièrent pour cacher son visage sous un morceau de tissus, seul ses yeux étaient perceptibles sous la pièce noire et ses ainsi vêtu qu'il apparut devant les gardes.


- Je suis ici pour l'enfant

Bien entendu Sloth devait s'attendre à ce que les gardes ne le laisse pas passer car si l'enfant venait à disparaître je ne donnais pas chère de la peau de soldats. De toute façon à ce moment précis leur sort étaient déja scellé, et c'est après une bataille acharnée où les corps tombaient les uns après les autres que Sloth se retrouva seul parmi une montagne de cadavre. Chaque coup qu'il avait donné lui avait fait pensé à son ancien maître d'arme. Chef de gardes du palais mais qui avait mystérieusement disparut. Chaque fois qu'il avait plongé l'un de ses épées dans le corps des gardes il se rappelait le jour où il les avaient reçu et maintenant il les tenait fermement entre ses mains comme si ça vie en dépendait. Poussant alors les portes qui le séparait de la progéniture de l'Abis de l'eau qu'elle ne fût pas sa surprise de découvrir que quelqu'un était déjà dans la pièce, penché sur le berceau du nourrisson.

- Toi ?

***


Dans les couloir vides, un gardes court à perdre allène, il court comme si sa vie en dépendait alors que dans le reflet de ses yeux angoisse et peur défilent à toute vitesse. Est ce la peur de mourir qui le fait courir de la sorte? Aucune idée en tout cas sa course s'arrête lorsqu'il arriva sur le balcon pour avertir l'Abis d'une terrible nouvelle

- Majesté! Quelqu'un à enlevé votre fils, les gardes ont été décimés et le corps de votre musicien a été retrouvé près du berceau, baignant dans une mare de sang...
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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 10 Mai   16.04.09 19:03

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

L’oubli … gouffre insondable qui absorbe tout. Bons et mauvais souvenirs. Précieuses et infimes chimères. L’oubli est cruel, il dévore tout sans distinction, laissant une coquille dénuée d’existence. Le voleur, affalé contre le mur sombre et froid, gardait ses yeux rivés sur l’homme qui était venu le tirer de sa solitude, de son agonie. Infime espoir que ce soit lui qui détienne la clé de sa mémoire. Après tout, n’avait il pas dit qu’il le connaissait, qu’il savait qui il était. Quelle ironie, alors que lui ne le savait même pas.
Alex … c’était son prénom. Annice lui avait aussi parlé d’un soit disant roi des voleurs. Qu’il avait été, qu’il n’était plus maintenant. Cet homme, l’homme qu’il avait été, lui semblait avoir existé dans des temps très anciens et être complètement détaché de lui. Mais il y avait ce lien qui l’unissait à cette jeune femme qui l’avait fait enfermer avant de lui rendre des visites quotidiennes. Annice, le cœur d’Alex battait plus fort à l’évocation de ce simple prénom. Alors peut être que cet homme qu’il avait été, que Annice avait connut, n’était pas aussi éloigné de lui qu’il le pensait.

Un petit sourire étira les lèvres rouges du jeune homme alors que sa respiration devenait un peu plus facile à mesure que son corps pouvait se reposer.

« J’étais donc un mec si affreux que tu ne veux même pas m’en parler. »

La voix rauque du voleur était teintée d’une ironie empreinte de crainte. Et si c’était vrai ? S’il était vraiment un salot ? Annice avait très bien put lui enjoliver la réalité, lui raconter que les bonnes facettes de sa vie … trop de question. Alors que l’oublie était toujours la, dévorant la conscience du voleur, le torturant.

Devant le regard brouillé du voleur, Agapanthe fut brusquement rejeté de côté par une forme, une silhouette qu’Alex reconnut au bout de quelques secondes à peine. Ses appels résonnant à ses oreilles et couvrant le bourdonnement incessant.

« Annice ? »

Surprise, effarement. Que faisait-elle-la ? Elle s’était pourtant enfuie, que venait elle faire ici, dans la gueule du loup ? Essayant vainement de se redresser pour faire meilleur figure, le voleur ne récolta de son entêtement et de sa fierté qu’un nouveau vertige et de nouvelles douleurs dans ses côtes.

« Attend Annice, ce n’est pas lui … il doit me dire … »

La respiration rapide, l’homme n’arrivait pas à finir ses phrases, haletant, une main posée sur son torse qui se soulevait de manière irrégulière. Un deuxième individu suivait la jeune femme et s’apprêtait à obéir à ses ordres. Le voleur essaya de parler, mais le regard bleu d’Annice l’enferma dans une prison de douceur dont il ne chercha même pas à s’évader. Gardant le silence face aux questions de celle qu’il aimait, il la contemplait de ses yeux rouges. Il avait eut tellement peur de ne plus la revoir.

Mais la douceur ne faisait pas partit de ce monde. Et Alex et Annice n’avait pas droit au repos. Agapanthe était toujours la et sa voix vint arracher l’homme de sa contemplation silencieuse. Il savait donc quelque chose ! Lui aussi, il connaissait l’oubli. Les yeux brillants s’enflammèrent à l’évocation de sa mémoire disparue. Au début, il avait peut être émis des doutes sur le fait qu’il doive impérativement retrouver ses souvenirs, mais maintenant cela ne faisait plus de doute. Il avait besoin de son passé pour pouvoir continuer à avancer.
Encore trop étourdi par le passage à tabac que lui avait fait subir Onyx, l’ancien roi des voleurs resta simple spectateur inerte de la scène qui se déroula devant lui. Son esprit, encore plongé dans un profond brouillard, n’arrive pas à suivre toute la discussion et plusieurs éléments lui échappèrent. Comme le fait que Annice et Agapanthe se connaisse, comme la signification de la présence du jeune homme avec la maîtresse d’arme. Autant d’élément qui restait flou pour le voleur.

« Arrête Annice. »

Agapanthe venait d’être assommer, la vue d’Alex se brouillait de plus en plus, son esprit glissant vers l’inconscient. Il fallait lui dire, il fallait qu’elle cesse de prendre tous ses risques. Les lèvres du voleur se retroussèrent avec difficulté sur une ombre de sourire, ses forces s’amenuisant au fil des secondes écoulées.

« Ce n’est pas parce que je suis déjà mort une fois que tu dois me protéger. C’est le … »

Alex dut marquer une pause, pris d’une toux. Quelques crachats de sang vinrent souiller la peau déjà sale de l’ancien prisonnier. Cela devenait de plus en plus dur de parler, de rester conscient. Mais il devait absolument dire quelque chose.

« Ne me considère pas comme un faible, Annice. Je ne le supporterais pas. »

Ses souvenirs lui restaient encore inaccessibles, en partie, mais il avait conscience du lien qui l’unissait à la capitaine qui se tenait face à lui. Un lien fait d’amour, de provocation et de respect. Fondement de toute sa vie. Et Alex n’était pas prêt à accepter que les yeux bleus d’Annice se posent sur lui avec pitié ou inquiétude.

L’homme, rassuré d’avoir délivrer ce message, glissa dans l’inconscient quelques secondes après, sa tête retombant sur son torse nue. Quitter la dune de sable seul n’était déjà pas chose facile, mais avec un poids mot, la tâche devenait presque impossible.

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Annice Appolodoros
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MessageSujet: Re: 10 Mai   16.04.09 20:07

[10 Mai /fin de matinée / quelque part dans le palais]

« Arrête Annice. »

Annice ne pouvait pas se stopper comme ça. Elle savait ce qu’elle faisait et Alex n’était pas en mesure de choisir quoi que ce soit.
Elle était tellement inquiète ,mais comme toujours il avait son caractère, elle devait le protéger le perdre une nouvelle fois lui était insupportable. La réplique d’Alex lui fit mal au cœur, mort… son bien aimé était mort et comme agapanthe il était revenue. Une larme coula le long de la joue.

"Je dois te protéger!"

Quand il toussa et Annice vit du sang, encore plus inquiète elle déchira une peut de sa robe et essuya avec douceur la bouche d’Alex.
Il avait besoin de se revaloriser. Que c’est il passé durant tout ce temps? Qui avait mis son bien aimé dans un tel état moral.

"Alex, tu n’es pas faible… mais attend s’il te plait… attend que ton corps aille mieux avant de te confronté aux réponses."

Elle l’enlaça fort alors qu’il tombé dans l’inconscience.

"Alex,… je t’aime, et je veux que tu possède toute tes chances pour affronter ton passé. Je n’ai pas de pitié, mais de l’amour. Je ne peux pas te laissé te faire du mal. Je veux être la pour toi…"

Annice se tourna vers Mel, elle était un peut perturbé de voir Alex dans cet état. Elle fit de son mieux pour le relever et malgré sa fatigue elle prit alex sur son dos, malgré le poi . Elle regardât à nouveau Mel.

"On laisse agapanthe là! Et on se dépêche je ne vais pas tenir longtemps et tu n’es pas assez fort pour le tenir assez longtemps. Pour le moment personne ne nous a vu, mais on aura pas autant de chance si on nous recherche encore."

Annice marchait doucement vers la sortit, elle était décidé a sortir alex de là. Mais quand elle marchait, Annice pensa que le plus important était de soigner Alex il serait moins lourd à porter. Elle fit un geste de la tête a Mel pour qu’ils aille dans la pièce à gauche. C’était des appartement privé jamais utilisé, heureusement qu’elle connaissait se palais comme sa poche. Elle défonça la porte de son pied et s’empressa de poser alors sur un lit.

"Maintenant Mel tu sais comment on soigne ce genre de blessure?"

Elle s’avait le faire, mais ayant choisit d’enseigner à Mel à être plus fort elle devait aussi savoir si il s’avait porter secours.
Annice était sous pression, premièrement était épuisé par cette étrange magie qui était sortie de son corps et Alex dans cet état.
le capitaine prit alors le temps de regarder son bras bleu, la marque avait diminuer, elle ne savait pas si c'était bon signe ou non. mais la doulheur était moin présente. et depuis qu'alex commençait a lui revenir elle se sentait plus sereine.

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je vous hais autant que je vous aime!(alfred/ alex)
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 10 Mai   18.04.09 23:10

[10 Mai /après midi / dune de sable]

Une impasse … La situation semblait mener inexorablement vers un cul de sac. Rien de bon ne sortirait de cette confrontation, il n’y aurait en fin de journée que les morts à pleurer et les regrets à enfouir. Deux abysses contemplaient la scène avec une froideur inhumaine. Doutes et souvenirs avaient été rejetés profondément dans la mémoire de la jeune guerrière. Elle était arme. Dure. Glaciale. Meurtrière. Au service entier de Onyx et de ses ordres. Dévoué à son unique protection et instrument de ses désirs. Une arme n’avait pas de vie propre.

L’élu de dieu, retenu et immobilisé par des chaînes invisibles semblaient soudain fragile, beaucoup plus mortel que ce qu’il paraissait d’habitude, lui l’Ange envoyé sur terre pour délivrer les Hommes des abis. Sayuri, telle un animal sauvage, voulait se confronter à cette figure divine. Elle voulait éprouver sa force, encore et encore. Savoir si son entrainement avait porté ses fruits, savoir si elle était capable de protéger Onyx, savoir si finalement sa vie avait un quelconque sens. Ses yeux noirs valsaient de visage en visage, s’arrêtant quelques secondes sur l’un avant de passer à un autre.

Silence … avant le bruit.
Sayuri avait fait un infime mouvement, plaçant ses jambes pour avoir de bons appuis et s’apprêtant à servir de bouclier humain à l’abis. Mais une force la tira brusquement par l’arrière alors qu’une pression s’exerçait sur son bras. Ses réflexes anéantis par l’identité de ce gêneur, les bras de l’espionne restèrent ballants le long de son corps alors qu’on lui avait appris à faire face à toutes les situations.
Onyx … son maître, sa raison de vivre, celui qu’elle devait protéger. Que venait-il de faire ? Ce mouvement ? Etait ce pour la protéger elle ? Debout derrière l’abis, elle contemplait, éberluée, le bouclier qu’avait formé son maître. La pièce était devenue chaos, des bourrasques de vents se déchainant dans l’espace clos. Mais les yeux de Sayuri restaient fixés sur le dos face à elle. Ils se détournèrent seulement pour voir la silhouette de deux êtres enlacés disparaître dans une pluie de plume noire.

Alors elle reprit ses esprits. Sa main se porta à son sabre encore inoffensif dans son fourreau. Elle s’apprêtait à faire volte face et à poursuivre les fuyards quand le visage de Onyx se tourna vers elle. Tout devint flou. Une caresse, un léger baiser déposé sur la joue de la jeune fille, un clignement de paupière. Les ordres s’implantaient durement dans la mémoire de la guerrière chevronnée, mais son esprit était encore obsédé par les derniers gestes et les paroles de ce maître qui se dévoilait humain.
Pourtant. La peau de Sayuri resta désespérément pâle, ses yeux aussi vides que des abysses.

« Vous n’auriez pas dut faire ça maître. Je dois vous protéger. C’est ma mission. Ne l’oubliez plus s’il vous plait. »

Malgré la promesse d’une nouvelle vie, d’une promotion, malgré un merci chuchoté, malgré la douceur de l’abis, l’espionne restait de marbre, aussi froide et glaciale qu’à son habitude. Elle aurait aimé au fond d’elle pouvoir exprimer des sentiments, pouvoir sentir son cœur s’emballer sous le flot d’émotion. Mais l’armée et son entrainement avaient annihilé toutes ces réactions normales, des réactions humaines.
Il fallait croire que lorsqu’on lui avait fait cette blessure béante au niveau de la poitrine, on lui avait aussi arraché son cœur.

« Je ferais selon vos ordres. »

Elle inclina légèrement la tête, en signe de respect et de dévouement. L’abis se préparait à une bataille, les yeux noirs de Sayuri avaient capté les mouvements au cœur de l’arène. Un combat qu’elle ne pourrait pas suivre, sur lequel elle n’aurait aucune prise. Alors ses pas s’attardèrent. Elle ne partit pas de suite, comme elle aurait dut le faire. Elle continua à observer Onyx, son regard accompagnant chacun de ses mouvements. Parce qu’elle sentait la menace peser sur lui, sur sa raison de vivre.
Lui ne la regardait plus, déjà concentré sur son combat, il avait sauté dans l’arène.

Soyez prudent, ne mourrez pas …

Quelques mots, de simples mots … pourtant ils restèrent coincés dans la gorge de Sayuri et son visage n’exprima rien d’autre qu’une profonde indifférence et neutralité.
Enervé par son propre manque de sensibilité, la jeune femme se détourna de la scène et partit de la loge royale. Vers sa mission, vers son devoir.

Emmenant quelques hommes avec elle, ses pas rapides n’hésitaient pas dans les couloirs de la mine de sable. Le quartier des invités. La ou se trouvait logiquement Alfred, l’abis de la mine de pierre. Sayuri ignorait tout de sa présence ici, elle espérait juste le trouver rapidement et pouvoir accomplir ses autres missions. Beaucoup plus distrayantes, qui l’empêcherait de penser à Onyx et aux dangers qu’il prenait. La chasse.
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Iemelian Balëhir
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MessageSujet: Re: 10 Mai   26.04.09 15:57

[10 Mai / fin de matinée / quelque part dans le palais]

- Arrête Annice.

Iemelian contemplait distraitement le corps étendu à terre avec une expression mitigée. C'était bien la première fois qu'il s'en prenait à quelqu'un avec assez de force pour le mettre au carreau et c'était plutôt... rassurant. Il ne comprenait pas bien pourquoi avoir assommé ce type lui faisait autant de bien mais, après tout, ce n'était pas précisément un 'plaisir coupable'. Il était capable d'envoyer un homme au tapis (quasiment -_-) de sang froid, lui qui avait souvent peur de ne pas avoir assez de haine en lui pour tuer l'Abis. Car il ne changeait pas de but. C'était pour cette raison précise qu'il était ici et il ne comptait pas revenir sur cette promesse qu'il s'était faite. Bien qu'il soit persuadé qu'un petit entrainement hors des murailles du palais avec Annice puisse lui être très bénéfique pour réaliser ses sombres desseins.

- Ce n’est pas parce que je suis déjà mort une fois que tu dois me protéger. C’est le …
- Je dois te protéger !


Lentement, l'ancien esclave tourna la tête vers le couple d'amoureux en pleines retrouvailles et il fronça les sourcils. Il n'y avait rien à comprendre dans les paroles de le Roi des Voleurs déchu et il préférait définitivement se tenir à l'écart de ce qu'ils avaient pû traverser tous les deux. Rengainant ses armes blanches avec minutie - le seul bruit métallique de la lame glissant contre le fourreau le fit frémir -, il tourna la tête pour guetter le couloir dans lequel il se trouvait avec anxiété. N'importe qui, notamment des gardes armés jusqu'aux dents et entraînés, pouvait débouler. Inquiet, il n'accorda pas la moindre attention à Alex Telles qui crachota ses poumons faiblement avant de reprendre :

- Ne me considère pas comme un faible, Annice. Je ne le supporterais pas.

Iemelian n'écouta pas la suite, ne se reconcentrant sur eux que quand son esprit tendu capta un regard posé sur lui. Il posa un regard interrogatif sur Annice qui se trouvait toujours au sol à enserrer son bien-aimé. Elle peina à se remettre sur pied mais il ne l'aida pas comme s'il pressentait qu'elle y parviendrait seule.

- On laisse Agapanthe là !
Il ne put résister et plissa un peu les yeux, en désaccord. Il ne le connaissait pas mais l'idée de l'abandonner inconscient au beau milieu d'un couloir sans savoir si celui-ci était un fuyard comme eux avait quelque chose de déloyal. Il baissa les yeux sur le corps étendu du dit Agapanthe et marqua un geste en direction de ce dernier avant de se raviser. Il n'avait pas du frapper bien fort, ce mec aux cheveux étranges se réveillerait bientôt, sans doute assez pour passez inaperçu si besoin était.

- Et on se dépêche je ne vais pas tenir longtemps et tu n’es pas assez fort pour le tenir assez. Pour le moment personne ne nous a vu, mais on aura pas autant de chance si on nous recherche encore.

Il lui emboita le pas encore. Même si elle n'était pas Alecto Ameretat, sa Maîtresse, au sens propre du terme, il eut un sentiment étrange qui lui rappela celui, ô combien désagréable, qu'il éprouvait en suivant ses 'tortionnaires' pendant son adolescence. Il n'aimait pas être à la botte de quelqu'un, c'était sans doute pour cette raison qu'il avait toujours recherché la solitude. Il obliqua en même temps qu'elle pour se faufiler dans une pièce et referma la porte derrière eux sans un bruit... enfin comme il put puisque une partie du chambranle au niveau de la serrure avait été arraché quand Annice avait défoncé la porte de bois.

- Maintenant, Mel, sais-tu comment on soigne ce genre de blessures ?

Son prénom le fit sourire à peine. Enfin du moins celui qu'il se donnait à présent. Mel. Aussi court que son existence le serait ? Il baissa les yeux sur Alex, allongé inconscient sur le lit.

"J'ai pansé plus de plaies que tu n'imagines ces dernières années, Annice. Les miennes notamment."

Endurant à la douleur, il s'était même un jour recousu seul une large balafre sur l'avant-bras après avoir refusé que sa soeur Methrah ou la grande Muna, une amie comme il n'en aurait jamais plus, le fassent pour lui. Combien de cicatrices avait-il d'accidents de travail ou vestiges des corrections cruelles qu'on lui avait infligées, justifiées ou non ? Beaucoup. Mais aucune n'était la preuve qu'il était un combattant aguerri. C'était ironique quand on savait qu'il cherchait à assassiner l'un des hommes les plus puissants de ce monde.

"Donc oui, je sais le faire." conclut-il avec sérieux, un peu comme s'il lui disait avec insolence qu'il lui arrivait de savoir faire des choses utiles.
De là à soigner cet homme, non. Ce n'était pas à lui de le faire.

Il était crispé par cette ambiance et la seule pensée que celui qu'il rêvait jour et nuit de réduire à néant se trouvait si près achevait de l'obnubiler. Ce n'était pas de la faute d'Annice mais il n'était pas certain qu'elle comprendrait les raisons qui le poussaient à en avoir marre de devoir faire ses preuves. Il se sentait désespérément mauvais et impuissant face à ses aspirations inaccessibles.

[ouaiiis un beau message inutile comme je (ne) les aime (pas) !]

[editeOnyx: suite appartement inabité]
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MessageSujet: Re: 10 Mai   

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10 Mai
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