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 10 Mai

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Annice Appolodoros
Capitaine de Shin-sai
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MessageSujet: 10 Mai   18.05.08 23:31

[matin/ prison de sunahama]

Il faisait si chaud ici, tout était si différent de Shin-sai. Elle avait vécus un temps ici, mais elle n'y avait laissé que des mauvais souvenir.
Elle était une enfant de la glace et ces lieux rendaient ses douleurs encore plus vigoureuses. Ce jour là elle avait brosser ses cheveux, mis un vêtement plus ample qu’à son habitude. Elle avait une longue robe bleu, nouée à la taille. Annice ne supportait plus que l’on voit son ventre, elle avait l’impression que c’était le centre d’intérêt de tout le monde, et elle ne pouvait le supporter.
Les bruits de couloir en disaient long sur son passé, elle avait prit l’habitude avec le temps, mais cette fois si c’était différent, car elle souffrait à cause du passé.

Comme tout les jours elle descendit profondément dans la terre de sundanais pour voie alex. Comme à chaque fois son bras bleu était dissimulé.
Annice n’avait pas besoin de parler pour qu’on lui ouvre toute la porte. Sous la protection d’onyx elle avait tous les droits, mais jamais le capitaine déchu ne pourrait en abuser.
Cette fois si elle entra et regarda Alex sans rien dire: il avait toujours cet air insolent, et malgré son emprisonnement il semblait en forme, pas comme elle.
Annice ne pouvait plus caché sa faiblesse physique du à son état psychologique pitoyable.
L’homme referma la porte derrière elle.

"Bonjour alex."

Elle fit une longue pose juste après. Annice s’avança prêt d’Alex, ses yeux bleus semblaient vides. Elle avait l’impression avoir tout tenté, pour le faire revenir à ses côtés.
Fatiguais elle se posa sur le sol.

"Et bien je ne suis pas sur avoir de très bonnes nouvelles."

Annice le regarda alors dans les yeux, cette scène lui donnait envie de pleurer.

"J’ai perdu la fois en nos Abis, j’ai perdu la fois en l’amour, j’ai tout perdu le jour ou tu m’as quitté, puis oublié."

Annice retira son gant laissant à Alex la possibilité de voir son bras.

"Tu vois cette main, le jour ma demi sœur et mort, je me suis fait maudire par ma propre famille, qui m’a abandonné. La haine que je porte dans mon cœur n’a fait qu’empirer ma douleur. Tu ne te souviens pas je sais, mais tu m’a un jour toi aussi abandonné.
Non pas que je veuille qu’on me prenne pour une victime sans défense, mais les sons là. Quoi que je fasse, je serais toujours une faible femme… portant en elle l’enfant d’une trahison…"


La fin de sa phrase était à penne audible. Elle avait mal mais elle continuait.

"L’homme qui ma protégé et un homme que je déteste et je respecte, car il ma tendu la main. L’Abis Grenat à quelque chose en tête qui va changer nos vies à jamais.
Je coûterais presque que l’élu de dieu tue les Abis avant!"


Elle s’allongea sur le sol, prit de malaise. Elle n’avait pas peur d’Alex. Et elle ne prenait aucune précaution cette fois si.

"Tu ne peux pas voir le ciel d’ici, mais ses couleurs sont celle de sang qui coule chaque jour dans le Colisée. Tu n’iras pas, car je te protège…"


Elle ne dit pendant une cour moment, le temps de respirer un peu.

"Tu sais Alex, tu m’avais dis que notre amour résisterait à tout. Tu m’as demandé d’y croire. Et pourtant c’est toi qui m’as oublié."

Annice se releva d’un coup, elle tourna le dos à Alex et tapa à la porte.

"_passez moi mon épée!
_bien madame!"

L’homme ouvrit la porte et lui tendit l’épée. Annice l’attrapa par les cheveux et le fit tomber au sol.

"J’aimerais que vous quittiez le devant de la cellule toute suite et que cela reste entre nous. Après tout si votre famille vie confortablement c’est grâce à moi."

L’homme fit alors le bras d’Annice, mort de peur il quitta la cellule. Elle se tourna alors vers alex.

"C’est très simple Alex, je n’ai plus la force de lutter, et je suppose que tu en as marre de me voir chaque jour. Je t’offre la liberté."

Elle jeta son épée à ses pieds.

"A la condition que tu mettes fin à mes jours."

Elle le regarda d’un air sérieux. Enfin ses yeux trahissant ses sentiments: oui elle était prêt a mourir, mettre fin à cette vie de malheur.

"Je n’ai pas vécus à la bonne époque. La chevalerie pour les femmes n’est pas d’actualité, et nous vivons des années bien sombres. Je mérite le repos autant que toi la liberté."

Une larme coula de ses yeux.

"Je n’ai pas réussi à te faire revenir vers moi. Je n’ai plus de raison de me battre. Tue moi s’il te plait, car tu es le seul à en avoir le droit."

elle laissa ses larmes couler.

"mourir le jour de sa naissance est une chose qui me convient parfaitement."

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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 10 Mai   23.05.08 21:22

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

L’atmosphère était lourde, irrespirable. D’ailleurs le voleur avait la gorge sèche. Malgré toutes les années passées dans le désert, son organisme n’était pas habitué à une chaleur si forte, de plus ce n’était pas avec l’eau qu’on leur donnait qu’il pouvait correctement s’hydrater. Alex avait déjà vue plusieurs fois des hommes tomber dans la folie, obsédé par la soif et par cet enfermement insupportable.
La cellule du jeune homme n’échappait pas à la règle, elle était petite, sale et avait pour seul meuble un paillasson qui servait de lit et une sorte de pot pour faire ses besoins naturels. Malgré son apparente insouciance et son bien être extérieur, le voleur commençait à être ronger par cette vie sèche et dénué de liberté. Son corps se rappeler trop de cette sensation d’emprisonnement et il se rappelait douloureusement à lui.

Une petite grille dans la porte lui permettait de recevoir un peu d’air de la pièce centrale de la prison et était la seule source d’animation. C’était par cette petite fenêtre qui le sortait de son monde que Alex voyait les pauvres malheureux condamnés au cirque ou encore les cadavres de ceux qui avaient succombé durant la nuit.

Puis les bruits de pas … si habituel, si attendu et craint par le jeune homme.
La porte que s’ouvre pour laisser entrer une silhouette maigre et à l’air fragile. Une lueur bleu qui rappelle le ciel entre dans la cellule, les cheveux et les yeux si particuliers de la femme captive le détenu qui ne se lève pas, qui reste à terre.

« Bonjour Annice. »


Simple réponse à la salutation de l’ancien capitaine. Depuis le temps qu’elle venait le voir dans sa cellule, Alex avait accepté de l’appeler Annice et la tutoyer sans détour. Même s’il ne se reconnaissait pas dans le passé que semblait regretter cette femme, il sentait son cœur s’emballait lorsqu’elle posait ses yeux bleus sur lui. Des sentiments confus l’imprégnaient. Il voulait qu’elle parte, qu’elle s’éloigne de lui, qu’elle ne revienne plus jamais le voir. Mais en même temps chaque séparation était un déchirement, son cœur pleurait en silence alors que la tête d’Alex refusait cette douleur.
Ce jour la, il put remarquer qu’elle n’allait vraiment pas bien. Elle vint s’asseoir sur le sol, lui se releva soudain. Il ne voulait pas être trop proche de cette femme, sinon il allait craquer, il allait devenir faible et perdre tout espoir de liberté.

De mauvaises nouvelles … Alex porta son attention sur Annice.
Le voleur avait maigrit et perdue de la masse musculaire durant son emprisonnement et malgré les exercices qu’il s’imposait chaque jour pour garder une certaine forme physique, cela ne compassait pas les longues heures passées à ne rien faire entre ces 4 murs.
Il soutint le regard bleu du capitaine, sentant qu’il ne devait pas le dévier, sentant son cœur s’accélérer.
Quitté, oublié, pourquoi cette femme lui parlait elle de façon si personnelle alors qu’il n’avait aucun souvenir d’elle. Alors qu’il ignorait qu’elle avait fait partit de sa vie. Il ne comprenait pas son discours, ou plutôt de voulait pas le comprendre. Il voulut répliquer, se battre pou faire entendre cette énorme erreur.
Mais elle enleva son gant … et Alex découvrit le bras bleu … une vision qui déchira son cœur. Sans qu’il ne comprenne pourquoi.

Le prisonnier se sentait mal à l’aise devant le discours de Annice. Il ne savait trop quoi penser. Cette femme était certainement folle mais sa souffrance touchait le voleur plus profondément qu’il ne l’aurait voulut, qu’il n’aurait crut possible de souffrir pour quelqu’un d’autre.
L’enfant de la trahison.
Un murmure à peine audible qui vint se perdre dans l’oreille du voleur qui sentit un grand vide en lui. Annice était en ceinte. De qui ? Aucune idée, mais d’un homme qu’elle n’aimait pas apparemment. Ses yeux rouges se posèrent instinctivement sur le ventre de la jeune femme, il n’avait rien remarqué.
Alex voulut demander qui était le père, il avait envie de savoir, mais il réprima cette pulsion, il ne devait pas se mêler de la vie de cette femme sinon il entrait dans son jeu. Il ne fallait pas mettre en péril cette fragile ignorance qui le tenait loin de ces souvenirs si douloureux… qui l’avait conduit jusqu’à la mort.
Il ne fallait pas gâcher cette seconde chance.

Le voleur se moqua des paroles que dit en suite Annice, l’abis Grenat ou cette affaire d’élu ne le concernait pas. Mais lorsque Annice s’allongea au sol prise de vertige, il voulut s’accroupir prêt d’elle mais il en fut incapable. Son corps lui criait de se tenir éloigner ainsi que sa tête alors que son cœur se languissait d’un contact, d’un simple frôlement entre leur peau.
Lorsqu’elle lui parla du ciel, il sentit une pointe de nostalgie naître en lui.

« Je préférerais voir ce ciel rouge Annice, même si c’est dans l’arène du cirque que je me trouve. »

Oui rien ne pouvait être plus terrible que ce qu’il vivait en ce moment, ce déchirement de ses envies et de ses sentiments si opposés. Il aurait préféré combattre, mourir dans l’arène plutôt que de voir cette femme aux cheveux bleus allongés devant lui.

Elle lui reparla de leur passé … un passé qu’il ne partageait pas. Lorsqu’elle se releva et alla taper à la porte, un murmure s’échappa de la gorge du prisonnier.

« Désolée mais je ne m’en rappelle pas. Je ne me rappelle de rien. »

Il observa du fond de sa cellule la scène qui se déroula. Annice demanda une épée. Son épée. Puis elle prit violemment à partie Albert, surprit et dérouté par ce comportement atypique pour une femme. Lorsqu’il s’enfuit de la cellule, Alex murmura en s’appuyant contre le mur d’onyx.

« Il ne t’avait rien fait, Annice, tu aurais put éviter de le malmener ainsi. »

Il n’essaya même pas de glisser une note d’humour dans sa phrase ou d’ajouter un soupçon de légèreté à sa voix empreinte de gravité. Il savait que ce qui allait se dérouler était important, plus important que ces un mois passé ici.

Il regarda placidement l’épée jetée à ses pieds, sachant pertinemment à cet instant la ce qu’attendait l’ancien capitaine de lui.
La liberté contre le meurtre d’Annice … il lui semblait avoir déjà était confronté à ce même choix dans sa vie antérieur, et c’était une désagréable impression, une impression d’être piégé, au bord du gouffre.
La mort était elle repos ?

La larme qui coula des yeux bleus azur de la jeune femme fit craqueler le bouclier du voleur. Il ne pouvait pas rester impassible, faire comme si elle n’appartenait pas à sa vie. Il le savait depuis leur premier regard échangé, Annice avait eut de l’importance dans son passé, une trop grande importance pour qu’il puisse l’accepter. L reconnaître.
Il se sentait pitoyable, affalé contre le mur, devant l’ancien capitaine en larme qui lui demandait de mettre fin à ses jours. Il n’avait aucun droit sur cette femme, il l’avait fait trop souffrir. Cette vérité qu’il fuyait depuis un mois s’imposa en lui, il était responsable en grande partie de la maladie qui rongeait le cœur d’Annice, cette maladie nommée désespoir.

Dans un sursaut de lucidité et de prise de conscience, Alex s’approcha d’Annice, laissa l’épée à ses pieds, ne lui jeta même pas un coup d’œil. Il s’était arrêté tout prés de la jeune femme, si prés qu’il pouvait entendre le bruit de sa respiration rendue difficile par ses larmes. Des larmes qu’il vint cueillir du bout des doigts, dans une caresse sur sa joue. Sa main s’attarda un moment avant de glisser sous le menton d’Annice et lui faire relever la tête vers lui dans une douce pression. Ses yeux rouges se figèrent dans les siens, d’un bleu azur.

« Tu ne mourras pas Annice. »


Sa voie était douce, calme, posée, étrangement rassurante. Un sourire vint percer son masque d’impassibilité, un sourire franc et qui rayonnait.

« Bon Anniversaire. »

Il se pencha encore un peu et ravit les lèvres de l’ancien capitaine. Depuis combien de temps ne l’avait il pas embrassé ? L’avait il déjà embrassé ? Si il s’en référait aux paroles de Annice, oui. Mais c’était si bon, si doux qu’il oublia tout, et profita de cet instant. Son cœur libéré de cet étau qui l’emprisonnait depuis un mois, sa tête vide pour une fois de tous soucis.
Il n’avait pas retrouvé sa mémoire, mais son corps se souvenait de ses lèvres, de cette peau. Et pour le moment c’était suffisant. C’était un de ses baisers qui vous fait oublier le temps qui passe et lorsque leurs lèvres se séparèrent, le souffle d’Alex était court tant cet échange avait été intense et révélateur pour lui.
Une barrière avait été franchit, mais il en restait bien d’autre entre le voleur et le capitaine.

« Tu as une raison de te battre maintenant Annice, alors vis. Vis avec moi. Je ne peux plus te promettre une vie paisible en couple comme je l’aurais souhaite dans le passé, je ne peux te promettre que cet instant que nous partageons. Rien de plus. Tout comme tu le sais, l’avenir est imprévisible et il semblerait qu’il nous ait éloigné l’un de l’autre bien des fois, je ne souhaite plus te mentir ou faire semblant. Alors profitons de l’instant présent, nous verrons plus tard pour la suite. »

Il attira la jeune femme contre lui, l’enlaçant, faisant attention de ne pas lui faire mal à son bras bleu.
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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 10 Mai   13.06.08 22:37

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

ESPOIR.
Quelques mots tracés du bout du pied sur le sol poussiéreux de la prison. Tracer pour ne pas oublier ce sentiment, pour se souvenir tant bien que mal d’une de ses doctrines. Combien de fois avait elle répéter aux gens, avec sincérité mais sans réalisme, « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir » ? Aujourd’hui, elle était bien en vie, elle portait même la vie mais l’espoir semblait la fuir. Assise sur sa paillasse, se remettant tant bien que mal des nausées matinales qui l’avaient assailli, elle semblait bien faible.
D’un geste vif, elle effaça les lettres devant le passage d’un garde craignant une représailles s’il venait à découvrir ce seul mot. Sachant ce qui allait suivre, elle se leva avec difficulté tant la fatigue était présente dans tout son organisme pour se rapprocher de la grille qui séparait liberté et enfermement.

Chevelure bleu … aucun regard, but fixe. Toujours la même cellule, voisine de la sienne, celle de l’homme qui chantait. Petit rituel qu’elle avait instauré dés son premier jour de séquestration, elle avait immédiatement reconnu cette couleur si peu banale et cette femme : la capitaine de la mine de pierre. Elle s’était posé la question de ce qu’elle faisait ici mais ne cherchait plus la réponse. Elle se contentait d’assister à cette visite quotidienne, simplement.

Puis sans rien attendre de plus, elle retourna s’asseoir à sa place, sur sa paillasse. La veille, un mouvement dut à l’arrivé d’un nouveau convoie de rebelles destinée au cirque avait envahis la prison. Les places manquaient désormais … on avait envoyé en masse ce matin vers l’arène pour « faire le ménage » comme disait les gardes. Kara redoutait qu’on la prenne, elle aussi … alors qu’elle sentait tout les jours sous sa main protectrice son ventre prendre des formes et les premiers mouvements de son bébé.
Dans un murmure adressé à elle-même, elle se dit :

« Pardonne-moi Xyno … je n’aurais pas dut te promettre quelques chose que je ne pourrais peut être pas tenir… mais entre lui et toi, c’est lui que je choisis. »

Soupir, elle s’adossa contre le mur de sa cellule cherchant une fraicheur qui ne venait pas. Tout ici était imprégnée par la sueur, les relents, la chaleur suffocante et envahissante. Prise d’une nouvelle nausée, elle chercha du regard la bassine qui lui servait pour tous ses besoins, la jeune prêtresse se força à respirer lentement pour faire passer ce nouveau mal de ventre. La gorge sèche, un gout de vomi dans la bouche, elle alla prendre la cruche d’eau et but les dernières gouttes de la précieuse boisson … prochain ravitaillement en milieu d’après midi.

Nouveau mot inscrit au sol … sans même s’en rendre compte.
DIEU.
C’était peut être maintenant le seul qui pourrait le sortir de la … un miracle, il lui fallait un miracle. Pourtant, elle s’était promis de ne plus faire appel à lui, de ne pus lui vouer de culte. Les mauvaises habitudes étaient dures à effacer … Kara savait que c’était toute sa faiblesse qui s’exprimait dans ce mot, faiblesse de croire encore en cette entité devant tout ce chaos, faiblesse de remettre sa vie et celle de son enfant entre les mains de celui qui avait voulut la priver de ce petit être !
D’un geste rageur du pied, elle efface à nouveau le mot et un nouvel soupir vint se perdre dans sa cellule.
Que dirait Xyno en la voyant ainsi, si pitoyable ?
Un sourire triste naquit sur les lèvres sèches de la jeune femme et ses paupières se fermèrent la plongeant dans une obscurité salvatrice, la libérant de la vue de son environnement.

Elle perçut des mouvements dans la cellule d’à côté, le dénouement de l’histoire de la femme aux cheveux bleus ? La visite quotidienne de ce matin était elle la dernière … le prisonnier partirait il au cirque ? Comme elle ?
Accroupie, Kara saisit du dessous de sa paillasse quelques feuilles pliées et de quoi écrire.

Mon cher enfant …
Aujourd’hui encore, elle est revenue. Cela te paraitra peut être bien anodins mais la vision de cette femme m’apporte un peu de ce qui manque tant, d’espoir. Avec elle, je voie la liberté, je voie le ciel dans ses cheveux et le soleil lorsqu’elle s’apprête à rentrer dans la cellule voisine. ……………………………


Elle écrivit au fil de ses pensées sur une page, laissant s’évader son esprit au jour … si il venait ou son enfant découvrirait ses mots.

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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 10 Mai   16.06.08 12:26

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]


Quelle chaleur. On avait beau y être habitué, cette journée était particulièrement chaude, même pour les habitants de la mine de sable. Même dans le palais, la chaleur était étouffante, au point d'en être parfois irrespirable. Déambulant dans les couloirs, Lazuli arrivait à peine à tenir sur ses jambes, s'étant considérablement affaiblie durant les dernières semaines. Elle arrivait à peine à s'en remettre du décès de son frère qu'on lui avait annoncé. Elle ne savait même pas ce qui était advenu de son corps et du petit Tom. Celui-ci devait se cacher dans les rues du village. Elle ne pouvait imaginer que le petit garçon soit mort lui aussi.

Le visage creusé par l'absence de nourriture qu'elle s'était imposée, Lazuli avait perdu beaucoup et cela se voyait. Mais contrairement aux dernières semaines, son visage avait reprit quelques couleurs, du au fait qu'elle recommençait à se nourrir, décidée à se battre et à lutter.

Elle s'arrêta. La voila dans un couloir qui lui était totalement inconnu, en plus d'être sombre et pas très rassurant. La jeune femme regarda derrière elle. Elle pouvait très bien faire demi-tour et repartir dans les quartiers qui étaient réservés aux jouets mais une curiosité de voir où menait ce couloir la piquait.
Elle se dit que ce n'était sûrement pas une bonne idée. Onyx avait une bonne raison de ne pas parler de ce dit couloir, mais dans son âme de jeune femme, Lazuli gardait toujours une partie d'âme d'enfant. La curiosité dit-on, est un souvent un vilain défaut. La jeune femme se dit que si elle voyait que ce couloir ne la rassurerait pas, elle retournerait d'où elle venait.


Cependant, elle remarqua qu'il y avait plus de gardes qu'ailleurs dans le palais. Ils ne diraient peut-être rien si elle passait d'un air calme et déterminé. Même si elle était loin d'être le maître des lieux, elle pouvait très bien se promener sans qu'on lui reproche de le faire non? Elle continua donc son chemin, s'enfonçant dans ce couloir sombre mais où la chaleur subsistait, s'en était assez incroyable. Des torches éclairaient faiblement cette allée peu rassurante. Leurs crépitements étaient d'ailleurs le seul bruit que l'on pouvait entendre ici. Lazuli s'arrêta souvent sur le trajet, se disant qu'elle ferait mieux de retourner sur ses pas avant de tomber si quelque chose qui la dépasserait peut-être mais sa curiosité devait être attisée et prenait toujours le dessus.

Elle arriva tout de même assez rapidement au bout du couloir et tomba nez à nez avec une lourde porte en bois. Elle l'observa, se demandant si elle la poussait ou pas. Elle se disait qu'elle regretterait peut-être de vouloir assouvir sa curiosité mais bon, elle était si proche qu'elle finit par pousser, difficilement, la porte. Dans son élan, elle s'arrêta en voyant ce qui se cachait derrière. Un autre couloir et sur les côtés de celui-ci des pièces avec des barreaux, une prison. Elle termina d'ouvrir la porte et se retrouva donc dans la prison. Elle referma la porte derrière elle et se tint juste devant.

* Je fais quoi? Je continue? *

Elle se dit que ça ne lui coûterait rien d'y faire un petit tour, bien qu'il y avait beaucoup mieux comme lieux de promenade. Elle avança à petits pas, pas rassurée. Toutes les cellules étaient pleines, des rebelles qui étaient là pour le cirque. Lazuli n'avait pas envie de voir cette boucherie, c'était d'ailleurs pour cela qu'elle prenait le risque de venir ici, Onyx et compagnie était à l'arène pour voir ce spectacle d'horreur.
La jeune femme passa devant les cellules, observant chacun des rebelles dans celles-ci. Elle avait presque la nausée. Ces mines atterrées. Si seulement elle le pouvait, elle les auraient tous fait libérer, elle qui était cloîtrée dans une cage dorée et qui n'aspirait qu'à un peu de liberté, elle en désirait tout autant que ces personnes derrières ces barreaux sombres et froids soient libres elles aussi. Elle passa devant une cellule vide. Du moins, c'est ce qu'elle pensait. Curieuse, elle revint sur ses pas et vit qu'en fait elle était occupée par une jeune femme blonde qui plus est était enceinte. Elle s'arrêta devant la cellule et observa cette prisonnière, son visage ne lui était pas inconnu. Où l'avait-elle déjà rencontrée? Comment s'en souvenir? Dès qu'elle essayait de se remémorer quelque chose, le souvenir d'Agarwaën revenait à chaque fois.


La jeune femme dans la cellule semblait elle aussi très faible. Le fait qu'elle soit enceinte n'arrangeait pas vraiment les choses pour elle. Lazuli s'approcha des barreaux. Elle ne savait dire pourquoi mais à la vue de cette future maman, elle se sentait un peu rassurée. Comme elle aimerait pouvoir l'aider, ne serait-ce qu'un petit geste. Elle continua à l'observer, curieuse de savoir si la jeune femme la verrait, celle-ci était absorbée par ce qu'elle faisait. Elle écrivait sur une petite feuille de papier. Lazuli sourit tristement, juste aider au moins une personne dans sa petite vie…Elle n'avait même pas remarqué Annice à la cellule juste à côté.

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Annice Appolodoros
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MessageSujet: Re: 10 Mai   17.06.08 18:52

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Son âme était rempli de espoir à en mourir noyer, elle ne voyait plus que des ténèbres, malgré ses décisions, et malgré ses efforts elle n’arrivait pas à se relever totalement. Quand elle décidait de vivre un évènement encore plus dur que le précédent lui faisait regretter ses pensés, ses envies.

Malgré la familiarité avec la quel lui parlait Alex, Annice sentait bien que plusieurs monde les séparaient. Elle ne pouvait finalement pas l’atteindre, même pas en rêve. Elle haïssait cette horrible sensation d’impuissance. Elle était si faible si inutile pour le seul qu’elle affectionnait.

Sa derniere intervention était désespérée Annice n’avait plus le choix pour retrouvé celui qu’elle voulait. Dans le désespoir tout était permit. Et si il ne souvenait pas d’elle il serait au moins libre. Elle avait la persuasion qu’après sa mort il retrouverait la mémoire et qu’ils pourraientt se retrouver dans une autre vie.

Annice détourna le regard elle senti les pas d’Alex se diriger vers elle, sa respiration se fit plus rapide, son cœur accéléra. Il était si proche d’elle à présent, cela faisait combien de temps que personne ne l’avait approché comme ça.
Au lieu de sentir le froid de la lame, une main chaude vint cueillir ses larmes. Ce fut un contact si doux,… vivant. Avec un geste plein de douceur Alex lui leva le visage. Petit à petit les larmes cessèrent de couler. Elle regarda celui qu’elle aimait heureuse de se simple contact. Mais Annice ne comprenait pas Alex, que voulait il?

« Tu ne mourras pas Annice. »

Sa voix avait changé, elle se senti soudain bien plus proche de son bien aimé. Le "bon anniversaire" la vie doucement sourire, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps.

Ce contact avec ses lèvres, cette douceur, cet amour, elle le ressentait enfin. Une larme de bonheur coula alors. C’était comme dans un rêve, un rêve accessible.
Alex ne lui promettait rien de grand, juste cet instant. Elle était prête à s’en contenter. Alex la serra contre lui Annice l’enlaça tendrement. Elle laissa le silence envahir la cellule, profitant de ce contact, de bonheur unique.

"On improvisera, comme toujours. L’avenir me fait peur, mais si tu es encore en vie, j’ai encore espoir. J’aimerais que cette fois ci qu’aucun de nous ne cache des choses à l’autre. Je ne pourrais plus me relever la prochaine fois,… Alex…"

Elle le regarda alors dans les yeux.

"Je t’ais un peu retrouvé, je suis heureuse pour la première fois depuis longtemps. Je viens de ressentir la chaleur en moi. Cet instant représentera pour moi l’espoir de te revoir."

Elle le sera fort contre elle. Annice savait tout ce qui allait se passer, toutes les horreurs commanditées par onyx et alfred. Elle murmura alors dans l’oreille d’Alex.

"L’arène tu n’y mettras pas un pied. Je veux que tu partes, bientôt les gens auront besoin de toi. Je suis hélas du mauvais côté…. Alex… je t’aime, et je t’aimerais, mais dans quelque mois je mettrais un enfant au monde qui n’est pas de toi. Le monde te ténèbre qui n’était que notre se répandra a tout un peuple. Tu représentes mon espoir, tu représentes aussi celui du peuple. Tu le feras mieux que l’élu de dieu…"

Annice lui caressa les cheveux le regardant tendrement. Elle allait assumer sa vie pour un jour jouer un rôle important dans les plans de dieu. Un jour sa vie prendra un sens autre que sa propre survie.

"J’espère que tu ouvriras la porte de tes souvenirs, avant que tout ne se termine dans le sang."

Elle se blottit contre lui. Elle allait encore se séparer de lui. Mais c’était pour une bonne cause. Annice savait qu‘Alex était l’homme de la situation. Cet instant lui avait donné le peu d’espoir qu’elle demandait. Un jour elle sera assez forte pour défier dieu lui-même.

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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 10 Mai   17.06.08 23:52

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

C’était le début d’une longue journée qui s’annonçait dans la chaleur de la prison. Une journée peut être sans lendemain. Cette incertitude devenait au fil de jours de plus en plus pesante aussi bien sur le moral que physiquement. Les mines tristes et désespérés des gens se succédaient devant les barreaux de sa cellule parfois remplacé par la mine bourrue des gardes.

Tandis qu’elle relisait ses lettres à son enfant, elle s’aperçut qu’un regard était posé sur elle … prise de panique, d’un geste rapide, elle cacha ses précieux papiers sous sa couchette et se leva d’un bond craignant une visite surprise des gardes. Parfois, sans explication valable, ils devenaient violents et se défoulaient sur un des prisonniers. Kara n’avait encore jamais était victime de violence mais avait assisté à des mise à mort barbare ou elle avait été impuissante.
Mais découvrant la frêle silhouette qui regardait derrière les barreaux, elle se sentit rassurée et s’approcha d’un pas rapide … un espoir au creux de la poitrine. Elle détailla avec des yeux brillant d’émotion le visage de la jeune femme qui se tenait face à elle … à peine à quelques centimètres d’elle et pourtant si éloigné.
Un visage fin, très beau, encadré par une belle chevelure retombant avec grâce … à côté d’elle Kara devait être bien laide, elle ne s’était pas laver depuis plusieurs semaines, son visage était poussiéreux. Pourtant malgré toute sa beauté son visage exprimait une grande tristesse comme marqué au fer rouge. Et ce visage ne lui étais pas inconnu, elle en était certaine.

*Mais ou ais bien put la voir … et que fais t’elle ici ?*

Dans un élan d’espoir, elle saisit, peut être un peu brusquement, la main de la femme à travers les barreaux de la cellule. Comme surement toute les gens enfermé, elle parla d’une voix qui pouvait paraître chargé de folie mais c’était bien la folie de la liberté qui s’exprimait à travers elle.

« Pouvez-vous faire quelques chose pour moi, belle demoiselle ? »

Scrutant l’extérieur de la prison, elle vérifia qu’aucun garde ne patrouillait dans l’allée avant de reporter ses yeux bleus dans ceux de l’inconnue. Bénis soit la capitaine de la mine de pierre, c’était grâce a sa visite quotidienne qu’aucun garde ne trainer dans les environs en début de matinée. Resserrant un peu plus son étreinte sur la main de Lazuli elle lui reformula sa demande.

« Il faut faire vite, un garde ne va pas tarder ! Aider moi ! Aider l’enfant qui grandit en moi … »

L’espoir qu’elle avait put avoir au début, celui de ne pas échouer au cirque était définitivement mort devant la réalité de son enfermement. Onyx n’accorderait jamais la moindre clémence si elle ne lui offrait rien … et justement elle avait quelques choses de très important à lui offrir, même si elle se trahissait et trahissait Xyno par la même occasion. Son enfant avait le droit de vivre, plus que eux deux.

« Vous acceptez ? »

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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 10 Mai   19.06.08 16:33

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]


La prison était si calme, la chaleur devait énormément y faire, ça ne donne pas envie de bouger dans tous les sens et de hurler. Pesante, cette chaleur en était insupportable, et se faisait vraiment ressentir dans cette prison. Aucuns des rebelles ne se lamentaient mais on pouvait lire sur leur visage leur profonde tristesse. Pourquoi certains humains pensent être supérieurs aux autres et se permettent de jouer de la vie des autres comme s'il ne s'agissait que d'un jeu? Les humains étaient bien cruels, surtout avec leurs semblables…

Lazuli continuait d'observer la jeune femme blonde qui poursuivait d'écrire durant encore quelques minutes, mais apparemment, le regard trop insistant la retira de son occupation et elle dissimula rapidement les quelques feuilles et remarqua le jouet derrière les barreaux. Lazuli n'arrivait pas à dire où elle avait déjà vu ce visage fin et cette chevelure dorée. Comment s'en souvenir? Elle devait seulement l'avoir croisée.

La prisonnière s'approcha rapidement des barreaux. Le jouet recula d'un pas, surprise. Elle semblait vouloir lui demander quelque chose. Une aide? Une requête? Et si c'était le cas, pourrait-elle vraiment l'aidée avec son petit statut? Lazuli observa la jeune femme et remarqua dans son regard qu'elle n'aurait rien à craindre. Rien qu'en la regardant, Lazuli se sentait apaisée et rassurée. Quelle étrange phénomène, alors qu'elle ne la connaissait même pas. Le jouet se rapprocha des barreaux. La prisonnière lui prit brusquement la main, mais Lazuli ne fit rien pour la repousser, non, elle ne lui voulait aucun mal.

" Pouvez-vous faire quelques chose pour moi, belle demoiselle ? "

L'aider? Comment pouvait-elle l'aider? Elle ne savait pas s'aider elle-même. Aucuns gardes n'étaient dans la prison, d'ailleurs, Lazuli se demanda bien pour quelle raison les prisonniers n'étaient pas surveillés. Mais c'était sans vraiment une réelle importance, la jeune femme en face de Lazuli pouvait lui demander ce qu'elle voulait sans qu'on ne puisse les entendre. Elle ne lui laissa pas le temps de dire un oui ou un non qu'elle enchaina assez rapidement.

" Il faut faire vite, un garde ne va pas tarder ! Aider moi ! Aider l’enfant qui grandit en moi … "

Lazuli la regarda, surprise. Que pouvait-elle bien faire pour ce petit être qui grandissait en elle? Mais elle semblait tellement pleine d'espoir, elle tenait vraiment à cette petite vie dans son ventre. Etait-elle prête à faire tous les sacrifices pour cette vie? Etait-ce ça l'amour maternel? Lazuli ne savait pas trop comment expliquer. Elle regardait la future maman, encore quelque peu surprise. Elle tenait toujours sa main. Lazuli regarda alternativement sa main et ce visage qui lui était familier mais su lequel elle n'arrivait pas à mettre de souvenir. Ou l'avait-elle déjà vue?

" Vous acceptez ? "

Lazuli lui sourit avec douceur et hocha la tête en signe d'approbation. Si elle pouvait l'aider, elle le ferait, quitte à en subir elle-même les conséquences, ça ne la dérangeait pas. Au moins, elle aurait aider au moins une personne dans sa vie. Lazuli prit les deux mains de la prisonnière et les serra dans les siennes, un sourire sur le visage.

" Que désiriez-vous que je fasse pour ce petit être, demoiselle? "

* Dis moi Agarwaën, qu'aurais-tu fais si la vie d'une personne était entre tes mains…? Grand frère…*


[Han, c'est court -.-' ]

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MessageSujet: Re: 10 Mai   25.06.08 15:06

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Alex se sentait revivre dans les bras de Annice, au contact de sa peau. Il s’était débattu durant un mois pour ne pas craquer, pour rester loin de cette femme qui pouvait tout chambouler … qui lui faisait faire face à son passé. Et en maintenant qu’il avait reconnut l’appartenance du capitaine à son ancienne vie, il n’arrivait à enlever cette petite crainte de retrouver toute sa mémoire. Bien sur il aurait tellement voulut connaître ses propres souvenirs d’Annice, savoir ce qu’il ressentait pour elle dans leur enfance, à partir de quand il l’avait aimé. Mais il ne voulait pas découvrir les causes de sa mort, une mort inexpliqué, il ne voulait pas découvrir les zones d’ombre de son passé.
Mais face au regard bleu d’Annice … il se sentait capable de tout pour cette femme. Même de faire face à sa mort et à ses raisons. Un silence s’était installé dans la cellule, un silence seulement troublé par les cris d’autre prisonniers ou par leurs murmures incohérents provenant de leur folie. Mais tout cela importait peu le prisonnier, une bulle s’était formé autour du couple, une bulle éphémère et dont les deux amoureux profitait pleinement, sachant pertinemment qu’elle allait bientôt s’éclater.

Alex plongea ses yeux rouges sang dans ceux azur de celle qu’il aimait. Il lui répondit d’un hochement de tête. Non il ne se cacherait plus rien, et c’était sur ça que devrait veiller le voleur qui avait tendance à vouloir trop protéger Annice depuis leur plus tendre enfance.

« Je sais Annice. Merci d’avoir tenu jusqu’à maintenant, pour nous deux. »

Le jeune homme sentait son cœur se réchauffait face aux paroles de celle qu’il aimait qui pour la première fois souriait vraiment devant lui et paraissait heureuse. Pour lui aussi cet instant marqué une renaissance, la renaissance de son couple, de son amour. Mais Alex ne pouvait se contenter maintenant d’un espoir de se revoir, il voulait des certitudes, il voulait rester avec cette femme pour le restant de sa vie. Mais il savait qu’il allait devoir se contenter de cet espoir. Il n’était pas encore temps pour le couple de vivre pour eux, rien que pour eux.

Il laissa Annice se nicher dans ses bras, l’accueillit contre lui avec tendresse et douceur, retrouvant avec plaisir le contact de leur deux corps. Les lèvres de la jeune femme vinrent murmurer quelques phrases à son oreille. L’évocation de l’enfant que portait l’ancien capitaine de la mine de pierre en elle lui fit l’effet d’un pincement au cœur. Pourtant Alex aurait tellement désiré être le père de cet enfant. Pourtant il se sentait aussi la force d’aimer cet enfant comme si c’était le sien, si c’était ce que voulait Annice. Et puis malgré la perte de ses souvenirs, il sentait confusément en lui qu’il avait une mission à jouer, qu’il devait être parmi le peuple et non dans le palais des abis, pour les défendre contre ceux-ci, pour les défendre contre l’élu de dieu lui-même. Il était temps que les hommes prennent leur destin entre leurs mains.

La serrant un peu plus fort dans ses bras, il répondit à son murmure par un chuchotement.

« J’aimerais cet enfant comme si c’était le mien si tu le veux bien Annice. Je me doute que le temps n’est pas encore venue de vivre uniquement pour nous … mais c’est peut être égoïste de ma part, je ne souhaite que ça. Pourtant je sens en moi l’appel du peuple et comme toujours nous devons faire face aux évènements qui perturbent nos royaumes. Mais ensemble. Cette fois ci nous serons ensemble Annice. »

La perspective d’être libéré réveillait en lui une multitude de sentiments, de la joie jusqu’à la culpabilité. Joie de revoir le ciel, de sentir de nouveau le vent chaud du désert. Culpabilité de laisser derrière lui tous ses innocents condamnés au cirque par l’abis. Il ne savait pas encore quel rôle il devait jouer dans toute cette affaire, et à vraie dire il se moquait des plans de dieu et de la guerre entre l’élu et les abis, il souhaitait simplement que toute cette violence cesse.

Annice vint de nouveau se blottir dans ses bras après avoir souhaité qu’il retrouve ses souvenirs … il ne pouvait pas lui mentir, il ne pouvait pas lui dire que lui aussi désirait retrouver la mémoire. Mais la fin de sa phrase l’intriguait.

« Pourquoi tout ce finirait dans le sang si je ne retrouve pas mes souvenirs ? Annice ce passé que j’ai oublié, peut être qu’il y a une bonne raison pour cela. »

Puis il prit le temps de réfléchir … de voir la situation en face et de ne plus prendre en compte ses propres sentiments confus. Et il reprit.

« Mais pour savoir si il y a effectivement une bonne raison … il faut que je sache. Il faut que je retrouver la mémoire. Je ne peux pas te jurer de tout faire dans ce sens, mais j’essaierais de briser le sceau qui emprisonne mes souvenirs. »

Est-ce que sa allait être maintenant la fin ? Est-ce qu’ils allaient encore devoir se séparer pour ne plus savoir quand ils se révéraient …
Alex se força à ne pas s’agripper à Annice et finalement il profita de cette dernière étreinte.

« Alors maintenant … nous allons de nouveau être séparé. Je vais être libéré et toi tu vas retourner dans cette prison qu’est la dune de sable. »

Il aurait aimé lui dire, nous nous reverrons, c’est promit. Mais il n’en savait rien. La mort était si rapide et violente en ses temps troublés, qu’il ne pouvait lui promettre pareille absurdité. Ne sachant que dire d’autre, il l’embrassa, glissant une de ses mains dans ses cheveux bleus.
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MessageSujet: Re: 10 Mai   27.06.08 2:17

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Sans qu’elle ne le veuille, des larmes salées s’étaient mise à couler le long de ses joues … elle ne pleurait jamais généralement. Elle accentua sa pression sur la main de la jeune dame en la fixant sans aucun détour. Son cœur s’était mis à battre plus rapidement et une chaleur étrange s’était emparée de son corps secouait pourtant de tremblements incontrôlables. Le sourire que lui rendit l’inconnue semblait dire qu’elle acceptait de l’aider. Aux paroles de la jeune femme, Kara se pressa d’aller chercher, au dessous de sa couche misérable une vingtaine de pages soigneusement rangées. Il n’y avait pas de temps à perdre, les gardes pouvaient surgir du bout du couloir d’un instant à l’autre ou la capitaine de la mine de pierre pouvait débouler de la cellule avoisinante et les surprendre.

A travers les barreaux de sa cellule, elle tandis les feuilles à la demoiselle une lueur terrifiée au fond du regard. Instinctivement, elle porta la main à son ventre le caressant avec tendresse ne pouvant s’empêcher de penser qu’avant d’apporter la vie à cet enfant, elle pourrait bien lui donner la mort.

« Prenez ses papiers, gardez les précieusement, ils sont destinées à mon enfant … ainsi qu’à son père. Si ce bébé survit, je vous supplie de lui faire parvenir un jour ou l’autre ses mémoires … conservez les auprès de vous jusqu’à ce que je revienne vous voir … si je le peux. »

Ses paroles étaient confuses, son avenir était si incertain qu’elle ne pouvait savoir si ce geste désespéré porterait un jour ses fruits ou s’il resterait vain pour l’éternité s’évanouissant avec la mort de l’enfant. Elle sécha ses larmes du revers de la main laissant une trace blanche sur son visage poussiéreux. Avait-elle encore le droit de solliciter une aide de la part de Xyno ? Elle lui devait quelques choses … la vérité, celle qui était contenu dans ses pages. Si il les lisait, bien qu’elle ne lui soit pas destiné, il comprendrait certainement ce qu’elle allait tenter de faire et ce qu’elle avait déjà fait pour lui, contre lui.

« J’ai deux autres choses à vous demander, si vous croisez sur votre chemin un homme aux regards dorés ayant une étrange ressemblance avec l’abis Grenat, posez lui la question « Où est la femme que vous aimez ? » ! Posez-lui cette question exactement, s’il vous répond « A jamais séparé de moi. », il faut que ce soit ses mots exacts, donnez lui ces feuilles … je sais cela parait bizarre mais je vous en supplie, j’ai besoin de vous ! »

Sa demande pouvait paraître bien insensée, mais Kara ne pouvait pas révéler que le père de cet enfant n’était autre que Xyno, l’élu de Dieu. Il fallait passer par bien des chemins détournés pour arriver à son but. Pourtant par cette requête, elle commençait à s’enfoncer dans la trahison … établissant pour la première fois un infime lien entre elle, une pauvre rebelle en ceinte, et l’attendu élu de Dieu. Pour la première fois, elle donnait les moyens à leurs ennemis de la trouver … mais c’était un risque à courir comme sa dernière demande qui l’enfonçait totalement dans sa trahison.

S’approchant des barreaux, elle fit signe à la jeune femme de s’approcher au plus prés. Collant ses lèvres contre le métal froid elle murmura quelques phrases à l’inconnue, une boule au creux du ventre comme si son enfant semblait comprendre ce geste.

« MP Lazuli … il n’y a que toi qui doit savoir. »

S’écartant, le visage livide elle caressa avec douceur la main de la femme lui adressant un sourire timide avant de la repousser sans brusquerie.

« Vous devez partir maintenant … il ne faut pas que l’on vous surprenne dans ses prisons belle dame … votre maître ne serait pas content. Vous avez finit par le retrouver après le tremblement de terre, mais vous n’avez pas l’air heureuse. J’espère que le futur fera que nos chemins se recroissent. »

Le souvenir de cette femme qu’elle avait brièvement aidé dans le château de la mine de pierre lui était revenu alors qu’elle fixait ce beau visage. C’était un jouet d’Onyx qui était en train d’aider une ennemi … et qui allait peut être l’aider à planter un poignard dans le dos de Xyno … Qu’elle ironie du sort.

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MessageSujet: Re: 10 Mai   01.07.08 16:44


[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]


Des cris… des cris: de joie, de haine, d’amusement. Les gens sont agglutinés sur des bancs de pierre ou sur des marches. Ils implorent la pitié ou la mort d’être vivant quelque mètre plus bas.
Un Colisée qui se trouve sous terre ahuri grand qu’une petite ville, un bâtiment gigantesque construit pour satisfaire les caprices de l’Abis le plus cruel de toute l’histoire de la mine.
Celui-ci avait depuis son intronisation fais beaucoup de mal autour de lui, mais la mort de son fils le cœur de l’Abis c’était brisé et sa haine avait repris entièrement le dessus.
La ou il passait la mort le suivait. Aujourd’hui il était l’architecte d’un lieu ou la mort régnait en maître.
C’était le d »but de la journée et l’Abis accompagné de son fils, fit son entré dans la loge qui lui était réservé.
Tout la foule l’acclama il la regarda avec un aire froid, son petit garçon lui faisait un signe de la main à la foule. Une femme était dans l’ombre, on disait que depuis peu elle ne le quittait plus.
L’Abis n’avait pas besoin de garde du corps alors à quoi servait cette personne?
Plus le temps de ce poser ce type de question les tambours raisonnèrent dans le Colisée, un rythme entraînant déclancha le prochaine combat.

Onyx était la assit confortablement à regarder la peur dans les yeux des combattants en bas dans l’arène. Son petit garçon était passionné par ses jeux. Onyx le savait il le faisait à son image.
En cachette à l’abri des regards il était le père aimant et attentionné. Il avait réussit à faire comprendre à son fils qu’il ne pouvait pas êtres la pour lui tout le temps. Mais que quand il se retrouvait seul en présence de Sayuri onyx était tout simplement son père.
Il était très douloureux pour lui de ne pouvoir sérer qu’un seul de ses petits garçons. Les enfants de sa femme.
Les yeux d’onyx se poser sur son petit garçon, le combat se passa si rapidement sans qu’il le voit.

"_Homi!
_papa
_viens me voir."

Le petit garçon obéit sans poser de question et monta sur les genoux de son père.
Onyx lui ferma les yeux tendrement. Malgré tout onyx ne voulait pas que son petit garçon voie la fin du combat. Il comment ça a lui chanté une petit chanson que sa mère avait l’habitude de fredonné pour qu’il s’endorme.
Onyx regarda quel homme était à la sole et fit signe qu’on l’achève. Après cela il transporta son enfant sur un lit derrière lui. Il fit signe à Sayuri de veiller sur lui.
Finalement tout resté très modéré en se qui consternait les violences que sont fils avait le droit de voir. Pour la suite des énervements on lui avait fait par de l’existence d’une femme rebelle dans les cachots. C’était le moment de la faire sortir.

"Faite sortir la femme dont vous m’avez parler et mettez à ses trousses 2 tigres et laissez sortir les serpents. Donnez lui un bâton comme seule armes."

L’homme commença partir pour donner les ordres au esclave en bas. Mais la voie d’onyx le stoppa.

"Attend mes y une autre personne! Un hommes un rebelle n’importe lequel. Et donnez lui comme ordre de ne pas défendre la femme, mais de la tuer. Si il décide de faire autrement tuer le d’une flèche."
L’homme s’arrêta net, la femme allait vivre une mort horrible. Quelque chose que personne ne demandait le serviteur eu pitié de cette femme. Il décida de tenter le tout pour le tout.

"_Puis je vous conseiller une idée. La dame que vous protégé, mademoiselle Appolodoros se joue de vous en cachant l’ex roi des voleur. Pourquoi ne par y mettre celui-ci a sa place?
_comment vous me dite qu’il est ici?
_dans vos cachots!
_amenez le moi toute suite. Et occupé la foule avec des gladiateur le temps que je m’occupe de ce ****."

Il était si facile de détourner onyx de ses pensés a partir du moment ou on lui parlait du roi des voleur. Onyx était prêt à tout pour lui tordre le coup. Pourquoi Annice lui avait elle caché ça? Il était furieux la colère monté tellement vite en lui.
Apporte le moi vite!!!

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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 10 Mai   01.07.08 17:22

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

La jeune prisonnière versa quelques larmes. Si seulement Lazuli avait pu la réconfortement autrement que part sa présence et ses mains placées sur les barreaux. D'ailleurs, la future maman reserra encore un peu plus sa main sur la sienne, sans jamais lui faire mal évidement. Elle semblait tellement pleine d'espoir que même si Lazuli devait aider un ennemi de son maître, elle ne voulait pas avoir la mort d'une femme et de son enfant sur la conscience. La prisonnière s'éloigna d'elle un moment, moment durant lequel Lazuli regarda autour d'elle, espérant qu'un garde ne reviendra pas entre temps. Tant pis si Onyx se mettrait en colère, elle pouvait elle aussi sauver des vies. Elle en avait déja suffisament vu...et suffisament perdu. La mort de son frère sur la conscience, elle se dit qu'elle pourrait très bien réparer ses erreurs en aidant d'autres personnes qui en avaient besoin.

La jeune femme revint près d'elle et lui tendit quelques feuilles, les mêmes que celle sur laquelle elle était occupée d'écrire quand Lazuli était arrivée dans la prison. Lazuli les prit et les serra fort dans ses mains. La jeune prisonnière caressa tendrement son petit ventre et Lazuli ne pu s'empêcher de sourire tout aussi tendrement. Si seulement cela pouvait lui arriver un jour à elle aussi. Elle écouta attentivement ce que lui dit cette jeune femme. Jusqu'à ce qu'elle parla d'un homme ressemblant à Onyx au regard doré. Comme c'était étrange, elle semblait déja avoir croisé un homme tel que lui mais ou et quand? Le jour du tremblement sans doute.


" Je les lui donnerai, n'ayez crainte ."

Lazuli jeta un oeil au dessus de son épaule pour vérifier qu'il n'y avait aucuns gardes, fort heureusement pour le moment c'était le cas. Cependant, elle lui demanda une autre chose encore. Elle lui avait fait signe de s'approcher un peu plus près et lui avait murmuré quelque chose à l'oreille. Elle s'écarta rapidement, surprise. Oui cela semblait tellement étrange. Pouvait-elle arriver à Onyx après l'avoir évité durant un mois? Peut-être qu'il serait compatisant et qu'il ne serait pas en colère pour le comportement qu'elle avait eu.

Elle sourit à cette jeune femme, cette jeune maman pleine d'espoir. Elle lui sourit, confiante. Elle allait le faire et y arriverait. Tant pis si c'était une ennemie ou quelque chose d'autre. Deux vies étaient en jeu après tout. La prisonnière lui caressa avec douceur une dernière fois la main et lui sourit timidement avant de la repousser gentiment.


« Vous devez partir maintenant … il ne faut pas que l’on vous surprenne dans ses prisons belle dame … votre maître ne serait pas content. Vous avez finit par le retrouver après le tremblement de terre, mais vous n’avez pas l’air heureuse. J’espère que le futur fera que nos chemins se recroissent. »

Oh, ça y est, elle s'en souvenait à présent où elle l'avait croisée. C'était le jour du tremblement. Oui, elle l'avait un peu soignée avant de repartir aussi vite. Elle semblait avoir été à la recherche de quelqu'un ce jour là.

Lazuli entendit des pas dans le couloir. Un ou plusieurs gardes revenaient. Lazuli adressa un dernier sourire à la jeune femme et si dit en elle même qu'elle pouvait y arriver et qu'elle y arriverait. Elle lui fit un petit salut de la main. La prisonnière avait bien comprit qu'elle n'était pas heureuse dans cette vie. Elle lui sourit à nouveau, tristement.


"J'espère également que nos chemins vont à nouveau se croiser."

Et elle s'éloigna rapidement à petits pas de la cellule. Elle sortit de la prison et tomba pratiquement nez à nez avec les gardes, qui lui lancèrent un regard suspicieux. Lazuli rangea les feuilles dans une poche dissimulée dans un pli de sa robe. Elle garderait ses feuilles auprès d'elle, dans la mesure du possible, pas besoin de faire un dessin je pense. Elle s'arrêta un moment non loin de la prison et essaya d'entendre ce que disaient les gardes.

"Va chercher la femme dans la cellule, celle qui est isolée ! Elle doit aller au cirque. Et un rebelle, n'importe lequel. On lui donnera des instructions."

Lazuli se mit à paniquer. Pas le temps de trainer. Faible mais volontaire, Lazuli se mit à courir aussi vite et aussi longtemps qu'elle pu. Elle devait vite rejoindre Onyx et empêcher la tuerie qui allait suivre. Elle ne pouvait pas échouer. C'était une sorte de mission qui lui tenait énormément à coeur. Si seulement elle pouvait arriver à temps.
Ce couloir si sombre lui paraissait interminable. Elle sentait déja ses jambes fléchir. Elle était encore beaucoup trop faible mais elle mordit sur sa chique, comme on dit. Elle sortit enfin de ce couloir et prit automatiquement à droite, même si elle ne savait pas trop où elle allait dans cet aile du palais. Elle déboucha à une intersection qu'elle connaissait bien pour y être passée à plusieurs reprises. Elle s'arrêta un moment, tentant de reprendre un peu son souffle. Ses jambes tremblaient.Elle devait tenir bon.
Elle prit à gauche. Et aini de couloir en couloir elle arriva à l'arène, derrière la terrasse sur laquel se trouvait Onyx et son fils et les autres. Elle s'arrêta un moment, essayant de ne pas entendre les cris de douleur qui sortait de la fosse en face d'elle. Elle ferma les yeux, se répétant à elle-même de ne pas faire attention et sortit de l'ombre.
Elle s'approcha de Onyx, doucement. Allait-il la rejeter? Comment allait-il réagir? C'était trop tard pour y penser et reculer. Elle dégluttit difficilement et se pencha pour être assez proche de son maître.


"Maitre Onyx...Je...J'ai un message à vous transmettre..."

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MessageSujet: Re: 10 Mai   01.07.08 17:54

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Il était prêt à aimer son enfant malgré tout. Il avait vraiment le dont pour la réconforté. Annice avait eu ce qu’elle voulait : de l’espoir.
Comme si enfin quelque lui prêter son épaule pour l’aidé à aller de l’avant. E contacte, être séré plus fort par celui qu’elle aime. C’était tout simplement magnifique.

"Alex le passé de chacun est important sans lui on ne peu élucider les énigmes du présent. Si tu ne fais pas cela tu ne pourra pas sauver ceux qui te porte à cœur. Alex quoi qu’il soit arrivé oublier et le pire qu’il pouvait t’arriver."

Qui avait pu faire sa a son amour qui pouvait? Qui était se maître dans l’ombre qui avait choisi de ne jamais leur accorder de répit? Pourquoi eux?
Tant de question encore une fois. Annice devait être forte elle savait son bien aimé de retour petit a petit, maintenant le combat contre les Abis allait commencer.
Ce mois allait être décisif pour la liberté du peuple. Annice ne croyait plus en dieu, plus en alfred. Elle avait choisi de se libérer de l’esclavage de son âme.

"Alex les Abis on choisi la guerre au lieu de la conciliation avec dieu. Le sang qui coule dans l’areine n’est rien par rapport à celui qui va bientôt se déverser sur nos terres, si nous ne fessons rien.
Dans notre passé j’ai accepté de servir les Abis car je croyais en leur pureté et leur innocence. Ils l’ont perdu et mon entraîné dans leur chute. Je vais réparer tout ce que j’ai fais."


Il l’embrassa, c’était tellement doux. Elle ferma les yeux et ce laissa emporter par ses rêves de bonheurs. Juste un instant de plus pour être plus forte que jamais. Elle le serra très fort contre elle.
Une voie se fit entendre.

"Des gardes arrivent il faut fuir vite! L’Abis est au courant il faut parti."

La panique envahi Annice tout se précipité soudainement. Elle lâcha alex. Elle prit s’écarta et prit son épée et son foureau.

"Alex, mon bien aimé. Prend cette arme, elle est pour toi. Je l’ai taché de sang de nombreuse personne. S’il te plait redonne lui sa pureté en l’utilisant pour faire le bien."

Elle lui tendit l’arme. L’homme dans le couloir se fit plus pressé. Elle embrassa Alex avec fougue la serra contre elle.
Puis Annice sorti son redoutable fouet.

"Partez vite! Je vais moi aussi racheter mes fautes vous laissant une chance de fuir. Je vais me libérer de mon propre emprisonnement, de cette main bleu."

Elle poussa Alex de la cellule et l’homme l’entraîna dans un couloir. Elle allait se battre contre les soldats pour lui laisser le temps de fuir.

"Alex…. JE T’AIME!!!"

Les soldats arrivèrent. Ils voulurent passer, mais Annice les empêcha de faire un seul pas. Son fouet était redoutable et redouté par tous.

"_Messieurs l’Abis Grenat veut le roi des voleurs! Sachez qu’il sera à jamais libre!
_tu as toujours jouer un double jeu Annice croit tu pouvoir encore changer de camp? Le seigneur grenat ne ta laissé en vie que par pitié pour ton enfant. Tu étais un loque il n’y a pas plus de quelque heure! Crois tu vraiment que l’espoir que tu porte en ton homme sauvera qui que ce soit? Oubli ça et laisse nous passer.
_jamais! JAMAIS!"

Elle mit en quelques minutes le plus par des hommes KO, elle était surdouée dans la manipulation du fouet et ses coups étaient portaient à des endroits bien précis. Lui permettant des faire tomber des types ou toi simplement les blesser gravement.

"Messieurs! C’est moi qui irais défier les lions dans l’arène!"

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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 10 Mai   02.07.08 20:03

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Lorsque la jeune femme s’éloigna dans les couloirs de la prison, Kara se laissa tomber à terre en soufflant … elle avait fait tout ce qu’elle pouvait pour sauver cet enfant et maintenant tout était une question de hasard. Etrange sensation de s’en remettre au simple hasard, comme si plus aucun de vos gestes ne pouvaient agir sur votre vie. Dans la cellule voisine deux ombres s’unirent dans une étreinte longtemps attendus … loin de tout cela, la prêtresse se sentait vidé de ses forces et sa gorge sèche lui rappelait avec amertume les conditions dans lesquelles elle vivait ici depuis un peu plus de dix jours. L’abis avait il donc perdu la tête pour commettre de pareille cruauté, à l’image de son arène son règne serait il toujours sanglant et cruel ? La vieillisse ne lui amenait aucune sagesse mais plutôt une soif sans limite de mort … et elle allait donner Xyno à ce monstre. Caressant son ventre pour faire face aux remords qui la submergeaient, elle entendit divers cliquetis de métal à l’entrée de la prison.

Se levant prestement, elle regagna le fond de sa cellule ayant appris les règles simples pour ne pas se faire voir par les gardes, et ainsi ne pas attiser une haine qui n’avait pas de raison d’être. Aux aguets, elle suivait aux bruits des pas des soldats leur progression dans la prison, ils se dirigeaient dans sa direction. Calmant les palpitements de son cœur, elle fit semblant de dormir sur sa couchette. Un murmure avait emplis la prison, l’arène réclamait du sang malgré celui déjà versé. Un ordre bien précis avait été donné, on venait chercher la prochaine offrande pour l’abis. Trois gardes se placèrent devant la porte de sa cellule, on leur avait crié d’apporter la femme rebelle … pour un supplice qui ravirait le public de l’arène.

« Lève-toi ! Ton heure de gloire est arrivée ma belle. »

Kara se glaça cette fois ci, c’était son tour. Aucune échappatoire possible. Se levant avec un clame qui l’étonnait elle-même, elle se présenta devant les barreaux de la cellule, ses yeux bleus ne laissant transparaitre aucune émotion regardait fixement le sol. Pas de miracle … elle allait mourir ou trahir. Finalement, elle ne savait pas quel était le pire des deux.
Un sourire aux lèvres, un garde ouvrit sa cellule et l’empoigna bloquant ses mains derrières son dos avec plus de force qu’il ne fallait pour maitriser son corps chétif. La jeune femme n’émit aucune opposition tandis qu’elle faisait ses premiers pas hors de sa cellule goutant avec un certain émerveillement à la petite brise qui soufflait dans les couloirs de la prison. Tournant son regard azur vers cette pièce qui avait constitué son univers ces derniers jours, une peur lui noua l’estomac provocant des sueurs glacées. Puis ses yeux se posèrent sur toutes ses grilles qui s’ouvraient sur de nouvelles cellules avec de nouveaux suppliciés et elle se mit à marcher suivant les soldats qui l’entrainer vers cet extérieur tans attendus mais tellement redouté.

Tandis que le petit groupe montait de nouvelles marches, un brouhaha se fit entendre dans la prison … une altercation armée, une évasion … à quoi bon avoir de l’espoir, cela rendrait le futur plus difficile. Les gardes pressèrent le pas, ne pouvant laisser la prisonnières seules ici mais devant aussi aller vérifier ce qui se passait en bas. Deux des trois soldats retournèrent vers les cachots tandis que l’autre continuait sa progression en compagnie de condamnée.

Un grand bruit se fit entendre, d’abord ce n’était qu’un bourdonnement mais au fur et à mesure qu’ils marchaient, les exclamations de la foule devinrent bien distinctes. Kara se trouvait désormais dans les sous sol de l’arène, l’antichambre de la mort … d’autres prisonniers étaient rassemblé ici, on leur distribuait des armes ou des protections, tous avaient le regard perdu … déjà loin de la vie. Un silence pesant régnait dans cette pièce et tandis que le garde l’amenait vers le responsable des « festivités », elle put entrevoir un bout de l’arène, une estrade bondée qui ne demandait que la mise à mort … les habitants de la mine de la mer de sable était il aussi cruel que leur souverain ?

« Son apparition est remise à plus tard ! L’abis Onyx a changé d’avis. Mais laisse moi la ici, il se pourrait bien qu’elle soit utile à un moment ou à un autre. »

Détaillant sa nouvelle « vedette », il la touche avec ses grosses mains de façon obscène, caressant son ventre sous les regards haineux de Kara.

« Enceinte … parfait ! Il manquerait le père pour faire une jolie scène familiale. »

Son rire vint chatouiller le cou de la jeune prêtresse puis d’un geste ferme, il la force à s’agenouiller et lui entrava les mains à l’aide d’une chaine la retenant à un pilonne qui soutenait la salle. Le garde partit d’un pas rapide, retournant vers la prison tandis que l’organisateur du spectacle retournait à ses gladiateurs …
La vague d’espoir qu’avait fait naitre les premiers mots de l’homme avait vite étaient noyé par ses sous entendus malsains … elle n’y échapperait pas. Les clameurs de la foule continuaient à se faire entendre, faisant trembler les corps de ceux qui attendaient leur passage malgré la chaleur qui régnait dans ces lieux…

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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 10 Mai   03.07.08 20:00

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

A l’extérieur de la cellule, une agitation commençait à monter dans les couloirs. Des bruits de pas, une porte qu’on ouvre et qu’on ferme dans un cliquetis d’acier. Alex savait que leur temps était compté … bientôt il allait devoir se séparer d’Annice. Mais ils n’arrivaient pas encore à se lâcher, trop heureux de ce contact retrouvé. Ils se tenaient l’un contre l’autre, leur front collé alors qu’une main se glissait dans les cheveux bleu de l’ancien capitaine. Il fallait qu’il retrouve sa mémoire, il commençait doucement à assimiler cette information, cette nouvelle quête … alors que durant le dernier mois il n’avait fait que fuir ses souvenirs. Mais grâce à Annice, il se sentait capable d’y arriver, de surmonter cette épreuve et ses vieux démons.
Le voleur écouta ce qu’avait à lui dire son aimée, son discours n’était guère optimiste, mais il savait qu’il pouvait s’y fier, elle voyait la situation avec clarté, et reconnaissait la déchéance des Abis alors qu’elle les avait si longtemps protégé. Après un nouveau baiser à la saveur sucré, Alex ajouta dans un murmure qui vint se perdre sur les lèvres de sa bien aimée :

« Tu n’as pas à affronter tout cela seule. Je suis là Annice. Nous réparerons ensemble les erreurs de notre passé. »

Mais ce fut à cet instant qu’une voix froide se fit entendre dans la cellule. Un homme venait de les avertir. Il n’était plus temps de parler, Onyx avait certainement découvert sa présence dans ses cachots et malgré son amnésie, Alex savait qu’il avait été roi des voleurs dans le temps, et qu’il ressentait une haine envers l’abis qui était réciproque. Alors que Annice semblait paniquée, lui restait étonnamment calme. Voila bien un mois qu’il n’avait pas put se dégourdir les jambes, qu’il n’y avait eu aucune action dans sa vie monotone de prisonnier … alors même ça, c’était bon à prendre. Et puis il n’était pas le genre d’homme à paniquer. Son regard rouge sang se posa avec douceur sur la silhouette de celle qu’il aimait, essayant de graver dans sa mémoire les courbes de son corps, son parfum … une angoisse lui broyant le ventre. Et si c’était la dernière fois qu’il la voyait ?

Lorsque le capitaine de la mine de pierre lui tendit son épée, sa main hésita un instant, mais il finit par la prendre, sachant dés l’instant ou sa paume était entré en contact avec l’arme qu’il savait s’en servir. Plantant ses yeux d’un rouge sang dans ceux azur de Annice, il rangea l’épée à son flanc, la coinçant entre par le tissu qui lui servait de ceinture.

« Je te le promet Annice. »

La voix dans le couloir se faisait plus pressée. Un dernier baiser fut échangé entre les deux amoureux avant qu’il ne soit séparé, l’ancienne capitaine de la mine de pierre ayant déjà sortit son fouet pour faire face aux soldats qui arrivaient. Il entendit le dernier crie d’Annice avant de percevoir les bruits de combats s’éloigner dans le couloir. Le regard du voleur se baissa sur l’arme que lui avait confiée la jeune femme, aussi rouge que le sang … aussi rouge que ses yeux. Mais il sentait malgré ce côté repoussant, presque effrayant de l’épée sanguine qu’il pouvait réaliser des choses avec elle. Que bientôt elle n’aurait plus à s’abreuver de sang pour exister.
Alex se reprit alors en secouant la tête, il sortit prestement de sa cellule et se retrouva en face de dizaine de grilles ou mourraient derrières des innocents, des rebelles, des ennemis de l’abis. Il ne pouvait pas partir comme ça, en les abandonnant. Il savait que chaque secondes de perdue était un risque supplémentaire que les soldats arrivent et les attrapent tout, c’est pourquoi il se mit rapidement à fouiller dans le couloir. Mais aucune trace de clé. Il fallait qu’il force les cellules. Sans savoir ce qu’il faisait vraiment, le voleur s’empara d’un bout de métal qui trainait à terre et se mit à crocheter la première serrure. Il ne comprenait pas comment il savait faire ça, mais il le savait.
Il ne lui fallut que quelques minutes pour libérer tous les prisonniers de son étage, ceux qui ne pouvaient pas marcher étaient soutenus par d’autres. Alex était vue comme le leader, le libérateur, mais le voleur ne pensait qu’à une chose : ou était Annice ? Pourtant il avait maintenant la responsabilité des vies de tous ses prisonniers. Il leurs avait permit d’être libre, mais si ils se fraisaient attraper maintenant, la répression pour leur évasion serait terrible. Il ne pouvait pas les abandonner pour aller courir à la recherche de la jeune femme.

Autour de lui, une vingtaine de prisonnier attendaient avec anxiété qu’il leur dise ce qu’il fallait faire maintenant. Alex cherchait dans ses souvenirs un moyen de quitter cette prison, il avait le sentiment qu’il avait sa réponse en lui. Des bruits de pas se firent entendre dans les couloirs, un murmure angoissé se propagea dans les rangs des prisonniers alors que certains commençaient à douter de l’ancien roi des voleurs. Celui-ci n’avait pas attendu et s’était saisit de l’épée rouge, au cas où il devait combattre des soldats.

« Qu’est ce qu’on fait maintenant maman ?
- On attend …
- Mais les soldats vont bientôt arriver … et s’ils nous trouvent ici, nous serons tous envoyé illico au cirque.
- C’est de sa faute ! C’est ce type qui nous a délivrés alors qu’il ne sait même pas comment nous faire sortir.
- Ne dis pas ça Reks, il voulait bien faire.
- Maman on va mourir ?
»

Les murmures des prisonniers envahissaient sa tête, Alex avait du mal soudain à faire face à la situation. Il sentit un début de migraine, et alors qu’il se décidait à annoncer la vérité aux rebelles, soit qu’il ne connaisait aucun moyen de sortir, son passé se rappela douloureusement à lui.
Une douleur dont l’origine n’était autre que sa cicatrice, trace de la blessure qui lui avait couté la vie, se propulsa dans tous son corps alors qu’il sentait sa tête explosait. Il se courba, essayant vainement de contenir la douleur.

Une prison, cette prison … il avait été arrêté par le prince de la mine de sable, par Calintz. Il avait retrouvé Annice, et puis le capitaine de Sunahama était venue et l’avait libéré … il lui avait montré un passage discret.

Sortant soudain de ses souvenirs, se redressant, il dit d’une voix pressé et vive, alors que les bruits de pas dans les couloirs commençaient à se rapprocher.

« Vite suivez-moi. »

Sans hésiter, se fiant complètement à ses souvenirs, le voleur se dirigea vers le passage que lui avait dévoilé Abyssion il y avait quelques années déjà. Il le trouva comme il l’avait laissé, et il n’eut aucun mal à l’ouvrir. Le passage s’ouvrait sur le flanc du palais de la dune de sable, loin de l’entrée officielle, loin des soldats.
Les rebelles et autres prisonniers commencèrent à s’y engager. Alex, l’épée à la main couvrait leur arrière, une angoisse sourde dans son ventre. Pourvue qu’ils aient encore quelques minutes pour que tout le monde quitte ce lieu maudit, ces prisons inhumaines.
Et enfin, la dernière personne du cortège de prisonnier passa par l’embouchure du passage, le voleur laissa s’échapper de sa gorge un soupir de soulagement. Son regard était devenue soudain sérieux, beaucoup plus ferme. Il était décidé à aller rejoindre Annice, à affronter les obstacles avec elle. Et alors qu’il allait se mettre à marcher dans la direction d’où venaient les bruits de pas, il sentit une petite main s’accrocher à ses vêtements et le retenir.

Ses yeux se posèrent sur une enfant, une petite fille. A sa vision, Alex sentit son cœur se serré. Elle était dans un sale état, sa maigreur faisait peine à voir ainsi que les bleus qui couvraient ses bras et ses jambes nues. Son regard vert s’était figé dans celui rouge du voleur, sans aucune crainte.

« Tu viens ? On a besoin de toi … »

Sa voix était emplie d’espoir. Alex la regarda longuement, puis il rangea son épée contre son flanc … il devait honorer la promesse qu’il avait faites à Annice … il devait rester en vie pour la sauver.
D’un geste doux, il la prit dans ses bras, et fut de nouveau choqué par le poids dérisoire qu’elle faisait. Puis se dirigeant vers le passage, il lui murmura :

« Oui j’arrive. Et je ne vous laisserais pas tomber. »

Il s’engouffra à son tour dans le trou pour ressortir à l’air libre. Quel bonheur de sentir une nouvelle fois une légère brise chaude venir s’engouffrer dans ses cheveux … il avait hâte de retourner dans le désert. Contemplant la vingtaine de prisonnier dans un sale état, Alex les détailla tous. Certains ne pouvaient même plus marcher seul. Il ne fallait pas perdre de temps, bientôt on se rendrait compte de leur évasion … et on lui poursuivrait. Il n’était pas question non plus de se réfugier dans le village, on aurait tôt fait de les retrouver.
Alex fouilla une nouvelle fois dans ses souvenirs, certains d’avoir la clé à son problème. Il reposa au sol la petite fille, la gardant cependant à ses côtés.

« Écoutez-moi. Ce n’est pas parce que nous avons réussie à sortir de cette prison que l’enfer est terminé. Dans quelques minutes tout au plus les soldats de la mine de sable vont se mettre à notre recherche. Je ne peux pas vous promettre le calme ou la sécurité, mais je peux vous promettre de tout faire pour que vos rêves de liberté se réalisent. »

Un nouveau murmure parcourut la foule à ses paroles. Alex ferma les yeux, ses souvenirs lui offrirent enfin la clé à ses problèmes.

« Je connais un endroit dans le désert inconnu des soldats, de l’abis lui-même. Je vous propose de vous y réfugié. Qui veut me suivre ? »

Un silence dans les rangs des prisonniers, et puis la main de la petite fille se leva, suivie d’autre. Au total, il n’y avait qu’un couple qui avait décidé de ne pas le suivre, et même le dénommé Reks qui l’avait critiqué se rangeait à ses côtés.

« Bien alors allons y. Et aux autres, je vous souhaite bonne chance. »

Il avait la responsabilité de 19 vies maintenant … Ils se mirent tous en marche, Alex imaginant déjà le moyen de faire sortir tous les prisonniers de la mine de sable pour trouver refuge dans le désert. Il fallait se presser, la seule porte menant au désert serait bientôt sous contrôle total des gardes …
Un dernier regard sur la dune de sable, le voleur se promit de revenir pour sauver Annice. Une petite main au creux de la sienne, il commença à guider les prisonniers dans la mine, se fiant à son instinct et à ses souvenirs qui revenaient par bribe depuis qu’il avait accepté l’appartenance d’Annice à son passé.

*Je reviendrais ta sauver … je ne te laisserais pas tomber … jamais.*
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 10 Mai   04.07.08 18:00

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

L’abis de Sunahama était venue se divertir au Colisée, bâtiment immense construit en à peine un mois ou se déroulait des combats sanglants, des mises à mort effroyables… distraction de Onyx. Une ombre le suivait, une jeune femme qu’on remarquait à peine, habillé tout en noir d’une tunique moulante qui n’entravait aucun de ses gestes, remplis de froideur, empreint de mort. Des cheveux tout aussi noirs lui retombent sur ses yeux ténébreux. Sa peau blanche finit par contraster ce portrait, mais l’espionne ne fait pas attention au regard qu’on lui porte, elle sent dans son dos, entre ses omoplates la présence rassurante de son sabre.
Ou va Onyx, elle y est.

Lorsque l’abis pénétra dans la loge qui lui était réservé, une foule l’acclama … par respect ou par peur ? Certains voyait une bonne chose dans le revirement de Onyx, sa violence et les jeux du cirque leur offrait une parfaite distraction, alors que d’autres se terraient de peur, craignant pour leur famille. Sayuri elle n’avait pas ce genre de problème. Face à l’abis, elle était entièrement soumise, elle lui appartenait, il faisait ce qu’il voulait d’elle. C’était aussi simple que cela, elle n’avait pas besoin de se demander si elle avait peur ou non de ce maître.
D’un œil vide, elle observait du fond de la loge le combat qui s’annonçait. La barbarie régnait en souverain dans ce lieu taché de sang. La violence des combats était telle que la guerrière avait eut du mal au début à regarder jusqu’au bout ce spectacle de la mort.

Sayuri observait les moindres faits et gestes dans la loge, elle était la garante de la protection de l’abis … non pas qu’il ne sache pas se défendre tout seul, mais elle avait pour tache de ne laisser personne s’approcher trop intimement de lui. Ses yeux noirs restaient impassibles quant au combat sanglant qui se déroulait un peu plus bas, dans le cœur de l’arène. Onyx s’était mis à fredonner une mélodie à son fils qu’il avait prit sur les genoux. Depuis un mois qu’elle était avec lui en permanence, l’espionne avait apprit à voir plus qu’un tyran solitaire en lui. Elle savait qu’il pouvait être un père attentionné et endeuillé par la mort d’un fils, comme être un monstre de violence qui ne ressentait aucune pitié. Ses deux faces elle les avait côtoyé, mais ne s’en était guère approché.
Lorsque l’abis lui fit signe de veiller sur son fils qu’il venait d’allonger, Sayuri s’avança de quelques pas et se posta à ses côtés, il n’y avait aucune trace de sourire sur son visage, juste un masque de froideur. Son regard noir se posa quelques instants sur les traits encore enfantin de l’héritier de la mine de sable … Avait il bien sa place ici ?

L’espionne suivit l’échange entre Onyx et le responsable des jeux du cirque, ils parlèrent d’une femme rebelle, puis d’un homme qui devrait la tuer … aucun sentiment ne perça le masque de la jeune femme. Pourtant quand elle entendit que l’ancien roi des voleurs se trouvait dans la prison actuellement, une lueur de surprise passa dans ses yeux. Mais que faisait-il là ? Et qu’avait à voir le capitaine de la mine de pierre dans tout ça ? L’abis demanda qu’on le lui amène … des souvenirs resurgirent en Sayuri. La dernière fois qu’elle avait vu cet homme … il était en compagnie de l’élu de Dieu. Savait-il des choses qu’ils ignoraient.
Alors que l’espionne s’était avancée pour partager ses informations à l’abis, gardant toute de même un œil sur l’enfant, une femme apparut et s’approcha doucement de Onyx. La guerrière savait que c’était un jouet de l’abis, mais elle se saisit tout de même d’un des nombreux kunaï qui était dissimulé dans sa tunique et se tint prête à le lancer au cas où. Mais la jeune femme ne fit rien qui incita la méfiance de l’espionne, elle déglutit juste avec peine qu’elle avait un message pour lui.

Sayuri se tenait toujours sur ses gardes, mais elle s’était de nouveau reculée pour reprendre sa place auprès de l’héritier de Sunahama, veillant sur lui. L’enfant était allongé sur le lit et regardait fixement le plafond perdue dans ses pensées.
Mais alors qu’elle pensait que tout était réglé et que les jeux allaient pouvoir recommencer, un homme attira son attention. Il semblait vouloir parler à Onyx mais avait peur de le déranger alors qu’il était en pleine discussion avec l’une de ses favorites. Sayuri sans hésitation s’approcha de lui, et elle l’interrogea.

« Que voulez vous à l’abis ? »

Tous ici connaissaient le statut ambigu qu’avait la jeune femme, et le soldat n’hésita que quelques secondes avant de tout lui révéler.

« C’est le capitaine Appolodoros, elle a bloqué et combattu les gardes envoyés pour chercher l’ancien roi des voleurs. Elle dit vouloir défier les lions …
- Elle a donc trahit …
- Et ce n’est pas tout !
Sayuri pressentit que c’était ce qui allait suivre qui était le plus grave.
- Quand nous avons put arriver à la prison, nous nous sommes rendue compte que tous les prisonniers de ce couloir s’étaient évadés. L’ancien roi des voleurs était parmi eux.
- Impossible ! Ils doivent encore être dans la dune de sable.
- Je ne pense pas mademoiselle …
- Bloqué la sortie du village, que plus personne ne puissent se rendre dans le désert. Et n’en parlez pour le moment à personne. »

Sans attendre de réponse, l’espionne se dirigea à grand pas vers Onyx. Elle s’arrêta à ses cotés, juste derrière son siège et attendit son autorisation pour pouvoir parler. Il n’était pas question qu’elle laisse ses prisonniers et rebelles en liberté, et encore moins Alex Telles.
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MessageSujet: Re: 10 Mai   23.08.08 23:05

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

"Maître Onyx...Je...J'ai un message à vous transmettre..."

Cette voie… cela faisait si longtemps qu’il ne lavais pas entendu, trop longtemps même pour accepter une tel familiarité avec sa personne. Il se tourna vers elle son regard était méprisant.
De plus lazulite ne venait pas à un moment propice, onyx avait plus important à faire qu’écouter un vulgaire jouait qui avait osé l’éviter.
Il eu un moment de calme dans la tribune les domestique se demandaient bien comment cette situation allait finir.
Onyx regarda Sayuri avec un air calme, il devait agir vite. Il prit finalement la décision d’écouter Sayuri.

"Dis moi sayuri que se passe t’il en bas, rien ne me satisfait en cet instant je veux un résolution immédiate de ce problème qui risque de te porter préjudice autant qu’a la réputation de la prison de cette mine."

Il se leva enfin et alla vers Lazuli, il tourna autour d’elle un moment sans rien dire de plus. Sa colère était grande il avait envie de la tuer sur le champ, mais il ne laissa rien paraître.

"Un jouer qui ose venir après tant de temps d‘absence volontaire pourrais êtres considérer comme ayant des pulsions suicidaires.
PERSONNE ne se présente a moi de cette façon!"


Le ton était montait d’un coup il devenait sec froid le visage d’onyx devenait de plus en plus sévère. Comment cette sotte pouvait envisager de lui passer un message, le déranger comme ça?!
Alors qu’il passait dernier elle il l’attrapa par les cheveux et la força a s’agenouiller. Sans desserrer sa main il passa devant elle pour qu’elle le regarde.

"As-tu le traitement que réserve les enfants à un jouet qui ne leur convient plus?"

Il eu un moment de silence puis onyx rigola.

"Il le donne a ceux qui n’ont pas la possibilité d’en avait autant que lui."

Il l’a lâcha et se dirigea vers la terrasse pour fois le cirque. Encore un silence puis onyx se retourna et regarda zuli.

"Dis moi ton message et après tu iras fouler le sable de l’arène, les vilain jouer n’ont pas leur place à mes coter. Personne na le droit d’être confiant en lui face a moi, personne ne peut imaginais que je serais d’une quelconque clémence avec lui."

Onyx finit par se rasoir il jeta un coup d’œil sur son fils, la vision de cette ange le calmait, il repensait au moment heureux qu’il avait passé, il était certain que son fils pourra gouverner un royaume prospère, qui pourra enfin vivre tranquille.
Mais avant cela il savait qu’il devait tenir le pire des rôles, mais il l’avait accepté, en contre parti il avait bien le droit au respect.

[dsl un peut cour mais c'est uen remise en forme]

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MessageSujet: Re: 10 Mai   26.08.08 1:16

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Comme la petite espionne sage et docile qu'elle était, Sayuri restait à sa place. Elle attendait simplement que son maître daigne la regarder et lui donner l'autorisation de parler. La situation était grave mais elle avait déjà donné des instructions et le groupe de fuyards devraient toujours se trouver dans la mine de sable, et elle avait mit les meilleurs hommes sur le coup. La jeune guerrière savait que l'abis haïssait le roi des voleurs, et il devait impérativement être arrêté vivant, les autres, ils pouvaient tous mourir. Mais lui, cet homme qui avait disparut durant trois ans, il devait comparaître devant Onyx. Et Sayuri en eu la confirmation aux paroles de ce dernier.

Aucune peur n'était lisible dans son regard noir, elle devait donc s'engager personnellement dans ce combat. La jeune fille ne craignait pas les conséquences, elle devait juste faire tout pour satisfaire l'abis. Inclinant légèrement la tête en signe de respect et de soumission, l'espionne se redressa pour exposer la situation.

"Annice Appolodoros a trahit, elle a affronté les gardes venus cherché Alex Telles et demande maintenant d'être mené au cirque pour combattre. Quant à l'ancien roi des voleurs … il s'est échappé avec une vingtaine de rebelles. En ce moment il doivent encore être dans le village, j'ai envoyé une patrouille garder la sortie, et nos soldats fouillent Sunahama pour les retrouver."

Sayuri avait prit certaines dispositions, mais elle doutait qu'elles soient suffisantes, surtout face à Alex Telles, qui avait sut mainte fois se jouer de leur force militaire et filer entre les doigts de plusieurs officiers très compétents. Elle n'était pas tranquille.

"Si vous me le permettez, je désirerais me rendre immédiatement à la sortie du village pour vérifier par moi-même que Alex Telles ne s'enfuira pas, ainsi que sa bande de rebelle."

La voix de l'espionne était resté calme, froide, elle ne cédait jamais à la panique et malgré la menace qui pesait sur elle, Sayuri savait contrôlait son stress. Pourtant Onyx ne semblait pas être dans les meilleures dispositions, et Lazuli en payait les frais. Le jouet avait été absente une longue période, on la disait dépressive et affaiblie. En effet sa silhouette était frêle et elle avait l'air émacié par la privation de nourriture. Bien loin du corps finement musclé de la jeune guerrière.

Son regard resta impassible, mais son rythme cardiaque s'accéléra légèrement face au comportement de son maître pour cette femme. Elle était pourtant habitué à sa violence et à sa barbarie, mais Lazuli, elle paraissait tellement … faible et innocente. Avec sa beauté presque irréelle. Sayuri se força tout de même à ne pas bouger, à rester droite attendant les instructions de Onyx.

Un bon toutou … la jeune espionne était un très bon toutou qui pouvait se transformer en tigre à la moindre sollicitation de son maître pour mordre n'importe qui. Ses yeux noirs étaient tels deux gouffres qui happaient chaque sentiment qui essayait de s'exprimer dans ce regard si vide. Si froid et dur. Suivant le coup d'œil de Onyx, Sayuri se retourna légèrement pour observer à son tour l'héritier de la mine de sable. Il était toujours aussi tranquille … et dire que l'élu avait tué son frère … Xyno cet ange de la mort qu'elle avait vu. Suivit, espionné, pour finalement se faire découvrir par lui. A son souvenir, elle frémit. Cet être … qui des abis ou de lui était le plus mauvais ? Question sans réponse que l'espionne ne devait pas se poser.
Et pourtant … c'était difficile de faire comme si on ne voyait rien, comme si on ne savait rien. L'avenir de leur royaume se jouait en ce moment, et elle n'était qu'un pantin entre les mains de personnes bien plus puissantes. Comme toute son existence, elle se laissait faire, obéissant encore et toujours. La jeune fille n'avait jamais été maître de son destin, et maintenant, elle le savait au plus profond d'elle. Cela ne changerait pas. Elle était trop habitué maintenant à ne pas prendre de décision, qu'elle ne savait même plus si elle en était capable.

Reposant ses yeux noirs sur Onyx, elle se tenait toujours aussi droite attendant que son maître lui réponde.
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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 10 Mai   31.08.08 22:58

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Lazuli avait un peu de mal à tenir sur ses jambes, encore trop faible mais elle n'avait pas vraiment le choix pour le moment. Elle devait attendre qu'Onyx lui réponde et ne l'écoute...si l'écouterait du moins. Elle craignait le pire pour l'avoir volontairement ignoré durant un mois, mais elle espérait au fond d'elle-même qu'il allait être clément, au moins une fois. Cependant, Onyx ne fit attention à elle ou du moins il feignit l'ignorer. Il écouta d'abord Sayuri, l'espionne, que Lazuli connaissait un peu...de nom. L'espionne expliqua la situation de la prison, Annice avait donc aider l'ex-roi des voleurs à s'échapper, avec une bande de rebelles en plus. Le jouet d'un côté espérait et d'un autre pas que la prisonnière enceinte qu'elle avait rencontrée dans la prison était dans ce groupe, car elle n'osait imaginer ce qui lui arriverait si les soldats rattrapaient le groupe. Elle devait vivre.

Alors qu'elle était perdue dans ses pensées, Lazuli n'avait pas remarqué qu'Onyx s'était approché d'elle et eu un sursaut de surprise mais il ne fit rien, à part tourner autour d'elle, telle un prédateur observant sa proie. Elle n'osait imaginer ce qu'il pensait mais elle ressentait beaucoup de colère même si son maître n'y laissait rien paraître. La jeune femme se mit à trembler, inquiète et troublée. Il faisait chaud mais pourtant elle avait des frissons, des frissons d'angoisse. D'un seul coup, Onyx se mit à lui crier dessus. Oui, il était très en colère. Il avait raison, elle aurait du savoir qu'elle ne devait pas se présenter à lui de cette façon, de plus, le moment ne semblait pas propice non plus. Toutefois, elle espérait que la colère d'Onyx n'était pas suffisament grande pour qu'il aille plus loin que crier. C'était hélas trop en demander. Il passa derrière elle et Lazuli sentit une brusque douleur à la tête, on lui tirait les cheveux, Onyx lui tirait les cheveux et maintenait cette chevelure d'une poigne de fer. La douleur était telle que la jeune femme tomba à genoux, hurlant. Il tourna la chevelure de manière à pouvoir se mettre face à elle mais il ne desserra pas pour autant son poing. Elle comprit qu'elle devait le regarder...mais elle avait tellement mal.
Elle ne pouvait rien dire, elle ne savait que répondre et quand bien même elle réponderait, cela aurait surement pour effet d'énerver encore plus Onyx. Elle ne pouvait que supporter, se faire humilier, personne ne viendrait l'aider de toute façon. La seule personne qui l'aurait sans doute fait aurait été Agarwaen...Elle ne pu s'empêcher d'y penser...Non elle devait oublier.
Onyx ne lui laissa pas le temps de continuer sa pensée. Il la lacha subitement et il lui tourna le dos un moment et garda ce silence qu'elle n'amait pas de lui dans ses moments de colère. Il se tourna vers elle. Elle l'écouta, les larmes aux yeux, non seulement de la douleur mais aussi de la tristesse qui avait une nouvelle fois fait surface, elle n'arrivait pas à se faire à l'idée que son frère aîné était mort, sa seule famille. Cependant, Onyx lui accorda de lui transmettre le message qu'elle devait lui dire pour après être jetée dans l'arène comme un vulgaire jouet...ce qu'elle était.

Elle était encore tremblante, elle avait peur de mourir, peur d'être seule au monde, cependant, elle prit son courage à deux mains mais elle ne put se redresser, trop affaiblie.


"La prisonnière, une belle jeune femme blonde qui est enceinte dans la prison, dit avoir des informations capitales au sujet de l'élu de Dieu et de la mort de votre fils... Elle demande que sa vie soit épargnée jusqu'à son accouchement et elle avouera tout. ...Vous devrez lui garantir la sécurité de son enfant..."

Ces paroles n'étaient qu'un murmure mais Lazuli avait essayé de parler assez fort pour qu'Onyx la comprenne. Elle espérait que la vie de cette future maman serait épargnée. Quand à la sienne, son destin semblait dorénavant définitivement scellé.

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MessageSujet: Re: 10 Mai   02.09.08 22:53

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

"Annice! Pourquoi elle?! Elle sait très bien qu’elle ne peut pas vivre sans ma protection. Cet Alex!"

La rage d’onyx pour ce type ne faisait qu’augmenter. Cela faisait des années que ce roi des voleurs lui mettait des bâtons dans roues. Il avait eu la chance de ne plus entendre parler de lui jusqu’à ce jour. Il devait bien finir par s’en débarrasser!!
Sayuri allait peut être a la hauteur de cette tache. Enfin il devait s’en remettre a ses compense pour que ou aille plus vite.
Alors qu’il était obnubilé par cette trahison et cette panique dans les prisons en cette instant, il ne fit mm pas attention à l’état dans lequel était Lazuli.

"Sayuri! Ne perd pas de temps va les empêcher de quitter la mine, et minimise les fuites d’information, si tout le monde apprend cela ça va nous causer quelque ennui et nous n’en avons pas besoin!"

Onyx la regarda avec un sourire malveillant. Il avait une certaine confiance en elle, et la croyait capable de la stopper.

"Ne me déçoit pas et dépêche toi!"

Onyx regarda alors vers la zuli qui murmurait à ce moment une phrase. Même si celle-ci était à peine audible onyx y prit attention.

"La prisonnière, une belle jeune femme blonde qui est enceinte dans la prison, dit avoir des informations capitales au sujet de l'élu de Dieu et de la mort de votre fils... Elle demande que sa vie soit épargnée jusqu'à son accouchement et elle avouera tout. ...Vous devrez lui garantir la sécurité de son enfant..."

Onyx capta quelque mot qui suffit a attire son intérêt. Mais ce n’était peut être pas un bon point car les mots qu’il entendit furent: « informations…l'élu de Dieu …votre fils…sa vie soit épargnée…accouchement…la sécurité de son enfant... »

"Relève toi Zuli qu’a pourquoi autant d’information contrariante dans tes phrases? N’a tu pas peur de me parler de mon fils et de l’élu de dieu dans cette même phrase? A tu envie que je te brise les os sur le champ?"

Onyx était furieux que ce passait il en bas pour qu’il perde autant le contrôle? Il laissa un moment de blanc puis il reprit la parole.

"Faites monter cette femme qu’elle vienne me proposer en personne son accord. Quand a toi Zuli ces spectateur attende ta venue dans le cirque."

Il regarda un garde et ajouta avec un sourire.

"Si Annice veut aller dans le cirque qu’ont l’y emmène!"

Une idée venait de naître dans l’esprit d’onyx, pourquoi donner à son peuple un spectacle des plus amusant.

"Amener Lazuli dans l’areine, voyons voir si deux femmes peuvent résister aux gladiateurs et aux animaux de mon arène!"

C’est tout ce que méritait c’est femme qui osait le défier.
Maintenant il ne manquer plus qu’a rencontrer cette femme pour qu’elle lui propose cet accord, il se demandait bien ce qu’elle allait bien lui révéler sur son fils et sur l’élu de dieu. Pourquoi se manifester maintenant.

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MessageSujet: Re: 10 Mai   06.09.08 21:44

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Quelques minutes qui semblaient être une éternité.
Toujours assise sur le sol poussiéreux de la mine de la mer de sable, Kara fermait les yeux tentant de se détacher de cet univers de cris et de souffrance qui l'entourait. La chaleur combiné à l'humidité des lieux rendaient l'air irrespirable et couvraient les corps d'une sueur qui renforçait l'air bestial de certain gladiateur. Le spectacle devait continuer malgré tout pour le plaisir du public mais surtout celui de l'abis. L'organisateur des massacres courait dans tout les sens essayant de répondre aux demandes de Onyx, planifiant les combats à venir, ordonnant les mises à mort des combattants de l'arène. Dans cette frénésie chaotique, plus personne ne remarquait la frêle jeune femme blonde enchainait à un pilier comme un animal. Les mains jointes sur son ventre arrondi, la prêtresse baissait la tête en signe de recueillement. Elle pensait à tous les hommes, femmes et enfants qui l'avaient précédé dans ce lieu et n'en étaient pas ressortit vivant. Tant de sang avait coulé à cause des désirs fous d'un seul homme ... et elle voulait dénoncer le père de son enfant à ce monstre.

Sa volonté menaçait de vaciller mais chaque caresse sur son ventre réussissait à la persuader qu'elle n'avait pas le choix. Si Xyno avait été là, il lui aurait surement dit qu'on avait toujours le choix. Mais cette fois ci, elle se retrouvait dans une impasse qui portait le nom de la mort. Tremblante malgré la chaleur, la jeune femme rouvrit les yeux en entendant une nouvelle frénésie. Quelques soldats armés passèrent devant elle alors qu'elle retenait son souffle. Les pas s'éloignèrent rapidement allant vers l'entrée de la prison alors qu'un soupir de soulagement passait les lèvres de Kara. Un murmure emplit la salle se propageant comme une trainée de poudre : plusieurs prisonniers avaient réussit à s'évader et à leur tête se trouver le roi des voleurs. L'abis était furieux et l'arène réclamait encore plus de sang pour distraire la population. D'un coup d'œil, Kara put voir l'organisateur des duels se frotter les mains en signe de contentement, son chiffre d'affaire serait élevé aujourd'hui.

S'appuyant contre le pilier auquel elle était enchainée, Kara laissa ses pensées se diriger vers la jeune fille qui lui était venu en aide dans les prisons. Pourvu qu'elle puisse atteindre Onyx avant qu'il ne soit trop tard et qu'elle ne subisse pas de conséquences. Rien ne pouvait être certain avec l'abis de la mine de la mer de sable, pas même qu'il accepte le marché pourtant alléchant qu'elle lui proposait. Elle lui livrait sur un plateau d'argent des informations précieuses sur Xyno. La prêtresse vit arriver deux gardes descendant d'un escalier légèrement en retrait des portes menant à l'arène qui se dirigèrent vers l'organisateur des combats. Quelques mots échangés et un regard appuyé vers elle renforcèrent le mauvais pressentiment qui l'avait envahit. Quelques secondes plus tard, les deux hommes se dirigeaient vers elle.

« Lève toi ! L'abis souhaite te voir. »

La prêtresse se releva toujours entravée au pilier pour défier du regard les deux soldats. Lazuli avait donc put arriver à Onyx à temps ... maintenant, il fallait qu'elle assume ses décisions. Il n'était plus question de faire marche arrière maintenant qu'elle avait impliqué le jouet dans cette histoire sanglante. Un des soldat lui enleva ses liens de fer avant de la saisir par les bras la forçant à avancer. Ils empruntèrent un escalier pour monter vers la tribune officielle de l'arène ou se trouvait l'abis.

Après quelques minutes ils débouchèrent dans la tribune ou était Onyx, Kara était encadré des deux soldats qui la tenait à l'œil. Au moindre geste suspect ils interviendraient pour assurer la défense de leurs abis. Inévitablement, le regard de la jeune femme fut attiré par le visage de Onyx. Ce visage qui ressemblait tant à celui qu'elle aimait. Bien qu'elle l'ait déjà vue, la ressemblance entre Xyno et ce monstre était saisissante et troublante. Une lueur d'hésitation passa dans le regard de la prêtresse, ne faisait elle pas la plus grande erreur de sa vie ? Puis elle aperçut Lazuli qui semblait être chamboulée, Kara lui lança un signe affectueux.

« Incline toi devant l'abis Grenat ! »

Un regard neutre se posa sur le garde qui avait vociférer ses paroles resserrant son emprise sur le bras maigre d la jeune femme. Kara sourit légèrement repensant à son amant, son amour. Lui ne s'inclinerait jamais devant Onyx, il ne s'inclinerait devant personne. Relevant la tête vers l'abis, la prêtresse lui dit d'une voix douce mais qui ne laissait la place à aucun compromis.

« Je ne m'inclinerais pas devant une personne qui ne mérite pas mon respect abis. Vous lui ressemblez ... c'est étrange à quel point vos physique se confondent et vos personnalité s'opposent. »

Malgré l'assurance qu'elle mettait dans ses paroles, la peur lui broyait le ventre menaçant d'emporter sa détermination. Ne pas trop en révéler sinon il la tuerait dés qu'il n'aurait plus besoin d'elle mais lui faire miroiter suffisamment d'information pour qu'il prenne le risque de la garder en vie.

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MessageSujet: Re: 10 Mai   23.09.08 20:35

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Il ne restait plus qu’a attendre, comment pouvait il patienter, zuli avait évoquer dans de mystère… tan de chose que cette femme pouvait lui apporter, si toute fois elle le pouvait.
Onyx était anxieux, qu’allait il apprendre? Ou allez t il encore comprendre qu’il c’était fais avoir par son jouet une nouvelle fois?
Cette femme était elle vraiment ce que zuli prétendait? Ou une autre femme qui voulait fuir la mort?
C’est dans le silence qu’onyx fit les cents pats. L’atmosphère du lieu devenait de plus en plus lourde.
Enfin quelqu’un a annonça l’arriver de cette femme. Onyx alla s’asseoir calmement à sa place pour accueillir cette femme.

« Incline toi devant l'Abis Grenat ! »

Onyx fit un signe de la main pour que le garde n’insiste pas sur ce point là.
La femme était assez jolie, même si onyx ne prêtait pas attention a ce type de beauté il admettait qu’elle avait un certain charme.
Elle prit rapidement la parole d’ailleurs, le début de la phrase fit sourire onyx, la suite lui priva que cette personne connaissait Xyno et sûrement mieux qu’onyx. Il fronça donc les sourcils, puis répondit:

"Ne me jugez pas trop vite. "

Onyx se leva alors et se dirigea vers Kara d’un pat calme. Son visage était détendue et laissé paraître une expression apaisée, comme celle d’un enfant. Tout cela n’était que façade au fond de lui il se demandait bien ce qu’il allait se passer.

"Je fus moi-même surpris de notre ressemblance lord de notre rencontre. Dieu fut bien cruel envers lui, tuer celui pourquoi on existe de nous deux il a le sort le plus triste…"

Le ton de sa voie diminué alors qu’il parlait comme si ne s’adressait plus qu’a lui-même. Il tourna le dos à Kara et reprit une intonation assez forte pour qu’elle l’entende.

"Quel est ton nom?"

Onyx se dirigea par la suite vers zuli. Il prit son visage entre ses mains et lui souri.

"Chuuuu… calme toi, tu a fais une bonne action tu n’ira pas au cirque."

Il essuya ses larmes et la prit dans ses bras, puis il la dirigea vers son trône pour qu’elle puisse s’asseoir confortablement le temps qu’il discute avec kara. Il passa un peu d’eau sur le visage de celle si grâce à son pouvoir.

"Repose toi un peu nous discuterons après tu veux bien."

La gentillesse d’onyx n’était pas habituel, mais quand on évoque ses enfant onyx s’adoucie, cela lui rappelant son amour.

"Avant que tu ne commences, sache que je ne lèverais pas la main sur ton enfant. Je connais l’importance des enfants aux yeux de leur parents, je sais que pour la plus part d’entre eu il son née grâce à l’amour le seule sentiments que je respecte encore en ce monde.
Mes enfants… mes fils étaient le fruit d’un grand amour, leur mère… leur mère était l’enfant de dieu. Je pense que je ne vous l’apprends pas. "


Il fit tout à coup un signe pour que tout le monde quitte la pièce et le laisse seule avec Kara et zuli.

"Cette femme à pansée mes plus profondes blessures je l’aimais énormément, dieu fut tellement cruelle envers elle, envers nous… les enfants qu’elle mis au monde, mes enfants ne mérite pas de faire partit de la munition imposer par dieu…."

Onyx marqua une pose. Puis il regarda Kara droit dans les yeux.

"Pourquoi? Pourquoi avoir tué mon fils?
Je me fiche de savoir ce que vous pensez de moi. Mais sachez que je n’ais pas l’intensions de fuir quand mon heure sera venue. Mais Xyno devra attendre que j’ai terminé quelque chose avant, je ferais tout pour qu’il se tienne tranquille."


Onyx laissa le silence s’installe il en avait dit beaucoup, mais c’était pour montré ses priorité en cet instant. Tout à coup quelque chose de petit l’agrippa. Il baissa les yeux.

"_Papa, triste?
_ne ne t’inquiète pas Homi, papa est un grand garçon."

Il se baissa à son nivo et lui pinça gentiment le nez, le petit garçon rigola. Onyx le prit alors tendrement dans ses bras.

"Ce petit garçon à perdu ça mère à la naissance… je suis un Abis, un homme de pouvoir, je ne peux rester trop prêt de mes enfants, la perte de Miso est un drame autant pour moi que pour lui. Vous pouvez soutenir Xyno mais je le sais nous ne valons pas mieux l’un que l’autre."

Onyx laissa encore le silence s’installer. Puis il donna la parole à kara.

"Je vous écoute."

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MessageSujet: Re: 10 Mai   24.09.08 18:11

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Impartiale et silencieuse, Sayuri se tenait auprès de son maître, attendant des instructions. Ses pupilles noires ne dévoilant aucun sentiment, ni aucune faiblesse. Elle côtoyait cet homme depuis plus d’un mois maintenant, l’avait suivit partout, avait même couché devant sa porte ou au pied de son lit. La jeune fille était devenue son ombre, la gardienne de son cœur. Et malgré les interdits, elle s’était peu à peu forgé une opinion sur cet Abis sanglant et despotique qui régnait dans un régime de terreur. Et le portrait de cet homme était bien différent de celui qu’on dressait habituellement. Entre barbarie et amour paternel, Sayuri avait put observer les différents comportements contraires de son maître, mais son cœur de pierre restait loin de tout ceci.

A sa phrase pleine de rancœur et de colère pour le roi des voleurs, elle ne cilla pas, l’écoutant simplement. Bien qu’elle ne connaisse rien à l’amour, elle pouvait imaginer que lorsqu’on avait trouvé son âme sœur, on préfère mourir pour elle que d’être protéger et de la voir dépérir jour après jour. Mais une telle notion de sacrifice n’existait pas chez l’espionne, ou du moins pas un sacrifice par amour. On lui avait apprit à protéger de sa vie Onyx, à s’intercaler entre une flèche et le corps de l’abis ou d’un de ses supérieurs. C’était simple et cette instruction restait gravée dans sa tête.

S’agenouillant une nouvelle fois devant son maître, l’espionne acquiesça de la tête.

« Bien maître, je ne vous décevrais pas. »

Litanie pour se convaincre elle-même qu’elle serait à la hauteur de la tâche, que cette fois ci le roi des voleurs ne lui échapperait pas comme dans le passé. Le sourire malsain que lui adressa Onyx la fit cependant frémir, elle savait ce dont cet homme était capable, mais c’était surtout le sentiment de ne pas vouloir le décevoir qui l’emportait sur sa frayeur envers lui. Non elle ne faillirait pas et lui ramènerait ce Telles. Surtout que ce voleur était lié d’une quelconque façon avec l’élu de dieu. La dernière fois, Sayuri les avait vus ensemble, et elle ressentait une nouvelle excitation à l’idée de repartir à la chasse.

Se détournant complètement du jouet qui découchait depuis plusieurs mois et qui se trouvait dans une situation peu confortable, l’espionne, toujours glaciale et intouchable, se dirigea vers des escaliers qui s’enfonçaient dans les profondeurs du colisée. Son regard noir glissa sur la silhouette du jeune héritier, puis se détourna pour se fixer droit devant elle. Ses cheveux noirs disparurent au moment ou des cheveux blonds faisaient leur entrée dans la tribune réservé à l’abis et à sa suite. Quelques secondes seulement séparaient la disparition de l’espionne et l’apparition de la jeune prêtresse, mais ses quelques secondes suffisaient pour changer la cour des évènements.

Que se serait il passé, si les deux femmes s’étaient retrouvés face à face ? Sayuri avait déjà sauvé deux fois la vie de Kara. Mais le destin prenait des directions bien fourbes.

S’enfonçant dans le dédale de couloir, que connaissait désormais par cœur la guerrière, elle se dirigea d’un pas rapide vers les écuries. La on lui donna un jeune étalon vif et rapide qu’elle monta souplement. Son corps taillé finement était le reflet de la rigidité de son âme et ne comportait aucune imperfection, à part cette cicatrice lui barrant la poitrine.

Rabrouant sans gentillesse quelques gardes qui voulaient l’accompagner, Sayuri sortit au galop de la dune de sable. Une montée d’adrénaline se faisait déjà sentir dans ses veines, son sang s’était mit à battre à ses tempes. L’appel de la chasse résonnait en elle.

*A nous deux Alex Telles.*

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MessageSujet: Re: 10 Mai   28.09.08 17:15

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Malgré la chaleur qui régnait dans la mine de sable, chaleur accablante et étouffante, la jeune femme tremblait de tout son être, non pas de froid mais bien de peur. Elle avait peur de mourir, de fermer les yeux et de ne plus jamais les rouvrir. N'était-elle pas la seule à avoir peur de la mort? On dit souvent que l'humain craint la craint énormément, mais est-ce rationnel ou irrationnel? Lazuli en venait à se demander comment l'on se sentait quand on sentait la vie doucement s'échapper. Si elle allait dans l'arène, elle savait parfaitement qu'elle n'aurait pas une mort rapide, surtout avec les fauves. De plus, cela n'amuserait surement pas Onyx. L'arène, la jeune femme pensa que le mot boucherie correspondrait bien plus à cette horreur nommée arène.
Les regrets d'avoir choisit la vie d'un jouet recommençait à nouveau à faire surface. Elle commençait une nouvelle à regretter d'être partie à la recherche d'Agarwaen, d'avoir accepté d'être un des nombreux jouets de l'abis en contrepartie de la libération de son frère, qui n'avait même pas été faite finalement. A quoi bon ces sacrifices, puisque le résultat était quand même identique, Agarwaen était décédé et elle se trouvait une nouvelle seule, sans famille. Oh bien sur qu'elle avait encore de la famille, sa mère, Lazuli ignorait si cette dernière était toujours en vie ou non. Avait-elle commencé une nouvelle vie avec un autre homme? Avait-elle eu une fille qu'il lui correspondait? Et dans tout ça, aimait-elle encore Sieg, le père de Lazuli et Agarwaen. A quoi bon se poser tant de questions puisqu'elle n'y trouvera jamais une réponse.

Lazuli était tellement plongée dans ses pensées, qu'elle ne faisait pas attention à ce qui se passait autour d'elle, cependant, elle ne manqua pas le petit signe affectueux que lui adressa Kara mais elle lui fit rien en retour, terrorisée à l'idée d'aller dans l'arène.
Depuis qu'elle était dans la loge réservée à l'abis pour l'arène, elle n'avait même pas posé un seul regard dans le centre de l'arène, effusion de sang, très peu pour elle, à vrai dire, le simple fait de regarder ne lui avait même pas effleurer l'esprit. Ses pensées furent interrompues par un geste, très surprenant, d'Onyx. Ce dernier lui avait délicatement prit le visage entre ses mains. Elle le regarda, surprise. Il ne semblait ne plus être en colère mais elle le connaissait suffisamment pour savoir qu'il l'était toujours, même s'il le dissimulait.

"Chuuuu… calme toi, tu a fais une bonne action tu n’ira pas au cirque."

Et avant qu'elle ne puisse réagir ou dire quelque chose, il essuya d'un doigt les larmes qui avaient commencées à perler sur les joues de la jeune femme. Il ne l'enverrait pas à la mort…du moins pour le moment. Elle n'osait y croire, Onyx avait brutalement changé de comportement et d'humeur que cela en semblait presque incroyable mais pourtant, cela semblait bien vrai. Elle lui adressa un mince sourire, mais elle se sentait très fatiguée, la faiblesse avait reprit le dessus. Cependant, Onyx la prit dans ses bras. Interloquée, il l'a fit s'asseoir sur son trône. Bien loin de là l'idée de vouloir rechigner l'honneur qu'il lui faisait, mais elle se sentait quelque peu mal à l'aise sur ce qui était généralement réservé à l'usage exclusif de l'abis. Elle s'enfonça dans le siège, de manière à être confortablement assisse. Elle somnolait, fatiguée des efforts qu'elle avait du faire pour son premier jour hors de sa chambre, cependant, elle se sentait suffisamment bien pour écouter ce qu'Onyx et Kara avaient à se dire. Elle sourit pour elle-même, la jeune femme espérait du plus profond de son cœur que Kara et son enfant s'en sortiraient, sous la protection d'un abis cruel mais tellement doux quand on évoquait les enfants.

Elle assista, silencieuse, à cette petite discussion, Onyx ne tarda à parler d'une femme qu'il avait tant aimé. Lazuli la connaissait…de nom toutefois. Elle avait beaucoup entendu parler d'elle mais elle avait toujours ignoré le pourquoi de son décès. Elle avait été l'enfant de Dieu, autant dire celle qui devrait corriger les abis. La jeune femme se demanda comment Onyx et cette femme avaient fait pour s'aimer malgré la mission qui l'incombait. Son visage qui avait reprit quelques couleurs depuis un moment pâlit à nouveau de manière inquiétante. Elle s'était suffisamment longtemps cachée la face. Elle n'était qu'un jouet parmi tous ceux qu'Onyx possédait, elle commençait à comprendre qu'elle resterait toujours à cette place peu enviable. Jamais on avait entendu parler d'un abis aimant un de ses jouets car cela n'arrivait jamais. Abis était quelque chose, être un jouet était une autre chose et rien ne pouvait assembler les deux. Les abis n'épousaient-ils que des personnes issues d'une la haute hiérarchie? Lazuli ne connaissait pas l'histoire des abis, aussi peu celle de la mine de pierre que celle de sable, même celle de glace d'où elle tenait son origine, elle l'ignorait. Le fossé entre elle et Onyx se creusait de plus en plus et il se creuserait sans aucun doute davantage, entre autre pour avoir passé un mois sans se présenter à lui.

* J'aurais peut-être du m'échapper quand j'en avais l'occasion…*

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MessageSujet: Re: 10 Mai   26.10.08 17:10

[10 Mai / Matin / Prison de la mine de sable]

Elle ne résista que peut de temps, fatiguais par sa propre vie.
Les hommes l‘immobilisèrent, face contre un mur. Malgré sa position de faiblesse elle se débattait sans cesse. Une fois leur prise bien assurée ils l’entraînèrent dans l’areine. Annice ne disait rien, elle fini pas se laisser guider tranquillement. Ces dernières minutes lui avaient redonné espoir.
Il en manquait plus qu’un couloir avant d’arriver à l’areine devant un publique qui désirait sa mort, pour se divertir.
On la prépara pour le combat: lui donnant une armure correcte et une épée ainsi qu‘un casque.

Que dieu maudisse le jour ou vous a perdu votre conscience.

C’est sur ces mots qu’elle entra dans l’areine. Quand elle apparu tout l’areine ce tue. Onyx envoyé une femme pour combattre. Annice avança au milieu de l’areine puis se stoppa elle prit une grande inspiration en cria:

"Moi Annice, dernière héritier du trône de la mine de glace!Maudit pas mon propre sang"

A ce moment elle montra alors à tout le monde son bras bleu.

Je soutien sans honte aucune, le roi des voleurs!"

Elle marqua une pose, sentant tout les regard posé sur elle avec attention. Annice reprit enfin:

"Élus de dieu si tu as la chance de te trouver ici aujourd’hui, ou rebelles sachez que je ne vous laisserez pas accomplir pour autant la volonté de dieu.
Sachez tous qu’il a du bon en chacun de nous. J’ai assez de volonté pour vous le prouver aujourd’hui."


Elle dégaina son arme au moment même ou des soldats de la mine de sable entrèrent dans l’areine. Très vite ils l’encerclèrent. Annice restait calme, elle avait la certitude q avait rues si à fuir sans problème. Bientôt tout allait se terminer, bientôt elle allait pouvoir se reposer, penser à cet enfant qu’elle ne désire pas.

Les hommes commençaient à attaquer. Elle se contenta de parer les coups et au passage d’en assommer quelques uns. Eux leurs intentions étaient claires, Annice devait mourir en ces lieux.
A force de parer seulement les attaques Annice se fatiguait

"_J’espère que vous trouverez une grande satisfaction à tuer une femme tel que moi.
_Tu as humilier le grade capitaine pas ton sexe et ta faiblesse d’esprit. Enfin on ne pouvait pas moins attendre d’une femme."

La phrase la fit réagir et elle envoyé son épée dans le visage du soldat, qu’elle tua sur le coup. Son bras lui fit atrocement mal.

"_J’ai fait mon travaille aussi bien que n’importe quel homme.
_tu es aussi inutile que ta sœur! Qui n’a même pas su garder son royaume et sa vie.
_ne jugez pas cette femme!"

Elle en tua un deuxième son bras lui fit encore mal. Elle hurla de douleur. Des goûtes de sueur tombaient de son visage. Elle produisait en cet instant un effort sur humain. En faisant cela elle aurait pu perdre le bébé, mais à sert de protéger le bébé si on perd sa vie.

"Seigneur grenat!!!! Seigneur grenat!!! Montrez votre clémence! Envers un enfant qui naîtra dans un nouveau monde! Montrez que ce nouveau monde est à présent à porté de main. Montrez vous!
Seigneur grenat!!! Seigneur grenat!! Montré que nos enfants n’auront pas besoin de connaître nos malheur.
Laissez le peuple croire en vous! Montrez vous! Montrez vous vraiment!!!

Montrez vous!!!"


Elle tomba à genoux épuisé un homme mis sa lame devant le visage d’Annice. Elle respirait fort épuisé par son effort.
Annice espérait faire réagir le seul bon coté d’onyx. Elle espérait pouvoir y arriver.
Son cœur battait si fort, comme si lui aussi avait comprit que tout espoir n’était pas perdu. Annice était devenue magnifique en cet instant de faiblesse.

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MessageSujet: Re: 10 Mai   27.10.08 1:39

[10 mai / Matin / Prison de Mer de sable]

Les deux yeux verts rivés sur le dos de l'Abis, le dos courbé afin de rester dissimulé dans l'ombre, un jeune homme attendait avec patience l'instant parfait pour se faufiler dans le dos d'Onyx et lui ôter son bien le plus précieux. Pas sa vie, non. L'enfant de quatre ans qui jouait seul dans son coin quelques mètres devant lui comme si, en contre bas, une jeune femme n'était pas en train d'affronter avec ses dernières forces des hommes de main de la Mine de sable. Comment pouvait-on être à ce point déconnecter de la réalité ? Iemelian s'interrogeait sur quel genre de père pouvait être un homme qui laissait son fils si proche d'un combat sanglant. Et quel tout petit garçon pouvait se montrer aussi détaché devant la mort. A moins qu'il ne réalise pas encore complètement l'horreur du monde dans lequel il vivait... ce qui était enviable.

En silence ou presque, il fit craquer les articulations de ses poignets dans un mouvement de rotation adroit et la lame du Kriss qu'il tenait étincela une fraction de seconde dans l'ombre. Si des gardes s'étaient trouvés aux côtés de leur maitre, Mel aurait déjà une épée contre la nuque et un Abis furieux le menaçant. Peut-être même serait-il déjà mort à dire vrai. Seulement dans un soucis d'intimité, Onyx les avait congédiés, les mettant lui et son fils en danger. Surtout son fils. Iemelian avait déjà eu la 'chance inestimable' de voir les talents de fou furieux d'Onyx Grenat et n'était pas assez impulsif pour se jeter sur lui sans sortie de secours.

Le petit garçon afficha un instant un bref sourire, perdu dans ses rêves d'enfant que lui seul comprenait, seule note de tendresse dans ce tableau sinistre ; l'ex-esclave sentit son ventre se nouer. Il s'était toujours juré de tuer l'assassin de ses parents, celui là même qui l'avait rendu orphelin, et pour la première fois depuis cinq ans il réalisait qu'il risquait de faire la même chose. A un bout de chou qu'il avait sous les yeux. Bien plus jeune que lui à l'époque. Et il allait faire de lui un enfant sans père pour venger la mort du sien. Quelle ironie. Sa conscience s'éveillait et il se gifla mentalement pour reprendre le dessus sur ses sentiments. C'était son principal problème : malgré la rancœur qu'il éprouvait, il doutait encore de sa capacité à tuer quelqu'un.

A pas comptés, il s'avança vers l'enfant, le cœur serré par la crainte de ce qu'il s'apprêtait à faire. Il était agile et intelligent mais s'attaquait à plus fort que lui... et on l'avait payé pour ça. Cet homme si bien habillé aux couleurs de la Mine de pierre l'avait acheté pour qu'il vienne en secours à cette femme aux cheveux bleus qui se battait comme une lionne dans l'arène sous le regard couleur sang de l'Abis de la Mer de sable.

Il se glissa dans son dos et plaqua une main sur sa bouche en le soulevant du sol pour que ses petits pieds ne tapent pas par terre quand il se débattit. Le gémissement de protestation de l'enfant fut étouffé au creux de sa paume et Mel dut prendre sur lui pour rester ferme.

- Laissez le peuple croire en vous ! Montrez vous ! Montrez vous vraiment !!! Montrez vous !!!

La lame glacée de sa dague se pressa contre la peau du petit sans violence une fois qu'il se trouva assez éloigné d'Onyx et de l'entrée des gardes. Simple précaution. Il souffla un "Désolé" coupable à l'oreille du petit garçon et relâcha la pression de sa main sans le lâcher pour autant. Il se sentait aussi fou qu'Onyx en cet instant.
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