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 10 Mai

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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 10 Mai   27.10.08 14:44

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Un cri retentit venant de l'arène en contrebas de l'estrade royale. Un dernier râle avant une mort sanglante qui se noie dans les applaudissements sauvages du public de la mine de la mer de sable. Le spectacle est terminé alors que les petites mains rentrent en scène pour effacer les traces rouge du sable et préparer la suite des réjouissances le combat d'une femme que tout le monde attend avec impatience … La jeune prêtresse frissonna dardant son regard bleu sur le cœur de l'arène récitant une dernière prière silencieuse à l'adresse de l'âme qui venait de s'évaporer.

C'était elle qui aurait dut se trouver là bas.

Onyx lui faisait face la dominant de toute sa suprématie jaugeant de ses yeux rouges la véracité des propos de la jeune femme. Kara continuait de l'observer détaillant son visage, ses expressions et une certaine émotion la submergea aux souvenirs de Xyno. Elle l'avait laissé à la mine de pierre, meurtrier mais toujours amant, et il l'avait libéré de l'emprise de Métatron. Maintenant, c'était cet homme qu'elle s'apprêtait à vendre à son pire ennemi.

"Je ne me permettrais pas de vous juger Abis."

Sa voix était posée et calme en écho à son visage serein alors que l'abis se levait. Dans cette loge royale se jouait une sinistre pierre de théâtre ou chacun portait des masques pour se protéger. Un masque de docilité pour le jouet en proie à ses démons, un masque de neutralité pour un abis déclinant et enfant un masque de sérénité pour une mère angoissée. Une atmosphère hors du temps s'était installé dans la pièce enveloppant ses occupants d'une chape de mystère.

"Le plus triste de vous deux n'est peut être pas celui que vous pensez. "

Onyx lui tourna le dos et un léger sourire s'afficha sur les lèvres de la jeune femme tandis qu'il lui demandait son nom. Kara jeta un coup d'œil discret vers Lazuli tentant de la rassurer par son regard, elle ne laisserait rien lui arriver.

"Kara."

Sous les yeux de ma jeune prêtresse, Onyx se jouait de Lazuli la prenant avec lui avec une certaine douceur. Une douceur qui attendait sûrement un retour plus tard dans la soirée. La jouet avait découché trop longtemps pour que les intentions de l'abis soit noble.

Le tyran de la mine de la mer de sable se dévoila légèrement en évoquant sa femme et ses enfants, une femme que Kara n'avait jamais connu. Elle savait juste qu'elle avait été l'élève de Xyno durant un temps avant de se consumer sous le poids de sa tache et de son amour. Une médicine man pesait elle sur les abis et leurs entourages pour qu'il ne puisse pas connaître l'amour ?

"Triste destin, en effet."

D'un signe de l'abis, la pièce se vida à l'exception de Lazuli laissant la scène quelques secondes en suspend. Puis le sujet de Dieu fut évoquer, un Dieu auquel Kara avait crut durant de nombreuse années, un Dieu qu'elle idéalisait encore malgré ses expériences et les paroles de Xyno.

"Personne ne mérite de perdre ses parents, aucun enfant ne devrait être orphelin. Ni les vôtre, ni les autres."

Mais lorsque Onyx figea son regard sombre dans les yeux de Kara, elle sentit sa volonté vaciller sous ses paroles. Un flot de souvenir de cette matinée lui revint à l'esprit avant que l'obscurité ne tombent sous ses yeux. Elle avait vu cet enfant, elle s'était occupé de lui … et elle l'avait laissé mourir.

"Je ne sais pas. Et vous savez pertinemment que Xyno n'attendra pas."

Le regard de Kara suivit celui du père qui se baissa vers son enfant. Cet enfant, si ressemblant à celui qui lui avait été confié : cette même mine, ce même regard expressif… Un soupir échappa à la jeune femme alors qu'elle baissait son regard.

" Je ne vois pas les choses comme vous. Combien de destin avez vous briser, combien d'orphelin avez vous fait ? La perte de tout être cher est un drame et vous en tuez chaque jour … vous n'êtes pas à plaindre. Eux sont à plaindre."

Du regard, elle désigna l'arène qui s'étendait sous leur pied. Un nouveau combat se préparait dans les coulisses et un murmure s'était mis à enfler dans les gradins. Tous les regards se portaient sur l'entrée du supplicié. La jeune prêtresse se retourna vers l'abis, consciente qu'elle jouait sûrement sa vie et celle de son enfant en ce lieu.

"Je suis ici pour vous vendre des informations sur Xyno, celui qu'on dit être l'élu de Dieu en échange de la sécurité de mon enfant. En ces lieux, vous punissez les rebelles, mais Xyno n'a aucun lien avec ces hommes. Il a décidé de mener sa lutte seul … sans personne, sans Dieu. Il est certain que vous occupez dans son esprit une plus grande importance que l'abis Roderic qu'il voit comme moins dérangeant. Il vous faut donc vous attendre à sombrer le premier. D'un certain côté, il vous envie d'avoir une vie après la mort alors que lui n'est destiné qu'au néant …"

Alors que la jeune prêtresse allait continuer résigné à vendre celui qu'elle aimait, une clameur envahit l'arène tirant son attention. Son regard bleu s'accrocha à la chevelure bleuté d'une femme qui venait de pénétrer dans l'arène … et au premier coup d'œil, elle reconnut le capitaine de la mine de pierre … enfin ex-capitaine. Se détournant de sa conversation avec Onyx, Kara s'approcha des du bacon regardant douloureusement la jeune femme.

L'évocation du roi des voleurs alluma dans son regard une sombre tristesse, ainsi qu'une lueur de surprise. Elle évoquait cet homme comme si il était toujours en vie, comme si Xyno n'avait jamais porté un coup fatal au voleur. Ka ra assista avec fébrilité au combat qui se menait un peu plus bas lançant des regards appuyé vers l'abis.

"Abis, vous devez intervenir tout de suite ! Onyx, ne laissez pas une nouvelle vie se briser dans cette arène !"

Dans toute cette cohue, la disparition du fils chéri passa inaperçu … pour un temps.


Désolé du retard !

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0nyx grenat
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MessageSujet: Re: 10 Mai   27.10.08 17:23

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Kara…

C’est la seule chose qu’onyx prononça. Cette femme méritait le respect: elle était face a lui et semblait pourtant sereine. Onyx en était amusé, d’une certaine façon elle lui rappelait Annice, ce qui lui fit sourire sachant qu’au finale elle avait fini dans l’areine.

"Ce sont des paroles bien sages que tu laisses s’échapper de ta bouche. Rare son les simple femme qui réagisse de la sorte."

Il sourit quand il entendu la suite du raisonnement de la jeune femme.

"Me faire plaindre… quel drôle d’idée. J’ai volé des vies pour mon plaisir, pour apaiser par rage intérieure envers ce monde. Je n’ai aucun regret sur ce que j’ai fais subir au autre. Je briserais autant de destin qu’il le faut pour en garder un intacte."

Comment ça aucun lien avec les rebelles? Xyno agissait seul? Le fou! Comment prouvait il espéré une quelconque victoire en agissant comme ça.

"Alors comme ça je suis important. Haha faite moi rire. Si il ne veut pas perdre de temps c’est Alfred qu’il devrait tuer en premier. Xyno calcule mal les évènements, qu’il vienne me défier il ne va pas dans la bonne direction. Haha"

C’était amusant d’avoir la preuve que Xyno ignorait le plan élaboré par onyx. Si tout se passait comme prévus la roue du destin allait tourner à jamais en la faveur des Abis.
Onyx laissa Kara se diriger vers le balcon. Il devait en savoir plus sur Xyno mais aussi sur son fils.

"Tu m’as dis avoir des informations sur mon fils. Parle je t’écoute."

 Laissez le peuple croire en vous ! Montrez vous ! Montrez vous vraiment !!! Montrez vous !!!

Il vit qu’Annice était en bas, il devait donner un ordre, d’un geste dépendait la vie de cette femme. Comme c’était amusant comme situation, enfin ça l’était jusqu’au moment ou Kara se permit de prendre la parole et de donner conseille sur des évènements qui ne la regardait pas.

"Abis, vous devez intervenir tout de suite ! Onyx, ne laissez pas une nouvelle vie se briser dans cette arène !"

Cela ne te regarde pas, tu n’ais ici pour défendre Annice qui a trahi en libérant le roi des voleurs! Elle m’a trahit alors que je l’a protégeait de l’humiliation. Annice a choisie la mort.

"_Papa!
_Homi?"

Onyx se retourna pour regarde son enfant qui le demandait. Une vision d’horreur s’offrit à lui.

"Homi!!!"

Son fils bien aimé, dans les mains d’un étranger qui le tenait fermement. La respiration d’onyx augmenta, le cœur de l’Abis battait à 100 à l’heure.

[color=red]"Relâche mon fils ou je vais te faire subir milles supplice. Relâche le toute suite."


Il regarda son fils

"_Ne t’inquiète pas Homi papa vient te chercher.
_ papa l’monsieur à dis qui était désolé.
_pas autant que moi. relache mon enfant toute suite toi! Tu ne pourras pas en sortir vivant."

Onyx contrôlé sa rage, il devait rester calme sinon il allait tuer plus que cet agresseur. Il devait faire attention de ne pas toucher à son fils.

"Qui ai tu sales lâche? Comment ose tu prendre mon fils pour arriver à tes fin!"

Onyx commença à utiliser son pouvoir sans vraiment s’en rendre compte. L’eau de la pièce disparaissait petit à petit l’atmosphère était de plus en plus lourde. L’eau se concentré dans sa main, si il n’avait pas une réponse rapidement cette endroit allait être renduit à néants.

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On aime tellement toutes les choses nouvelles qu'on a même quelque plaisir secret par la vue des plus tristes et des plus terribles événements, à cause de leur nouveauté.
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Iemelian Balëhir
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MessageSujet: Re: 10 Mai   30.10.08 2:16

La poigne du jeune homme sur le corps fragile du petit garçon se déserra petit à petit comme s'il avait peur de le blesser. Pas question de lui faire le plus petit mal qui soit. Le fils de l'Abis n'était qu'un intermédiaire et Iemelian comptait sur l'amour logique d'un père pour son enfant pour parvenir à ses fins. De la même manière qu'il avait fait supplier ses parents pour qu'il les épargne. Mais qu'attendre d'un homme capable de tuer des parents sous les yeux de leur progéniture ? Sa main se crispa sur le couteau sans que la lame ne se presse davantage sur la gorge du petit.

- Papa !
- Homi ?

Le cœur battant à tout rompre, l'ancien esclave vit le meurtrier de ses parents pivoter et écarquiller les yeux d'effroi. Mel avait peur et le sentiment que seule l'adrénaline le faisait tenir sur ses jambes. Il se sentait dingue de risquer sa vie de la sorte maintenant qu'il était libre, et en même temps ne pouvait s'empêcher de penser que son existence n'avait plus aucune valeur depuis qu'il avait tout perdu des mains de cet homme.

- Homi !!!

En un éclair, comme si le cri de l'Abis de la Mer de sable l'avait réveillé, une vérité insoutenable l'assomma : il n'avait vécu ces cinq dernières années que pour Onyx Grenat. Pour le tuer certes, mais exclusivement pour lui. Que ferait-il une fois ce dernier mort et enterré si par miracle il parvenait à l'abattre ? Serait-il capable de refaire sa vie une fois cette haine, cette tristesse et cette souffrance disparues ? Et disparaitraient-elles seulement ? La confiance, déjà quelque peu vacillante, qui émanait de lui jusqu'à lors chancela encore ; cependant, il sut rester maitre de ses nerfs.

A n'en pas douter, il avait le dessus maintenant qu'il détenait un moyen de pression sur Onyx mais il doutait au fond que ceci le protègerait réellement des pouvoirs particuliers de cet homme. Ou du moins pas assez longtemps pour qu'il puisse mettre les voiles tranquillement. La paume de sa main libre se pressa contre le buste fragile de l'enfant et la respiration rapide de ce dernier lui fit baisser le regard sur lui une fraction de seconde.

"Shhh..." souffla-t-il simplement.
Rassurait-il uniquement le môme ? Il en doutait.

- Relâche mon fils ou je vais te faire subir mille supplices. Relâche le tout de suite.

Lentement, il expira et parvint à mettre de côté ses craintes. Mourir ? Il était déjà mort mille fois depuis la dernière fois qu'il avait rencontrer cet Abis. Mort de peur ou de honte, de peine, mort de faim, de fatigue ou de soif, mort de solitude... Il mourait un peu plus chaque jour, consumé par la rancœur maladive qu'il nourrissait depuis la perte de ses proches. Et au final, à force de mourir, il ne trouvait plus la vie bien dangereuse.

- Ne t’inquiète pas Homi papa vient te chercher.
- Papa l’monsieur a dit qu'il était désolé.
- Pas autant que moi.


"Comme j'aimerais que ce soit le cas..."
Sa voix n'était qu'un murmure inaudible.

- Relâche mon enfant tout de suite, toi ! Tu ne pourras pas en sortir vivant.

Iemelian haussa les épaules avec crispation. Pour la première fois leurs deux regards se recroisèrent depuis cinq ans. Les années n'avaient rien ôté de la rancune qui brillait au fond des yeux du jeune homme.

- Qui es-tu, sale lâche ? Comment oses-tu prendre mon fils pour arriver à tes fin ?

"Je souhaiterais pouvoir vous dire que j'en suis désolé mais vos manières pour venir à bout de vos opposants sont bien pires que les miennes. J'en ai déjà fait les frais."

Il se mordit les lèvres comme toujours quand il se concentrait et son regard dévia un bref moment sur Kara avant de revenir sur Onyx. Il restait incliné en arrière du garçonnet, le dos plaqué contre le mur le plus proche de la balustrade afin d'éviter toute attaque par derrière. Ses fins sourcils se froncèrent et il reprit bien vite :
"Je ne demande que la libération d'Annice Appolodoros, Abis. Libre à vous de décider maintenant... le compromis est simple. L'échange pourrait l'être aussi."
Il rapprocha le corps de l'enfant de lui comme pour illustrer ses propos. Oui, définitivement, il était fou de s'attaquer de front à un monument de cruauté comme Onyx.
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Xyno
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MessageSujet: Re: 10 Mai   31.10.08 16:22

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

La clé se trouve à Sunahama.

Les yeux insondables et qui préservaient les souvenirs de plusieurs vies fixaient l’arène de sable. Des yeux dorées qui semblaient tout lire, tout voir, qui transperçaient le cœur des hommes avec facilité. L’élu de dieu était venu voir de ses propres yeux la déchéance de ses hommes. Le cirque, ce colisée monstrueux qui se dressait dans la mine de sable était le reflet de la partie noire du cœur des gens.
Assis sur les gradins, l’immortel restait impassible à la clameur de la foule, à l’odeur du sang et de la sueur qui montait jusqu’à son nez. Mais au fond de lui il était écœuré par ses êtres pour qui il devait se sacrifier, qu’il devait protéger et libérer de la domination des abis. Il n’en valait pas la peine, aucun ! Ni ce père de famille qui hurlait à un gladiateur d’en finir rapidement, ni cette vieille femme qui se cachait les yeux pour ne pas voir l’instant fatidique ou la lame de l’épée s’abattrait sur le cou du rebelle. Non, il n’y avait personne pour rattraper l’autre.

Les yeux dorées de Xyno, lassés par le spectacle sanglant de l’arène se promenèrent dans les gradins. Pour finir par s’arrêter sur une petite fille. Des enfants … des enfants assistaient à cette dépravation. Les poings de l’élu de dieu se serrèrent imperceptiblement. En regardant les yeux révulsés de cette fillette, il ne put voir que le reflet de l’enfant d’Onyx qu’il gardait cloitré dans la montagne depuis plus d’un mois. Mais le jeune prince de la mine de sable était au moins protégé de toute cette barbarie.
Les hommes ne valaient vraiment pas qu’on se sacrifie pour eux.

Habillé simplement, Xyno passait inaperçu dans la foule des villageois venue se divertir au cirque. Il avait pour une fois noué ses cheveux à l’aide d’un morceau de cuir et les retenait en queue de cheval. Sa peau basané par le soleil de la mine de sable lui permettait de passer inaperçu dans ce pays. A côté de lui, des hommes et des femmes hurlaient pour encourager leur gladiateur favori, pour demander la mise à mort d’un rebelle ou de plusieurs. Lui paraissait étranger à cette scène, spectateur anonyme de la déchéance du monde. Pourtant, il ne se sentait plus tout à fait étranger à ce monde qu’il côtoyait depuis de nombreuses années à présent, et ou allait grandir son enfant, l’enfant de Kara. Pas tout à fait spectateur, il devait être acteur de la lutte pour ce monde.
Instinctivement, il tourna la tête vers la loge réservé à l’abis et à sa suite. A la distance qu’il se trouvait, il pouvait à peine apercevoir les cheveux nacré de son ennemi et les quelques silhouettes qui l’entouraient.
Onyx … son reflet dans le miroir, la personne qu’il devrait abattre et dont le destin était intimement lié au sien. L’élu de dieu pouvait percevoir une certaine agitation dans les coulisses du cirque, son regard impénétrable scrutant chaque détail de la scène sordide.

Et alors que son attention était distraite par l’annonce d’un nouveau combat à mort, un éclat de soleil fit rater un battement à son cœur. Il venait de l’apercevoir … Kara dans la loge, avec Onyx. Pour une fois ses yeux se dilatèrent sous la surprise. Que faisait-elle là ? La dernière fois qu’il l’avait aperçut, elle allait bien. Se reprenant, essayant de retrouver son détachement habituel, Xyno essaya de réfléchir posément. Elle avait dut se faire arrêter, les abis organisant de vraie chasse aux rebelles en ce moment. Mais cela ne lui disait pas pourquoi elle se trouvait maintenant face à Onyx … à moins que … un fin sourire crispé étira les lèvres de l’immortel. Oui, il n’y a avait que cette raison.
Les hommes ne valaient vraiment pas qu’on se sacrifie pour eux.

Essayant de capter les mouvements de la loge principale, ses yeux dévièrent pourtant vers l’arène lorsqu’un silence de plomb s’abattit sur le cirque. Une femme venait de faire son entrée, droite et fière, et Xyno n’eut aucun mal à reconnaître la prochaine victime qui devrait verser son sang pour distraire Onyx et les autres villageois. Annice, ancien capitaine de la mine de pierre. Une femme qu’il avait vue, fait souffrir à plusieurs reprises. Une femme dont il avait brisé le couple, brisé la vie. Avec ce stupide voleur, ils avaient crut possible pouvoir échapper aux mailles du destin et vivre leur amour idéique. Mais tel un Ange du Désespoir, Xyno était intervenu. Il avait séparé ce couple durant 3 ans, puis avait condamné à mort Alex Telles. Si elle se trouvait dans l’arène, cela voulait dire qu’elle ne bénéficiait plus de la protection de Onyx. Qu’avait-elle dont fait pour recevoir tel châtiment ? Les yeux dorés scrutèrent avec attention la silhouette frêle de la jeune femme, il reconnut la trace de la malédiction de la mine de glace sur son bras, mais se figea à sa phrase.

Soutenir le roi des voleurs … n’était il pas mort celui là ? Ou une chose lui avait elle échappé ? Plissant les yeux, l’élu de dieu joua un instant du bout des doigts avec ses mèches dorées. Annice s’adressa ensuite à lui, directement. Elle ne voulait pas le laisser faire … et pourtant lui n’avait pas le choix. Si elle s’opposait, alors il la broierait sur son chemin, il y prendrait même un certain plaisir après tout ce qui s’était passé.

Se relevant soudainement, n’attendant pas de voir Annice combattre, l’immortel passa entre les gradins pour aller en direction des coulisses de l’arène. Il était curieux de découvrir la vérité. Après sa discussion avec Agapanthe la vieille, il savait désormais que sa place était bel et bien au cœur de Sunahama. Les choses se mettaient en place, la machine était déjà lancé et personne n’arriverait à l’arrêter, ni Annice, ni Alex, ni quiconque.
Le regard de l’homme s’attarda un instant vers la loge de l’abis, essayant vainement de distinguer l’éclat dorée de la chevelure de Kara. Onyx allait prendre un peu d’avance sur lui, mais qu’importe.

« Vous ne pouvez pas passer ! Arrêter vous ! »

Un garde venait de l’interpeller alors qu’il voulait descendre les escaliers qui menaient aux entrailles du crique. Un sourire figé sur les lèvres, Xyno se retourna vers l’homme.

« Vraiment … pourtant j’ai quelque chose d’important à faire.
- Les ordres sont les ordres ! Aucun civil ne peut pénétrer dans …
- Et bien je vous donne d’autres ordres ! Vous allez me laisser sagement passé et oublié mon existence. On est d’accord ? »

Les yeux de l’homme étaient devenus vitreux et sa bouche s’était ouverte sous la surprise. Il acquiesça de la tête, produisant un son inaudible et se retourna comme si Xyno n’existait pas. L’élu de Dieu en profita pour s’engouffrer dans l’escalier et pénétrer dans le cœur du cirque. Les hommes manquaient de volonter pour résister, à lui et à ses pouvoirs. Ils étaient facilement manipulables, et l’immortel se jouait d’eux.
Maintenant il ne restait qu’à trouver ce qu’il cherchait dans ce dédale.

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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 10 Mai   08.11.08 22:16

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Tristes destins qu’étaient ceux des abis.
Tristes et destructeurs. Autour d’eux, ses êtres n’apportaient que la mort et la tristesse. Kara en avait eut suffisamment de fois la preuve au cours de sa vie. Elle avait rencontré par des coïncidences troublantes nombreux des intimes d’Onyx et à chaque fois le regard de ses hommes l’avait frappé. Ils portaient en eux un lourd fardeau qu’ils ne pouvaient pourtant pas lâcher. Calintz avait été sa première rencontre et elle s’était heurtée de plein fouet à l’amour caché d’un frère pour son ainé. Un amour destructeur et interdit qui s’était transformé en haine fratricide bien plus dangereuse. Et puis la jeune prêtresse avait fait la rencontre forcée du fils d’Onyx. Cet enfant issu d’une union improbable entre la fille de Dieu et l’hérétique. Métatron l’avait mis sur sa route pour une raison qui lui échappait encore et cette rencontre l’avait bouleversé. Est-ce que son propre enfant aurait a vivre sans un de ses parents, aurait il se regard triste ou se mêlait l’innocence pure et déjà la responsabilité du monde sur ses épaules ?

Âge mort pour toutes les mines en ces temps destructeurs. La dernière guerre laissait encore bien des séquelles dans les familles privant tant de femme de leurs maris et tant de mères de leurs enfants. La famine et la misère enlisait la population dans une vie froide sans couleur où plus rien n’avait de saveur. La rébellion était la seule étincelle à ce peuple sans âme tentant de rallumer le feu de l’espoir dans les cœurs et de briser les chaines qui les retenait. Des chaines qui les rendaient escale à l’abis.
Oui le temps des abis était révolu et leur disparition n’était plus qu’une question de temps.
Qu’elle vienne de Xyno ou du peuple lui-même.

Les paroles d’Onyx ne changeaient rien à ce que pouvait penser Kara et elle espérait seulement que son enfant naisse dans un monde débarrassait de ses rois ou la concorde règnerait à nouveau. Certes ce nouveau monde ne serait pas tout blanc, tout serait à reconstruire après les siècles qu’ils avaient passés sous la domination des abis mais au moins, les enfants n’auraient plus à connaître la soumission à un règne tyrannique. C’était pour cette nouvelle ère qu’elle se passait et bien que ce qu’elle faisait trahissait ses sentiment, elle restait déterminé à aller jusqu’au bout.

Une chaleur embrassa son cœur alors qu’un « papa » fluet retentissait dans la pièce comme un appel. Les joues rouges, Kara se retourna vers l’arène attirait irrésistiblement vers le public barbare qui assistait au spectacle oubliant la scène qui se jouait dans la loge royale. Ses yeux bleus se voilèrent alors qu’une brise légère lui apportait les mots autrefois prononcés par son amant Un sourire triste illumina son visage jusqu’alors fermé alors qu’une larme –une unique larme- roulait le long de sa joue pour se perdre dans ses boucles blondes.

- Tu ne me pardonneras surement jamais …

Murmure imperceptible à peine prononcé alors que le chaos s’abattait dans la loge de l’abis. L’atmosphère déjà sèche de la mine de sable s’assécha encore un peu alors qu’Onyx concentrait ses pouvoirs. Se retournant précipitamment vers le centre de la pièce, Kara observa d’un coup d’œil la scène qui se jouait sous ses yeux surpris. Un homme avait tenté d’enlever le fils de l’abis –pauvre fou qu’il était- et la mort lui tendait désormais les bras alors qu’Onyx concentrait ses pouvoirs. Suffoquant sous la chaleur, la jeune prêtresse s’avança de quelques pas saisissant à quel point cette intrusion pouvait lui être bénéfique. Aucun garde ne restait dans la pièce et Onyx ne se méfiait pas du tout d’elle … mais pouvait elle vraiment laisser cet homme qui devait être un rebelle ici ? Et il y avait Lazuli … si elle fuyait maintenant, n’ayant révéler que quelques détails, le jouet pouvait très bien subir le courroux de son Maître te cela Kara s’y refusait.

S’adressant directement à l’homme, elle le fixa d’un regard insondable durant de longues secondes tentant de souvenir de son visage si elle l’avait déjà vue parmi les rebelles mais c’était le trou noir. La tension était palpable dans la pièce, retenant la lame de l’inconnu à quelques centimètre du cou du petit ou palpitait une veine affolée par la terreur.

-Si vous en voulez à l’abis, votre lame devrait plutôt se trouver planté dans son cou … laissait cet enfant tranquille. Il n’est pas responsable des crimes de son père et votre vengeance ne le concerne pas.

Aussi troublant que cela puisse l’être, Kara se mettait à défendre l’abis contre cet inconnu prenant le partie du monstre au lieu du peuple…
Oui faire partie de l’entourage de l’abis était dangereux car totalement déstabilisant. Le monstre qu’on voyait alors en lui s’effritait petit à petit à son contact le rendant plus humain … et il était plus difficile d’haïr et de tuer un monstre qu’un homme.

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MessageSujet: Re: 10 Mai   08.11.08 23:01

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Onyx devait se retenir si celui-ci lâchait son pouvoir cela risquait de devenir dangereux pour tout le monde. Dans la colère il en contrôlait rien.
Il aurait aimé céder libéré Annice, mais il montré alors son point faible et ça il ne pouvait le supporter. Il ne pouvait être faible fac à un simple assassin.
Kara intervenue en sa faveur, onyx ne se fit pas d’illusion pour autant, il avait très bien comprit pourquoi celle-ci faisait ça.

"Viens donc discuter de mes manières de me débarrasser des personnes qui ne valent pas de rester sur terre. Mais lâche mon fils."

Il n’osait même pas avancer pour tenter quelque chose et ne voyait pas qu’à ses côtés les personnes commencées à ressentir la sècheresse qu’il imposait au lieu.
Plus l’eau s’accumulait au niveau de ses mains plus l’attaque risquait d’être violente et d’une très grande puissance.

"Lâche mon fils."

La foule attentait le jugement d’onyx il ne devait tarder choisir entre son honneur face à cet homme et la vie de son fils.
La décision fut malgré tout vite prise, il allait lui régler son compte à ce type, après que son trésor soit mis en sécurité.

Il alla sur la terrasse sans lâcher l’homme des yeux. Il fit alors un geste rapide pour qu’un crieur annonce qu’Annice était épargné.
Il retourna à l’intérieure de la loge toujours son pouvoir activer prêt a agir au moindre qui menacerait encore plus la vie de son fils.

"J’ai cédé à ta demande car les enfants ne mérite pas un tel traitement. "

Il avança doucement sans geste brusque.

"Crois tu vraiment pouvoir revendiquer une cause juste après avoir lever ton arme sur un enfant. Tu ne vos pas mieux que moi en cette instant. Tu es même pire car tu te ventes d’agir pour le bien en sauvant cette femme. "

Il sourit, gagner de temps était la meilleure chose à faire pour arriver assez prêt de l’homme pour le tuer sans toucher son fils.

"Moi je ne vais pas dire à mon peuple que je leur veux du bien, alors que je l’ai tu! Mais toi tu menace un enfant innocent, tout en te faisant passer pour quel qu’un de bon. Je le lis dans sur visage, tu n’assumes même pas tes actes alors lâche cet enfant avant que je ne me fâche vraiment."

Onyx tenter de le provoquer légèrement pour que cet homme lâche quelque information. Il était impossible qu’il ait agit seul. Pourquoi libéré Annice sinon. Il devait avoir un lien avec le roi des voleurs après tout c’est la seule personne qui veux voir Annice en vie.
en y réfléchissant bien, onyx lui aussi avait un bute qui pouvait sauver son peuple, mais il savait qu'avec tous ce qu'il lui faisait subir il ne pouvait l'avouer.
bientôt il allait mettre sa vie en danger pour réaliser le rêve de son ancêtre.

"pourquoi as tu choisi d'avoir cette tache ingratte t'aurais je fais quelque chose?"

il était fort probable, après tout onyx avait tué torturé tant de gens.

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On aime tellement toutes les choses nouvelles qu'on a même quelque plaisir secret par la vue des plus tristes et des plus terribles événements, à cause de leur nouveauté.
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Iemelian Balëhir
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MessageSujet: Re: 10 Mai   10.11.08 2:28

[10 mai - Matin - Prison de la Mine de Sable]

[post commun Onyx/Iemelian/Annice]


- Si vous en voulez à l’Abis, votre lame devrait plutôt se trouver plantée dans son cou … Laissez cet enfant tranquille. Il n’est pas responsable des crimes de son père et votre vengeance ne le concerne pas.

Le jeune homme ne jeta qu’un vague regard à Kara. Il avait pleinement conscience que le petit n'était pas lié à cette haine qu'il vouait à Onyx. Il n'avait pas choisi d'être un assassin, pas plus que lui n'avait souhaité être celui d'ennemis de l'Abis s'étant fait prendre.

- J’ai cédé à ta demande car les enfants ne méritent pas un tel traitement.
Mel étouffa un rire nerveux. Cet homme était ou stupide, ou fou, voire complètement inconscient de ses actes. Ce fut sans rien dire, ni esquisser le moindre geste qu'il observait le meurtrier de ses parents le provoquer. Onyx souhaitait précisément qu'il réagisse à ses phrases vipérines dans l'espoir de le faire perdre son sang froid.

- Pourquoi as-tu choisi d'avoir cette tache ingrate ? T'aurais-je fait quelque chose ?
Le plus jeune serra les poings ; son visage se contracta sous l'effet d'une colère sourde qui refaisait son apparition. Ses lèvres fines s'étirèrent en un sourire sans joie puis il secoua la tête.

"J'ignore ce qui est pire. Tuer un enfant à l'aube de sa vie sous les yeux de ses parents, de son père. Ou tuer des parents sous les yeux de leurs enfants et ruiner la vie de ceux-ci pour passer le temps. Votre vie est-elle à ce point monotone, Abis ?"
- Mmmmh, je vois. L'enfant à tout le temps de haïr... les parents ont déjà vécu, ils ont fait des choix, ils ont pris des risques. L’enfant ignore encore ce que c'est... mais voir mourir ses parents est chose courante de nos jours.

Et Onyx savait de quoi il parlait. Il participait activement à ces décès soudains. Calmement, il n'avait de cesse de se rapprocher pour tenter de tirer son fils des griffes de ce jeune homme, parlant pour le distraire. Il venait sûrement de trouver son point faible...

- Je suppose que tu fais partie des enfants qui ont vu leurs parents mourir ? Réponse classique de ce genre de personnes : la vengeance... Venge toi sur moi mais pas sur mon fils... Dis moi qui étaient tes parents ?
Et de continuer à avancer vers son fils et l'inconnu.

"Classique ? La mort de parents est classique, oui. Mais pas de la manière dont vous les avez tué. Il ne passe pas une journée sans que je ne revive leur mort et le viol de ma sœur." répliqua Iemelian avec hargne.
Il menaça à nouveau l'enfant mais ne répondit pas à sa question.
"Reculez. Je ne ferais rien à votre enfant si vous même ne tentez rien contre moi."

Onyx stoppa net. Ce garçon était trop 'proche' de Homi, ce n'était pas bon signe.

- Alors comme ça, j'ai bien tué tes parents et fait violer ta sœur... j'étais en forme à cette époque, haha !
Mel ne releva pas la première et stupide phrase de l'Abis.

- ... pars vite et rien ne te sera fait mais pars avant que je change d'avis !
"Je pars avec Annice, mon Abis. Et je ne lacherai votre cadet qu'une fois sorti de ces murs... Pardonnez-moi de ne vous faire aucune confiance."
Sa voix était pleine d'un respect hypocrite.
"Songez qu'avoir gracié quelqu'un va peut-être améliorer votre image. Bien que le respect de votre peuple ne soit pas votre priorité."
Il s'inclina et recula d'un pas avec l'enfant.

Tout ce compliquait... s'il partait avec Annice et son fils. Onyx céda à la demande car malgré tout il avait confiance en Annice. Elle lui devait la vie.

- Soit. Elle va venir te rejoindre mais sache qu'elle même n'hésitera pas à te faire regretté si tu touches à mon fils.
L'atmosphère se calma, redevint presque agréable. Annice ne devait pas tarder à les rejoindre.

"Et vous n'êtes pas sans savoir que je ne veux pas faire de mal à votre enfant."
Il plissa les yeux.
"Je ne connais pas Annice Appolodoros. Je fais ce pourquoi l'on me pait et m'assure seulement que je n'ai pas manqué à ma mission."
Il ne parle pas comme un garçon du peuple, plutôt comme un jeune de la noblesse.
- Je n'attache aucune valeur aux paroles d'un lâche comme toi !

La tension revint... quelques minutes de silence suivirent. Annice se présenta bien vite, escortée par deux hommes qui furent très surpris de la situation et voulurent sortir leur arme : Onyx leur intima de ne pas faire de gestes brusques.

- Qui que tu sois, je vais te retrouver. Tu n'es pas un lâche comme les autres, si tes parents ont eu ce traitement, c'est qu'ils étaient...
"... des traitres ?" le coupa Iemelian.
- ... oui et pas n'importe lesquels haha ! Je te retrouverai où que tu sois.
"Je l'espère." chuchota-t-il sans quitter l'Abis des yeux.

- Mon seigneur je vous remercie... souffla la voix d'Annice Appolodoros.
- Remercie ton sauveur.

La jeune femme s'avança doucement vers l'inconnu et put voir l'enfant d'Onyx. Elle comprenait maintenant ce qui lui valait de toujours être en vie. Mel jeta un regard à Annice puis l'enfant qu'il tenait contre lui sans brutalité. La lame du poignard s'était décollée de sa gorge mais restait proche... par simple précaution, pas par menace.

"Capitaine." la salua-t-il dans un hochement de tête.
- Laissez cet enfant, le seigneur Grenat n'a qu'une parole. Je vais vous suivre... L'enfant ne nous sera pas utile.
Elle lui tendit son bras bleu.
- Ceci est la preuve qu'on sortira sans problèmes.

Mais... Onyx n'avait pas vraiment l'intention de laisser ce type s'en tirer à bons comptes et Annice était tellement sûre d'elle malgré son combat que s'en était déconcertant.
"Loin de moi l'idée de vous faire mentir, Capitaine, mais je ne fais aucune confiance à mon Abis."

Iemelian coula un regard vers ce dernier avant d'effleurer l'épaule de l'enfant. Son couteau brilla à l'instant ou la lame s'éloigna encore de la gorge de celui-ci.
- Partons vite !

Elle savait qu'Onyx souhaitait leur mort : ils devaient partir au plus vite. L'Abis restait si silencieux, beaucoup trop silencieux. Sans relâcher l'enfant qui suivait, tétanisé, il s'élança avec Annice. Un cri de rage résonna : celui d'Onyx. Un geste d'Annice et Mel prit l'enfant dans ses bras après lui avoir murmurer quelques mots indistincts pour toute autre personne. L'héritière de la Mine de Glace était épuisée mais devait encore surmonter ça.
- Dépèchons !

Iemelian pila net et la rappela. Il avait reconnu le passage qu'il avait emprunté en toute discrétion à l'aller.
"Par ici..."
La jeune femme prit la direction indiquée au pas de course et après quelques petites mais interminables minutes, la sortie fut devant eux. Mais derrière, la garde les poursuivaient toujours. Il ne restait plus qu'à prier qu'Onyx n'allait pas débouler à son tour.

- Lâche l'enfant, c'est bon. Je n'aime pas cette idée d'avoir le gosse avec nous... il peut rendre le seigneur Grenat fou furieux !
Mel n'obéit pas immédiatement. Au contraire, il tenait à conserver le fils de l'Abis avec lui jusqu'à ce qu'ils soient au dehors. Ce ne fut que lorsqu'ils passèrent les murailles du palais qu'il déposa le petit au sol. Il passa furtivement une main dans ses cheveux en guise d'excuses et détala aux cotés d'Annice dans la ville.

Ils les semèrent au hasard des ruelles...

[=> Village]
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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 10 Mai   10.11.08 22:41

[10 mai - Matin - Prison de la Mine de Sable]

La scène qui se passait devant les yeux de la jeune prêtresse était telle une pièce de théâtre, paraissant irréelle tant les choses se passaient vite et tant les enjeux de ce stupide chantage lui étaient lointains. Kara resta en retrait observant mais ne faisait plus un geste alors que son regard s'accrochait à des petits détails que tout le monde ignorait. Un vase richement ornée décorait la pièce. Le mutisme de Lazuli assise sur le trône. Le grondement de la foule camouflant tous les bruits de la loge royale. La rage d'Onyx qui l'aveuglait. Et enfin cette flèche qui vrilla son cœur menaçant de la faire craquer.

Son impression s'était confirmé pour se muer en une conviction : Xyno était ici. Elle le sentait et même si elle n'arrivait pas à s'expliquer ce doux sentiment qui réchauffait sa poitrine, il était tout proche. Dans cette arène. Dans le dédale des couloirs. Et ses pas se rapprochaient d'eux de secondes en secondes. En son sang se propageait avec lenteur une mémoire angélique apportée par l'enfant qu'elle attendait. L'union d'un Ange et d'une humaine. Cet enfant armait sa mère des armes dont elle avait besoin pour survivre dans ce monde d'homme. Les yeux de Kara s'emplirent de larmes qu'elle refoula aussitôt se concentrant sur la pièce de théâtre qui continuait d'être jouer sous ses yeux.

Un nouvel acteur était entré en scène, accompagné de deux soldats. Annice Appolodrose. Capitaine de la mine de pierre. Amante du roi des voleurs. Une connaissance lointaine pour Kara mais qui avait son importance. Alors que le monde était dominé par les hommes, cette femme faisait figure d'intruse dirigeant des armées avec une poigne de fer. Mais encore une fois, elle avait un lien avec les abis pour jouir de ce pouvoir : descendante de la famille royale de l'ex mine de glace et surtout protégée durant longtemps de Onyx. Était il donc impossible d'avoir un rôle à jouer dans le futur de ce monde si l'on était un simple Homme ?

Un cri de rage de Onyx rompit la place de spectatrice que s'était donné Kara pour la remettre au rang d'actrice. Les deux gardes qui avaient accompagné la capitaine jusqu'ici s'étaient ruée à la poursuite des fuyards faisait chuinter leur lame hors de leur fourreau. Le petit prince était toujours entre les mains du rebelle et de la traître … c'était maintenant que Kara devait agir.

Alors que la peur et la colère aveuglaient l'abis la rendant totalement invisible à son regard, les yeux bleus de Kara se posèrent sur le vase ornée. Son visage s'était durcit alors que ses doigts se crispaient … elle se concentra pour calmer les battements de son cœur et ralentir son rythme respiratoire avant de faire un geste à Lazuli pour qu'elle ne dise rien. Dans un bruit de froissement de tissus à peine audible, la jeune prêtresses saisit du vase. Aussi beau soit il, c'était une arme redoutable. Onyx n'aurait pas dut la sous-estimer. Une femme est tout aussi bien capable de représenter une menace pour le souverain. Encore plus une femme en ceinte.

Les phalanges blanchis, Kara souleva le vase en faisant le moins de bruit possible ignorant les gouttes de sueur qui coulaient sur ses tempes ou bien la moiteur de ses mains. Sa détermination faisait sa force t la jeune femme amaigris par sa captivité s'approcha à pas feutrés de l'abis. Sans aucune hésitation, elle souleva le vase au dessus de sa tête.
Et l'abattit de toutes ses forces sur Onyx.

La faïence brisée tomba sur le sol dans le même élan que l'abis. Les mains de la jeune prêtresse tremblaient alors qu'elle contemplait avec un mélange d'effroi et de résignation corps d'Onyx étendu à ses pieds. Ne prenant pas la peine de vérifier s'il était évanouis ou conscient, elle se retourna vers le jouet toujours assis sur le trône.

- Vous devez partir avec moi ! Nous devons fuir maintenant …

Comme l'avait dit le rebelle, elle non plus n'avait aucune confiance en l'abis. Malgré sa promesse de la garder en sécurité jusqu'à la naissance de son enfant, Onyx restait un ennemi. Et elle n'allait sûrement pas dire tout ce qu'elle savait de Xyno à cet homme. Se saisissant de la main de Lazuli, la jeune prêtresse planta ses grand yeux bleu dans ceux du jouet lui secouant les bras pour qu'elle la suive.

-Désolé de vous avoir entraîner dans mes problèmes , mais ni vous ni moi ne pouvons faire marche arrière. Fuyons par le passage du rebelle.

Xyno était là … mais elle n'avait aucune envie de le voir pour le moment. Le souvenir du meurtre d'un enfant restait encore gravé dans sa mémoire.

{ Désolé Onyx mais je n'en pouvais plus de rester spectatrice ^^" }

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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 10 Mai   11.11.08 0:18

[10 mai - Matin - Prison de la Mine de Sable]

Quelle folie s'était donc emparée de ceux qui voulaient du mal à Onyx?
Les moments étaient à nouveau sombres et le sang était à nouveau verser…en tribu de quoi? De la bêtise de certains et la cruauté des autres.
Lazuli assista à toute la scène d'un air absent. En plus de la chaleur étouffante, elle était extrêmement fatiguée, trop faible encore pour pouvoir tenir plus de quatre heures sans un peu de repos, bien que confortablement installée sur le trône de l'abis de la mine de sable. Oh, bien que même absente, dans des moments de consicence, plusieurs fois elle voulu faire quelque chose pour Onyx ou son fils mais cela ne faciliterait surement pas les choses si elle intervenait, pis : elle pourrait les aggraver d'où le fait qu'elle resta spectatrice. On pouvait croire que Lazuli n'était pas inquiète du sort de ceux qui l'entourait, c'était bien mal la connaître. Et la personne pour laquelle elle s'inquiétait le plus pour le moment, était Kara. La jeune femme enceinte risquait plus gros qu'elle, vu qu'elle était une prisonnière, de un et de deux, qu'elle était plus proche d'Onyx que Lazuli ne l'était. Si l'abis avait une lubie, il n'hésiterait pas à se défouler sur la première chose ou personne qui lui passerait sous la main et cette fois-ci, s'était Kara. Si Onyx devait se défouler sur cette dernière, Lazuli essayerait de se placer entre elle et lui, quitte à en prendre pour son grade. Elle savait que dans ces cas-là, Onyx ne serait pas tendre, loin de la même, mais sauver deux vies valaient bien plus que sauver la sienne qui était d'un lamentable et surtout, pathétique.

Annice fit son entrée dans la loge royale. Comme le jouet n'avait pas véritablement suivit ce qu'il se passait, elle se demandait comment Annice pouvait se retrouver ici. Finalement, après avoir écouter les conversations, elle en conclut qu'Onyx la laissa partir, accompagnée de cet inconnu qui menaçait toujours Homi, menaçait, le tenait sous sa lame serait plus exact. L'enfant était tétanisé, malgré son âge, il ne semblait pas tout comprendre de la situation. Bien que Lazuli ne connaissait pas bien cet enfant, elle s'inquiéta pour la vie de ce dernier mais ne pouvait tout de même rien faire, préférant éviter le risque de faire que la situation ne s'aggrave plus encore.

Lazuli décela de suite qu'Onyx était fortement en colère, mais il avait également peur, peur pour son fils. Il restait père après tout et jamais le jouet ne l'avait vu plus heureux qu'avec ses enfants, pour peu qu'elle en ai vu. Elle n'était pas autorisée à aller dans le quartier réservé à la famille de l'abis, son seul accès était la chambre de ce dernier et les quartiers réservés aux jouets, peu nombreux à présent. Cependant, elle connaissait Homi, pour lui avoir parler une ou deux fois, sans jamais s'être réellement attachée à lui, comme elle l'avait fait pour le petit Tom, dont elle n'avait d'ailleurs aucunes nouvelles. En se remémorant le petit garçon, Lazuli se sentit soudain si mélancolique. Si Argarwaen avait trouvé la mort et que Tom avait été à ses côtés, le petit garçon devait surement être décédé lui aussi. Elle s'était très vite attachée à lui et regrettait amèrement de l'avoir laisser derrière elle, tout comme Agarwaen. Bien qu'elle avait finit de faire son deuil, elle restait persuadée que la mort de son frère était entièrement sa faute. Elle se disait que si elle ne les avait pas quittés sans dire un mot, ils s'en serraient peut-être sortit…ou peut-être pas. Elle aurait peut-être elle aussi trouver la mort en essayant de s'échapper avec son frère aîné, ce qui aurait été plus probable qu'autre chose.

Annice et l'inconnu finirent par s'échapper, le petit Homi était toujours avec eux et apparemment, ça ne s'était pas passé aussi bien qu'Onyx l'avait souhaité car il hurla de rage après leur départ. Le jouet se redressa d'un bond, craignant que l'abis ne s'en prenne à Kara mais elle se ravisa en voyant qu'il ne lui accorda aucuns regards, fort heureusement. Le jouet se sentit étrangement mal d'un seul coup. Elle ne subirait peut-être pas les foudres d'Onyx maintenant mais plus tard. Bien qu'elle soit pas le seul jouet à l'actif d'Onyx, d'ailleurs le mois dernier, ce dernier avait du se défouler sur un autre, Lazuli craignait qu'avec le fait qu'elle ne soit pas présentée à lui durant un mois en plus de la colère du moment présent, elle allait finir par y passer. Dans un sens, elle savait qu'elle n'y couperait pas. Ca arriverait à un moment comme à un autre, tout ce qu'elle espérait, c'est que Kara et son futur bébé seraient loin d'ici afin que la jeune femme ne la voit pas dans un était plus que déplorable, bien que ça ne l'inquiétait pas plus que ça, mais Lazuli en avait assez d'être humiliée publiquement.

Le jouet posa son regard inquiet sur Kara. Celle-ci semblait avoir une idée derrière la tête car elle lui fit signe de ne pas bouger et qu'elle ne dise rien. Elle ne savait pas ce que la prêtresse avait en tête, mais ce qui était certain, c'est qu'elle avait une idée. Une idée à propos de quoi? Lazuli n'en savait rien. Elle observa Kara. Celle-ci s'était approchée avec le moins de bruit possible d'Onyx, dans son dos, un vase orné qui était là pour la décoration de la loge, prête à le fracasser sur l'abis. Si Lazuli ne s'inquiétait pas pour la vie de la jeune femme, peut-être aurait-elle fait un signe à Onyx pour le préenir. Non en fait, si cela avait été quelqu'un d'autre que Kara, elle l'aurait surement fait. Kara leva les bras et l'abattit sur Onyx, qui tomba à terre dans un bruit lourd. Etait inconscient ou pas? En tout cas, il ne se releva pas. Lazuli se redressa, la peur se lisait à présent sur son visage. Elle tremblait. Onyx les tuerait toutes les deux, l'une pour son geste, l'autre parce qu'elle n'avait rien fait. Kara ne lui laissa pas le temps de réfléchir plus longtemps.

- Vous devez partir avec moi ! Nous devons fuir maintenant …

Fuir? Pour aller où? Lazuli n'avait-elle pas trouvée sa place, ici, au palais? Que pouvait-elle espérer une fois eu dehors? Elle était logée et nourrit ici, malgré son statut dégradant. Elle adressa un regard plein de doute à Kara, ses mains tremblaient, même ses lèvres commencèrent à trembler, elle en avait presque les larmes aux yeux. La prêtresse lui saisit la main, elle semblait déterminée.

-Désolé de vous avoir entraîner dans mes problèmes , mais ni vous ni moi ne pouvons faire marche arrière. Fuyons par le passage du rebelle.

Sans trop réfléchir, Lazuli s'élança par le passage du rebelle, Kara à ses côtés. Elle courait. Faible, comment pouvait-elle encore trouver la force de courir, de s'élancer vers une échappatoire qui la mènerait peut-être vers une vie nouvelle, ou pire, vers la mort? Onyx ne cesserait de les traquer, l'une et l'autre, Lazuli savait que Sayuri se ferait même une joie de se lancer à leur suite, après avoir ramener l'ex roi des voleurs à son maître. Le jouet avait beau avoir dit être entièrement dévouée à Onyx, Sayuri l'était encore plus qu'elle et ce, parce qu'elle ne l'avait jamais trahit.

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MessageSujet: Re: 10 Mai   11.11.08 1:52

[10 Mai / Matin / Dune de Sable]

[-> Village de Sunahama]

La dune de sable, ce palais portait bien son nom.
Sayuri s’y dirigeait, suivie de la patrouille qui avait eu pour mission d’arrêter de roi des voleurs et de mettre fin à l’évasion d’une vingtaine de prisonnier. Mission réussie. Une charrette s’était retrouvée pleine de corps de ces rebelles et Alex Telles était poings lié sans aucune chance de pouvoir s’enfuir maintenant qu’ils avaient passé l’enceinte du palais. Jetant un regard vers lui, l’espionne ne put s’empêcher de lui dire :

« Retour à la case départ, roi déchu. »

La jeune fille avait toujours le sang qui lui battait aux tempes après l’intervention du voleur, peu de temps avant. Celui-ci avait réussit à la contredire, à faire échapper une prisonnière et à lui faire sortir son sabre en une seule action. Mais maintenant, elle était concentrée sur la réalisation de son ultime tache. Celle qui lui tenait le plus à cœur, celle pour qui elle avait déployé tous ses efforts. Emmener Alex Telles jusqu’à Onyx, le lui remettre à genoux pour son plaisir.

Se tournant vers le voleur, elle congédia le reste de la patrouille à part les deux hommes qui encadraient Alex. Un sourire moqueur était apparut sur ses lèvres. Sayuri avait toujours aimé la compétition. La première fois qu’elle s’était confrontée au voleur, elle avait perdue, maintenant c’était elle qui gagnait. Et elle savourait cette victoire. Comme quoi, elle n’était pas insensible à tout.

« Je suis sûre que Onyx sera ravie de vous revoir. Ne le faisons pas plus attendre. »

D’un geste de la tête, elle fit signe aux deux gardes de la suivre et Alex n’eut d’autre choix que de lui emboiter le pas docilement. Se jouant des regards qui se posaient sur leur convoi particulier, l’espionne filait vers l’arène, vers la loge de l’abis. Sans savoir les évènements qui s’étaient déroulés durant son absence. Sayuri ne mit que quelques minutes à traverser le labyrinthe que formait la dune de sable, et elle arriva bien vite devant la loge royale. Elle fut surprise de constater que tous les soldats attendaient à l’extérieur, dans le couloir. Elle les interrogea, ceux-ci lui dire simplement que c’était sous ordre d’Onyx. Accélérant son allure, la jeune fille s’avança, le roi des voleurs à sa suite, dans l’endroit réservé à l’abis et à sa suite.

La vision qu’elle y découvrit aurait put la faire chanceler, perdre ses repères. Aurait put. Mais grâce à l’entrainement qu’elle avait subit, l’espionne réagit avec une vivacité incroyable. Onyx se trouvait à terre et la loge était déserte. Sayuri se précipita vers son maître, constatant avec soulagement que celui-ci respirait encore. Les gardes n’avaient pas bougé, encadrant toujours Alex, ne lui laissant aucune chance de s’enfuir.
L’espionne prit le soin en suite de comprendre ce qui s’était passé. Des bouts de faïence à terre, un vase qui avait disparut, elle ne mit pas longtemps à comprendre. Une seule information lui manquait. Qui ?
Et si elle trouvait la réponse, la personne qui serait alors désignée risquait alors de voir son temps de vie se réduire considérablement. Comme tous complices.

Se mettant près de Onyx, elle posa sa tête sur ses genoux, de façon à ce qu’il soit allongé de façon pas trop déconfortable. Ne sachant pas trop si elle devait gifler l’abis pour le réveiller, l’espionne ne bougeait pas. Elle n’avait malheureusement pas de sels sur elle pour faire reprendre connaissance l’homme. Elle opta donc pour une solution intermédiaire. Se mettant à remuer les épaules de son maître.

« Réveillez vous. Réveillez vous maître…
S’il vous plait. »
Ne put-elle s’empêcher d’ajouter.

Onyx finit par reprendre conscience, libérant un poids des épaules de Sayuri. Ce n’était pas de l’inquiétude feinte, mais une réelle peur. La jeune fille avait partagé le quotidien de cet homme durant trois mois, elle avait découvert nombreuses facettes de sa personnalité. Elle était prête à donner sa vie pour lui. Seul repère pour l’espionne, si Onyx venait à mourir, elle le suivrait dans la mort.

Se mettant à genoux devant son maître une fois que celui-ci se soit reprit, elle déclara d’une voix aussi froide que si rien ne s’était passé.

« Maître, qui vous a fait ça ? Je vous jure de le faire payer par le sang. »

Un bruit de cliquetis de métal attira alors son attention et elle se rappela alors qu’est ce qu’elle venait faire à la base en ses lieux. Se relevant, elle fit un geste pour que les deux soldats forcent le roi des voleurs à s’avancer au centre de la loge.

« Je vous emmène l’ancien roi des voleurs, Alex Telles. Comme vous me l’aviez ordonné. Nous avons réussie à attraper quelques un des fuyards, d’autres ont réussie à s’enfuir par le désert mais une patrouille a été envoyé pour les stopper. Le reste et mort. »

Simple rapport, court et qui résumait la situation. Jetant un coup d’œil à son prisonnier, Sayuri attrapa la lance d’un des gardes et dans un coup adroit de la partie en bois, elle frappa au niveau des genoux de l’homme. Pour le mettre à terre.

« Agenouille-toi devant l’abis. »

Froide et glaciale, l’espionne reprit sa place. Son sourire était inexpressif. Pourtant l’adrénaline pulsait toujours en elle et le besoin de faire couler le sang se faisait sentir. Animal sauvage qui n’obéissait qu’à un seul maître.
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MessageSujet: Re: 10 Mai   11.11.08 3:23

[10 Mai /fin de matinée / prison sunahama]

Il partait avec son fils. Onyx resta stoïque jusque au moment il ne pouvait plus les voir. Son fils … le visage de celui-ci se décomposa, son enfant courait trop de risque. La respiration de l’Abis augmenta dangereusement. Il perdait le contrôle de sa conscience, il désirait la mort de cet homme, d’Annice, des commanditaires il voulait que tout le monde meure!

Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

Il lâcha un cri de douleur, sa conscience partait bientôt tout allait être détruit. Il ne pouvait se contrôler quand on touchait à un des êtres qu’il aimait plus que tout. Alors qu’il allait faire appel à ses pouvoirs, une chose heurta sa tête onyx, sous tension il tomba net sur le sol.
Il ne savait pas ce qu’il lui était arrivé, mais dans ça tête tout continuait, l’angoisse de perdre son deuxième fils,…

____________ ,, ___ ,, ____________
Son rêve:


Ses pouvoirs se déclanchèrent, il devait évacuer sa haine et commença donc par cette femme Kara il l’attrapa par le coup pour la stopper dans tout mouvement il lui transperça le ventre arrachant son bête et le broyant dans sa main. Sa rage n’était pas assouvie il la lâcha pour lui déboîter les deux bras grave a deux cou sec, sans hésitation. Il la laissa ainsi pour se jeter su zuli terrifier par ses actes, il avait besoin de taper encore et encore et ce qu’il fit sur cette pauvre enfant, il doit avouer qu’il ne savait pas comment il allait pouvoir se calmer comme si son cœur aller exploser. Il n’y avait plus personne dans la salle alors onyx commença à se mutiler de rage voulant arranger son cœur. Mais quand il arriva à son cœur il n’y était pas. Il cria de douleur ou était son cœur.

Ou où ou où ou où ou où ou où! Haaaaaa

L’enfant était là. Lui il était revenue cet enfant qui pleure dans le noir. Cette enfant qu’il avait réussi à enfermer. Non pas lui le sang sur ses mains. Il était maintenant dans le noir. L’image de Gaïa vint à lui. Le passé se manifesta la scène de sa mort.

_Et si c’était toi qui été mort? Tout serais mieux? Tu ne voulais pas que je vive? Pourquoi n’est tu pas mort pour moi!
_haaaaaaaaaa!!

Calintz… onyx fit son image arriver il tendit la main pour demande de l’aide sa tête allait exploser, mais Calintz lui tourna le dos comme dégoûtait.

Non… non…

Une douleur dans sa tête il voulu retourner son pouvoir contre lui quand il senti une présence, elle n’était pas la, mais il la sentait. La chaleur innocente, elle allait le sauver,…

____________ ,, ___ ,, ____________



Son corps se cambra violement alors que ça tête était posé sur les genoux de Sayuri ses yeux devinrent rouges étincellents.

"Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!! Non non non"

Sa respiration était rapide comme son cœur à cet instant. Il vit le visage de Sayuri elle venait de sauver son âme une deuxième fois. Il se releva rapidement et sans poser de question cacha son visage contre l’épaule de celle-ci.

"On,… on a enlever mon fils… pas une nouvelle fois… Sayuri pas une nouvelle fois…"

Il tremblait de partout, sa rage était encore en lui elle était bien présente et ses yeux brillaient d’un rouge venant tout droit des enfers. Il se releva et regarda dans la direction d’Alex.

"Toi!! J’attendais depuis longtemps ta venue. Annice ta bien caché mais je vais te faire payer!
SAYURI ramène moi mon fils regarde si il est dans le palais et fais tuer Annice et son complice."


Il allait vers alex. Et lui donna un coup dans le ventre, et comme cela faisait du bien il recommença. Il se stoppa juste parce qu’il fallait le laissé en vie.

"De quel côté es tu maintenant salle chien?"

Il lui tira les cheveux en arrière pour le regarder droit dans les yeux et pour lui faire mal au passage. Il aurait aimé le tuer. Mais avec tout le mal qu’il c’était donnée pour un jour avoir un face a face avec cet homme il n’allait pas mettre fin à son plaisir tout suite!

"_Alors je vais te poser des questions que tu me donne la réponse ou non je te planterais une aiguille dans le corps bien profondément dans la chaire.
_ seigneur grenat vous n’était pas accompagné par deux femmes?
_Si"

Il se tourna et s’aperçut qu’elles étaient parties et il fit alors le vase cassé sur le sol. Sa rage ne fit qu’augmenter. Il allait leur faire la peau à ces deux là. Il n’avait d’ailleurs pas finit avec kara.

"Mais ou elles sont celles là!! Vous deux cherchez les!"

Il avait mal à la tête il avait la tête qui tournait. Il s’assit sur son trône et regarda alex. Se type l’énervé encore plus par sa présence. Mais il devait se calmer, récupérer des énervements tout en même temps rendait sa concentration compliquée.

"Apportez moi de l’eau!"

Une personne s’en chargea sur le champ sans le faire attendre une seconde. Il but très vite mais cela lui fit du bien.
C’est à ce moment la que la foule cria pour savoir qui allait survivre pour le prochain combat. Onyx alla sur le balcon il fit qu’il restait pas mal d’homme. Son corps demander des morts, ce qu’il fit, il descendit laissant Alex sous la surveillance de 2 gardes.

Les hommes de l’areine étaient terrifier ils savaient qu’ils allaient mourir face à onyx.
Il avança vers le plus proche de lui, et lui prit son épée et coupa sa tête. Il se dirigea vers le seconde qui planta au niveau du ventre pour faire bouger par à suite la lame dans le corps du pauvre malheureux.
Il tua encore et encore jusqu’à qu’il ne reste plus d’homme dans l’areine.

"Vous aimez?"

Le peuple cria. Onyx ne savait pas vraiment si c’était de joie ou par peur. Enfin ça ne changer pas grand-chose. Sa soif de sang n’était pas assouvit alors qu’il était couvert de sang.

"Quittez les lieux le spectacle et terminé! Il n’y à plus de rebelle hélas à moins que vous vous en livriez! Il y aura une récompense en or et en eau pour ceux qui nous vendrons des rebelles."

Onyx remonta dans la loge grâce à son pouvoir, sa rage était calmée mais son envie de sang non. Il alla s’asseoir sur le trône. Il avait envie de silence…

_________________


On aime tellement toutes les choses nouvelles qu'on a même quelque plaisir secret par la vue des plus tristes et des plus terribles événements, à cause de leur nouveauté.


Dernière édition par Onyx Grenat le 11.11.08 13:09, édité 1 fois
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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 10 Mai   11.11.08 5:35

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

Un sourire flottant sur ses lèvres, le roi des voleurs n'avait pas bronché durant le reste du chemin. De toute façon, il était surveillé de trop près pour entreprendre quoique ce soit. Ahialis était libre, c'était le plus important. Ces yeux rouges sang, reflet du mince filet pourpre qui continuait à couler au niveau de son cou et de ses poignets ensanglantés à cause des liens, s'accrochaient à de petit détail. Il lui semblait avoir bien connut la mine de sable, même l'avoir extrêmement bien connue. Pourtant il se sentait dépaysé. Durant sa fuite avec les autres rebelles, Alex n'avait pas eu le temps à se laisser aller à la nostalgie, mais maintenant ses changements lui apparaissaient brusquement. Tout d'abord le cirque, de son imposante stature. Et puis le regard des gens, éteints ou haineux. Mais déjà ils arrivèrent à la dune de sable. Enfouie sous le sable, ce palais était une merveille à elle seule de la mine. Démesuré à la grandeur de l'arrogance des abis, le village ne faisait office que de bourg face à ce géant.

Alex constata avec un certain plaisir que l'espionne qui l'accompagnait avait retrouvé son sens de l'humour piquant et tranchant. Il lui sourit simplement à ses réflexions, sachant pertinemment qu'elle devait avoir le sang qui bouillait encore à cause de l'incident. Jeune et impulsive.

"En effet, cela serait déplacé de faire attendre notre cher Abis."

Retour à la case départ comme le lui avait dit Sayuri. Les même couloirs d'onyx, la même atmosphère lourde. Mais cette fois ci la destination n'était pas la prison … c'était pire. Pourtant Alex gardait un air calme et fier. Il avait déjà affronté l'abis, sa situation n'était pas désespéré. Et il pouvait aussi compter sur l'innocence d'une mémoire se résumant à une page vierge. Aucun souvenir de la cruauté d'Onyx, des massacres perpétrés sur ses ordres. Une image terne, mais pas celle d'un monstre.
Cette vision des choses aurait dut être réconfortée par la scène qu'ils découvrirent lorsqu'ils pénétrèrent dans la loge royale du cirque. Un homme au sol, inconscient. Une espionne qui vint en secours à son maître. Alex ne souriait plus. Entre les deux gardes, il observait, silencieux et impassible. Se demandant quand allait venir son tour. En voyant la silhouette de l'abis, un flash de souvenir s'était imposé à lui, comme pour lui montrer qu'il avait tord. Que ce qui l'attendait n'allait pas être une partie de plaisir.

Onyx se réveilla finalement, une lueur de haine figée dans le regard. Aïe … mauvais pour lui tout ça. Surtout lorsque Sayuri lui rappela sa présence et qu'on le fit avancer vers le centre de la loge, devant l'abis. Les yeux rouges sang du voleur n'étaient pas baissé vers le sol, mais fixaient droit devant lui, dans les yeux de Onyx. Semblables aux siens.

"Cela faisait longtemps."

Quelques mots … qui furent déjà de trop. Alex n'avait vu que trop tard la lance s'abattre vers ses jambes, et le morceau de bois frappa au creux de ses genoux. Fort. Durement. Le voleur se retrouva à genoux en quelques secondes, serrant les dents alors qu'un grognement de douleur s'élevait de sa gorge.
Il eut juste l'opportunité de redressa la tête pour voir Onyx fondre sur lui. Ses paroles étaient restés flous pour le jeune homme qui n'en avait saisit qu'une moitié. Le faire payer … mais quoi ? Sa mémoire lui jouait elle encore des tours ? Et Sayuri devait tuer Annice. Une inquiétude sourde s'empara du ventre de Alex avant que celui-ci ne reçoive un choc qui lui fit bien vite oublié cette angoisse. Un coup de pied de Onyx venait de le cueillir au niveau de l'estomac, et sans avoir la capacité de se retenir avec ses deux mains entravés, l'homme s'affala au sol suite au choc. Cette fois ci le grognement de douleur avait été bien distinct, et Alex avait pour la première fois fermé les yeux.

Puis le monde devint souffrance pure.
Une pluie de coup s'abattit sur le corps déjà malmené du roi des voleurs. Sa cage thoracique était mise à mal et Alex sentit à plusieurs reprises ses côtés lâcher une à une dans un craquement sinistre. Pourtant Onyx continuait, se défoulant sur le jeune homme sans que ses cris ou grognements de douleur ne viennent l'arrêter. Et enfin, l'accalmie. Qui laissait le voleur proche de l'évanouissement. Son regard brillant d'une lueur rouge, pareil à ses lèvres qui s'étaient teintées du liquide pourpre. Toussant, l'air entra douloureusement dans les poumons du jeune homme.
Pourtant malgré ce répit, bien vite son corps cria de souffrance lorsque Onyx le saisit au cheveux et l'obligea à le regarder.

"Du côté du peuple. Et rien de ce que vous me ferez n'y changera quelque chose."

Sa voix était murmure entre deux respirations difficiles. Les paupières de Alex étaient mis closes. Quand est-ce que la douleur prendrait fin ? Quand est-ce que la mort viendrait le chercher ? La mort … seule échappatoire maintenant qui s'offrait au roi déchu. Alex n'avait pas peur de la mort, il l'avait déjà affronté de nombreuse fois, l'avait même connut. Douleur lancinante qui lui déchirait le corps, la volonté de fer du jeune homme ne faiblissait pas pour autant. Il tiendrait jusqu'au bout.

L'idée de terminer sa vie couvert d'aiguille ne le tentait pas trop. La dernière fois il avait eut droit au poignard, et cela avait été plus rapide.

"Quel joyeux programme Onyx."

Pourtant malgré ses airs provocants, Alex accueillit comme une véritable délivrance l'intervention du soldat. La disparition de deux jeunes femmes -qui étaient elles au fait ?- lui permit d'échapper aux réjouissances que lui promettait Onyx. Du moins pour l'instant. Se ramassant sur le sol, l'homme resta allongé, incapable de se redresser ou simplement de se mettre assis. Sa respiration était devenue difficile et sifflante. Mais l'énervement de l'abis lui tira tout de même un sourire du bout des lèvres. Enfin une once de sourire car le moindre muscle était devenue douloureux ainsi que le moindre mouvement.

"Tout ne se passe pas comme prévue ?"

Fermant les yeux, Alex essaya d'économiser ses dernières forces. Autant mourir le plus tard possible. Ses oreilles bourdonnaient, pourtant la clameur de l'arène l'atteignit ainsi que les cris de Onyx. Le roi des voleurs imaginait sans mal la scènequi se déroumait à quelques mètres de lui. Mais il ne pouvait pas bouger. Sous la surveillance de serviteur, il était bien incapable de s'enfuir, cette simple idée ne lui effleurant pas l'esprit. Alex se sentait épuisé. Brisé. Peut être plus profondément que simplement son corps.

Lorsque Onyx remonta, il put constater que son prisonnier n'avait pas bougé d'un pouce. On pouvait même le croire pour mort, les yeux fermés. Mis à part son torse qui se soulevait à un rythme irrégulier attestant bien d'un souffle de vie. Prête à vaciller. Alex devinait l'abis sur son trône, l'observant de haut.Haineux et rageur. Les bras toujours entravés par les liens qui les maintenaient, son corps était parcourut de tremblement irrépressible. Et une question s'imposait dans l'esprit du voleur. A quand le reste ? A quand le final ? Pourtant ce fut une autre interrogation qui passa le seuil de ses lèvres. Une simple question de fondant en un seul mot.

"Pourquoi ?"

Le monde était devenue douleur.
Le monde était désespoir et terreur.
Pourtant Alex n'était pas prêt à sa laisser mourir. Car la vie, même dans ce monde, valait la peine d'être vécut. Au moins pour partager quelques moments avec Annice. Ou pour rencontrer des personnes comme Ahialis ou Reks.
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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 10 Mai   11.11.08 16:02

[10 mai - Matin – Mine de Sable (Arène – palais)]

Courir, courir. Sans jamais se retourner en arrière.
La respiration sifflante, Kara entrainait Lazuli dans les couloirs secrets du palais ne sachant elle-même où elle allait. Le plus important à ce moment là était de mettre un maximum de distance entre elles et l’abis. On avait déjà dut sonner l’alerte et des soldats devaient surement être partit à leur recherche. La limpidité qu’avait ressentit la jeune prêtresse au moment de frapper Onyx s’était briser la plongeant dans un chaos indescriptible. Elle s’en voulait d’avoir entrainé à ses côtés la jouet sachant que désormais sa vie était menacé par sa faute. Par deux fois aujourd’hui, elle mettait en danger cette femme qui l’avait pourtant aidé en allant voir l’abis. Elle n’avait pas le droit à l’erreur. Si Onyx venait à les reprendre, Kara ne donnait pas cher pour de leurs deux vies.

Elle sentait à ses côtés sa compagne d’évasion s’affaiblir. Son souffle devenait plus rapide tandis que sa course ralentissait de plus en plus. L’énergie manquait au deux femmes et bientôt elles durent s’arrêter pour reprendre leur souffle le visage en sueur. La chaleur n’arrangeait rien à leur fuite et l’atmosphère sèche les privait de toutes leurs forces. L’enfermement de Kara avait raison d’elle, son corps ne tenait pas le choc après plusieurs semaines d’immobilité dans se cellule … et il devait ne être de même pour Lazuli. Enfermée dans sa cage dorée elle n’avait surement pas eut beaucoup plus d’occasion de voir le soleil que la rebelle.

-Désolé, je ne voulais pas t’entrainer dans tous mes problèmes.

Le tutoiement avait fusé sans qu’elle y réfléchisse, tout naturellement. Une certaine complicité liée désormais les deux femmes dans leur fuite commune et Kara plongea ses yeux bleus dans ceux de Lazuli pour y puiser un peu de force. Elle pouvait lire dans le regard du jouet de l’incertitude et de la peur mais aussi une étincèle de liberté. Mais en voyant l’hésitation de son amie, elle ne put s’empêcher de rajouter en entrainant la jeune femme dans un coin sombre.

-Ne penses même pas à retourner avec lui. Il te tuerait. Tu sais de quoi il est capable non ?

Qui pouvait encore ignorer de quoi était capable l’abis Grenat ? Des malheurs qu’il causait autour de lui, des familles qu’il brisait sur son passage, de l’odeur de mort qui l’entourait en permanence. Qui pouvait encore croire en cet homme ? Le regard de Kara se raffermit comme son emprise sur les bras de la jeune femme … elle la sentait partir, partir pour rejoindre Onyx et présenter des excuses. De vaines excuses. Kara refusait de laisser Lazuli allait vers une mort certaine alors qu’elle lui offrait une chance, certes minime, de voir autre chose que les murs du palais. Fermant les yeux quelques secondes, elle reprit son souffle caressant d’une main son ventre arrondie.

- Aller … il faut repartir, on doit surement nous chercher à l’heure qu’il est.

Adressant un regard plus doux au jouet elle se retourna vers le couloir principal s’assurant qu’aucun garde ne passait par là. Prenant la main de son amie, elle se remit à courir. Derrière elles, elle pouvait déjà entendre le claquement des bottes des soldats sur le sol poussiéreux de la mine de la mer de sable et irrémédiablement, elle sentait leur course ralentir. Une femme en ceinte et un jouet contre une escouade de garde ? Le gagnait de cette course était décidé d’avance.

- Plus vite …

Alors qu’elle disait ces paroles, les deux jeunes femmes passèrent devant un officier en arme à l’allure taciturne qui ne fit rien pour les arrêter…

{ -> Suite avec le PNJ }

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Sayuri
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MessageSujet: Re: 10 Mai   11.11.08 18:22

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

[Post commun Xyno - Sayuri]

Effervescence, sang, folie des hommes.
Xyno s'était engouffré dans les méandres de l'arène de Sunahama. Dans son dos, la clameur de la foule faisait trembler les murs. Mais l'immortel restait impassible. Ses cheveux noués en une queue, sa ressemblance avec Onyx était moins flagrante que les cheveux détachés et les hommes qu'il rencontrait ne lui accordaient pas un seul regard. L'élu de dieu était à la recherche d'un bien qui se faisait rare et que peu de personne possédait. Très peu. Et l'avoir signifiait avoir une longueur d'avance sur son adversaire. Un seul mot. Vérité.
Trop d'illusionniste se mettait en travers du chemin de Xyno. Celui-ci était venue cherchai des réponses dans le Colisée. Agapanthe et Calintz ne tarderait pas à arriver à leur tour, les autres protagonistes se mettant en place et jouant leur rôle eux aussi. Déterminé, l'Ange s'avançait dans les sombres et arides couloirs de la mine de sable. Ses yeux dorées se fixant loin devant lui. Percevant l'agitation qui régnaient. N'en distinguant pas encore les causes.
Mais cela ne saurait tarder.

Sayuri courait à travers les couloirs, bousculant serviteur, noble et garde sur son passage. Son cœur s'était calmé, pourtant il gardait encore le souvenir de la scène qui s'était passé quelques minutes auparavant.
Onyx évanoui avait finit par reprendre conscience et s'était reposé sur son épaule. Comme trois mois auparavant. L'espionne l'avait accueillit se tenant prête à exécuter ses ordres. Mais la nouvelle était tombé, l'enfant de l'abis avait été enlevé. L'unique enfant qui lui restait. Elle lui avait promit de le retrouver, de faire payer à ses chiens qui avaient osé le lui prendre. Annice et un rebelle. De faire couler leur sang en tribut.
"Je vous le promet, je le retrouverais."
Laissant Alex à son sort, elle était partit. Entendant s'élever des cris étouffés de douleur dans son dos.
Le visage fermé, l'espionne avait suivit la piste des deux rebelles et fuyards. Et finalement été arrivé à une des sorties cachés de la dune de sable. L'enfant. Il était là, assoupi. Simplement assoupi. Rien ne lui était arrivé. Le poids pesant sur ses épaules se fit un peu plus léger. Onyx n'aurait pas à revivre le deuil d'un de ses enfants.

"Youhouuuu. Tu te dépasses là Onyx."
Le ton de voix franchement amusé, l'élu de dieu regardait son alter ego dans l'arène. Il l'avait entendu crier et s'était trouvé un point d'observatoire. Une corniche qui donnait sur la piste de sable au cœur de l'arène. Un point de vue parfait. L'abis était, à en voir son comportement, assez énervé. Non très énervé en fait. Il avait tué sans compter, sans regarder le visage de ses victimes, alors qu'un sourire fendait le visage de l'immortel. A son ordre, les villageois ne se firent pas prier et la plus part se précipitèrent à l'extérieur du stade. Xyno resta encore un moment à son point d'observation. Qu'est-ce qui l'avait rendue comme ça ? Haussant les épaules, il finit par reprendre son chemin, mais prenant la direction de la loge royale. Autant aller lui demander en face. Et puis … Xyno se demandait bien quelle pouvait être la récompense de celui qui livrerait l'élu de dieu, si l'on offrait de l'or et de l'eau pour ceux qui livraient des rebelles. Il espérait au moins qu'on lui donne son poids en or … c'était le minimum.

L'enfant sur le dos, l'espionne se dirigeait vers la loge royale. Elle se demandait ce qu'était devenue le roi des voleurs. Mais plus urgent, elle devait en suite trouver Annice et son complice. Pour faire couler le sang de ses traitres. Ses yeux étaient vides. L'enfant dormait toujours. C'était qu'il pesait lourd à force…
Xyno marchait d'un bon pas, les yeux souriants. Pénétrant dans un nouveau couloir, il n'était plus très loin du but.
Les yeux noirs de l'espionne se posèrent sur une silhouette qui venait de surgir dans son champs de vision. Elle plissa les sourcils. Des cheveux dorées, longs. Une silhouette imposante, rappel à une autre bien connue. Léger temps de pause dans sa marche. Puis soudain elle se souvint.

"XYNO !"
L'élu de dieu se retourna pour voir une jeune fille le talonner, un enfant sur le dos. Il lui fallut quelques secondes pour se remémorer ce visage. La petite fouineuse. Un sourire étira ses lèvres.
"Tient mon espionne préférée.
- Qu'est-ce que vous faites ici ?"
Menaçante, Sayuri avait posé le jeune prince de la mine de sable contre un mur et avait fait chanté son sabre en le retirant de son fourreau.
"Ouhhlà, calme minou. Tu n'es pas contente de me revoir ? Pourtant la dernière fois nous nous étions bien amusés." Dit il d'un ton ironique.
La prise de l'espionne sur la garde de son arme se resserra alors qu'elle serrait les dents. Tout un pans de ses souvenirs de cette rencontre lui restait inaccessible. Et il le savait parfaitement bien.
Les yeux dorées de l'élu de dieu glissèrent vers l'enfant toujours assoupi.
"C'est le fils de Onyx ? Enfin le deuxième ? J'ai déjà rencontré le premier, mais tu dois le savoir.
- Vous l'avez tué !
- Humm oui et alors ?"
Surprise, léger relâchement dans la garde de Sayuri avant qu'elle ne se reprenne. On lui disait souvent quelle était un bloc de glace, mais ce pire était bien pire.
- Vous êtes un monstre. Finit d'elle par lâcher.
Xyno répliqua immédiatement, son sourire toujours sur les lèvres.
- Venant de toi, je prend ça pour un compliment. Bien, maintenant l'échange de courtoisie terminé, si tu m'emmenais jusqu'à Onyx. J'avoue me perdre facilement dans ces couloirs.
Nouvelle surprise, mais Sayuri ne faiblit pas. Un sourire carnassier dévoilant ses dents.
- Avec plaisir élu de dieu, mais avant laissez moi vous faire goûter de ma lame.

L'espionne s'était entraînée durant un mois pour être prête. Lorsqu'elle se précipita sur Xyno, celui-ci n'eut pas le temps d'esquiver. Le sabre fila droit vers son épaule. Mordit la chair. Profonde entaille dont le sang s'échappa immédiatement. Douleur immense pour l'ange. Mais Sayuri n'en avait pas terminé. Reprenant ses appuies, elle lança une nouvelle attaque. Soif de sang, besoin d'entailler les chairs. Cette fois ci, Xyno était prêt. Il se décala au dernier moment, évitant la lame mortelle qui vint tracer une ligne rouge sur la joue de l'élu. Superficielle. Au lieu de la promesse de mort qui planait dans les yeux noirs de la guerrière.

"Arrête !"
L'ordre de l'immortel avait stoppé Sayuri dans son mouvement. Pareil à un ordre de Onyx. Si semblable et si différent. Reprenant conscience de sa mission, l'espionne rangea son sabre après l'avoir débarrassé du sang qui le souillait. Ses yeux noirs restant figés sur l'ange. Celui-ci soufflait et serrait les dents. Une main sur son épaule blessée pour stopper le sang qui s'en écoulait, il comprenait qu'il avait sous estimé cette femme. La douleur le rappellant cruellement l'ordre. Heureusement que son pouvoir de guérison arrangerait ses blessures.

"Je vais vous y conduire."
La voix froide de Sayuri avait de nouveau retentit. Celle-ci alla chercher le fils de Onyx. Xyno soupira. Et bien, les femmes étaient bien moins douces à cette époque. Faisant avancer l'immortel devant elle, l'espionne le gardait à l'œil, sachant que malgré ses blessures il pouvait toujours s'avérer dangereux.

Quelques pas. Silence. Puis Xyno reprit, le ton léger.

"Dit tu la trouves comment ma nouvelle coiffure ?
- Taisez vous !"
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MessageSujet: Re: 10 Mai   31.01.09 21:56

[Ahhh pardon pour mon absence ! Je suis impardonnable, mais je me rattrape ce soir !]

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

Un sifflement dans les couleurs déserts de la mine de sable. La rumeur s’était vite propagé, l’abis était furieux, hors de lui. Et dans cet état là, les quelques personnes qu’il croisait voyaient leur espérance de vie réduite en l’espace de quelques secondes. Despote qui inspirait la crainte, Onyx s’était enfermé dans son rôle. Mais Xyno s’avançait presque guilleret vers l’estrade royale qui surplombait le colisée, sifflant sans faire attention à la fureur de l’espionne dans son dos. Malgré sa blessure, qui le faisait toujours atrocement souffrir, l’élu de dieu affichait un sourire léger et ses traits étaient empreints de calme. Une main toujours au niveau de son épaule pour contenir le flot de sang qui continuait à s’écouler de la blessure, l’ange s’avançait, guidé par le sabre de Sayuri.

Onyx devait être toujours aussi enragé. Et cela risquait de ne pas s’arranger en le voyant, lui le sois disant meurtrier de son fils, lui qui représentait sa fin. Ses longs cheveux d’un blond étincelant toujours noué en queue de cheval se balançaient dans son dos au rythme de ses pas. Plissant les yeux, Xyno distinguant au bout du couloir les marches manant à l’estrade royale. Et voila, il était arrivé. Il allait finir par savoir.
Une nouvelle confrontation, bien différente de leur première. L’élu de dieu était presque impatient de revoir son double, son alter égo. Il voulait voir sa réaction à sa venue, les effets qu’avaient eus sur lui la perte d’un être cher. Mais en même temps, son cœur se serra un peu. Une nouvelle rencontre, qui ne faisait que rapprocher un peu plus l’instant où tout ceci prendrait fin. Sa vie. Celle de Onyx. Inévitablement, cela devait arriver.

- Dit moi, ton maître a bien supporté la mort de son fils ? J’ai crut comprendre qu’il ne s’en était pas totalement remis. C’est vrai ?

Le timbre amusé, Xyno titillait Sayuri, jouait sur son caractère impulsif et sur sa forte volonté à protéger l’abis. Simple humaine, les dessins divins lui échappaient certainement, tout comme l’enjeu du combat qui opposait l’élu de dieu aux abis. Et la réaction de la jeune fille ne se fit pas attendre, l’ange dut accélérer le pas pour ne pas se faire piquer le dos de la pointe du sabre de la petite.
Xyno rit, moqueur. Il continua sur sa lancée, commençant à monter les marches qui menaient à la pièce ou devait se trouver Onyx.

- L’enfant ne pèse pas trop lourd sur ton maigre dos ? Laisse-moi le porter, je m’en occuperais volontiers.

Encore une fois, l’immortel dut esquiver une attaque, il étouffa un rire avant de retrouver un visage plus impassible alors qu’ils allaient arriver à l’estrade royale.
Et voila, il était arrivé. Figeant un sourire sur ses lèvres, Xyno pénétra dans la salle richement décoré et dont la vue sur le Colisée était imprenable.

Onyx était la … assis sur son trône, tel un roi silencieux et en proie à des soucis qui le dépassaient. Son visage était tiré par la colère, la fatigue et l’inquiétude.

- Onyx. Ça faisait longtemps. Tu pourrais dire à tes toutous de mieux traiter les invités de marque.

Il fit une grimace en désignant de la main la blessure de son épaule. L’ange fit un pas en avant, vers ce double qui l’attirait tant et qui lui promettait sa mort. Mais il s’arrêta. Brusquement. Ses pupilles faites d’or liquide avaient glissé sur une forme allongée au sol, les mains entravés dans le dos. La respiration de Xyno se fit soudain plus lente alors qu’il reconnaissait le visage au trait durci par la douleur. Un filet de sang coulant des lèvres du blessé, rappel de ses yeux. L’ange se figea. Il l’avait pourtant tué, il avait lui-même entendu son cœur s’arrêter de battre. Alex Telles. Une ombre passa sur le visage d’habitude rayonnant de l’élu de dieu alors qu’il comprenait petit à petit. Le voleur avait subit le même traitement qu’Agapanthe. Il ne devait donc se souvenir de rien. Heureusement. Il en savait trop, beaucoup trop. Et puis dans son état, il était facile d’en venir à bout. Définitivement.
Reprenant un visage impassible, il se dirigea à grand pas vers Onyx, ignorant l’espionne dans son dos.

- Quelle surprise ! Je ne m’attendais pas à te voir en si mauvaise compagnie mon cher jumeau. En plus, ce garçon ne sert plus à rien maintenant que tu l’as égratigné. Dommage, il avait des yeux qui me rappelaient les tiens.

La voix de Xyno s’était faite amusée et douce. Profitant que Sayuri soit entravé dans ses mouvements à cause du gosse d’Onyx, l’immortel était déjà prêt de l’abis et venait de passé son bras par-dessus son épaule. On aurait put croire deux amis qui venaient de se retrouver, ou deux frères. Mais il n’en était rien et les yeux dorés de l’élu brillaient d’une nouvelle intensité.

- Je suis venu te poser une question.

L’Ange s’était rapproché un peu plus d’Onyx, il se pencha vers son oreille pour rajouter avec un sourire franchement amusé.

- Et te donner des détails sur le meurtre de ton défunt fils.

Se reculant tout aussi prestement qu’il s’était avancé vers l’abis, Xyno préférait rester prudent. Son double était déjà énervé, et ses paroles n’allaient pas arranger la situation. Tant mieux. Mais il fallait aussi qu’il considère les informations que pouvaient lui avoir donné Kara à son sujet. Autant aller chercher la vérité à sa source. Le sourire de l’élu de dieu s’était fait plus fin, plus sérieux.

- Il n’a pas trop souffert. Juste une bagatelle, le temps qu’il meure d’asphyxie. Je me souviens encore de son visage innocent se tordant de peur. Humm … mais à l’heure qu’il est, ne t’inquiète pas, son âme repose au paradis. Paix à lui !

La voix de l’ange était moqueuse, il voulait provoquer Onyx, voir jusqu’ou celui-ci pouvait aller. C’était comme un jeu. Mais sous ses airs de provocations, Xyno poursuivait d’autre but. Et il compte bien les atteindre.

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Calintz
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MessageSujet: Re: 10 Mai   01.02.09 1:27

(Ton retour m'a inspiré Xyno)
[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

A quoi bon parler avec Agapanthe ? Ses paroles restaient des énigmes enfonçant le jeune prince de la mine de sable dans les tourments de son esprit. Soucieux, Calintz ne cessait de ressasser le passé à la recherche d'un indice, d'une parole qu'il aurait mal interprété sur le moment, n'importe quoi qui puisse lui apporter un pan de réponse. Mais sa mémoire ne lui apporta que tristesse et nostalgie tandis que le souvenir de sa dernière rencontre avec Onyx l'absorbait. Son frère de cœur, d'alliance, plus qu'un simple lien de sang et pourtant ils ne cessaient de se déchirer comme deux ennemis. Ou cela mènerait il ?

Lorsque Agapanthe évoqua ce que Calintz avait en lui, celui-ci serra les poings avant de grogner à l'encontre de son compagnon de route.

"Ne me parle pas de cette chose !"

Se ressaisissant, Calintz calme les tremblements de ses mains et inspira profondément. Agapanthe n'était pas la source de tous ses problèmes, et il ne devait pas s'acharner contre lui parce que ses nerfs étaient à vifs. Ce serait ressembler à Onyx … Un sourire triste s'étira sur ses lèvres à cette pensée. Caressant avec douceur le collier que lui avait offert son frère, il se laissa aller quelques secondes aux souvenirs heureux qu'il gardait en mémoire. Mais aux paroles d'Aga, le jeune prince se crispa avant de répondre d'une voix gêné.

"Hey, c'est pas un collier de fille … laisse le …"

Sa phrase avait été coupé par le geste d'Agapanthe. celui-ci avait tenté de le lui enlever mais c'était ravisé lorsqu'il l'avait touché comme pris d'une décharge. Un sourire moqueur aux lèvres, Calintz ne put retenir un petit rire.

"Moi je le trouve plutôt beau … mais enfin, il n'est pas très solide, les pétales s'enlèvent les un après les autre."

Son sourire retomba aussitôt aux paroles d'Agapanthe. Si son compagnon avait retrouvé sa bonne humeur face à l'arène, pour lui s'était plutôt le contraire. Le plongeant dans la torpeur, ce bâtiment le dégoûtait profondément e il ne trouvait aucune ironie dans la mort de centaine d'innocent.

"Une merveille … tu parles, c'est sinistre."

Leurs route s'arrêtera bientôt aux abords du palais et de l'arène, loin des regards des curieux marchant dans les rues et attendant la fin des festivités. Calintz retrouve immédiatement sa froideur et son sérieux sentant avec anxiété le moment de sa rencontre avec Onyx s'approchait. Soudain, il ressentit le besoin de fuir loin d'ici afin d'éviter le regard dur de son frère à son égard.

"Onyx … blessé ? Aga, je ne comprend rien à tes paroles !"

Le jeune prince soupira se laissant néanmoins conduire par son compagnon dans les méandres des couloirs. Hypnotisé par le bruit de chacun de ses pas le rapprochant un peu plus de son frère, Calintz n'entendit qu'à moitié la phrase d'Agapanthe et ne réagit que quelque secondes plus tard.

"Moi, plus fort que Onyx ?! Tu deviens fou."

Perdu, déboussolé, Calintz se laissait entraîner par Agapanthe ne cessant de retourner dans sa tête les phrases de ce dernier. Qu'est-ce qu'il voulait bien vouloir dire ? Qui était cette ennemie mystérieuse qu'il devait reconnaître ? Devait il protéger Onyx … en était il seulement capable ? Tant de questions qui ne trouvaient aucune réponse alors que l'instant approchait à grands pas. Au bout de quelques minutes de marches rapides, un cri se fit entendre -un cri que reconnut immédiatement Calintz- provenant du bout du couloir. Sentant la prise d'Agapanthe se raffermir sur son bras, le jeune prince se força à maintenir une allure normale alors que son cœur s'était mis à palpiter. Ses doigts tremblant s'agrippèrent aux pans de sa chemise et son sang se glaça.

Un dernier pas et la loge apparut devant ses yeux écarquillés.

La première personne qu'il vu fut Onyx. Assis sur son trône tel une statue de marbre, ses traits étaient d'une tristesse qui coupa le souffle au jeune prince. Puis son regard se porta sur une chevelure blonde, semblable à celle de son frère qui se tenait à quelques mètres de lui … Xyno. Lui aussi se trouvait donc ici ? Il était arrivé avant eux. Enfin, son attention fut attiré par un mouvement au sol. Un corps étendu, meurtri mais qui respirait encore. Sous ses traits de douleur, Calintz reconnut Alex Telles, son ami.

Sa vie se fondait dans cette pièce, entre haine et amour, amitié et rancœur, peur et attirance. Ne sentant plus la présence d'Agapanthe à ses côtés, le jeune prince s'avança de quelques pas dans la pièce. Il venait à son tour de pénétrer dans cette scène inimaginable qui rassemblait tous les protagonistes en un même lieu. Enfin il remarqua, l'ombre dans le dos de Xyno … Sayuri et l'enfant qu'elle portait sur son dos.

Un murmure franchit le seuil de ses lèvres.

"Onyx …"
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MessageSujet: Re: 10 Mai   01.02.09 14:16

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]
[onyx]


"Pourquoi ?"

Malgré sa colère onyx entendit la question. Une question qui valait en effet la peine d’être posé. Mais onyx n’allait pas s’amuser à répondre. Et puis il avait tellement de préoccupation dans la tête qu’il préférait laisser Alex mourir sur le sol que de lui porter encore attention.
Mais il n’eu pas l’occasion de calmer ses nerfs car il entendit les pas dans le couloir, ils ne furent pas annoncé alors onyx s’attendait à voir une personne peut désiré.

Onyx regardait fixement l’entré il n’avait pas envie de faire de prévision sur la personne qui allait franchir cette porte, il attendait en silence le regard froid. À sa grande surprise il reconnue la silhouette de Xyno qui était semblable à la sienne. Que venait faire cet oiseau de malheur chez lui?

Pas assez longtemps à mon goût Xyno. Tu n’es pas mon invité, tu t’invites sans demander, je n’ai aucune raison de bien traiter mon assassin.

Sa voie était froid il ne montré aucune émotion, pourtant il avait tellement de peine, la présence de Xyno lui rappelait tant de mauvais souvenir. Quand Sayuri fit son apparition derrière Xyno portant son fils c’est un sourit qui apparu sur le visage d’onyx, son fils était encore en vie. Il fit pendant quelque seconde abstraction de Xyno pour se rassurer un peut, apaiser sa tête qui allait exploser. Puis il regarda de nouveau Xyno sans rien dire. Alors qu’il le regardait il perçu un changement d’expression mais il ne lui fit pas remarquer, c’était même étrange de la par de Xyno.
Lui poser une question, étrange quand onyx voyait Xyno c’est que celui-ci avait une bonne idée pour le faire souffrir.
Lui parler de son fils… les dents d’onyx se serrèrent. Pas maintenant il n’en avait pas envie, il savait que cela allait le pousser à se torturer encore et encore l’esprit. Même si Xyno était à ce moment très proche d’onyx, celui-ci ne bougea pas. Il tenta de se maîtriser, onyx avait envie de pleurer.

- Il n’a pas trop souffert. Juste une bagatelle, le temps qu’il meure d’asphyxie. Je me souviens encore de son visage innocent se tordant de peur. Humm … mais à l’heure qu’il est, ne t’inquiète pas, son âme repose au paradis. Paix à lui !

ASSEZ!!!

Non il ne voulait pas savoir, il ne voulait pas entendre. Onyx avait mal au cœur, il regarda Xyno avec haine. Son enfant!

Non tais toi…

Il aurait put utiliser ses pouvoir mais son fils se trouvait dans la même pièce il devait se contrôler. Il devait rester calme. Ses yeux rouges héritage de la famille grenat, commencèrent à briller, son pouvoir devait se manifester, mais il ne voulait pas. Non il devait se contrôler, sino il allait tout droit vers l’auto destruction, il en était bien conscient.

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[Agapanthe]

Calintz ne semblait pas comprend la situation, c’est vrais après tout il avait était éloigner de manigance de la cour assez longtemps pour ne pas comprendre un seul mot. Mais aga devait tenter comme il pouvait sans non plus se faire repérer par son maître.

"Onyx … blessé ? Aga, je ne comprend rien à tes paroles !"

"Tu le connais mieux que personne je pense que tu comprendra par toi-même quand tu le rencontrera. Je pense que tu es le seul a ignorait ce qui se passer."

Comment lui dire sans lui dire? Rien que cette question lui semblait compliquée. Aga ne savait comment prévenir Calintz correctement.
Oui plus fort! Calintz je crois que tu ne comprendra que quand ça se passera, mais j’espère pour toi que tu sauras agir comme il faut. Je ne suis pas du genre à apprécier les grands changements.

Aga se dirigea vers la loge d’onyx, il ne pouvait que espéré que tout se déroule bien. Tout le monde laissa passer le frère de l’Abis sans soucis
Comment allait se passer ces retrouvailles? Les deux hommes allaient vers l’inconnue c’était presque excitant pour aga.

Ha…

C’est la seule chose que aga put sortir quand il vie Xyno onyx réuni dans la même pièce. Le fils d’onyx était présent, et il venait de ramener le frère. Oualala cela allait être difficile à gérer, de plus ce n’était pas son rôle. Agapanthe annonça l’arrivait de Calintz

"Le frère de l’Abis est en ces lieux."

Alors qu’il regardait la scène il vit un homme à terre. Il le pensait mort il alla donc vers lui pour emmener le corps.

"Je vous débarrasse de ce corps".

Il fallait bien qu’il trouve une excuse pour ne pas rester longtemps surtout qu’il s’avait la crainte que pouvait lui inspirait Xyno le paralyserait.
Il prit l’homme et reconnue Alex, il eu un sourire, il était enfin mort celui là. Mais très vite il le senti respirer. Ha zut, bon il allait bien mourir sur le chemin. Agapanthe s’éclipsa le plus vite possible avec alex.

P’tin si t’es encore en vie aide moi!!!

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[Onyx]

« Onyx… »

Alors qu’onyx se contrôlait sans rien dire pour ne pas faire trop de dégât deux personnes s’ajoutèrent à la scène. Aga et Calintz son frère, son amour. La situation devenait plus inconfortable pour onyx. Il aurait aimé que son frère ne soit pas là. Aga par contre se rendit vite utile et disparu très vite. Ce type était un lâche, mais ça faisait une personne ne moins à surveiller du regard.
Onyx se leva, il regarda le collier de Calintz, un pétale seulement… non… si celui-ci tombait Xyno pouvait s’attaquer à Calintz onyx devait être prudent.

"Sayuri viens ici!"

Autant que les personnes qu’il voulait protéger soit au même endroit. Puis il regarda Calintz il savait qu’il le détestait encore alors il ne se contenta que de lui faire un signe de la tête, mais il était tellement mal qu’il ne pouvait sourire ou faire semblant de se contrôler.
Il aurai tant aimer le serrer dans ses bras l’embrasser, ne plus jamais le lâcher. Mais il ne montra rien.

"Xyno, tu avais une question? Pose la et part! Je n’ai aucune envie de m’infliger la présence d’un homme qui tu l’enfant de Gaïa!"

Onyx restait persuadé que son fils n’aurait pas suivit son exemple car onyx faisait tout pour que jamais ses enfant souffre. La souffrance… il ne pouvait plus la supporter. Cela faisait un moment maintenant que personne ne m’avait aidé à porter son cœur lourd.

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MessageSujet: Re: 10 Mai   01.02.09 16:38

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

Soutenant le fils de l’abis d’une main, l’autre tenant son sabre toujours ciblé vers Xyno, Sayuri avait dut mal à marcher. Ses pas avaient perdus leur rapidité et leur souplesse naturelle pour devenir lents et lourds. Quelques gouttes de sueur étaient apparus sur son front, autant d’inquiétude que de fatigue. En effet, l’élu de dieu avait réussit à pénétrer sans grand mal le cœur de la dune de sable et avait démontré ainsi qu’il pouvait facilement atteindre Onyx. Et puis, cela faisait plusieurs jours qu’elle n’avait pas fait de nuit complète, sa tâche de garde du corps de l’abis l’occupant beaucoup. Chétive, Sayuri n’avait pas une grande force brusque et elle compte plutôt dans ses combats sur la technique et la ruse. Le poids de l’héritier de la mine de sable l’handicapait donc.

Malgré cela, elle continuait à avancer, une lueur haineuse figeait dans ses pupilles noires. Un sarcasme de l’ange vint la sortir de ses pensées et c’est avec un grognement qu’elle fit jouer de son sabre pour que sa lame vienne chatouiller le dos de l’impertinent. Malheureusement, celui-ci fut plus rapide et l’esquiva.

« Pourriture. »

Un coup d’œil dans son dos, l’enfant était toujours inconscient, plongé dans un sommeil sans rêve, comme l’attestait sa respiration calme et posée. Tant mieux, il valait mieux qu’il échappe à la vérité trop dure pour lui. A cette prochaine confrontation entre l’abis et l’élu de dieu. Déjà les marches étaient en vue, d’un geste de la tête aux gardes toujours en faction, Sayuri fit signe qu’on les laisse passer, sans poser de question. On craignait trop la petite espionne pour oser faire quoique ce soit. Alors que la jeune femme montait les premières marches, sa respiration se fit plus rapide, le poids de l’enfant se faisant de plus en plus sentir. Ce qui n’échappa pas à Xyno.

« Tais-toi ! Sinon je te jure que je n’aurais aucun remord à figer ma lame dans ton cœur. »

Sayuri ne doutait pas de sa force, présomptueuse, elle était sûre de pouvoir y arriver. Elle attendait seulement un ordre de son maître pour se faire ce plaisir. Resserrant son emprise sur l’enfant qu’elle portait toujours sur son dos, l’espionne entra à son tour dans la loge royale. Onyx était là, Alex aussi, comme elle les avait laissés. Mais l’un était assis sur le trône alors que l’autre gisait, à demi mort au sol. De ses yeux froids, elle jaugea la situation. La seule menace venait de Xyno, Alex n’étant certainement même plus capable de se mettre debout.
Ne bronchant pas à l’appellation « toutou », la jeune fille regardait son maître, attendant des instructions de sa part. Elle avait récupéré le fils de l’abis, mais n’avait pas encore retrouvé ceux responsable de son enlèvement. Pourtant, à cet instant, il y avait des choses bien plus graves qu’elle devait régler.

« Je m’excuse maître. Je l’ai surpris dans les couloirs, en revenant ici. »

Préférant garder l’enfant sur son dos pour assurer sa sécurité, elle fut néanmoins entraver dans ses gestes et ne put empêcher l’élu de dieu de se rapprocher de Onyx. Mais que lui prenait il à ce fou ? Avait il envie que l’abis perde tout contrôle de lui à la provoquer ainsi sur la mort de son fils ? Sayuri réprima une grimace alors qu’elle devinait la blessure béante qui devait saigner dans le cœur de son maître. Un instant la jeune femme eut peur que la situation ne dégénère complètement, elle eut peur pour la vie de l’héritier de la mine de sable. Mais alors qu’elle croisait brièvement les pupilles ensanglantés de son maître, elle comprit que celui-ci ne ferait rien qui pourrait attenter à la vie de son fils.

Mais une voix se fit soudain entendre et Sayuri se retourna vivement pour voir arriver deux nouveaux protagonistes. Un homme qu’elle ne connaissait pas, et … Calintz, le frère de l’abis. On dirait que tous n’allait pas lui faciliter la tâche en cette journée, elle qui devait assurer la sécurité de la famille royale. L’inconnu s’en alla rapidement, prétextant le fait qu’il emmène le corps gisant à terre loin de la loge royale. Sayuri n’aimait pas cette idée, elle avait eut suffisamment de mal pour mettre la main sur le roi des voleurs pour risquer de le laisser filer, mais elle n’avait pas le choix, Alex étant loin à cet instant d’être le premier de ses soucis.

Rapidement, elle fut reprise par l’ordre de Onyx, et sans prendre le temps de dire quoi que ce soit, elle s’exécuta et alla se placer à côté de l’abis. Elle ne pouvait pas se mettre devant lui, comme elle l’aurait fait d’habitude, tenant le rôle de bouclier, à cause de l’enfant qu’elle portait sur son dos. Elle devait aussi assurer la sécurité de ce gosse. Le sabre au reflet rouge était toujours tenue dans une main, véritable menace pour quiconque s’approchait un peu trop de l’abis.

« Il va bien, maître. Vitre fils va bien, il dort simplement. Il ne lui arrivera rien, vous avez ma parole. »

Sayuri n’avait pas regardé Onyx alors qu’elle prononçait ses quelques paroles de réconfort, ses pupilles noires étaient restées rivés sur Xyno et Calintz. Elle ne pouvait porter tout le malheur et l’inquiétude de son maître, mais elle pouvait au moins essayer de l’atténuer, juste un peu.
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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 10 Mai   09.02.09 1:23

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

Quand allait-il mourir ? Parce que c’était bien de sa mort qui s’agissait dans cette scène. Sa nouvelle mort, sa seconde et la dernière, espérait il. Avec plusieurs côtes de cassées, la respiration sifflante qui s’échappaient en râle de sa gorge, Alex ne se faisait guère d’illusion sur son pronostic vital. Onyx n’y était pas allé de main morte, d’ailleurs pourquoi l’avait il laissé en vie ? Voulait-il le voir souffrir encore plus, lui tirer des renseignements ? Le voleur ne souhaitait que la fin. De sa douleur, de son agonie, de son désespoir à l’idée de ne plus jamais revoir Annice.

La vision se brouillant, l’homme percevait juste la présence d’Onyx, sur son trône. Il avait finit par le gagner, par en finir avec lui. Ancien roi des voleurs, lui qui avait menacé l’équilibre de la mine de sable à une époque et qui était revenue dans son pays vierge de tous souvenirs. Lui qui s’était de nouveau levé contre les pouvoirs de l’abis, qui était prédisposé à rejoindre les rebelles, à les aider. Pourquoi devait-il finir ainsi, broyer par la main impitoyable d’Onyx ? Tant de question qui restait sans réponse. Le destin peut être. Même si Alex continuait à ne pas y croire.

C’est à ce moment là, alors que le voleur commençait à glisser dans l’inconscient qu’une voix vint le ramener brusquement à la réalité. Une voix qu’il connaissait par cœur. Une voix qui lui provoqua immédiatement des frissons dans le dos. Une voix d’homme, voluptueuse et aux teintes envoûtantes. Et pourtant qui suintait la froideur et la haine. Dans un effort colossal pour le jeune homme, celui-ci redressa la tête vers l’entrée de la loge royale, vers l’endroit ou se tenait deux nouvelles silhouettes. Il en reconnut une sans mal, malgré ses contours rendus flous par la perte importante de sang. Sayuri. L’espionne était revenue, certainement avec l’enfant de Onyx. Pourvue qu’elle n’ait pas retrouvé Annice, pourvue qu’elle ne l’ait pas tué. A quelques mètres d’elle se tenait un homme à la stature imposante. Alex plissa les yeux, essayant de distinguer les détails du visage, la clé de ses souvenirs enfouis. Des cheveux blonds retenu en couette, des traits parfaits, des lèvres fines mise en valeur sur une peau blanche. Et des yeux d’un or incandescent. Des yeux qui trahissaient la surprise de l’inconnu. Il le reconnaissait, Alex en était sûr, et même si l’identité de l’homme lui échappait encore, il savait que les années de blanc total qu’il lui restait étaient liées à ce type.

Mais déjà la discussion s’enchaîna, trop rapidement pour que le roi des voleurs la suive, dans l’était ou il se trouvait. Les ténèbres acculaient son esprit et la douleur devenait de plus en plus sourde, envahissant chaque parcelle de son corps. Les yeux rouges de l’homme se fermèrent, lui donnant l’allure d’un mort avec le filet de sang continuant à couler le long de ses lèvres. Oui Alex était mort, ou il allait mourir. Cela ne faisait aucune différence à ce stade là. Il aurait simplement voulut revoir Annice une dernière fois, et pourquoi pas, comprendre comment l’inconnu aux cheveux blond faisait partit de son passé. Glissant dans l’inconscience, l’homme sentait peu à peu ses souffrances s’amoindrir. La mort emmenait donc un semblant de repos… l’avait il vraiment mérité après toutes ses bêtises ?

Apparemment non, car on ne lui laissa pas l’occasion de mourir sans nouvelle souffrance. Un homme venait de l’empoigner et le tirer vers la sortie. Alex réprima un cri de douleur alors qu’il sentait ses côtes se plaindre, agrandir les plaies déjà formées. Pour toute plainte, le voleur ne laissa s’échapper de sa gorge qu’un unique râle alors qu’il était conduit à l’extérieur de la loge royale.
Le corps ballant, chaque nouveau pas lui tirait un gémissement de douleur. Pourquoi ne le laissait-on pas mourir en paix ? Rouvrant les yeux à demi, Alex put distinguer celui qui ne semblait pas prêt à lui accorder le repos. Un visage apparut, reflet vague d’un souvenir de son passé.

« Agapanthe ? »

Le nom avait fusé dans son esprit, même si les liens qui l’unissaient à cet homme restaient encore obscurs pour le roi des voleurs. N’ayant plus la force de se débattre, ou d’ailleurs de marcher, Alex essaya tout de même de soulager un peu Aga de son poids. Qu’était cet homme pour lui ? Un ami ? Un ennemi ? Une simple connaissance ? Alex ne s’en souvenait pas.

« Qui es tu ? »

De nouveau, la phrase lui était venue spontanément, simple murmure à peine audible entre les lèvres vermeilles du voleur.

Il était en vie … pour combien de temps encore … tant de question sans réponse, tant de regret. Il était mort une première fois, avait ressuscité pour il ne savait quelle raison. L’idée simple de mourir à cet instant lui semblait injuste. Des hommes s’étaient sacrifiés devant lui, s’étaient battus et avaient péris en son nom, en croyant en lui. Il ne pouvait pas mourir ainsi. Ravalant toute fierté, et les doutes qui subsistaient dans l’esprit du voleur sur les liens qui l’unissaient à Agapanthe, il demanda dans une plainte rendu rauque par la douleur :

« Aide-moi s’il te plait. Je ne peux pas mourir maintenant. »

Trop de choses étaient en jeux, trop de regret, trop de souvenirs encore perdus.
Et puis, Alex ne se résignerait jamais à mourir sans avoir put contempler une nouvelle fois le visage d’Annice, avant d’avoir put la rassurer, lui dire qu’il l’aimait. Il tenait à tenir sa promesse.

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And in a world or the innocence is next to the blood,
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MessageSujet: Re: 10 Mai   10.02.09 22:12

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]


Ha ce type était lourd, c’est vraiment parce qu’il n’avait pas envie de ce retrouver entre onyx et Xyno ce genre de retrouvaille c’était bon pour personne d’ailleurs. Il avait assez peur de Xyno et de ce qu’il était capable de faire, alors qu’onyx n’avait aucune idée de ce que pouvait faire aga.

« Qui es tu ? »

malgrés la faiblesse avec laquelle été sortit de la phrase d'alex, aga avait très bien comprit ce que demandait alex. D'ailleurs il n'en revenait pas.
Quoi? Il avait bien entendu, ce qu’il avait entendu? Qui il était? C’était presque marrant, comment pouvait il l’avoir oublié.
Aga eu un déclique, ses yeux se figèrent, Est-ce q avait eu le droit au même traitement que lui? On ne pouvait pas oublier surtout après ce qu’il avait pu faire. Mais cela restait trop trouble dans sa mémoire pour pouvoir affirmer quoi que ce soit. C’était d’ailleurs très agaçant de ne pas pouvoir atteindre
De sa voie roque, aga répondit simplement à Alex.

« J’aimerais bien le savoir. »

« Aide-moi s’il te plait. Je ne peux pas mourir maintenant. »

Et bien il était pressé le petit père. Mais aga devait lui poser des questions important il le fit s’assoire contre le mure, ils étaient assez loin de la loge de l’Abis pour que personne ne vienne les gêner. Aga regarda toutes les blessures d’Alex. Aie il aurait pas aimé être à sa place.
Même si il souffrait la vie d’Alex n’était pas en danger.

"Attend! Alex! Tu ne peux pas m’avoir oublié, comme moi je n'aurais pas du oublier tous les détails de l'hisitoire! enfin je sais déja qui tu es. Avant que je te ramène en prison dis moi ce qui t’es arrivé? Pas tes blessures de maintenant."

Il regarda si il n’y avait pas une marque plus profonde que les autres aux cas ou. Quelque chose qui aurait pu achever alex. Mais il c’était manger tellement de coup aga ne pouvait pas savoir. Il ne pouvait compter que sur alex.

Aga avait très envie de trouver une réponse à son passé, au raison exacte de toute ses veilles cicatrices, la raison pour laquelle Xyno lui faisait si peur. Raaaa sa mémoire était incomplète, il lui manquait bien trop de chose. Et il avait l’espoir de ne pas être le seul dans ce cas.

Alors qu’il l’inspectait il remarqua une blessure plus, plus… aie… elle était vraiment pas belle, onyx n’y était pas aller de main mort.
Si aga voulait savoir ce qui été arrivé à Alex, il devait le maintenir envie, mais il n’avait aucune solution pour le soigner. Aie aie comment aller t’il faire. Un peu démunie il resta la à le regarder et raconter si il le voulait bien son histoire.

"Alex tu es dans un sal état, si je te bouge trop ça va empirer. Je ne sais pas comment on va faire si tu comptes aller plus loin."
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MessageSujet: Re: 10 Mai   11.02.09 1:16

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

La respiration bloquée par la surprise, Calintz restait stupéfait ne pouvant pas faire un geste et restant planté devant la porte de la loge. Son cœur battait à la chamade et des frissons glacés parcouraient son dos dans une douce caresse au vue de la chaleur qui régnait dans la pièce. Son regard s’était rapidement reposé sur Onyx essayant de sonder son visage à la recherche d’une explication, de la clé qu’il cherchait depuis un mois. En vain, la colère, l’exaspération, la frustration qu’il put lire sur les traits de l’abis ne l’aidèrent en rien le replongeant dans les derniers souvenirs qu’il avait de cet homme de pouvoir. Alors lorsqu’il avait lâché un simplement murmure guidé par un instinct naturel, il s’était attendu à retrouver un frère monstrueux … et il découvrit un frère accablé. Son regard parut durant quelques secondes tellement triste que le jeune prince faillit courir à travers la loge pour le serrer dans ses bras - combien de fois avait il rêver de le faire durant ce mois de torture ? – mais il se retint par prudence observant les autres personnes présentes dans la pièce.

Agapanthe passa à côté de lui ne lui adressant pas un mot. Il se dirigea rapidement vers le corps d’Alex étendu au sol. Que voulait-il lui faire ? Calintz s’avança d’un pas préoccupé par le sors de son ami … mais lui que pouvait il faire ? Lorsqu’Agapanthe se saisit du roi des voleurs inerte, le prince de la mine de sable esquissa quelques pas dans leur direction avant de se stopper lorsqu’il vit Xyno et Onyx. Hum, il valait mieux qu’il restait à sa place pour l’instant. Malgré les affirmations d’Aga sur ses soit disant pouvoirs, Calintz n’avait aucune envie de se frotter à ses deux hommes et il préférait se faire oublier dans cette pièce.

Lorsqu’Onyx se leva, au contraire, Calintz eut un mouvement de recul retournant vers la porte par laquelle il été entré. Partagé entre crante et attirance, le jeune prince ne pouvait chasser de sa mémoire sa dernière rencontre avec son frère et le mois qu’il venait d’endurer perdue dans le floue de sa mémoire. Au fur et à mesure, les choses s’éclairciraient pourtant il avait toujours l’impression qu’il lui manquait quelques choses d’essentiel pour comprendre. L’abis posa son regard sur lui, et plus particulièrement sur son collier … comme s’il se sentait mis à nue, Calintz prit le pendentif entre ses doigts et le cacha aux yeux de son frère lui retournant un regard à la fois interrogateur et empreint de défi. Après tout c’était bien le dernier cadeau qu’il lui avait fait … et il l’avait abimé.

L’abis rappela son garde du corps prés de lui et imperceptiblement le corps du jeune prince se crispa lorsque la femme traversa la pièce. Méfiant, chose qu’il n’avait jamais éprouvé avant, Calintz resta sur ses gardes. Il ne savait pas exactement ce qui avait put se passer durant un mois et la présence de Xyno dans la pièce ne faisait que renforcer ce floue. Ne montrant rien de ses sentiments, le prince continuait de fixer les occupants de la pièce lorsque son regard se porta sur l’enfant que portait Sayuri. Fils de Onyx et Gaïa, il était le dernier héritier en vie pour la couronne de Sunahama et le dernier rempart qui protégeait son père de la folie. Qu’est ce qu’un enfant pouvait bien faire dans cette loge face à l’horreur du cirque ? Calintz frissonna en imaginant les scènes auxquelles le petit garçon avait dut assister. Malgré son apparent détachement, le prince était blessé de la réaction qu’avait eut onyx à son égard. Pas un mot, à peine un regard, alors qu’il semblait tellement accaparé par son horrible sosie… encore une fois la jalousie remua ses pensées trouvant sa source en Xyno. Alors lorsqu’Onyx lui adressa un signe de tête, Calintz sentit le rouge lui monter aux joues dissimuler heureusement par les rougeurs que lui tirait la chaleur. Stupide … il ne devait pas retomber dans ses filets aussi facilement. Ce n’était qu’un petit signe de tête qui pouvait signifier bien des choses. Je m’occuperais de ton cas plus tard. Qu’est ce que tu fais encore là, toi ? Un importun de plus à éliminer. Je suis heureux de te revoir. Je vais te tuer une bonne fois pour toute. Tu m’as manqué. Vois ce que je devenu cher frère, un monstre. Je t’aime.

Ah, il fallait qu’il arrête de ressasser tout cela. La migraine revenait transformant son esprit en un champ de bataille ou chaque coup d’épée lui était destiné. Il sentait une vague de chaleur s’emparait de ses veines transformant son corps en un brasier incandescent qui prit forme dans les iris de ses yeux qui reprirent leur couleur naturelle. Rouge sang, la couleur des Grenat. Les poings serrés, le jeune prince se mordit la lèvre tentant de lutter contre cette chose qui refaisait surface après quelques heures de répit. La présence de Onyx et de Xyno cumulé n’arranger rien, au contraire, Elle semblait vouloir se battre avec plus d’acharnement. Respirant profondément, Calintz sentit sa vision se troubler tandis que cette chose qui l’habitait depuis presque un mois prenait de l’ampleur en lui.
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Xyno
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MessageSujet: Re: 10 Mai   14.02.09 2:03

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

Les pupilles d’un or liquide observaient avec amusement la scène. Un nouveau ballet venait de commencer, la loge était le décor de l’histoire, une histoire qui pouvait bouleverser le monde entier. Tous les protagonistes ou presque semblaient être rassemblés en un seul et même lieu. L’élu de dieu, Xyno, qui avait pour mission de tuer les abis et de remettre en place l’ordre divin. L’abis de la mine de sable, Onyx, le double de l’ange, l’ennemi dont le destin était intimement lié au sien. Et puis il y avait aussi cette espionne, Sayuri, qui avait déjà contrarié les dessins de Xyno en découvrant la réelle identité de Gaïa. Portant sur son dos le supposé dernier héritier de la mine de sable, l’enfant de Onyx et de Gaïa. Et comme si cela ne suffisait pas, il y avait aussi ce satané voleur, Alex Telles, toujours en vie à la stupeur de Xyno. Une ombre au plan de l’immortel, telle une épée de Damoclès planant au dessus de sa tête.

Mais l’ange était joueur, il ne se souvenait que trop bien de sa dernière rencontre avec son double, et il comptait bien faire découvrir à ce dernier une autre facette de lui-même. Les deux hommes se détestaient et se fascinaient en même temps, leurs vies tournées l’une vers l’autre.
Le sujet de l’enfant d’Onyx fut abordé par l’immortel. Personne n’était au courant du fait que l’héritier de la mine de sable n’était pas mort mais se trouvait simplement caché dans les montagnes frontalières avec la mine de pierre. Un mensonge qui constituait une brèche dans la défense d’Onyx, une brèche dans laquelle s’était engouffré sans hésiter Xyno. Le regard brillant de larme contenu, rempli de haine se figea dans les yeux dorées de l’immortel. Un sourire sur les lèvres.

- Pourquoi devrais-je me taire Onyx ? Il me semble que tu dois savoir la vérité. Et puis, que me feras tu abis si je continue à parler de la façon dont j’ai tué ton fils ? Je suis curieux de le savoir.

Le timbre de la voix de l’ange était amusé, décidemment il adorait jouer avec cet homme qui lui ressemblait tant. Pourtant il savait que le jour ou il mettrait un terme à sa vie, cela le tuerait aussi. Punition divine ou simple caprice du sort ?
C’est à ce moment là que de nouveaux intervenants arrivèrent. Qui tirèrent un rire à Xyno. Tient tient, voici que le petit frère de l’abis faisait son grand retour après plus d’un mois d’absence. Et il était accompagné d’Agapanthe, le prince renégat de la mine de pierre. L’ange avait laissé ses deux là la veille dans une maison de charme, sa confrontation avec les deux hommes lui avait permit de mieux saisir ce qui se tramait en cachette.

- Hum … je voix que vous avez fait vite pour venir de la mine de pierre. Je ne vous attendais pas si tôt… toujours aussi lâche à ce que je voix Agapanthe.

L’élu de dieu avait rajouté ces quelques mots en voyant le prince de Shin Sai aller ramasser le corps d’Alex. Une ride d’inquiétude vint barrer son front si lisse en observant le corps du prince des voleurs disparaître dans les couloirs. Il n’avait pas eut l’occasion de voir s’il était mort ou vivant, et si il était encore en vie, quelle était l’étendue de ses souvenirs. Le jeune homme aux yeux rouges en savait trop, beaucoup trop sur son compte, et il représentait une trop grande menace, surtout aux mains d’Onyx.

Mais Xyno n’avait pas le temps de s’inquiéter du sort de son ancien esclave. Faisant quelques pas pour se retrouver hors de portée du sabre tranchant de Sayuri dont il avait déjà eut l’occasion de percevoir l’adresse avec une telle arme entre les mains, l’ange se tenait devant l’abis et son espionne, celle-ci portant le dernier rejeton de la famille Grenat.
Ignorant la question d’Onyx, le regard doré de l’élu passa d’un des frères à l’autre.

- Tu ne vas pas embrasser ton frère Calintz ? Cela fait pourtant plus d’un mois que tu ne l’as pas vue, et hier tu ne semblais pas si timide …

Un sourire avait retrouvé sa place sur les fines lèvres de l’immortel. Comme un masque qui ne s’effaçait jamais vraiment. Xyno savait que sa marge de manœuvre était réduite, entre Sayuri et son sabre, la blessure qu’elle lui avait déjà faite, et surtout Onyx dans la même pièce, il devait jouer finement s’il voulait s’en sortir sans trop de dommage. Mais cette proximité immédiate avec le danger le galvaniser, et depuis longtemps –un mois- il se sentait enfin revivre pleinement.

- Hum … ou en étions nous ? Ah oui, l’enfant de Gaïa. Mort. Tu fais bien de m’y faire penser Onyx, je n’ai pas encore tout à fait terminé cette besogne il me semble.

Son regard se posa sur Sayuri, plus précisément sur le maigre corps qu’elle portait sur ses épaules. L’enfant de Gaïa et d’Onyx. Un enfant. Que Xyno ne pourrait jamais toucher. Néanmoins il représentait une arme efficace contre Onyx. Suffisamment pour que l’Ange lui fasse subir le même sort qu’à son frère. Et puis ce gosse l’insupportait à force de geindre à longueur de journée. De la compagnie ne lui ferait pas du mal, et le dernier fils de l’abis n’aurait plus à assiter aux combats sanglants de l’arène. Au final tout le monde y trouvait avantage. Sauf peut être Onyx et les malheureux que celui-ci tuerait dans ses quelques accès de rage.
Bah le monde était injuste de toute façon.

- Mais tu as raison, j’ai en effet quelques questions à te poser. Tout d’abord je tiens à te féliciter pour ce sort que tu as appliqué à ton frère. Très efficace, tu vois je n’ai pas put le toucher. Enfin pas pour le moment, il ne lui reste qu’un pétale.

Les yeux de l’immortel s’étaient posés sur Calintz, sa voix légère ne masquant pas la menace qui se cachait derrière ses mots.

- Déjà si tu me disais ce que faisait ce voleur ici ? Et puis je suis curieux de savoir la raison de ton comportement avec Calintz, toi le frère si tendre, si égoïste. Tu ne te serais pas passé de ton jouet préféré pour rien.*

A vraie dire Xyno avait déjà une idée derrière la tête, mais il voulait se confronter à Onyx. Il voulait en savoir plus pour mettre en place son plan, et pour contrecarrer les projets de ses ennemis. Des ennemis qui se faisaient de plus en plus nombreux.

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MessageSujet: Re: 10 Mai   14.02.09 19:08

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

- Pourquoi devrais-je me taire Onyx ? Il me semble que tu dois savoir la vérité. Et puis, que me feras tu Abis si je continue à parler de la façon dont j’ai tué ton fils ? Je suis curieux de le savoir.

Ais au moins l’intelligence de te taire face à mon fils! Je pense que tu sais tout aussi bien que moi ce qui peut arriver si tu en parles.

La haine qui brûlait onyx au fond de lui, rendait son pouvoir instable et dangereux, parler lui aurait facilité la vie, mais pas à Xyno. Cet être qui le fasciné, et qu’il haïssait plus que tout. C’était difficile de se battre contre une personne qui lui rappelait ce qu’il était. Mais onyx avait l’intention de gagner de bras de fer qui avait commencé entre eux.

Xyno connaissait agapanthe? Il els avaient rencontré a la mine de pierre? Onyx à cette idée regarda son frère d’un air inquiet. Non il restait encore un pétale illégalité vu. Xyno n’avait rien put faire à son frère. Il devait rester concentré sur cet intrus sinon cela risquait de déraper.

- Tu ne vas pas embrasser ton frère Calintz ? Cela fait pourtant plus d’un mois que tu ne l’as pas vue, et hier tu ne semblais pas si timide …

Au lieu d’avoir une réponse Xyno ne donna a onyx que plus de question à se mettre sous la dents. Comment ça pas si timide? Il c’était passait quoi entre eux? Onyx sentit la jalousie l’envahir, un sentiment de plus à gérer. Xyno savait ce qu’il faisait mais onyx ne pouvait pas lutter contre ce qui le gardait encore humain.

Calintz ne l’écoute pas, ne répond rien! Tu n’as pas à être impliqué! Ne l’écoute pas!
Et toi Xyno, tu es venue pour moi alors oublie le! C’est une affaire qui ne concerne que nos deux personnes! Laisse mon frère tranquille.


Il n’allait pas donner à Xyno la joie de torturer son petit frère. Onyx avait l’impression qu’on utilisait ses propres techniques contre lui et sa famille. Si il n’était pas si énervé il aurait su répondre, mais ses sentiments personnels prenaient trop d’importance.
Onyx avait le sens du sacrifice que quand cela concerner sa famille et son rêve de vie meilleur pour tout un peuple.

- Hum … ou en étions nous ? Ah oui, l’enfant de Gaïa. Mort. Tu fais bien de m’y faire penser Onyx, je n’ai pas encore tout à fait terminé cette besogne il me semble.

Ne t’approche pas d’un seul pas de mon fils Xyno, cela ne te servira à rien à présent, les dés son jeté et tu n’aura pas d’autre choix que je jouet au petit jeux que j’ai commencé il y a pas si longtemps que ça. Et poux cela dieu m’a donné un coup de main évident!

Il était plus sage de provoquer Xyno que de lui donner de vraies réponses.

- Déjà si tu me disais ce que faisait ce voleur ici ? Et puis je suis curieux de savoir la raison de ton comportement avec Calintz, toi le frère si tendre, si égoïste. Tu ne te serais pas passé de ton jouet préféré pour rien.

"Calintz n’est pas mon jouet! Quand à Alex il est là pour la scène suivante, toi qui aime observer je te convit aux spectacle qui se déroulera dans très peut de temps Xyno. Et je ne vais pas te gâcher le plaisir en te racontent la fin."

Onyx avant ça alors vers Xyno, il devait oublier son fils, un moment, oublier son frère pour affronter Xyno. Ne pas se laisser diriger par son ennemie, il devait adire pour protéger son rêve, mais aussi son amour et son fils. Cet être qui le ressemblait n’avait pas vraiment de chance de devait se confronter a onyx, et onyx n’avait pas de chance non plus d’un certain côté. Tout les d’eux c’étaient résigné à mourir, mais onyx avait choisie que ça ne servais pas toute suite.

"Sayuri! Fait emmener mon fils dans un endroit sur. Le petit n’a pas besoin de voir ça."

Il s ‘adressa ensuite à Xyno. La haine qui l’éprouvait, le faisait peut être aller vite en besogne. Mais au moins les prochaines heures se passeront sans problème de Xyno.

"Qu’importe les moyens, nous les utilisons pour arriver à nos fins, enfin tu n’as fait que reproduire la façon de faire de ma famille. Nous avant tout les deux beaucoup de question à poser à l’autre. Mais je n’ais pas l’intention de te donner les réponses, et puis je suis sur que tu va trouver par toit même, dans très peut de temps."

Onyx fit alors appel à son pouvoir qui se vit décuplé par la présence de Calintz jamais onyx n’avais ressentit une telle force en lui. Maintenant il savait pourquoi on lui avait ramené Calintz. Il allait piéger Xyno pour ne par être gêné par lui car cette nuit était le moment propice à leur arrivé.
Onyx fit tourner une grande quantité d’eau autour de lui, il avait besoin d’encore plus de pouvoir pour stopper Xyno et l’empêcher de nuire durant quelques heures.
Venue dont ne sais ou le pouvoir de la terre s’ajouta à sa tornade, a ce moment la conscience d’onyx n’était plus me pouvoir que pouvait admirer les protagoniste n’était pas celui d’onyx, mais de personne bien plus puissante que les Abis. Peut de temps après la glace rejoint la tornade. Onyx lui-même était écrasé par la puissance de cette attaque. Il n’était d’ailleurs pas le seul à subir cette influence, tout els descendant D’Abis encore en vie en cet instant n’était que des objets permettant la transmission des pouvoirs en un point.
Onyx savait que cette attaque mettrait Xyno sur la voie, mais il ne pouvait plus intervenir pour arrêter ce qui allait se passer.
Finalement m’attaque fut lancer, mais sans le pouvoir du feu elle était incomplètement. En premier c’est une prison indestructible, mais sans le feu Xyno pouvait en venir à bout, mais dans plusieurs heures environs. Les 3 pouvoirs encerclèrent Xyno pour l’empêcher de bouger ou d’utiliser ses pouvoirs.
Onyx épuisé tomba à genoux essoufflé et vidé de sa force. Il était trop faible pour ressentir de la haine, il c’était senti comme libéré de son mal de tête, son cœur était moins lourd, cette fatigue était agréable.

Xyno tu sous-estimes les humains et c’est-ce qui va te perdre. Contrairement à toi on ne travaille jamais seul.

Onyx inspira profondément, pour récupérer son souffle. Il regarda alors son frère puis Sayuri et leur sourit.

"Je crois que j’ai eu assez de contrariété pour aujourd’hui, Sayuri à ton récupéré les fugitives? Il serait temps que le les punissent elle aussi."

Trop de chose à faire, à penser, en ce beau jour du 10 mai.

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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 10 Mai   19.02.09 20:47

[10 mai - Matin – Mine de Sable (Arène – palais)]

- A terre femmes !

Haletant Kara courba l’échine rompant sous la pression de la main ferme qui lui tenait le bras. A genoux à terre aux côtés de Lazuli, la jeune prêtresse grimaçait de douleur tandis que des doigts puissants laissaient une trace bleutée sur son bras tordu dans un angle improbable. La tête baissée vers le sol poussiéreux, Kara laissa passer un gémissement de ses lèvres craquelés par la soif et la chaleur. Elles avaient échoué … non, elle avait échoué seule. Lazuli n’était qu’une victime de la folie sauvage qui l’avait animé lorsqu’elle avait frappé l’abis, elle n’avait rien à voir avec les tourments qui balayaient la vie de la rebelle. Fermant quelques secondes les yeux, la jeune prêtresse se remémora les dernières minutes tentant de trouver une faille.



Courir, toujours plus vite. C’était leur objectif et leur unique espoir. Aucune des deux ne connaissaient avec précision le chemin de la sortie et elles se fiaient à leur seuls instincts et aux souvenirs troubles qui entouraient ce labyrinthe. Kara était déjà passée par là lorsqu’on avait amené son convoie de prisonniers dans les prisons de l’arène mais tous les couloirs se ressemblaient et son esprit était grisé par le danger. Si elle était attrapée, Onyx ne se montrerait certainement pas clément envers elle en lui offrant simplement un mort rapide et digne … Et il y avait Xyno, que pouvait-il bien faire ici ? Était-il venu la secourir ? Peu probable. Il ne se montrerait jamais au grand jour défendant une femme. En définitive, elles étaient seules.

Le martèlement des pas de soldats coupèrent le souffle à la jeune femme alors qu’elle plaquait Lazuli contre le mur le plus proche pour laisser passer la patrouille. Dissimulé dans une obscurité quasi complète dans un passage étroit, les deux jeunes évadées regardèrent avec anxiété passaient les soldats de Onyx sans doute à leur recherche … Pourtant quelques chose semblait anormal dans cette agitation désordonnés. Personne ne semblait prendre les opérations en main pour mener les recherches avec efficacités, et les patrouilles semblaient embrouillées ne sachant pas vraiment qui chercher. Il avait dut se passer autre chose depuis qu’elles avaient quitté la loge pour que la fourmilière rentre dans une telle agitation sans que le roi n’apparaisse.

L’espoir revint dans le cœur de la jeune prêtresse. Utopique et illusoire puisque à ce moment là, un homme bien décidé à prendre sa revanche referma sa main de fer sur le bras amincie de Kara. Horin Vynir (PNJ) venait de mettre la main sur un joli lot.

Le soldat, après la cuisante humiliation qu’il avait subit face à la petite chérie de l’abis, était repartie en chasse pour laver son honneur. Et en ce jour de massacre à l’arène, les prisonniers à rattraper semblaient tomber du ciel tant il y avait de fugitifs. Prenant avec lui une escouade de quelques hommes, Horin avait commencé sa traque bien décidé à ne pas revenir sans rien. Les couloirs du palais n’avaient aucun secret pour ce soldat rompus aussi bien aux combats qu’aux affaires internes et il mena sa troupe avec efficacité se concentrant sur les proies les plus faciles. Ces deux femmes qui avaient réussit à faire faux bonds à l’abis en pleine entrevue … dans des circonstances assez étranges. Comment un homme de sa force avait put laisser s’échapper deux demoiselles inoffensives ? L’une était un jouet de sa royauté et l’autre une vulgaire prisonnière évadée, cela allait être facile. Et en effet, il ne mit pas bien longtemps à trouver les deux femmes reclus dans l’obscurité que leur offrait un passage étroit. Soupirant, tant cette traque était faille, il fit signe à ses soldats de le suivre avec le plus discrétion possible tandis qu’une patrouille passait non loin d’eux … pauvres imbéciles, ils ne les avaient même pas remarqué.

- La ballade est terminée.

Bien sur, elles avaient tenté de se débattre mordant et griffant comme des folles … mais que pouvaient elles faire contre cinq soldats robustes et aguerris au combat ? Rapidement maitriser, Horin avait prit le soin de les détailler. Il était indiscutable que l’abis avait bon gout au sujet des femmes. Le jouet était vraiment très belle, empreinte de douceur et de sensualité, un sacré joyaux dans la collection de Onyx. Peut être hésiterait il à la tuer ? L’autre n’avait pas la même perfection mais on pouvait dire d’elle qu’elle était belle. De long cheveux blonds encadraient un visage déformais par la colère et lorsque le regard de Horin se posa sur son ventre arrondie, il sourit. Elle, elle n’avait pas beaucoup d’espoir de rester en vie.

- Je suis sur que l’abis sera ravie de vous retrouvez.



Argh. Les rires montèrent dans le dos de la jeune prêtresse qui était allongés à terre le visage dans la poussière un bras toujours tenus derrière elle. Les soldats étaient fiers de leur prise et ils avaient pavané avec les jeunes femmes jusqu’à la loge royale. Maintenant qu’ils se trouvaient devant, ils les avaient fait s’agenouiller.

- Je suis désolée.

Kara chercha du regard sa compagne de fortune relevant légèrement sa tête. Elle était la cause de biens des souffrances. Maintenant il fallait qu’elle essai d’épargner Lazuli puisque pour elle et son bébé, il ne restait surement aucun espoir. A la perspective d’une nouvelle rencontre avec Onyx, elle frémit d’angoisse se forçant à garder une respiration à peu prés normale. Un soldat se détacha alors du groupe, envoyé en émissaire auprès de Onyx et de sa garde rapproché.

Se fondant dans la loge, il ne prit pas la peine d’accorder de l’attention aux autres personnes présentes fonçant directement vers Sayuri. C’était par elle que devait passer toutes les informations avant d’atteindre Onyx … et tant mieux car en cet instant, le jeune soldat n’avait aucunement envie d’annoncer la capture à l’abis. Se glissant à ses côtés, il lui murmura.

- Les deux jeunes femmes ont été capturées, elles se trouvent derrière la porte.

S’éclipsant comme il était venu, le soldat laissa le soin à Sayuri d’annoncer la nouvelle.
Maintenant, ce qui allait se passer dans cette pièce ne le toucherais plus.

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MessageSujet: Re: 10 Mai   20.02.09 16:24

[10 Mai /fin de matinée / dune de sable]

Parler, continuer à marcher, se raccrocher à la couleur mauve de la chevelure de l'homme qui le portait. Pour ne pas sombrer dans les ténèbres qui commençaient à s'étendre sur son esprit, pour ne pas tomber dans l'inconscience. Alex avait bien trop peur de ne plus se réveiller s'il venait à fermer les yeux et à s'autoriser ne serait ce qu'une seconde de répit. Ses pensées essayaient de se raccrocher à Annice, au visage d'Ahyalis, l'enfant qu'il avait aidé à s'échapper, mais la douleur broyait tout et le poursuivait même dans ses pensées.
Les souvenirs étaient flous et alors que la voix rauque d'Agapanthe résonnait à ses oreilles, couvrant quelques secondes le bourdonnement incessant de son sang affluant à ses tempes, Alex essaya de retrouver le lien qui les liait. Sans résultat. Le sceau qui lui interdisait l'accès à son passé était encre bien trop fort pour qu'il puisse le contrer, surtout dans l'état ou il se trouvait.

Faisant fie des doutes qui lui restaient, le voleur réprima sa fierté et son arrogance pour demander l'aide de l'homme qui l'aidait toujours à marcher. Il était déjà mort une fois, il ne voulait pas mourir une seconde fois. Pas maintenant, pas dans ces circonstances.
Une voix murmura dans sa tête.
On ne choisissait ni l'heure ni les circonstances de sa mort.
Simple réminiscence de son passé ou hallucination de son esprit ? Mais Alex se fichait bien de cette phrase même si la voix doucereuse qui l'avait prononcé l'avait fait frémir intérieurement. Lui avait toujours défier le destin, défier les lois et les hommes de pouvoir. Alors une nouvelle infraction aux règles de l'univers ne rajouterait pas grand-chose dans la balance de son jugement.

S'asseyant, les yeux mi clos, le voleur ne s'interrogea même pas sur cette soudaine pause. Les intentions d'Agapanthe étaient aussi mystérieuses et inconnues pour Alex que ceux qui se déroulaient en ce moment dans la loge.
Respirant difficilement, il apprécia néanmoins le contact froid du mur d'onyx dans son dos. Ses côtes le tiraillaient et ses poumons étaient en feu, l'abis n'y était pas aller de main morte. Les bras ballants contre son corps, il laissa Agapanthe l'ausculter, pensant que celui-ci voulait estimer l'étendue des dégâts pour le soigner. Plusieurs fois il étouffa des cris de douleur, qui ne sortirent que sous forme de grognement de sa gorge.

Clignant des yeux, essayant de reprendre un peu le dessus sur la léthargie qui s'étendait sur tous son corps et son esprit, Alex se concentra sur les paroles de Aga. Elles lui semblaient floues, et il lui fallut plusieurs secondes pour trouver quoi répondre.

"Ne me ramène pas en prison Aga… je ne dois pas y retourner…"

Le souvenir de la cellule qu'il avait habité tout un mois rongeait encore son esprit. La chaleur insupportable, la soif et la faim, l'odeur de mort et d'excrément qui hantait ses lieux. Alex n'était pas devenue fou grâce aux visites d'Annice et à la discipline de fer qu'il s'imposait, mais dans son état actuel il ne se faisait aucune illusion de ce qui lui arriverait s'il venait à retourner dans les geôles de la mine de sable. Mais pour convaincre Agapanthe, Alex avait la sensation que ce simple souhait ne suffirait pas. Il lui fallait quelque chose en retour.

"Ne me ramène pas en prison … et je te dirais ce que tu veux savoir."

A vraie dire le roi des voleurs ne savait pas exactement ce qu'attendait Aga de lui, mais il devait faire quelque chose pour se sortir de l'impasse que représentait la prison. Le torse dénudé, on pouvait voir des centaines de petites cicatrices constellant sa peau basanée. Des traces blanchâtres parcouraient tous son corps, et beaucoup restaient encore un mystères pour Alex. Seul son visage avait l'air d'avoir été partiellement épargné.

Mais une cicatrice était plus impressionnante que les autres, elle se trouvait sur le torse de l'homme, au niveau de son cœur. Elle avait la forme d'un cercle sombre, d’où partaient des sillons mauves courant sur sa peau. La blessure qui lui avait coûté la vie, Alex en était convaincu même s'il n'avait aucune souvenir de qui lui avait infligé.

"Agapanthe, tu as dis que tu savais qui j'étais. Mais moi je l'ignore. Alors je te le demande, qui suis-je ?"

La voix du voleur restait faible, saccadée entre deux respirations difficiles. Un filet de sang continuait de couler le long de ses lèvres.
Agapanthe semblait un peu démunie, il ne savait plus trop quoi faire. C'était une chance pour Alex, une opportunité de ne pas aller en prison, de pouvoir retrouver Annice. Et de comprendre ce qui s'était vraiment passé. Il ne pouvait pas entièrement faire confiance à Agapanthe, mais dans son état de toute façon, il ne pouvait rien faire seul. Et puis, l'homme et lui semblait avoir quelque chose de commun. Ce vide dans leur pupille, ce vide dans le mémoire.
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