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 9 avril

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Calintz
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MessageSujet: Re: 9 avril   02.02.08 22:15

[9 avril/ aprés midi / refuge]

La main du jeune homme se stoppa comme bloqué par un mur invisible, un sourire narquois apparut sur le visage de Calintz, il aurait du s’en douter … l’abis se protéger toujours avec une éternelle lâcheté, utilisant sur autrui ses pouvoirs autrefois destinée à faire le bien. Depuis quand les abis étaient ils devenus mauvais, sûrement depuis la nuit des temps … Dieu avait eu tord de donné autant de pouvoirs à de simple homme. Le jeune prince laissa retomber sa main, ne desserrant pas les poings, il aurait bien l’occasion de faire du mal à cet homme.

« Toujours le même refrain … c’est vrai je suis stupide, tu es le plus à plaindre, tous tes actes sont justifié au grand abis. Mais ce que tu n’as pas compris, c’est que tu n’a plus à me donner d’ordre, ni de conseil pour ma santé … Je ne me calmerais pas, je ne veux pas perdre cette fois ci ! »

Le jeune prince resta pourtant démunis lorsqu’il vit l’abis partir sans égard pour lui vers la porte … comme autrefois. Un souvenir flou remonta à sa mémoire, alors qu’il passait la plus part de son temps dans sa chambre sombre, il voyait Onyx venir lui rendre visite… naturellement, et son départ marqué toujours une sorte de déchirure, comme un abandon … Non, cela ne pouvait pas être cela ! Calintz resta figé, regardant avec intensité son demi frère partir, entendant ses paroles … sans vraiment y prêter attention. Lorsque son regard croisa celui sévère de Onyx, toutes ces certitudes disparurent comme balayé par un pouvoir qui le dépassait … Ses genoux tombèrent à terre, une larme coula le long de sa joue … cela recommençait en pire. Il était toujours le petit prince pleurnichard, ignoré, faible … rien n’avait changé, il n’était capable de tenir tête, même qu’une seule fois, à Onyx. Ses paupières se fermèrent avec lenteur alors qu’il entendait les pas de son demi frère s’éloignaient dans le couloir …

¤ Un crie déchira le palais de la mer de sable … le jeune prince se leva dans la nuit. Est-ce un cauchemar … ne trouvant plus le sommeil, Calintz décida d’aller faire un tour dans les couloirs du palais sûrement déserté à cette heure. Il n’aimait ces bâtiments que la nuit, lorsque l’agitation de la foule des journées avait disparut pour laisser place au silence et à l’âme des lieux. Le jeune prince se dirigea donc vers la salle de réception lorsqu’il entendit un deuxième crie, bien plus déchirant que le premier s’élevait dans la nuit silencieuse. Sans réfléchir, ses pas le guidèrent vers la provenance du bruit, sans savoir ce qu’il allait trouver, déjà tout son corps tremblait. Il arriva face à une porte gardée par deux soldats, derrière, on pouvait distinguer les bruits d’une agitation intense. Les deux gardes lui dirent qu’il n’avait pas le droit d’entrer … Il ne protesta pas, et repartit comme il était venu, mais au lieu de remonter directement dans sa chambre, il attendit quelques chose dans un couloir adjacent. Les cris durèrent plusieurs heures, s’affaiblissant au cours du temps, Calintz restait là, plonger dans une sorte de torpeur, accroupie dans le froid. Au bout d’un moment, les bruits s’arrêtèrent, il entendis plusieurs personnes quittaient la pièce. Il reconnut le capitaine de la garde, mais il resta silencieux, caché. C’est alors qu’il vit, quelques minutes après, un brancard transportant une femme, les deux gardes le portaient. Il s’approcha d’un pas rapide et vit, avant qu’on ne l’arrête, les souffrances, les tortures qu’on avait infligées à cette femme jusqu’à la mort … On l’entraîna alors avec force loin de cette vue et le reconduisit dans ces appartements…
Personne n’avait osé signalé à l’abis que son frère avait vu son œuvre … Calintz tenta d’oublie, sans y parvenir … ¤


Il se releva avec souplesse et rapidité … non il n’était pas celui qui perdrait aujourd’hui. D’un bond, il arriva dans le couloir, ou il discerna quelques mètres devant lui, la silhouette de son demi frère. Il se mit à crier, sans faire attention aux gardes de la mine de pierre qui tournaient vers lui des regards surpris.

« ARETTE TOI ! Tu ne comprends dont rien ! Tu ne peux plus me congédier d’un geste ou d’un mot à ton gré ! Je ne suis plus ton larbin, je ne suis plus à tes ordres ! Je ne quitterais pas le mine de sable, et la ou tu iras, je serais là pour lutter contre toi ! Un bâtard n’a rien à faire sur le trône d’abis ! »

Alors qu’il prononçait ces mots, des larmes roulèrent sur ses joues sans qu’il ne comprenne pourquoi. D’un geste rageur, il les effaça d’un revers de la main. Il ne savait pas d’où venait cette faiblesse mais était déterminé à l’affronter. Malgré son apparent désir de chasser Onyx du trône, il n’avait lui-même aucune envie de prendre cette place …

« Si tu te défiles aujourd’hui, c’est ce que tu ne seras vraiment qu’un lâche, pas plus haut que moi en fait … une merde. »

Puisque la brutalité ne marchait pas … il fallait essayer la provocation.
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0nyx grenat
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MessageSujet: Re: 9 avril   02.02.08 23:51

[9 avril/ après midi / refuge]


ARETTE TOI

Mais c'est pas possible onyx lui laissait une chance de ne pas aggraver la situation mais celui ci le poursuivait. Il ne le ferait pas changer, même en ayant ce comportement. Onyx était remplie de certitude et ce n’est pas son petit frère qui allait les lui enlever.
Calintz le provoquait, il ne devrait pas, onyx ne voulait pas céder à cette provocation. Il avait tué Gaïa comme ça. Il n'allait pas tuer son frère, même si quelque chose on fond de lui le suppliait de le faire. Non il avait décidé que Calintz devait l'oublier, et Calintz allait si plier.
Les dernier mots de Calintz firent réagir onyx, s'en était trop ce n'est pas parce qu'il l'aimait qu'il allait le laisser lui parler de la sorte. Onyx s'arrêta enfin et se retourna. Sans rien dire il retourna dans la direction de son frère.
Ses yeux rouges étaient devenus très sombres, la haine qu'il portait en lui était bien sur la plus forte dans ce genre de situation. Parlementer avec lui ne servait à rien, quand il était dans cet état là.
Il attendit d'être tout prêt de Calintz pour prendre la parole.

"Petit frère, fils d'une femme que j'ai hais! Tu ne peux me juger comme tu le fais. De nous trois tu as été le plus protégé du monde extérieure. Tu portes des accusations sur ma personne alors que tu ne connais rien du monde. T’es paroles auront à mes yeux un minimum d'intérêt quand tu sera ce que c'est de vivre."

Onyx avait une voie monocorde, privée d'émotion. L’Abis était bien là, froid et sur de lui.
Il claqua des doigts et deux gardes arrivèrent.

"Tu as toujours fuis la réalité! Tu vas donc y être confronté. Messieurs entraînaient cet homme dehors. Je lui retire son titre, tout ce qu'il possède, il n'est plus rien pour la mer de sable."

Onyx finit par faire demie tour alors que les deux hommes attrapèrent Calintz.

"Tu pourras me faire des reproches quand tu seras irréprochable. Sur ceux, j'ai d'autre chose à faire que de parler avec un frère aussi inutile."

Onyx avança dans les couloirs pour rejoindre le monde du refuge, il avait besoin d'être seul un moment. Il avait tout prit en pleine figure. C’était allé trop vite. Onyx devait reprendre ses esprits. Redevenir un Abis digne de ce nom et réaliser le rêve de pyropes.
Onyx sortit dehors sans faire attention aux autres, il alla plus loin respirer.

"C’est fait."

Onyx ferma les yeux il commença a se concentrer une bulle d'eau apparue, des image très vague lui apparue, il ne l'ai comprenait pas toute. Il fit Alfred, Calintz, et des temples abandonnés. Il ne comprenait pas le lien logique. Mais comme Calintz n’était pas disponible il devait aller voir alfred.
cette vision était une bonne nouvelle il allait enfin pouvoir trouver les envoyé de dieu. le moment de leur arrivait ne serait tarder. onyx sourir a cette idée. enfin son rêve allair se réaliser.
xyno n'était qu'un détaille le plus important était le bien être de son peuple. grâce aux pouvoirs de ces envoyés, il réaliserait le rêve de arrière grand père et sauverait son âme, sali par ses actes.

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On aime tellement toutes les choses nouvelles qu'on a même quelque plaisir secret par la vue des plus tristes et des plus terribles événements, à cause de leur nouveauté.
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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 9 avril   03.02.08 1:56

[ 9 Avril / Après-midi / Refuge ]


La journée commençait déjà à décliner et Lazuli était encore et toujours dans le couloir à attendre à ce qu'Onyx ou quelqu'un d'autre ne sorte. Elle attendait là depuis le matin. Sa patience avait été mise à dure épreuve mais elle n'osait intervenir ou pénétrer dans une des pièces. Elle ignorait d'ailleurs dans laquelle se trouvait l'abis. Oh, elle en avait vu du monde passer et repasser devant elle durant la journée. Par contre, elle n'avait pas revu son frère Agarwaen. Celui-ci devait être partit avec Tom à l'heure qui l'est, mais la jeune femme ne s'en inquiétait pas trop. Tout ce qu'elle espérait, s'était qu'elle aurait des nouvelles couramment de son frère et du petit garçon orphelin. Jusque là, elle voulait avoir une conversation avec Onyx. Agarwaen s'était fait arraché la langue par ce dernier et Lazuli voulait avoir une explication. Elle n'avait pas été présente lors du drame et était intervenue bien trop tard. Tout ce qu'elle pouvait dire était qu'elle en voulait énormément à Onyx pour son geste. S'en prendre à son frère était quelque chose de grave pour elle mais elle ne pouvait tout de même rien faire, on ne revient jamais en arrière, même si on met la meilleure de nos volontés.

Lazuli commençait à somnoler sur sa chaise en bois usé. Mal assisse, ses fesses commençaient à être douloureuses. Ce n'était vraiment pas confortable. Maudite, si seulement il y avait eu un cousin moelleux juste pour ne plus si inconfortablement installée. Ses yeux sombres commençaient à se refermer et la porte de la chambre la plus à droite s'ouvrit violement et Onyx en sortit. Il semblait quelque peu en colère mais aussi très contrarié. Il passa devant la jeune femme sans la voir et elle ne su agir avant qu'il ne disparaisse en descendant les escaliers grinçants. Il lui fallut quelques secondes pour réagir, se lever et se lancer à sa suite. Onyx sortit du refuge, toujours aussi précipitamment, à pas rapides et il s'éloigna du batiment. Lazuli emprunta les escaliers et les descendit aussi vite qu'elle pu le faire. Une fois en bas de ceux-ci, elle se mit à courir après l'abis. Décidément, il était vraiment rapide. Lazuli accusa sa colère et sa contrariété. L'humain est tout de même quelque chose d'incroyable.

La jeune femme sortit du refuge à son tour, regarda rapidement à sa gauche et à sa droite et vit Onyx. Celui-ci semblait marcher moins rapidement, à croire qu'il se doutait que son petit jouet le suivait. Elle le rejoignit rapidement. Tout d'abord, elle adapta son rythme à celui de l'abis mais ce fut tout. Elle ne savait pas trop quoi faire pour qu'il s'aperçoive qu'elle était là. Finalement, tout ce qu'elle fit était de mettre sa main sur la large épaule de l'abis, doucement. Ce geste se voulait relaxant, comme un tranquillisant. Elle espérait qu'Onyx se détendrait et ainsi, elle ne subirait pas les foudres de son maître.


" Maître Onyx, quelque chose ne va pas?"

D'une voix douce, elle n'ajouta rien de plus. Elle était ce genre de personne qui console les autres par la présence. Si Onyx avait quelque chose à dire, simplement pour parler, il le ferait et elle le savait. Elle le connaissait après tout, vu le temps qu'elle avait déjà passé à être son jouet, même si elle doutait qu'elle soit sa favorite. Après tout, son maître avait tout de même une attirance pour les hommes. Mais que pouvait-elle y faire après tout? Ce n'était qu'un jouet, une femme, quelque chose qui n'avait pas grande valeur et qui n'avait surement pas son mot à dire, surtout pas à l'abis. Sa place, son statut et son rang étaient tels qu'elle devait subir sans rien dire, soumise comme l'on dirait de nos jours. Enfin, c'est cela aussi être un jouet. Ce rang là lui devenait de plus en plus insupportable. Resterait-elle un jouet jusqu'à la fin de ses jours? Se mariera-t-elle un jour? Aura-t-elle ses propres enfants? Fondera-t-elle sa propre famille? Qui peut le dire? On dit toujours que le destin est écrit d'avance. D'autres disent que nos actes forment notre destin. Lazuli ne croyait ni en l'un ni en l'autre. Elle laisserait faire le temps. Malgré ses questions, elle savait qu'elle aussi un jour aurait sa famille, avec un mari aimant et elle attendrait jusque là.

En ce moment même, elle attendait à subir une colère de l'abis. Quand celui-ci n'était pas de bonne humeur, la plupart préférait le fuir. Un peu logique. Onyx était un abis colérique.

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"La douleur de l'âme pèse plus que la souffrance du corps." de Publius Syrus.
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Chica GRENAT
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MessageSujet: Re: 9 avril   05.02.08 18:55

[9 avril/ après midi/ refuge]


Chica sans rien les paroles de Xyno. Il était stupide de lui parler sur ce ton, mais elle le laissa faire. Elle le laissa aussi s'éloigner.
Chica décida quand même de voir ce que Xyno pouvait lui montrer. Grâce à l'odeur de Xyno elle remonta vite sa trace même si il n'était pas loin. Elle couru très vite, trop vite pour qu'un humain comprenne ce qu'il se passait. Chica fit un saut et s'installa légèrement sur l'épaule de Xyno.

"Je ne cherche pas à te barrer le passage. Je ne me suis pas présenté en tant que ton ennemie. Mais tant de mots circulent sur l'envoyé de dieu, celui qui ne peut pas échouer".

Durant un long moment elle avait jouer un rôle laissant les autres ne voire qu'une gentil petit fille. Mais elle en avait marre d'être de petite fille, chica avait aussi des rêves et voulait les réaliser.

"Là haut on dit que tu aurait une certaine affection pour une humaine. Alors tu pourrais comprendre que j'ai une certaine affection pour un être d'en haut. Ce n'est pas en te mettant des bâtons dans les roues que j'aiderais celui que j'affectionne. Laisse moi voir si je peux t'aider!"

Son ton était doux. Elle avait en effet des projets mais elle n'avait nullement intérêt à mentir à Xyno alors que lui aussi pouvait lui porter son aide.
Elle ne passait du tout inaperçu quoi qu'elle fasse ses attributs physique la rendait au yeux de tous étrange. Alors qu'elle marqua une pose elle se rappela de la jeune fille qu'elle avait empêché d'aller en ville.

[color:8021=darkred"]Tu sais quand j'était dans la montagne j'ai voulu protéger une personne, elle était chère aux yeux de dieu. Mais elle était prête à tout pour aller en ville, malgré l'horreur dont voulait la préserver Dieu.
Cette fille ma protégé, même si j'en avait pas besoin. J’ai une dette envers.
Je suis plutôt bien informé sur ce point, Métatron n'a pas la langue dans sa poche. Et je pense qu'elle ne mérite pas sa punition, c'est une des raisons de notre rencontre. Mais tu es bien trop fière de ta personne pour accepter de te dévoiler un minimum."

Elle sauta et ce mis face a lui.

"Je veux aider cette fille, mais si je fais ça je t'aide aussi. Et je veux voire si toi tu le mérite."

Autant commencer par un sujet qui était plutôt bon à exploiter. Chica avait une véritable dette envers la fille, qui avait été gentil avec elle, malgré son caractère.
Chica avait aussi à y gagner mais il ne valait mieux pas qu'elle mette ses avantages en avant.

"Alors tu devrais savoir si tu un être capable de compassion pour une personne ou pas? Et puis si dieu n'a pas mis fin à ton existence, c'est que a quelque chose de bien quelque par. Peu être que ces très bien caché!"
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Xyno
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MessageSujet: Re: 9 avril   06.02.08 16:42

[9 avril/ après midi/ refuge]

Des bruits de pas derrière lui et venant dans sa direction … elle l’avait suivit. Il ferma les yeux et continua à marcher, l’air paisible alors que sous les ténèbres de la capuche son visage était ferme et dur. Chica ressemblait à un enfant il trouvait, se laissant porter par sa curiosité et son avidité à découvrir de nouvelle chose. Il se demandait si elle était vraiment capable de faire la différence entre les différents évènements. Il sentit la jeune hybride légère s’appuyer sur ces épaules, mais il resta indifférent continuant à marcher comme si de rien n’était.
Il l’écouta et malgré ce qu’il pouvait laisser paraître Xyno était crispé. La présence de cette créature pas tout à fait humaine le dérangeait à ce point ? Ou était ce autre chose ? Il garda le silence.

En effet il n’avait pas le droit d’échouer, il n’avait aucune marge d’erreur. Cette mission qu’on lui avait imposé était au début un fardeau, son fardeau pour finalement devenir sa raison de vivre, la source de son existence. Il s’était fait piégé par un cercle vicieux et maintenant en sortir semblait presque impossible et peu à peu Xyno s’y était résigner, tirant même plaisir de cette situation. Mais quoiqu’on en dise, l’ange déchu aurait souhaité une vie bien différente si on lui en avait laissé la possibilité.
Puis elle lui parla d’un certain amour, son pas se fit plus lent. Sous le capuchon, une expression de surprise avait prit la place de son air froid. Comment pouvait elle être au courant ? Il s’était toujours montrer très discret en ce qui concernait Kara et n’avait jamais parlé de son ancien amour interdit à personne. Comment cette hybride avait elle connaissance de ce lien ? Mais Xyno ne pouvait pas se permettre de laisser trop voir sa surprise, il continua à marcher, se dirigeant toujours vers un endroit encore inconnu. Il laissa juste échapper un murmure, un simple murmure plein de fermeté.

« Je n’ai pas besoin d’aide et encore moins de la tienne. »

Le couple atypique qu’ils formaient ne passait pas inaperçue dans la rue et s’attirait les regards des passants surpris voir choqués. Mais Chica était davantage le centre d’attention que lui même.
Xyno avait déjà connaissance de la rencontre entre la jeune princesse et Kara, il resta encore une fois silencieux. Il devait se montrer très prudent, encore plus prudent qu’à la normale, car cette fois ci il n’y avait pas que sa propre vie qui était en jeu mais aussi celle de Kara et de son enfant. Par contre Chica lui révéla par la suite que Metatron était intervenue dans les affaires de la prêtresse et qu’une punition pesait sur elle et l’ange comprit bien vite que cette punition n’était pas étrangère à la grossesse de la jeune femme et à lui même. Mais encore une fois il ne pouvait pas se révéler devant Chica, elle était la fille de Onyx et puis s’était il déjà confié à quelqu’un à part à Kara ?

Il laissa un silence accueillir les révélations de la jeune hybride puis finit par dire alors qu’il s’appuyait à l’angle d’une rue, l’ombre le protégeant désormais des rayons ardents du soleil :

« Le monde a son lot d’injustice, ni toi ni moi n’y pouvons rien. Cette pauvre fille n’a peut être pas méritée ce qui lui arrive mais elle devra l’affronter … seule ! »

Il la regarda en face, désormais Chica avait quitté ces épaules et se tenait face à lui. Elle était donc si sûre que cette femme qu’elle avait rencontré dans la montagne était la même personne que celle qu’il aimait. Pourquoi ? Qu’est ce qui lui permettait de l’affirmer ? Ce qui était sur, c’était que Xyno allait devoir prendre des mesures et mener son enquête pour découvrir comment cette informations était arrivé à l’oreille de la fille de Onyx et si elle pouvait être dangereuse pour lui. Dans ce cas la il ne lui resterait qu’à l’éliminer.

« Aide cette fille si le cœur t’en dit, cela ne me concerne pas ! »

Il tourna la tête vers la droite, quelques mèches de cheveux visibles, dépassant de sa capuche. Il reprit, le ton de sa voie un peu plus bas :

« Et pour répondre à ta question, la compassion n’est pas pour moi. Je ne suis pas l’enfant de Dieu mais un ange déchu, et tu aura beau chercher, tu ne trouveras que ténèbres dans mon âme et dans mon cœur. »

D’un geste il resserra sa tunique autour de lui comme s’il avait craint qu’elle puisse glisser et qu’elle le dévoile. Il tourna alors brusquement la tête dans sa direction et la fixant de ces yeux d’or, il s’approcha d’elle.

« Si tu veux découvrir le vraie visage de l’élu, alors viens ce soir à la tombée de la nuit sur la montagne, dans les ruines du village attaqué il y a quelques jours. La tu verras… »

Puis sans rien ajouté, il partit, le visage toujours caché dans les ténèbres. Son expression à ce moment la n’était pas humaine.
Non il ne méritait pas l’aide de cette fille,
Il ne méritait pas cette vie ;
Il ne méritait pas l’amour ;
Il ne méritait pas la mort et le repos éternel ;
… Et on veillait à ce qu’il ne les ait jamais.

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Calintz
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MessageSujet: Re: 9 avril   08.02.08 19:21

[9 avril/ aprés midi / refuge]

Enfin, enfin il se tournait vers lui, adressant au jeune prince un regard emplis de haine. Un sourire naquit sur les lèvres de Calintz. Il avait réussit là ou il avait auparavant toujours échouer, il avait réussit à le faire se retourner … Bien que cela soit très peu et que les conséquences de son insolence seraient sûrement lourdes, il se sentait plus fort, capable même d’affronter l’abis et pourquoi pas … de le battre. Dans cette utopie envahissante, il ne discerna pas le danger qui se présentait dans les yeux de son demi frère, ni même lorsque celui ci s’approcha de lui.
« De nous trois … » Parlait il de Minos comme son frère maintenant ? Mais pourquoi il se demandait sa, après tout il n’était pas jaloux, il n’avait absolument aucune raison d’être jaloux, il détestait Onyx et tout son entourage. Les paroles de son frère avait du vrai et il le savait … il était resté cloisonné dans un cocon durant une grande partie de sa vie, mais au delà de tout cela, il avait eut le temps d’observer ce monde sans s’y mêlé, et puis, il connaissait mieux que quiconque sûrement le tyran qu’était Onyx.

« Ne m’appelle pas petit frère, comme tu l’as si bien dit, nous ne partageons même pas les liens du sang ! Certes, le monde extérieur reste un mystère pour moi mais il n’est jamais trop tard pour apprendre … et je me permet de porté des accusations sur toi car je te connais, je te hais et je vois le monde que tu crées autour de toi … »

Calintz entendit les doigts de Onyx claquées, plus que quelques secondes et les chiens accouraient à leur maître … c’était donc un lâche, une merde … Lorsque la sentence de l’abis tomba, une sentiment de délivrance l’envahit, il n’était plus relié à cette famille de meurtriers, désormais il s’appelait Calintz et simplement Calintz. Plus d’argent tachée de sang, plus de titres empreint de mort … il était libre, libre de contrer Onyx au tournant alors que les gardes s’approchaient déjà de lui.

« Merci Onyx, tu m’as libéré finalement, tant d’années gâchées … je n’ai plus peur de la réalité, je n’ai plus peur de te combattre, et ne t’attends pas à ne plus jamais me revoir car je serais toujours sur ta route pour te contrer. »


Ses mots restaient empreints de beaucoup de calme, son visage s’était détendu … Il pouvait enfin commençait à vivre. Onyx fit demi tour, Calintz le regarda droit dans les yeux jusqu’au bout, quand est ce le reverrait il ? Sûrement dans longtemps … la réalité n’allait pas être facile, il le savait, et contrer Onyx, sûrement encore plus difficile mais pour une fois qu’il avait un but dans la vie, il s’y tiendrait.

« A bientôt, cher abis. »

Les deux gardes l’empoignèrent alors qu’il ne montrait aucune agressivité, il se laissa conduire sans réticence à l’extérieur du refuge. Les deux hommes semblaient gênés de mettre ainsi à la porte le frère dit « préféré » de l’abis mais l’ordre était clair, ils n’avaient qu’à obéir.
Une fois seul ,dans la ruelle … une hantise le prit, qu’est ce qu’il allait faire maintenant … seul ? Il n’avait pas d’argent, pas de lieu ou allait, pas de personne à contacter … quoi que … Un visage s’imposa dans sa mémoire, de yeux rouges pétillants … Alex ! Il l’avait entendu parler de lui dans le refuge ! Il fallait qu’il le retrouve …

Aujourd’hui, 9 Avril de l’an 204 est né Calintz, fils de la magie, fils unique … sans nom.
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MessageSujet: Re: 9 avril   12.02.08 20:18

[9 avril/ après midi/ refuge]


Se serait elle trompé? Cette fille n'avait elle aucun lien avec Xyno. Elle avait peu être confondu. Mais quand même elle avait très bien senti la présence de Métatron. Et tout le monde savait que cet archange ne supportait pas Xyno.
Elle avait sûrement supposé trop vite. Dommage elle allait devoir laisser cette fille se débrouiller puis ce qu'elle ne lui apporterait rien.

"Je croyais que tu la connaissais. A moins que je me soir trompé personne en sais vraiment à quoi ressemble la fille qui t'intéresse. Mais tu sais les êtres célestes sont de vrais commères."

Chica ne rajouta rien. Xyno avait des idées bien arrêtées sur ce qu'il était. Pas de problème c'était pas son affaire. Mais oui elle était curieuse de savoir tout se qu'il pensait de lui même. Dieu avait bien une raison de le maintenir à un poste si important pour les humains.
Elle regarda les yeux de Xyno quand celui ci s'approcha d'elle. Il avait rien d'impressionnant et elle lisait une certaine crainte, et une noirceur. Elle était presque sur que cette attitude cachait un vrais ange.
On lui avait vaguement raconté l'histoire de Xyno. Il avait fait une faute qui en a entraîné tant d'autre. D’une certaine façon elle avait pitié de lui.
Quand il s'éloigna après lui avoir donné un lieu de rendez vous elle murmura:

"J’y serais Xyno. Et la tu me montrera ton vrais visage."

Elle attendit d'être tout seul pour partir à son tour mais d'une manière moins banale. Elle posa sa main contre le mure et après un moment de concentration ses yeux de félin commencèrent à briller et elle prit un passage vers un autre lieu.

[dsl pas inspiré...]
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MessageSujet: Re: 9 avril   18.02.08 18:40

[ 9 Avril / Après-midi / Refuge ]

Une main sur son épaule... il aurait aimait que ce soit celle de Calintz, mais elle était bien trop prudente. C’était la main d'un de ses jouets, il sentit le parfum de lazuli.
Il venait encore de penser à Calintz. Allait il être si pitoyable aussi longtemps? Il avait renoncé à cet amour qu'il n'y pense plus.
Onyx retira sans violence la main de lazuli il se retourna vers elle la regardant, il avait un regard sombre ses yeux rouge de sang appelaient la violence.

"Qui te fait dire ça Lazuli?"

Il ne souriait plus. Il avait laissé de côté ses fantasmes: de vivre comme un simple humain. Il n'était pas un parfait anonyme. Il était l'Abis de mer de sable, et personne ne pouvait lui faire ravaler sa fierté.
Il ressentait le besoin de s'amuser et il s'avait ce qu'il allait faire pour faire passer le temps. Il regarda lazuli avec une regard effrayant cette fois si, un sourire diabolique apparu sur ses lèvres.

"Xyno est il encore ici celui là? J’aimerais m'amuser, je sais comment je vais le faire sortir! Lazuli je vais avoir besoin de toi."

Il la regarda et tendit sa main face à elle. Il allait lui prend une partie de son eau corporelle.

"N’ai pas peur."

Il lui retira assez pour se rafraîchir. Un peur d'eau froid ça revitalisé. Maintenant il allait prendre l'eau de la mer. Il ne prit que peut d'eau, assez pour se déplacer assez vite. Il prit lazuli dans ses bras pour qu'elle ne reste pas dans cet état toute seul.
Arriver devant le refuge il demanda a un officier de rassemblait tout les garde valide et de tuer tout ceux qui pourrait être des rebelles.
Onyx utilisait les rebelles pour perpétrer un massacre et provoquer Xyno pour toucher un éventuel personne aurait un intérêt pour Xyno.
Lui dans son coin alla utiliser ses pouvoirs pour tuer de trois personnes si besoin.

"Lazuli vas te reposer pendant que je vais m'amuser un peu. Et trouve Minos il faut que je parler avec lui. Il a sûrement bougé ses fesses en apprenant que je suis ici."

Il lui caressa la jouer.

"Et hydrate toi. Sinon tu vas perdre ta beauté et tu n’aurais plus aucune utilité, ne l’oublie pas."

Il la posa par terre.

"Il faut que tu comprenne que ton seul rôle à la cour c’est me faire plaisir alors ne cherche pas a savoir ce que je ressens si je ne t‘ai pas donné l‘autorisation."

Onyx respira profondément et cria de toute ses forces.

"XYNO!!! RAMENES TOI!!!"

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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 9 avril   18.02.08 20:29

[ 9 Avril / Après-midi / Refuge ]

Ce que lui répondit Onyx la refroidit quelque peu. Qu'avait-elle espéré après tout? Onyx était quelqu'un d'impétueux et parler mal aux gens ne l'effrayait pas puisqu'il était l'abis et qu'il ne risquait aucunes représailles. Elle baissa tristement la tête. La vie n'avait rien joué en sa faveur et semblait faire en sorte que les gens qui l'entourait d'être d'une nature un peu méchante avec elle, comme sa mère. Seul son frère, Agarwaen avait toujours été gentil et attentionné avec elle. Elle regrettait un peu de l'avoir laissé derrière elle mais elle ne pouvait pas quitter la cours d'Onyx quand elle le désirait. Elle ne le pourrait jamais de toute façon. Et prendre le risque de mettre son frère encore plus en danger, surement pas. Elle se rappela qu'Onyx avait arraché la langue d'Agarwaen de sang froid. Mais elle ne pouvait pas faire comme si elle n'aimait plus Onyx...elle l'aimait toujours, simplement moins qu'avant. Comme elle pensait qu'elle n'aurait jamais ses chances auprès de l'abis, pourquoi ne pas rester simplement son jouet, son amie, une confidente? Y arriverait-elle?

"Qui te fait dire ça Lazuli?"

Elle ne répondit pas, ayant peur de subir une colère de plus. Elle se sentait un peu pitoyable à essayer de donner un quelconque réconfort à Onyx. Finalement, de ce qu'elle pensait avoir comme crises de colères, Lazuli fut étonnée de ne presque rien subir des foudres d'Onyx. Pour une fois. D'habitude c'était de grandes engueulades, à tel point qu'elle se mettait sangloter une fois seule. Oh bien sur, celà était arrivé peu de fois, mais Lazuli les avait mal prit à chaque fois et celà l'avait blessée de nombreuses fois. Etonnement, Onyx n'ajouta rien de plus. Lazuli redressa doucement la tête et remarqua le regard effrayant et un sourire, on ne pouvait plus diabolique. Décidément, cet abis avait des sautes d'humeur très rapides.

"Xyno est il encore ici celui là? J’aimerais m'amuser, je sais comment je vais le faire sortir! Lazuli je vais avoir besoin de toi."

Elle ne dit rien à nouveau, ne sachant surtout pas quoi lui répondre. Xyno, elle ne l'avait vu que deux ou trois fois, de plus, elle ne le connaissait pas vraiment. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'Onyx et Xyno étaient en perpétuel rivalités pour des raisons qui lui étaient totalement inconnues. De toute façon, ça ne l'intéressait pas vraiment.
Sans attendre une réponse de Lazuli, Onyx prit une partie de l'eau corporelle qu'elle avait, avec un pouvoir qu'elle n'avait jamais vu. Cela l'effraya, mais Onyx la rassura rapidement. C'était une drôle de sensation que de sentir l'eau en nous, nous échapper comme celà, mais elle ne dit rien. Celà lui faisait autre autre plaisir de contenter, pour si peu, Onyx. Juste pour qu'il se rafraichisse et avant qu'elle ne puisse ou faire quoi que se soit, elle se retrouva dans les bras de l'abis.
La peau pâle de ses joues prirent une jolie teinte rosée. Bien que ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait dans les bras de l'abis, c'était la seule fois où la prit avec...comment pourrait-on dire...attention? Il se rendit à nouveau au refuge, donna quelques ordres à un officier et attendit là. Lazuli priait pour qu'Agarwaen soit déjà partir avec Tom et ne la voit pas dans cette posture.

Pour seules paroles, Onyx ajouta qu'elle devait se reposer un peu, ce qu'elle avait fait assez à son goût, et qu'elle cherche Minos, le frère aîné d'Onyx. Ben voyons. Il est écrit petit chien sur son front aussi? Hélas oui. Elle se devait d'obéir à son maitre. Elle acquisa d'un signe de tête. L'abis lui caressa délicatement la joue avant d'ajouter qu'elle se devait de s'hydrater et que dans le cas contraire, elle ne serait plus utile à quelque chose car elle perdrait sa...beauté?! Bah après tout, si celà pouvait lui faire plaisir. Sans ajouter un mot, l'abis la posa à terre.


"Il faut que tu comprenne que ton seul rôle à la cour c’est me faire plaisir alors ne cherche pas a savoir ce que je ressens si je ne t‘ai pas donné l‘autorisation."

Il avait raison mais...

"Maitre Onyx...c'est juste que je me suis inquiétée à votre sujet. Je..."

Elle ne su pas terminer sa phrase, ça lui restait coincée dans la gorge. Il n'avait pas comprit et celà fit du mal à Lazuli. Elle se retourna sans ajouter quoi que se soit. De toute façon, Onyx ne semblait pas vraiment l'écouter puisqu'il criait déjà après ce Xyno.
Elle soupira, non sans faire attention. Décidément, ce n'était pas aujourd'hui le jour qu'elle se ferait entendre et comprendre.

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MessageSujet: Re: 9 avril   20.02.08 15:55

[ 9 Avril / Après-midi / Refuge ]

Il faisait une chaleur étouffante sous la tunique blanche de l’ange, mais aucune sueur ne perlait sur son front caché par le capuchon. On aurait dit que les éléments extérieurs ne pouvaient pas l’atteindre, comme s’il était dans une sorte de méditation. S’étant réfugié dans une étroite ruelle de la mine de pierre ou de ce qu’il en restait, Xyno y était tranquille pour réfléchir.
Métatron … il était revenu ! Trop d’élément lui échapper et il en était conscient. Il fallait avant sa transformation du soir qui durerais une journée et qui le rendrait moins actif mettre au clair plusieurs choses. Et tout d’abord il devait savoir ce que manigançait cet ange de malheur avec Kara. Mais il était évident que même si il retrouvait la jeune prêtresse, il ne pourrait pas aller la voir directement, sa aurait été trop dangereux autant pour lui que pour la vie de Kara et de leur enfant. Un goût amer était présent dans sa gorge … était une once de remord ? Non il ne regrettait rien ! Mais alors était ce de l’inquiét…

Un mouvement de foule attira soudainement son attention. Des soldats s’étaient mis à courir dans la rue … à la poursuite de quelqu’un ? ou sous les ordres d’un homme ? ou peut être les deux. Avec lenteur, Xyno se redressa, il n’avait décidemment aucun temps de repos, Dieu voulait il le voir sur ces derniers retranchements ? L’ange déchu était bien décidé à ne pas lui donner ce plaisir. Après avoir bien caché ces cheveux sous l’ample capuche, il se décida à sortir. La lumière éblouissante de la grande rue l’obligea quelque seconde à plisser les yeux avant qu’il ne puisse distinguer la scène qui se déroulait devant lui. Des soldats de la mine de sable étaient en train d’attaquer et de tuer des hommes et femmes … certainement des rebelles d’après leur accoutrement. Il poussa un soupir et se détourna de cette scène sanglante puis commença à marcher le long de la rue, vers le refuge. Il lui fallait avoir des compléments d’informations sur ce qui se passaient.

« L’élu est parmi nous et il apparaîtra bientôt pour réduire en ruine l’empire des abis … et nous serons alors récompensé ! Vive l’élu ! Vive Die… »

Xyno se retourna brusquement … peut être trop brusquement. L’homme qui venait de crier était au sol, du sang s’échappant de sa gorge ou l’épée d’un des soldats avait tracé une ligne meurtrière. L’ange contempla le liquide rouge s’échappait des corps des rebelles … mort pour sa cause, pour lui ?
Il porta sa main à son front, comme pour calmer une migraine naissante. Avec lenteur il se détourna de ces corps déjà abandonné à la rue et continua son chemin. Au bout de quelques mètres, un rire amer éclata de sa gorge et les traits du visage de Xyno se crispèrent dans une grimace effrayante, caché par sa main.

« Quels humains stupides ! Mourir pour ça … Tu dois aimer ce spectacle, au moins ils seront bien accueillit … mais … »

Les mots n’arrivèrent pas à sortir de sa gorge. Ces paroles n’avaient été que murmure, mais plusieurs personnes avaient les yeux rivés avec plus ou moins de discrétion sur sa silhouette qui continuait à marcher vers le refuge. Ces rebelles … ils n’avaient pas à compter sur lui, il ne leur devait rien. Xyno ne comprenait pas leur sacrifice, la compassion était étrangère à son cœur.


Il se trouvait à l’intérieur du refuge, ayant reprit ces esprits et chassé momentanément le visages de ces rebelles morts … pour sa cause. Devant ces yeux toujours le même ballet incessant de blessés, de morts, de familles déchirées et en larme … la misère humaine lui était renvoyé en pleine figure. Mais comme tout le temps, il garda son masque se protégeant des sentiments humains qui menaçaient de l’envahir. Ce corps était pour lui une faiblesse, un ennemi de tous les instants. Xyno se déplaçait entre les brancards avec difficulté. Il essayait de capter les rumeurs de la foule. Apparemment Onyx était le responsable de cette chasse à l’homme. Il s’en était douté. Avec nonchalance, comme si l’annonce que ces évènements soient dut à l’abis de la mine de sable l’eut fatigué, il se dirigea vers une petite corniche encore libre et s’y installa. Croisant les bras sur son torse il observait, laissait son esprit se perdre dans les méandres de ces pensées sombres…il ferma les yeux.

"XYNO!!! RAMENES TOI!!!"

Quel casse pied celui la ! N’avait il pas assez d’occupation entre son frère, ces jouets, les rebelles et Alfred pour décider de lui casser les pieds ? L’ange rouvrit les yeux et repéra en un instant la silhouette qui lui ressemblait tant. Et bien s’il croyait que l’immortel était à ces ordres il se trompait. Xyno n’avait aucune intention d’aller voir Onyx, surtout dans un lieu aussi peuplé. Et puis il avait d’autre chat à fouetté. Il souffla et referma les yeux.

*Tu vas devoir te passer de moi cher abis … je ne suis pas disponible pour toi en ce moment …*

Les gens après avoir été surprit par l’intervention de l’abis étaient retournés à leurs propres problèmes, gardant toujours un œil sur Onyx au cas ou celui-ci entrait dans une crise.

L’immortel finit par se redresser, maintenant qu’il en savait un peu plus sur ceux qui se passait, il était temps pour lui de s’éclipser.

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Calintz
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MessageSujet: Re: 9 avril   20.02.08 17:35

[9 avril/ aprés midi / refuge]

Alex … Alex … mais ou pouvait il être ? Il avait eut connaissance de sa présence au refuge mais après plus rien. Etait il partit avec Annice, seul … ou avec Xyno ? Calintz eut enfin conscience qu’en fait au cours de toute ses longues années, il n’avait eut qu’un seul ami, un véritable ami … Lorsqu’il avait eut des problèmes avec Onyx il y a 3 ans de cela, sur qui avait il put compter : Alex. Avec un sourire ironique il se rappela leur première rencontre, dans une rue de la mine de la mer de sable. C’était sûrement la seule chose de bien qu’il lui avait apporté, le mettre en prison puisqu’il l’avait retrouvé sa bien aimée, Annice. Alors que le roi des voleurs lui avait rendu à mainte fois des services. Le jeune prince se demanda alors si c’était vraiment une bonne idée d’aller trouver l’homme aux yeux rouges, il ne voulait pas lui attirer d’autres ennuis … mais Alex avait des choses à lui dire, sur Xyno mais aussi sur lui … que lui était il arrivé après la guerre, après que Calintz l’ait laissé à l’infirmerie …
La ruelle dans laquelle s’était réfugié Calintz pour réfléchir était déserte, on pouvait juste discerner l’agitation frénétique de la foule qui se trouvait sur une artère plus grosse, sûrement en direction du refuge. Le jeune homme était assit contre le mur, il n’avait absolument rien d’un prince … il avait plutôt l’air d’un rêveur en beaux habits.

« Tuez moi tout ce qui se rapproche de prés ou de loin à un rebelle ! »

Les rugissements d’un soldat avaient brisées la monotonie de la frénésie de la foule. De là ou il était, le jeune prince entendait distinctement les pas lourds des soldats contre le sol à la recherche … de chair humaine. Il n’y avait aucun doute, cette opération de masse anti-rebelle était dut à son cher demi frère. Voulait il ainsi reporté sur les autres sa colère inassouvis … c’était vraiment pitoyable et horrible … encore des morts sous le nom des Grenat. Y avait il quelques chose à faire alors que le massacre se répandait déjà dans toute la ville ? Prendre une arme et défier comme un preux chevalier tous soldats voulant tuer un innocent …
Non il n’avait rien d’un chevalier … il n’avait même pas d’arme …
Sa c’était le rôle … des gens courageux … et il n’était pas courageux …

Il se releva lentement … que faire dans cette frénésie meurtrière, il ne savait pas ou était Alex … il ne pouvait pas arrêter le massacre des rebelles … Enfin de compte il était toujours impuissant, même face à ce qu’il détestait le plus au monde … la mort d’autrui. Il le savait, un jour il devra prendre les armes et tuer une personne … tuer, tuer pour amener un semblant de paix ou pour protéger les autres … même avec de bonnes intentions, rien ne pouvait expliquer l’acte de tuer … mais rien ne pouvait non plus expliquer celui de laisser tuer …
Quel cercle perfide, le jeu de la vie et de la mort …

«Vive l’élu ! Vive Die… »

La voie d’un homme mourant est discernable entre mille … mourir dans la poussière pour des croyances si futile … la vie des hommes étaient bien triste mais elle valait d’être vécut !

*Putain d’ONYX ! Il tue et il tue … qu’est ce qui lui passe par la tête à ce taret ! Il veut réduire en poussière toute la population de la ville de la mine de pierre ! Il croit pas que le tremblement à déjà fait assez de dégâts !*

Dans un élan de rage qu’avait provoqué la mort de cet homme, il voulut se libérer de tout ce qui le rattachait à Onyx, de tout ce qui pouvait lui rappelait ce frère détesté … tout ce qui pouvait le lier de prés ou de loin à la famille Grenat. D’une main rageuse il se saisit de ce collier offert par cette ordure … une fleur … il manquait même un pétale. D’un coup sec, il voulut arracher ce présent de son cou mais …

Sa respiration se fit haletante …
Sa vision se troubla …
Sa main retomba en laissant le collier à sa place …
Tout son corps s’affala à terre et le noir l’envahit …
Une voie surgit de loi, de très loin … « Sans toi je suis mort » … cette voie … non cela ne pouvait être lui …

Dans la poussière d’une ruelle, reposé, comme dormant, le jeune prince de la mine de la mer de sable. A coté de lui, on pouvait trouver un pétale de fleur tombé d’on ne savait ou … Des traces de larmes étaient visible sur le visage de l’homme … Cette phrase résonnait dans sa tête …

« Sans toi je suis mort ……………………………….. »
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MessageSujet: Re: 9 avril   20.02.08 20:10

[9 avril/ aprés midi / refuge]


Maître Onyx...c'est juste que je me sois inquiétée à votre sujet. Je..."

Onyx regarda Lazuli, il l’a prit dans ses bras. Ce qui n’avait rien de chaleureux à ce moment là. La présence qu’il imposait autour du corps frêle de lazulite était oppressante. Il avait un contrôle total de ses fait et geste.
Il lui souffla dans le coup et dit:

"Lazuli, quand tu aura une quelconque utilité a par celle que tu occupe dans mon lit je te le ferais savoir! Estime toi heureuse de ne pas faire partie de ceux qui crèvent de faim."

Il la fixa dans les yeux avec un sourire mauvais.

"Tu sais très bien que ton seul intérêt dans ta misérable vie et de devenir ma favorite. Alors n’espère pas partager quoi que ce soit quand tu ne seras pas arrivé au niveau de beauté de la favorite."

Il rigola, il n’avait plus de compassion pour les jouets. Ces êtres qui avaient accepté qu’il possède leur corps. Quand il était petit il avait détesté l’être et il ne comprenait pas vraiment comment certaine femme se battait pour le faire le plus souvent avec lui, alors que l’amour n’existait pas entre eux. Enfin il n’allait pas non plus se plaindre, il avait les plus belles femmes du pays.

"Alors Lazuli apprend que la place qui est la tienne aujourd’hui ne vos rien!"

Il la lâcha et se recula.

"Trouve Minos il temps de préparer notre retour dans la mer de sable. Les rebelles ont été écrasé et nous allons écraser le survivant sur le champ."

Il regarda autour de lui Xyno ne c’était pas présenté alors que de plus en plus de personnes mourraient, il avait vraiment pas de cœur celui là. Ou ne se sentait il pas concerné par la vie de tout ces humains. Onyx sourit à cette pensée. Vraiment Dieu devait être dans une situation désespéré pour laisser un être comme celui là s’occuper de l’extermination des Abis.
Xyno se battait officiel pour sauver les humains de la tyrannie des Abis, mais les laissé mourir en grand nombre ce n’était pas vraiment un signe de chevalerie.

"Soit Xyno, tu sembles ne pas vouloir te montrer, je ne t’ai pas touché cette fois, mais tu vas bien finir par te montrer avec ce que je te réserve…"

Onyx fit signe à Lazuli de se dépêcher pour trouver son frère. IL n’aimait pas vraiment avoir a faire a lui mais pour une fois il n’avait pas envie de s’occuper des modalité pour faire rentrer tout le monde a la mer de sable.
Alors qu’il alla vers l’entré du refuse un tas de cadavre avait été entassé.

"_Abis grenat! Ils croient tous que l’envoyé de dieu va vous faire fléchir et les sauver.
_et bien qu’ils y croient jusqu’à leur mort, qui approche à grand pat. Cet envoyé ne viendra pour sauver chacune de ses vies la preuve!"

Montre du doigt le ta de cadavre.

"_laisse les croire ce qu’ils veulent, ils comprendront bien un jour si ils ne sont pas trop bêtes.
Tentative espéré, humain!"


Onyx avait senti un humain arrivé dans son dos pour lui faire la peau et venger sa famille. Il l’immobilisa avec une seule main, l’attrapant et lui tordant le bras dans le dos. Il donna un cou de genoux dans le dos pour briser la colonne. Et laissa le corps tomber au sol.
L’homme avait perdu la possibilité de marcher, il faisait donc de son mieux pour échapper a onyx. Mais il était trop tard. Onyx s’accroupi et regarda l’homme.

"_Tu y croyais vraiment? Me tuer avec ta seule volonté? Crétin!
_ L’envoyé de dieu nous sauvera!
_nous?? sauvera le peuple, peut être un jours, et encore! par contre Pour toi tout fini ici!"

Les yeux d’onyx ne transmettait que de la haine, il avait soif de sang il en coulait toujours plus. Sans Calintz il était libre de se laisser aller. L’humain qui était en lui pouvait cesser de lutter.

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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 9 avril   20.02.08 20:56

[9 avril/ aprés midi / refuge]

Etrangement, elle n'eu aucune réaction quand Onyx l'entoura de ses bras, elle savait bien que ce n'était pas pour lui faire un calin et d'ailleurs, elle reçut des mots qu'elle prit en pleine figure, telle une gifle. Ce qu'il pouvait être cruel cet abis. Lazuli commençait de plus en plus à regretter ces choix et la condition dans laquelle elle se trouvait actuellement.
Sa favorite? C'était donc tout ce qu'elle avait à faire? Si l'on pouvait considérer cela comme peu de chose. De plus, c'était la meilleure celle-là...Ben voyons, comme si elle avait eu le choix de devenir ce qu'elle est devenue. Si elle avait ça, c'était avant tout pour retrouver son frère, ce qu'elle avait finit par réussir à faire. Hélas, elle avait apprit que si l'on décidait de devenir un jouet, on le resterait jusqu'à ce que l'abis en ai décidé autrement, le genre de choses qui arrivent rarement.

Il lui redemanda, enfin...ordonna de retrouver Minos. Elle ne le faisait pas de bon-coeur mais n'avait pas vraiment le choix...Tien, comme c'est étrange, elle n'avait le choix sur rien du tout. Dure réalité, surtout dans le monde dans lequel elle vit. La loi du plus Fort, vous connaissez? Malheureusement, Lazuli suit actuellement la voie du faible, s'écrasant, acceptant tout ce qu'on lui dit, ce qu'on lui demande de faire. Quelle vie misérable...Peut-on encore considérer cela une vie? Satisfaire les besoins d'un homme qui n'aime pas? Lazuli se remémora que faire "ça" sans amour était contre les principes qu'elle avait toujours eu. Se donner à l'homme qu'elle aime et qui l'aime. Elle s'écoeurait un peu elle-même, toutes ses actions avaient toujours été vaines.

Onyx ne faisait plus attention à elle, préférant s'occuper de choses qui l'amusaient. Un peu désorientée, Lazuli remit une petite mèche rebelle derrière son oreille et regarda un moment autour d'elle. Agarwaen ne semblait plus être dans le refuge. Il devait être partit, c'était même évident, Tom avec lui. Elle regretta soudainement de ne pas leur avoir fait ses adieux mais Tom ne l'aurait surement pas supporter et Agaerwaen ne l'aurait certainement pas laissée partir sans broncher.

Elle ne préféra rien dire et tourna le dos à l'abis, prête à partir pour sa "mission". C'était ça aussi, être un jouet? Chercher les autres? Quel drôle de chose mais bon, Lazuli ne pouvait rien dire, comme d'habitude. Ah oui tien, elle servait même d'abreuvoir pour son cher maitre. Non décidément, être un jouet n'était pas quelque chose de drôle tous les jours, mais que pouvait-on y faire? Décidée de rentrer au plus vite à la mer de sable, elle s'éclipsa rapidement et se dirigea vers la sortie du refuge, les yeux brillants de larmes qu'elle se devait de retenir. Par manque d'attention, elle bouscula quelqu'un.


"Je suis désolée !" s'excusa-t-elle aussitôt.

Elle jeta un coup d'oeil à la personne qu'elle venait de bousculer. Des cheveux blancs. Onyx? Non ça ne pouvait pas être lui. Onyx était à l'intérieur, de plus, il avait des cheveux plus courts et ne lui ressemblait pas vraiment.


[ De toute façon, je me vengerai un jour de ce que tu me fais subir, vilain Onyxou >.<
Oups, c'est court --' ]

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MessageSujet: Re: 9 avril   21.02.08 15:00

[9 avril/ aprés midi / refuge]

« Attrapez la moi ! »

Pas la peine de regarder derrière, ils étaient à ses trousses … Les rues étaient bondées de monde, la population laissé passé les fugitifs mais également les soldats. Si elle tombait entre les mains de ses hommes, personne ne viendrait l’aider … et cela serait la fin. Le cœur de la jeune prêtresse battait à la chamade, le pas des soldats se rapprochait derrière elle inexorablement. Les soldats de Onyx … ils étaient partit en chasse et l’avait débusqué prés de la fosse commune. Elle avait été contrainte d’abandonner le corps du jeune homme lorsque la rumeur du massacre de tous les rebelles s’était propagée en ville. Rien sur elle ne pouvait indiqué aux hommes son appartenance à ce clan … elle ne portait pas leur signe distinctif, elle ne clamait pas haut et fort ses croyances mais il était sans compté sa présence au village qui avait été massacré. Un des hommes l’avait reconnu et dés lors une course frénétique s’était engagée dans la ville. Kara courait, tel une biche tentant d’échapper aux chasseurs.

« T’es foutue ma belle … »

Les yeux de Kara s’écarquillèrent, elle était tombée dans une impasse … il n’y avait aucune issue alors que les soldats bloqués déjà l’entrée. Elle s’avança jusqu’au bout de l’impasse, se collant contre le mur d’une maison. Son sang battait à ses tempes, il y avait trois soldats qui lui faisait face, tous solidement armé, tous portés des traces de sang … tous avaient le regard d’un meurtrier.
C’était finit. Ses mains cessèrent de trembler, et son visage retrouva son expression de sérénité. Ses longs cheveux blonds valsaient autour de son visage, ses yeux bleus ne montraient plus aucun signe de peur, juste une sorte de résignation bienveillante. Un premier soldat prit la parole de façon solennelle.

« L’abis tout puissant de la mine de la mer de sable, Onyx Grenat, te condamne à la mort pour rébellion. Déments tu ? »

La réponse qu’il reçut ne fut qu’un sourire de la part de la jeune fille, il n’y avait vraiment que Onyx pour massacrer les gens. Au moins ses soldats avaient l’amabilité de lui énoncer son crime et la sentence. Kara leva les yeux au ciel, elle allait retrouvé ses parents … Métatron ne ferait rien pour la sauver, bien trop heureux qu’elle meure en humaine tout à fait normale sans qu’il n’ait rien à faire.
La jeune femme reporta alors son regard sur les trois soldats, le plus jeune d’entre eux ne devait même pas avoir 18 ans … c’était affligeant de voir les méthodes de Onyx. Alors que l’un d’entre eux, le plus âgé, s’approchait pour en finir définitivement, celui qui l’avait reconnut prit la parole.

« C’est un joli morceau cette fille … elle avait bien plut au capitaine. Tu crois pas qu’on en tirerais meilleur partie en la livrant directement à l’abis … »

Toute la résignation de Kara vacilla tout d’un coup, elle préférait la mort que d’être confronté et offerte à Onyx. Ses mains tremblantes se réunirent sur son ventre, non qu’il la tue … Onyx, Xyno, ils se ressemblaient tant … elle ne voulait pas voir l’autre, elle ne voulait pas qu’il pose ses yeux sur elle …

« Tu as raison Nil, on va l’emmener avec nous au refuge, et si elle ne convient pas à messire l’abis, on aura qu’à se charger d’elle nous même. »

Le sourire en coin de l’homme la terrifia peut être plus que l’idée de voir Onyx. Avec celui-ci, elle pourrait toujours exercé un chantage puisqu’elle avait son fils … mais les soldats étaient peut être plus des bêtes que l’abis. Ils se saisirent d’elle sans qu’elle ne se débatte … il ne lui restait qu’une solution, fuir avant d’arriver au refuge.
Encadrée sous l’escorte des trois soldats, ils la firent sortir de l’impasse et l’entraînèrent vers la rue principale. Les yeux de Kara étaient à l’affût de n’importe quoi, une chose qui pourrait lui permettre de s’évader … Elle entendait les discussions des hommes qui parlaient d’elle sans se soucier de sa présence.

« Elle est peut être muette …
- Non … mais tant fais pas je vais la lui délier sa langue moi.
- Eh, on l’emmène à l’abis, faudrait pas l’oublier. Avec son jolie minoie, elle va sûrement lui plaire.
- Il est si occupé en ce moment qu’il reste un espoir pour nous les gars. »


Le rire rauque des hommes la firent trembler … jamais aucun homme n’avait touché son corps avec autant de brusquerie et de perversité, il la tenait pas la taille, serré. Le souvenir des douces mains de Xyno contre sa chair encore vierge la fit frissonner … Il fallait qu’elle s’échappe à tout prix.

edite metatron:

Il c'était tenue tranquille jusqu'a maintenant. Elle ne devait pas être livré a onyx. Elle devait éduquer l'enfant pour lui.

*KARA!!! Ne te laisse pas faire! Tu as une mission! Kara ne me force pas à intervenir! Si onyx t'attrape c'est fini pour toi et ton enfant!*


Métatron n'avait pas l'autorisation d'intervenir dans ce genre de situation.

Réponse de Kara :

La voie de Métatron surgit dans sa tête ... elle n'avait vraiment pas besoin de son avis. Elle savait pertinament ce qui adviendrait d'elle, de son enfant si Onyx l'attrapait, sans même connaitre son lien avec Xyno, il la tuerais sans hésitation aprés avoir assouvie un de ses quelconque désir.

*Ce n'est pas vos paroles qui m'aideront, si ovus voulez vraiment m'épargner du sort que me réserve Onyx, intervenez.*

[Un PNJ pour m’aider ^__^ Je veux pas finir entre les salles pattes de Onyx ou de ses soldats.]

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MessageSujet: Re: 9 avril   22.02.08 21:41

[9 avril/ aprés midi / refuge]

Xyno se dirigeait lentement vers le sortie, essayant pour une fois de ne pas se faire repérer. Il avait un rendez vous à honorer ce soir la. Mais Onyx ne semblait pas en avoir finit avec ces petites distractions, et l’ange déchu gardait un œil sur l’abis. Il avait changé, cela ne faisait aucun doute, comme s’il avait abandonné une partie de lui-même pour se consacrer entièrement à son rôle de souverain de la mine de sable et la guerre qui sommeillait entre l’élu et les abis. Il remarqua enfin le détail qui le chiffonnait depuis un moment. Calintz … le jeune prince n’était pas aux côtés de son frère comme d’habitude, et il n’y avait aucune trace de lui ailleurs dans le refuge. S’était il passé un incident entre les deux Grenat ? De toute façon sa n’avait pas grande importance, car Xyno était sur que les sentiments de l’un et de l’autre étaient resté les même et surtout il savait déjà comment tirer profit de cette situation.

Curieux de savoir ce qu’allait faire Onyx, Xyno ralentie son pas et l’observa se déplacer vers l’entrée principale du refuge ou s’amoncelait un tas … de cadavres !
Alors voila les martyrs de cette guerre secrète, les premières victimes de la lutte entre l’élu et les abis. D’un certain côté, Onyx venait d’ouvrir les hostilités pour de bon. Un fin sourire apparut sur le visage plongé dans les ténèbres de l’immortel. Il n’allait pas retenir ces coups dans ce cas là.
Mais Xyno détourna bien vite le regard, ce qui se passa par la suite ne l’intéressait pas vraiment et voir le sacrifice d’homme pour cette cause, sa cause l’horripilait. Il n’arrivait pas à comprendre les hommes et leur sens du sacrifice malgré qu’il vive parmi eux depuis plusieurs années maintenant.

Alors qu’il vérifiait une nouvelle fois que sa capuche et sa tunique le couvraient entièrement, une jeune femme le percuta par mégarde.

*La maladresse des Hommes est sans limite …*

Il soupira discrètement, mais le choc des deux corps avait fait basculé la capuche dans son dos et son visage était désormais clairement visible, ces cheveux tombant sur ces épaules. C’était raté pour la sortie anonyme. S’énervant en son fort intérieur contre la maladresse de l’humaine, Xyno se tourna vers elle et fut surprit de découvrir une jeune femme fort jolie. Seul bémol qui n’entachait en rien sa beauté, ces yeux étaient brillants de larme qu’elle semblait s’efforcer de retenir. Avait elle remarqué la ressemblance qui existait entre l’abis et lui-même ? L’immortel pouvait lire dans les yeux de l’humaine une once de surprise.

« Ce n’est rien mademoiselle. »

De ces mains fines et blanches, il remit rapidement sa capuche sur son visage, faisant attention que ces cheveux disparaissent complètement. Seul ces yeux dorés brillaient dans les ténèbres de la capuche. Ne pouvant abandonner son interlocutrice de façon si abrupte et surtout voulant estimer ce qu’elle avait deviné, Xyno reprit la conversation.

« La tristesse que je lie dans vos yeux ne va pas avec votre si jolie visage. Vous êtes jeune et belle, soyez heureuse mademoiselle, vous ferez ainsi honneur au plus vieux comme moi. »

Bien qu’il ne se considérait pas comme très vieux, il donnait à la jeune fille une vingtaine d’année pas plus. Il rajouta avec une once d’ironie dans la voie :

« Dites moi le responsable de vos malheurs et de me ferais un plaisir de lui jeter un sort pour l’en punir. »

L’objectif de l’ange déchu était simple, il devait savoir ce que savait cette fille … il ne pouvait laisser passer le moindre détail et si Onyx venait à apprendre qu’il était présent dans le refuge à cet instant la, cela risquerait de lui porter préjudice par la suite. Surtout que l’immortel ignorait le lien qu’entretenait cette humaine avec l’abis.
Sous son air léger et jovial se cachait une réelle inquiétude mais dans tout les cas, Xyno était décidé à atteindre son objectif même si pour cela il fallait se débarrasser d’une jeune fille si jolie.

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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 9 avril   23.02.08 15:09

[9 avril/ aprés midi / refuge]

Son inattention avait apparemment mit quelqu'un dans l'embarras, à savoir la personne que la jeune femme avait bousculé. Quelle maladroite. Elle voulait partir vite fait, avec discrétion et voilà qu'à force de vouloir trop faire, et surtout de vouloir dissimuler ses larmes, elle cognait malencontreusement quelqu'un. Ce qui l'a frappa le plus, c'était qu'il avait une ressemblance avec Onyx mais elle n'était pas flagrante. C'était surtout sa chevelure blanche qui faisait penser à l'abis. En tout cas, l'inconnu remit sa capuche sur sa tête, car en le bousculant, elle avait glissée. Il semblait désirer d'éviter d'être vu. Cachait-il quelque chose? Lazuli allait presque ramener cette réaction au fait qu'Onyx cherchait Xyno et qu'il avait crié après celui-ci quelques minutes plus tôt. C'était peut-être lui, Xyno, mais comme elle ne pouvait pas le prouver et donc en être certaine, elle se dit que ce n'était peut-être qu'une coïncidence. Sans grande discrétion, elle observa l'homme de haut en bas. Il n'avait pas la même carrure qu'Onyx, preuve supplémentaire qu'il ne s'agissait donc pas de l'abis.

Elle ne jeta aucuns coups d'œil dans le refuge pour voir ce que faisait son maitre. Plutôt décidée à chercher vite fait le frère aîné pour ainsi pouvoir rentrer rapidement à la mine de sable pour se promener dans les jardins du palais, profitant d'un moment de solitude pour faire un point sur sa situation, elle ne pu s'empêcher de sourire maladroitement à l'inconnu quand il l'excusa pour l'avoir bousculé. Ce qui la surprit, quoi que pas tellement en fait, c'est qu'il remarqua aussitôt qu'elle s'efforçait de dissimuler quelques larmes qui ne demandaient qu'à perler sur ses joues. Elle passa aussitôt ses mains sur son visage pour essuyer les larmes de ses doigts. Elle n'avait pas vraiment envie de dire quoi que se soit.

« La tristesse que je lie dans vos yeux ne va pas avec votre si jolie visage. Vous êtes jeune et belle, soyez heureuse mademoiselle, vous ferez ainsi honneur au plus vieux comme moi. »

Il ne semblait pas vieux pourtant. Elle ne lui donnait même pas la trentaine. Peut-être faisait-il plus jeune que son âge réel. Elle lui répondit d'un mince sourire, ne sachant pas vraiment quoi lui répondre. Il semblait être quelqu'un d'assez sympathique. Etait-ce une façade? Non, cela semblait bien trop vrai pour qu'il joue un quelconque jeu. Lazuli ne savait pas trop comment le cerner. Sa légère ressemblance avec Onyx était un peu étrange mais la jeune femme ne savait ce qu'elle devait en croire. Après tout, l'histoire entre l'abis et Xyno ne la regardait pas vraiment. Onyx lui avait dit ce qu'il avait bien voulu lui dire, c'est-à-dire, pas grand-chose. Juste un conflit entre eux et une histoire de jumeaux, bref, rien qui pouvait vraiment éclairer sa lanterne.

« Dites moi le responsable de vos malheurs et de me ferais un plaisir de lui jeter un sort pour l’en punir. »

Lazuli ne savait pas trop si elle devait vraiment lui répondre. Elle avait perçue une pointe d'ironie dans ce qu'il avait dit, de plus, elle ne voulait pas vraiment dire qu'elle était le jouet de l'abis de la mine de la mer de sable. Elle hésite durant un moment, court, mais elle hésita.

" Ce n'est rien, ne vous en faites pas. Il s'agit juste de…mon maitre. "

Elle n'ajouta rien mais regarda dans le refuge. Elle n'avait pas envie de le dire mais le montrer. Elle ne vit pas Onyx de suite dans le batiment mais s'il la voyait elle, encore là, à discuter avec un inconnu au lieu de chercher Minos Grenat, elle allait encore être remise à sa place.

"Vous savez, en tant que jouet, je ne peux rien dire à l'abis. Je n'ai pas mon mot à dire."

Elle adressa à nouveau un mince sourire. Que pouvait-elle dire d'autre? Rien. Elle n'avait jamais son mot à dire et elle ne pouvait pas se plaindre. Et de toute façon, si elle le faisait, on lui répondrait qu'elle avait elle-même choisit sa vie et sa situation. Elle avait accepté mais sans connaître les conséquences. Elle soupira doucement.

[Hum, je cale un peu...]

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MessageSujet: Re: 9 avril   23.02.08 22:31

[9 avril/ aprés midi / refuge]

Cela fait un moment qu'il se cachait dans la ville, le petit Tom dans ses bras. Celui-ci se cramponnait comme il le pouvait à jeune homme car il courait la plupart du temps pour éviter les soldats. Il semblait que les abis avaient lancé un avis contre des rebelles. Agarwaen se devait d'être encore plus vigilant. Il n'avait pas envie de se retrouver en prison une fois de plus et qui plus est, mettre la vie du petit garçon en danger. Il savait que s'il se faisait avoir, hélas, ce n'était pas la prison qui l'attendait. S'était plutôt la mort qui allait aller à sa rencontre. Il le sentait. Et Tom subirait le même sort, cela ne faisait pratiquement aucuns doutes. Cachés entre deux murs, dans une ruelle fort étroite, Agarwaen vit une troupe de soldats passer à quelques mètres de lui. Il s'était vite dissimulé dans l'ombre. Ils ne semblaient pas l'avoir vu. Agarwaen se redressa doucement. Il s'approcha de la fin de la ruelle qui rejoignait la rue principale et jeta un rapide regard à gauche, ensuite à droite tout en restant dissimulé. Il y avait des soldats qui patrouillaient dans toute la rue. Agarwaen ne savait pas comment faire. La rue principale était le seul moyen de s'échapper d'ici.

Finalement, il se retourna et alla à la sortie opposée de la ruelle et fit la même manœuvre qu'il avait fait quelques minutes plus tôt. La petite rue semblait déserte. Heureusement, elle était parallèle à la rue principale, ce qui voulait dire que le jeune homme, toujours avec Tom dans les bras, pourrait utiliser la rue pour rejoindre les murs de la ville et sortir discrètement en emprunta un millième de seconde l'axe principal. Attentif, il regarda une dernière fois à droite et à gauche et se lança dans la rue, serra doucement le petit garçon contre lui. Celui-ci se cachait dans le cou du déserteur. Agarwaen avançait rapidement, bien décidé à s'éloigner rapidement de cette ville, pouvoir refaire sa vie, tranquillement, aller voir sa mère peut-être, et donner des nouvelles à sa jeune sœur, Lazuli, une fois que tout serait en ordre. Il ne vit pas la patrouille de soldats qui arrivait dans son dos.


" Hé vous!" lui crièrent les soldats.

Agarwaen, ralentit son pas et se retourna. Son cœur ne fit qu'un bond. Sans prendre la peine de s'arrête, il se mit aussitôt à courir. Tom ne bougeait pas dans ses bras, essayant tant bien que mal de ne pas être point pour le jeune homme. Un soldat sonna aussitôt l'alerte. Agarwaen venait de se mettre tous les gardes de la ville à dos. Les soldats se lancèrent à sa poursuite. Il était facilement reconnaissable. Son teint de peau et sa couleur de cheveux n'étaient pas très ordinaires, de plus, ses actions avaient fait qu'il était à présent assez connu des soldats. Le déserteur se maudit lui-même. Si seulement il avait été plus attentif. C'était évident qu'il y aurait des patrouilles ailleurs que la rue principale. Il courait comme il le pouvait, le poids de Tom le gênait pour courir normalement. Il était presque au bout de la petite rue. Encore un peu. Alors qu'il commençait à avoir un espoir, il tomba nez à nez avec une patrouille qui se rendait dans la ruelle après l'alerte. Agarwaen s'arrêta net, surprit, désemparé. C'était la fin, il le savait, il le sentait. Il serra Tom un peu plus contre lui, bien décidé à ne pas se séparer du petit garçon. Il ne put faire quelque chose qu'on lui assigna un coup dans les jambes. Le déserteur tomba sur les genoux, il desserra son étreinte de Tom, celui-ci s'accrocha tant qu'il le pouvait à l'ex-soldat. Celui qui semblait être le capitaine s'approcha d'Agarwaen, lui prit une grosse mèche de cheveux et lui releva la tête.


"Tiens, mais qui voilà. Ne serait-ce pas ce cher Agarwaen? Tu es mère au foyer maintenant? Tu sais le sort que l'on réserve aux déserteurs qui font un délit de fuite?"

Ayant la langue arrachée, le déserteur ne pu lui répondre. Le capitaine lâcha la chevelure blanche d'Agarwaen, lui tourna le dos, et sans qu'Agarwaen ne puisse anticiper, il se retourna et le frappa de son poing au visage. La douleur de la langue arrachée se fit soudainement pleinement ressentir. Si Agarwaen avait pu hurler, il l'aurait fait. Dans le coup, Tom tomba à terre. Le petit garçon allait vite aux côtés du jeune homme qui s'était affalé à terre.

"L'abis ne t'as peut-être pas reconnu quand il t'a arraché ta maudite langue. Sache que je lui rafraîchirai la mémoire à ton sujet."

Aidé de Tom, Agarwaen se releva faiblement et se remit sur ses genoux. Il repensa à sa jeune sœur, sa chère Lazuli. Allait-il la revoir avant de mourir? Il regrettait d'avoir quitté sa demeure familiale il y a des années pour rejoindre l'armée. Il n'avait pas assez profité de sa sœur et de sa mère. Lazuli, l'image de sa sœur lui revint en mémoire. Comme elle avait grandit, comme elle était devenue jolie. Il désirait tant la revoir, juste une dernière fois. Une seule et dernière fois. Sans ménagement, deux soldats le prirent par les bras, un troisième empoigna de force le poignet du petit garçon et on les traîna jusqu'au refuge. Agarwaen ne pu retenir quelques larmes sur ses joues. Pourquoi le destin s'acharnait-il autant sur lui?
Comme si Dieu l'avait entendu, Agarwaen vit Lazuli devant le refuge aux côtés d'un homme qui lui était vaguement familier. Il se mit à bouger frénétiquement, ne pouvant crier le nom de sa sœur. Seulement, un des deux soldats lui donna un coup derrière la nuque pour le calmer. Tom voulu crier après Lazuli, mais avant qu'il n'ouvre la bouche, le soldat qui le traînait lui donna une gifle. Alors qu'ils pénétraient tous dans le refuge, Agarwaen se retourna pour revoir le visage de sa sœur. Celle-ci ne semblait pas ne l'avoir vu. Elle ne faisait même pas attention à la patrouille qui passait juste à côté d'elle. La patrouille s'arrêta derrière Onyx, l'abis de la mer de sable.


"Excusez moi, mon seigneur. Nous venons de rattraper un déserteur qui tentait de fuir. Je pense que vous vous souvenez de lui. C'était un déserteur qui vous a tenu tête il y a quelques années. Vous lui avez également arraché la langue hier."

Le capitaine n'ajouta rien de plus, attendant une réponse de l'abis.
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MessageSujet: Re: 9 avril   24.02.08 19:19

[9 avril/ aprés midi / refuge]

La marche rapide que lui imposé les gardes lui semblait interminable, elle cherchait du coin de l’œil quelque chose ou quelqu’un qui lui permettrait de se sortir de cette situation … mais rien. Personne ne faisait mine de vouloir lui porter son aide parmi la population. Elle les comprenait bien, pourquoi aider une étrangère en risquant sa vie ? Certain l’aurait peut être fait, en défi à Onyx mais ici les esprits étaient trop marqués par le tremblement de terre et tous les morts qu’il laissait derrière lui. Elle ferma un instant les yeux, il ne restait pas grand-chose à faire maintenant … La voie de Métatron était peut être sa seule et unique chance de s’en sortir … Pourtant le choie était difficile, Kara ne voulait pas que cet ange l’aide, qu’il interfère dans sa vie, qu’il prenne encore plus de place, et surtout elle ne voulait rien lui devoir et surtout sa vie et celle de son enfant.

« Hey, on va arriver les gars. »

Le soldat avec l’air gai, il ramenait un joli lot au refuge, une chose qu’on ne trouvait pas tous les jours en patrouille. Certes les rebelles comptaient parmi eux de belles filles mais elles étaient dures à attraper, les hommes les mettant toujours à l’abri avant leur raid, de plus celle-ci avait tout de même intéressait le fameux capitaine de la mine de la mer de sable, l’impitoyable Abyssion, Onyx serait sûrement content. Si il ne l’était pas, le capitaine lui les remercierait avec tous les égards pour lui avoir ramener la fugitive. C’était du moins ce qu’il pensait.

Kara reconnut non loin de la l’entrée du refuge, l’agitation du funeste ballé des cadavres avait laissé place à un calme ou l’on pouvait palper la peur et la mort. La jeune femme se sentit frissonner … elle n’avait plus d’autre recours que de faire appel à Métatron, au risque qu’il ne face rien et laisse les choses se faire … Plus ils s’approchaient, plus elle pouvait discerner une étrange forme, un tas … de cadavres. Cette vue faillit la faire vomir, elle reconnaissait parmi les corps des visages familier, dont celui de la jeune fiancé du rebelle de la montagne. La cruauté de Onyx n’avait donc plus de limite.

*Métatron, si vous ne faites rien … tous vos plans tomberont en ruines ! Il vous faut agir maintenant !*

Ces demandes intellectuelles arrivait elle aux oreilles de l’ange ? Allait il vraiment faire quelques chose pour l’aider. Il ne restait plus que quelques dizaines de mètres à faire pour parvenir à percer la foule compacte qui s’agglutinait pour contempler ce spectacle lorsqu’elle discerna, dehors, prés de la montagne de corps un visage étrangement familier … il était là, l’abis en personne assistait à son œuvre, contemplant avec bienveillance les morts.

« L’abis est là, on va pouvoir lui faire notre rapport. »

Des sueurs froides parcouraient le corps de Kara, il n’y avait que quelques dizaines de personnes et qui la séparait de l’abis … et sûrement de sa mort. Elle jeta un dernier regard désespéré autour d’elle … peut être que Xyno viendrait la sauver … Elle sa ravisa bien vite. Depuis le début, il était clair entre eux deux que si elle était en danger, il ne viendrait pas pour ne pas dévoiler leur lien. Et c’était aussi bien comme ça.

*Métatron, s’il vous plait, faites quelques chose ! Vous avez le pouvoir de me sortir de cette situation, assommez les gardes et je m’enfuirais ! J’exécuterais la mission que vous m’avez confié mais aidez … moi*

Une peur sourde l’avait envahis à l’idée que Onyx la voit … elle portait l’enfant de Xyno, il ne fallait pas qu’elle meure, pas pour une chose si bête. Son corps se mit à trembler alors que chaque pas la rapprochait un peu plus de l’abis et de sa mort.

édit métatron:

Il semblait qu'il n'avait pas le choix.

*bien kara! Je me charge d'eux! Je prend le control de ton corps mais ce sera a toi de courir vite.*

Métatron prit les commandes des ails sortis du dos de kara déchirant son vêtement. Métatron leva la main et d'un coup de vent il balaya les gardes et aussi quelque spectateur. Il utilisa par la suite ses ailes pour aller plus loin. Puis il laissa kara reprendre le contrôle d'elle même. Les ailes disparurent.

Réponse de Kara :

Lorsque la voie de Métatron surgit dans sa tête, sa peur retomba, elle avait réussit à faire réagir l’ange. Il allait la sortir de là rapidement. Ses tremblements se calmèrent, attendant avec un certain empressement la possibilité que lui offrait Métatron. C’est alors qu’elle sentit un froid étrange envahir son corps, bloqué tous ses mouvements … la laissant simple spectatrice de son corps livré à l’ange. Elle vit deux ailes balayant d’un simple battement les gardes apeurés et ébahis puis plus rien avant … le brusque retour à la réalité.

Ses vêtements étaient déchirés à l’arrière sous la pression des ailes, des cries montaient de la foule tout aussi ébahis … certain la surnommé déjà l’élu venu les sauver. Elle ne voulait pas cella, elle ne voulait pas cet emballement populaire. Elle n’avait rien d’autre à faire que de courir, courir le plus vite possible. Elle s’engouffra dans une ruelle, en parcourut plusieurs dizaine, bifurquant à de nombreuse reprises pour perdre d’éventuel poursuivant.

*Vous n’avez pas fais sa très discrètement … mais je suppose que je dois tout de même vous dire merci Métatron.*

Kara s’arrêta plusieurs minutes après, essoufflé lorsqu’elle fut sure que personne ne la suivait. Elle repris ses esprits doucement, caressant son ventre d’un geste protecteur, pourvu que Xyno n’ai pas vent de l’apparition d’un autre « élu », d’une élue. Elle palpa son dos à l’endroit ou les ailes étaient apparus, il n’y avait plus rien d’anormal, seulement sa peau sous ses doigts et le tissus déchirés. Impossible de sortir ainsi dans les rues bondées, il lui faudrait attendre la nuit pour retourner auprès de l’amie à sa mère.

Ne pouvant rester en place, elle se mit à marcher dans les petites rues désertées de la mine de pierre, les gens avaient encore peurs que les fondations abîmées par le tremblement cèdent même un jour après. Arrivé prés de la rue principale, elle discerna dans l’obscurité d’une ruelle un corps étendu au sol. Elle se précipita sur l’homme qu’elle reconnut immédiatement comme étant le jeune prince de la mine de la mer de sable. Il était inconscient mais ne semblait pas blesser … Devait elle l’aider, lui le frère de Onyx ? La question ne se posait même pas, oui elle devait l’aider au même titre que toute personne. Le prenant par une épaule, elle réussit à l’asseoir pour attendre la nuit.

Une fois que l’obscurité fut maîtresse sur la ville, elle se mit en route, charger du jeune prince, ses pas étaient lents et elle arriva avec peine jusqu’à son refuge. La elle retrouva le fils de Onyx, Emma ayant retrouver sa mère dans l’après midi. Elle allongea le prince sous les yeux surpris de son hôte avant d’aller se changer, puis elle alla s’allongeait auprès Mino, le serrant dans ses bras, gardant les yeux ouvert, incapable de trouver le sommeil.

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MessageSujet: Re: 9 avril   25.02.08 0:18

[9 avril/ aprés midi / refuge]

Les humains étaient de formidables menteurs, à tel point qu’il ne devait même plus se rendre compte quand leur bouche commettait quelques impairs. Cette jeune fille affirmait que ce qui lui arrivait n’était rien, mais cela lui avait tout de même fait assez d’effet pour qu’elle en ai les larmes aux yeux. Enfin Xyno commençait à être habitué à cette fâcheuse manie des hommes, et il semblait coutumier dans leur monde de se voiler la face. Pour que les autres ne s’inquiète pas peut être … quelle sottise. En gardant le silence ou en disant que ce n’est « rien » ou que ce n’est pas « grave » les humains ne pouvaient que faire augmenter l’anxiété de leur proche au lieu de leur dire tout simplement la vérité.
Enfin l’immortel n’était pas non plus un modèle de franchise et il le reconnaissait facilement, il jouait la comédie à tel point qu’on ne savait lorsqu’il était sincère ou pas … et quand il se retrouvait face à une question trop embarrassante, il se réfugiait tout simplement dans le silence ou contourné le problème par des arguments bien habile. Il maîtrisait les mots et savait manipulé les hommes et lire dans leurs cœur.

Xyno put tout de même apprendre que la jeune fille n’était pas libre, il fallait plutôt s’inquiéter de son « maître » que d’elle. Maintenant le reste à savoir était l’identité de ce fameux maître et son influence. Mais elle paraissait gênée comme complexée par cette situation. Elle tourna la tête, pour cacher son trouble ? ou dans la direction de celui qui dirigeait sa vie ? L’ange déchu n’eut pas à attendre longtemps avant de connaître la réponse.
Et celle-ci le courrouça légèrement…
L’abis de la mine de sable, encore celui la pour le gêner et l’énerver. Maintenant même ces jouets s’y mettaient, à quand les domestiques ? L’immortel ne laissa rien paraître de son humeur et regarda calmement le visage de la jeune fille se tourner vers lui, un mince sourire timide sur les lèvres.

Il laissa un petit temps de silence s’installait, observant le jouet, jaugeant son caractère et l’étendue de ces connaissance. Elle ne semblait pas savoir beaucoup de chose sur le conflit qui opposait l’élu envoyé par Dieu et les abis sinon elle l’aurait déjà reconnut et dénoncé. Puis il tourna à son tour la tête vers l’endroit ou devait se trouver Onyx même si à cette distance la et parmi la foule de personne, il était difficile d’en être sur et certain.

« Et pourtant cela ne vous déplait pas tant que ça. N’est ce pas ? »

Sa voie se faisait soudaine douce, il tourna son visage vers la jeune fille qui ne pouvait pas discerner le fin sourire de l’ange caché sous les ténèbres des capuches. Il était sur de ce qu’il avançait, le cœur des hommes n’avait pas de secret pour lui … et puis il était simple d’en venir à cette conclusion. Dans des temps si troublé, il était plus simple, même à un jouet d’un abis de s’enfuir si elle le désirait qu’à certaine autre période. Et les larmes de la jeune fille révélaient autre chose et pas simplement une relation jouet – abis.
Il reprit avec dans la voie un soupçon de mystère, il avait baisé le ton pour être sur que seulement son interlocutrice pourrait l’entendre.

« Laisser moi vous conter une histoire.
Les abis règne sur ces Terres depuis des temps immémorables, appliquant leur loi, leur violence, leur orgueil et surtout leur volonté au Hommes soumis. Ces êtres au destin particulier sont nés de la trahison faites à Dieu. Et celui-ci a décidé de se venger en cette ère. Les abis ont dépassé les limites fixées et bafoués les règles de la Création. Dieu a donc envoyé son propre enfant sauvé les Hommes perdues et asservis, mais il fut découvert et tuer par ce même abis que vous servez.
Mais Dieu furieux de cet affront ordonna à un ange déchu de reprendre la mission confiée à son enfant, c’était à ce nouvel élu de rendre la liberté aux Hommes. Il nomma un être nourrie par les ténèbres et dont l’âme était condamné à l’errance éternelle.
Alors si vous aimez l’abis, ce dont je suis convaincu, préparez vous. Vous devrez soit mourir en vous opposant à cet élu ou laisser l’homme qui fait battre votre cœur se faire tuer. »


Sa voie était devenue au fil de ces paroles de plus en plus grave, il n’avait pas bougé de sa place mais ces yeux étaient devenus pétillants et pourtant fermes.

« A vous de choisir, personne ne pourra vous aider. »

Il garda son regard rivé dans celui du jouet.
Allez savoir pourquoi cet inconnu était allé révéler toute cette histoire à cette jeune fille ignorante.
Mais ce même inconnu avait ces raisons, soyez en sur.

C’est à ce moment la que l’ange déchu perçut une aura étrange et puissante, une aura qu’il connaisait bien et qui appartenait à un être haït et détesté. Il tourna aussitôt la tête vers l’endroit d’où elle émanait.
Métatron.
La jeune fille de Onyx avait elle raison ? Si c’était le cas, et c’était bien possible, alors cela signifiait que Kara n’était pas loin et surtout qu’elle avait été suffisamment en danger pour que l’ange intervienne. Les poings de l’immortel se serrèrent et il ramena son regard sur la jeune fille.

Inclinant légèrement le buste, mettant son bras derrière son dos, Xyno souffla :

« Je dois vous laisser, comme je vous l’ai dit, personne ne pourra vous aider dans votre choix. Alors faites attention mademoiselle. »

S’éclipsant et ne laissant aucune chance au jouet de le rattraper, l’immortel se fondit dans la foule des blessés et mit quelques minutes à sortir du refuge. Dans les rues qui commençaient à s’obscurcir, il entendait toute sorte de rumeurs qui ne le laissait pas indifférent…
Mais il avait un rendez vous qu’il ne devait pas louper et surtout il n’avait pas le temps de s’attarder en ville. La nuit allait bientôt tomber et la lune apparaîtrait alors.

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MessageSujet: Re: 9 avril   25.02.08 11:49

[9 avril/ aprés midi / refuge]


Alors qu’onyx ne faisait pas très attention a ce qui l’entourait, partant dans sa démence. Une étrange énergie lui fit tourner la tête. La seule chose qu’il vit plus fur des ailes. Puis des crie de soldat blaisé par la pression de l’aire.
Puis m’être s’enfuit plus loin, onyx ne distingua qu’un jeune femme blond. Il siffla tout suite un garde.

"_Rattraper moi cet chose je veux savoir qui c’est. Ne la laissez pas s’échapper.
_Excusez moi, mon seigneur. Nous venons de rattraper un déserteur qui tentait de fuir. Je pense que vous vous souvenez de lui. C'était un déserteur qui vous a tenu tête il y a quelques années. Vous lui avez également arraché la langue hier."

Alors qu'il était intéressé par tout autre chose, un soldat vint l'ennuyer avec une affaire que le préoccupait peu.

"Un déserteur qui m'a tenue tête? A qui j'ai coupé là langue? Ce n’est pas de personne différente?"

Onyx se fichait de qui ça pouvait être ce type était trop insignifiant pour qu'il daigne lui accorder la moindre importance. Après tout il avait de adversaire bien plus important et amusant qu'un simple homme rebel.

"_et en m'apportant ce déchet vous comptez faire quoi?
_bien l'affront qu'il vous a fais doit être puni!
_ a parce que tu pense que je avais me salir les mains pour un seul pouilleux. Il n'a aucune importance à mes yeux il aurait du être mort depuis longtemps! Vous ne sembliez pas êtres très efficaces. "

Onyx marqua une pose, regardant le detteur donc le condamne à mort. Il était pitoyable, il dégoûtait onyx.
Les soldats étaient légèrement inquiets de ce que onyx allait faire. Après tout depuis quelques heures il était devenu très dangereux pour son entourage.
Onyx finit par prendre la lame du soldat et le menaça avec.

"_Tu est tout aussi inutile et inefficace!Tu aurais du tuer cet homme. Je me fichais bien de savoir ce qu’il allait devenir. Alors tu vas nous quitter aussi!
_Abis!"

Onyx n’attendit pas plus longtemps il mit l’épée au niveau du cou de l’homme. Et en donnant un coup sec et violent il trancha la tête du soldat. Après cela il fit mettre Agarwaen à genoux. Il le regarda une instant avec méprit.

"Quand on choisi de fuir on fuit jusqu’au bout [parle en connaissance de cause.]! Sinon voila ce qui arrive."

Onyx prend l’épée et l’enfonça dans Agarwaen au niveau de sa trachée. Le sang gicla violement sur onyx et d’autre soldat.

"Tu aura était un sous être jusqu’au bout!"

[fini pour onyx]

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On aime tellement toutes les choses nouvelles qu'on a même quelque plaisir secret par la vue des plus tristes et des plus terribles événements, à cause de leur nouveauté.
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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 9 avril   25.02.08 14:18

[9 avril/ aprés midi / refuge]

Un peu troublée, Lazuli observa l'inconnu. Celui-ci avait tourné la tête à son tour dans la direction de l'intérieur du refuge. Cherchait-il quelqu'un? Dans cette foule celà semblait un peu difficile. La jeune femme ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait, toujours boulversée par les évènements récents. Et puis, ce que cherchait cet homme ne la regardait pas., il n'empêche qu'elle jugeait qu'il était quelqu'un de relativement gentil, non pas vraiment à l'écoute des autres mais plutôt à leur porter une attention. Elle ne le jugeait que sur quelques minutes et ne le connaissait pas.

Si cela lui déplaisait pas vraiment...cette situation, relation abis et jouet. La situation lui déplaisait, pas le fait d'être aux côtés d'Onyx. Avait-elle seulement le choix? De ce qu'elle jugeait, seuls les nobles pouvaient s'unir avec les abis. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était de rester là, dans l'ombre et faire ce qu'elle devait faire. Dire qu'à l'origine, elle voulait simplement secourir son frère et la voilà, maintenant à vouloir rester aux côtés d'un abis, un abis capricieux et coléreux qui plus est.


"Vous avez raison, ça ne me déplais pas tant que ça."

Elle ne pouvait pas vraiment le cacher. Si un inconnu le voyait, tout le monde pouvait le comprendre, à partir du moment qu'ils apprenaient sa situation. Elle venait à se demander si Agarwaen ne l'avait pas aperçu lui aussi. De plus, il ne semblait pas porter l'abis dans son cœur. Après tout, c'était pour une fuite qu'il avait été emprisonné. Maintenant, il était libre. Il pouvait faire sa vie comme il le désirait. Auparavant, elle se serait enfuie avec lui. Son frère était sa seule famille, sa mère l'ayant mise à la porte, elle avait bien comprit que c'était pour la renier. C'était-elle remariée? Avait-elle une nouvelle famille? Sans doute, sa mère était une belle femme, nul doute qu'elle aurait eu facilement des prétendants.

Lazuli reposa son attention sur l'inconnu. Celui-ci semblait pensif, non, troublé…non plus, comment définir les sentiments et action de quelqu'un que l'on ne connaît même pas? Il commença à parler tout bas, il lui conta une histoire, qu'elle écouta avec une certaine attention. Tiens, comme cela est étrange. Lazuli eu l'impression que c'était de ça qu'Onyx lui avait parlé en parlant d'un conflit. Ce qui l'a surprit plus encore, c'était le fait que cet homme en savait long. Elle ne comprit pas tout de suite pourquoi il en savait autant. Lazuli avait remarqué que son visage c'était fait plus grave au fil des paroles de cette histoire. Il finit par ajouter qu'elle devait choisir et que personne ne pourrait l'aider. Choisir entre vivre ou mourir. Qui aurait envie de choisir? Pour la plupart, le choix est vite dit, vivre. Les humains attachaient souvent une grande importance à leur vie, aussi banale soit-elle. Dieu l'a leur avait donnée et pour certain, c'était quelque chose d'extrêmement précieux.


"Si je dois choisir, je préfère le faire sur le fait et non, à y réfléchir longuement au risque de douter une fois le moment venu…"

Leur conversation s'arrêter sur des regards. L'un observant l'autre. Lazuli se demandait tout de même pourquoi l'inconnu lui raconta une telle histoire. Aurait-elle un lien avec tout ça? Non, ça ne pouvait être cela. Une mise en garde? Une menace? Comment pouvait-elle le savoir? Elle ne connaissait pas cet homme et ne savait pas comment prendre les paroles qu'il avait prononcées. Elle se sentait un peu idiote. Allait-elle être mêlé à un conflit qui ne la regardait pas tant que ça? Elle n'eu pas le temps de suivre le cours de ses idées. L'homme se devait de s'en aller. Il la salua en plus d'ajouter que c'était à elle de choisir et que personne ne pourrait l'aider.

"Merci et au revoir, je pense savoir quoi faire."

Ce fut court est assez direct, mais que dire d'autre? Comment savoir ce que pense un parfait inconnu? Après cette petite altercation, Lazuli n'avait pas remarqué que le soleil avait déjà largement décliné. Il commençait à se faire tard. Elle réfléchit et se dit qu'il vaudrait mieux chercher Minos Grenat dès à présent, cela lui permettrait de s'éloigner d'Onyx durant un moment. La journé lui avait parue si longue. Qu'était advenu d'Agarwaen? Où était-il à l'heure actuelle? Avait-il réussi à fuir, avec Tom? Avaient-ils déjà trouvé un petit havre de paix? Depuis le matin, ils avaient surement déjà parcourus pas mal de kilomètres et Lazuli ne doutait pas que pour pouvoir se déplacer plus vite encore, son frère aîné n'aurait pas hésité à voler un cheval.
Mais soudainement, elle sentit comme un frisson désagréable remonter du bas du dos. Elle ne comprenait pas d'où venait ce frisson. Il ne faisait pas froid aujourd'hui pourtant. De plus, la brise n'était pas forte et fraiche. Qu'est-ce que cela signifiait? Etait-il arrivé quelque chose à Agarwaen? Elle prit sa tête entre ses mains et s'éloigna rapidement pour se réfugier dans une ruelle. Sans savoir pourquoi, elle se mit à pleurer. Elle avait l'impression d'avoir perdu le fil qui la reliait à son frère. Ou était-il? Elle voulait le revoir. Ses larmes n'arrêtèrent pas de perler sur son pâle visage…Elle prit ses bras entre ses mains et se serra. Elle avait froid. Il était arrivé quelque chose à son frère. Elle ne pouvait en douter. Comment faire sortir son désespoir…? Elle se mit à crier.


[ Terminé pour Zuli pour le 9 ]

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Alfred
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MessageSujet: Re: 9 avril   28.02.08 2:21

[Post commun Agapanthe, Annice et Alfred]

[/!\ C'est long, very very long]



Quand Annice entra brusquement dans la pièce, Alfred ouvrit la bouche pour tenter d'argumenter une explication plausible, qui expliquerait pourquoi il y avait un jeune homme armé avec lui : s'il était resté indécis, l'évidence lui avait sauté aux yeux lorsque son capitaine avait fait son apparition. Il ne pouvait pas livrer quelqu'un à ses hommes en le désignant comme un tueur : cela reviendrait à le condamner à mort.
Il n'eut pas à parler, pourtant, car son capitaine l'avait devancé.
Il pâlit en l'entendant, et sa bouche se referma doucement tandis qu'il les regardait, les yeux agrandis par l'incompréhension.
S'il aurait fait rengainer l'envie de rire à l'homme que tenait Annice dans d'autres circonstances, il ne pouvait pas songer à stopper sa moquerie à ce moment présent. La seule pensée qui l'habitait, la seule crainte qu'il avait, c'était que les mots qu'elle avait prononcé prennent sens :

- Comment l'as-tu appelé... ? demanda t'il, blême.

Les mots d'Alfred firent sursauter Annice, dans sa colère elle avait presque oublié qu'il était là. Elle lui répondit dans quitter Agapanthe des yeux.

- Agapanthe mon seigneur.

Elle avait gaffé. Aga devait mourir vite, sinon Alfred allait prendre sa défense. Ca allait se jouer à quelques secondes.
Alors qu'elle allait enfoncer sa lame, Agapanthe prit la parole : C'était son jour de chance.

- Agapanthe Roderic mon seigneur.

Annice était coincé et Agapanthe avait envie de rire. Elle ne réussit pas à faire un seul mouvement. Elle devait éloigner Alfred le connaissant il allait le défendre.

- J'emmène cet énergumène dehors mon seigneur.

Les joues d'Alfred ne retrouvèrent aucune couleur, mais sa voix n'était signe d'aucun trouble lorsqu'il ordonna:

- Non, tu ne l'emmènes nul part. Laisse le ici, mais garde ton arme dégainée.

Annice ne put qu'obeir à Alfred le poing fermé.

Il se tourna ensuite vers Agapanthe, cherchant à trouver des traits qui lui étaient familier. Il se souvenait vaguement de cet homme, peut-être l'avait-il croisé un jour. Mais jamais il n'avait eut de frère.

- Tu viens de tenter de me tuer, dit-il simplement : De qui es-tu le fils?
- nous avons le même en commun.

Agapanthe haïssait Alfred et il allait profiter que celui ci semblait ignorait son existence pour le tuer.

- Mais ta mère a jeté ma famille hors du château. Tu ne fais que payer les erreurs des autres.

Annice menaça Agapanthe, ne parvenant pas à contenir sa colère.

- Vous devez pour les erreurs de votre mère, mais aussi de votre capitaine!

Alfred garda un visage fermé. Le sujet de sa mère était rarement évoqué face à lui, parce que c'était un sujet sur lequel il n'aimait pas s'étendre. S'il osait en parler à mi-mots à Annice, il n'était pas question pour lui d'en discuter avec un inconnu - tout nouveau frère qu'il soit.

- Annice, ne le blesse pas s'il te plait. Toi... Agapanthe. Qui me dit que tu es réellement mon frère?
- Tu sembles croire en cette fille demande lui!!!

Non, pas ça! Elle n'allait quand même pas devoir mentir a Alfred sur ça. elle leva Agapanthe en l'attrapant par le col et le colla violemment contre le mur, murmurant:

- Arrête tout de suite ce petit jeu, Aga !

Alfred leva le bras par réflexe pour arrêter Annice, mais trop tard. Il se précipita vers elle et la saisit par le bras, la forçant à lâcher Agapanthe.

- Annice lâche-le ! S'il dis vrai... Dis moi, est-ce qu'il dis vrai ?!

Il ne savait pas s'il avait peur ou s'il désirait plus que tout que cette nouvelle soudaine soit une vérité.
Elle lacha agapanthe (« bon toutou… » dit-il). Les yeux pleins de larmes, elle regarda l’Abis.

- Oui mon seigneur il est votre grand frère, banni par votre mère.

Annice était désemparé. Comment faire, maintenant, Alfred allait-il accepter Agapanthe à ses côtés alors que celui ci rêvait de le tuer?
Alfred resta muet quelques secondes, incapable de saisir toute l'ampleur de ces mots. Comment, au juste, la situation avait-elle pu changer si rapidement?

- Je...

Il était incapable d'articuler un mot censé. Que devait-il faire? Qu'est ce qu'il devait dire?

- ... suis désolé, Agapanthe... Si tu veux réparation pour le mal qu'on t'as fait, je comprends. Demande moi ce que tu veux.

Il inspira profondément, et compléta:

- Mais si tu insultes encore une fois mon capitaine, je te tuerais moi-même.
- Toi, réparer le mal qu'on ma fait ?! Tu en es incapable. Seule ta mort est une consolation. je ne t'ai jamais considéré comme un frère. Tu as toujours été trop ignorant!

Agapanthe eut un mouvement de menace vers Alfred, Annice en profita pour lui planter son épée dans le ventre.

- Tu vas mourir cette fois Aga, je ne te laisserais pas attenter à la vie de monseigneur Roderic!
- Annice, NON !

Alfred vit avec horreur l'épée se planter dans le corps d'Agapanthe. Il dressa aussitôt un mur de terre pour éloigner son capitaine de son frère, mais c'était trop tard.

- Annice, je t'avais dis de ne pas le blesser !! hurla t'il en se rapprochant d'Agapanthe. Il fit tourner son visage avec douceur pour le regarder: Agapanthe, tu m'entends?

Agapanthe cria de douleur. Il savait qu'il allait gagner contre Annice.

- Pardon mon seigneur.

Agapanthe commença alors a jouer la comédie.

- ça va, ça va. après tout elle ma fait pire!
- mon seigneur éloignez vous de lui!
- Que veux-tu qu'il me fasse, dans son état? répliqua Alfred: Appelle un médecin, vite !

Il tourna le visage vers Agapanthe.

- Tiens bon, on va te soigner. Ne bouge pas trop.
- Tu crois vraiment qu'elle veut que je survive alors que ce n'est pas la première fois qu'elle tente de me tuer?

Annice craquait, son bras la faisait souffrir. La haine s’emparait d'elle. La douleur la poussa à montrer son bras devenu bleu, car le tissu la brûlait. La tâche bleue était monté un peu plus haut que le coude.
Comment Agapanthe faisait-il pour souffrir à chaque fois? Sa haine était aussi forte que ça? Si elle le laissait avec Alfred, celui ci allait finir par se faire tuer.

- Les médecins on déjà bien à faire en bas!
- ANNICE VA CHERCHER UN MEDECIN C'EST UN ORDRE !! hurla Alfred en se tournant vers elle.

La plaie d'Agapanthe était profonde, il ne savait pas combien de temps il tiendrait. Il dégagea sa plaie des vêtements et entreprit de la lui panser pour limiter l'hémorragie : mais rien de ce qu'il ne pourrait faire ne serait suffisant si on appelait pas vite quelqu'un.
Annice sortit, lâchant son arme elle fit venir un médecin et regarda la scène. Elle se mit dans un coin et se laissa glisser le long du mur.

- Mon Seigneur je suis pas sûr d'y arriver, il a perdu beaucoup de sang.

Alfred s'était relevé à l'arrivée du médecin et faisait les cent pas, sans faire attention à Annice.

- Débrouille toi, dit-il plus agressivement que d'habitude : Dis toi que c'est ton fils que tu sauves, ou que je te ferais tuer si tu n'y parviens pas : peu m'importe les moyens, je veux que tu le sauves, obéis.
- Bien Seigneur.

Le médecin se mis à l’œuvre. Annice, elle, regardait Agapanthe être sauvé une nouvelle fois. Elle était dégoutté de tout.

- Alex…

Alfred tourna légèrement la tête vers Annice, et alla vers elle. Il lui adressa un sourire d'excuse.

- Pardon de t'avoir crié dessus. Je suis désolé
- vous en avez le droit
-
Alfred ne sourit plus, les yeux baissés.

- Bien sûr que j'ai le droit... Mais on a dépassé ça, non... ?

Il s'approcha d'elle et la prit timidement dans ses bras.

- Je suis désolé Annice
- moi aussi mon seigneur je m'excuse d'avoir désobéi. mais cet être il va... il va vous faire du mal... je ne peux pas le permettre... je n'ai plus que vous maintenant...
- Je peux me défendre tout seul, maintenant... la rassura t'il : Tu n'auras plus jamais à te faire de soucis pour moi...

Il la serra brièvement contre lui, puis s'éloigna un peu. Il lui sourit, et passa tendrement sa main sur sa joue.

- Tu as Alex, maintenant...

Annice pleura. Alex était mort, elle n'était pas sûr de devoir le dire mais ça lui faisait tellement mal.
- Mon seigneur je n'ai plus que vous. Alex est mort ce matin.

Elle l'avait dit. Elle cacha son visage de honte. Elle avait honte de pleurer comme une gamine.
Alfred pâlit. Sans vraiment s'en apercevoir, il prit les mains d'Annice dans les siennes pour les écarter de son visage. Il passa sa main sur sa joue, essuyant ses larmes, sans sentir les propres siennes couler jusqu'à son menton. Il avait été plein de rancœur envers Alex, mais jamais il n'avait souhaité sa mort... Il espérait ne l'avoir jamais souhaité

- Je vais te protéger, promit-il : C'est à mon tour... de te protéger

Quand elle vit Alfred pleurer, elle le prit dans les bras.

- Je n'ai pas besoin que l'on me protège, mais que soyez en sécurité.

Alfred la gardait contre lui. Il ne l'aurait lâché pour rien au monde. Les larmes continuaient de couler sur ses joues, mais elle ne lui faisaient rien. C'était celles d'Annice qui lui rongeaient le cœur.

- Je suis en sécurité, je te jure que je suis en sécurité. Je veillerai sur toi
- Mon seigneur, vous en comprenez pas!!

Le médecin avait réussi à soigner Agapanthe, qui était resté à demi-conscient. Il appela Alfred.

- Je comprends, ne t'inquiètes pas, je comprends tout...

Il s'écarta légèrement d'elle et, la tête tournée, sécha ses larmes d'un revers de paume. Il prit la main d'Annice dans la sienne et l'amena prêt du médecin. Sa voix avait reprit toute son assurance lorsqu'il lui répondit:

- Oui

Annice le suivit alors qu'elle ne voulait pas.

- Il est en bonne voie de guérison. c'est même incroyable qu'il se régénère aussi vite.
- mon seigneur tuez le tant que vous le pouvez! TUEZ LE!

Elle n'arrivait plus à se calmer, tout allait basculer elle le sentait.
Alfred garda la main d'Annice dans la sienne.

- Je ne peux pas... souffla t'il finalement: S'il est mon frère, c'est la seule famille qu'il me reste.

Il tourna la tête vers elle, suppliant:

- Ne me prive pas de ça, s'il te plaît..
- Les liens du sang ne son pas les plus important mon seigneur! il vous tuera! Comprenez!!

Elle eut un mouvement menaçant vers Agapanthe, prête à le tuer avec son épée. Alfred saisit le poignet d'Annice avant même qu'elle ait eut le temps de dégainer.

- Ne lui fais rien, Annice. Il y a eut trop de vengeance, déjà. Laisse le en paix...

Annice força sur son épée pour la dégainer, tenant tête à Alfred.

- Ce n'est pas comme ça que les choses iront mieux! Si vous le laissez en vie, il vous tuera!

Elle réussit à dégainer enfin, mais Alfred garda son poignet dans sa main.

- Si c'est un risque à prendre, très bien ! Mais je ne veux plus que quelqu'un meurt ou tue pour moi
- Mon seigneur! Arrêtez c'est gaminerie!
- Ce ne sont plus des gamineries…
- Mon seigneur! vous faite un caprice qui met votre vie en danger!
- Ce n'est pas un caprice Annice, c'est mon frère !

Il planta ses yeux dans les siens, le visage fermé.

- N'insiste pas, j'ai pris ma décision
- Il en est pas question! D’abord votre mère maintenant votre frère! vous n'avez pas encore comprit que chacun veux et voulait votre mort?

Le visage d'Alfred se ferma. Il lâcha brutalement la main d'Annice, répliquant d'une voix dure qui masquait ses tremblements:

- J'ai parfaitement compris ça, ne t'inquiète pas. L'époque où je pouvais encore penser que l'on m'aimait est passé, je sais parfaitement ce que les gens attendent de moi. Ce que moi j'attends d'eux, c'est mon problème. Pour la dernière fois Annice, rengaine ton arme
- Hors de question! J'ai dit que je vous protégerais quoi qu'il arrive, même si c'est contre votre gré !

Elle pointa son arme en direction de l’assasin, et Alfred dressa un mur entre eux deux. Son visage était resté fermé, son regard froid braqué sur Annice. Il ne dit rien, la fixant simplement, le regard dur.

- Mon seigneur!!!!! arretez de faire l'enfant!!!

Alors, son visage se teinta de tristesse. Il ouvrit la bouche et dit, simplement, comme une vérité qu'il regrettait:

- Je ne suis plus un enfant Annice. C'est fini.
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Alfred
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MessageSujet: Re: 9 avril   28.02.08 2:21

[suite du post]



A ces mots Annice lâcha son arme. Lui aussi elle l'avait perdu. elle frappa de toutes ses force sur le mur pour se défouler, les mains sanglantes, hurlant. Alfred détourna les yeux un bref instant. Puis il s'approcha d'Annice, et prit de force ses mains dans les siennes pour la forcer à s'arrêter.

- Annice calme toi..
- Lachez moi! Hurla t’elle.

Elle se débattit, sortant un poignard dissimulé dans sa tunique et, blessant l’Abis, parvint à se dégager. Alfred posa une main sur sa joue entaillé. Livide, il l'écarta légèrement pour la regarder et la découvrir tâchée de sang. Il resta silencieux, le sang de sa joue dégoulinant le long de son visage, sous son menton, léchant son cou et venant imbiber le col de son vêtement
Annice resta les yeux ouvert incapable de bouger, terrifiée par son propre geste.
Alfred ne dit rien. Les yeux grand ouvert, il ouvrit lentement la bouche, mais aucun son n'en sortit. Sa joue l'élançait. Il se tourna finalement vers Agapanthe, incapable de regarder Annice plus longtemps

- Relève toi... dit-il simplement l’intention d’Annice.

Elle le fit sans rien dire, baissant la tête. Elle était dans l’erreur… une terrible erreur. Alfred ne cilla pas. Sa voix n'était emprunte d'aucune colère, ni même d'aucune froideur. Elle était neutre, dénuée de la moindre émotion.

- Agapanthe va rester avec moi, dit-il simplement: Est-ce que tu continues à t'y opposer?
- si je le peux encore oui!

Alfred hocha la tête sans rien répliquer.

- Tenteras-tu de le tuer, si je te gardes prêt de moi... ?
- alors vous êtes prêt a me chasser pour lui ?
- Le feras-tu?
- Je suis aussi sûre de mes actes que vous des vôtres.

Alfred eut un rire amer.

- Bel avertissement que tu viens de me donner, dit t'il sans toucher à sa blessure : Je le garderais à l'esprit.

La façon dont alfred parla choqua annice, ce n’était pas lui. Il n’était pas comme ça, quoi qu'il arrive.

- Quelque chose à changé!

Alfred hocha la tête:

- Toi, tu as changé...
- Non! le seigneur Roderic que je connais aurait réagit certes mais pas de cette façon!

Alfred eut l'air peiné, et baissa les yeux:

- L'Annice que je connais n'aurait jamais porté la main sur moi...
- L'annice que vous connaissez est toujours, elle s'en mord les lèvres de ce geste, dit-elle, les larmes lui montant aux yeux : Quoi qu'il arrive le seigneur Roderic que je connais n'a jamais été froid. QUOI QU 'IL ARRIVE!!!

Alfred ne répondit pas. Doucement, il s'approcha d'elle et la prit dans ses bras.

- J'ai grandi, Annice.

Il la serra brièvement, puis s'écarta d'elle.

- Je t'aime, mais si tu ne m'es plus loyale, alors je ne peux plus te faire confiance. Mais ne pleure pas, tu auras été ma plus fière alliée... Peut-être la seule

Il la prit dans les bras. Annice se sentit mal elle se sentait oppressée par cette froideur. Alfred avait déjà dit cette phrase, mais de façon différente durant le tremblement de terre.

- Je serais loyale au seigneur que j'ai connu! vous n'êtes pas lui. Vous avez changé. Cette froideur… ce n'est pas le seigneur Roderic!

Alfred ferma les yeux, douloureusement.

- Très bien.

Non ce n'était pas normal. Annice venait a le craindre. Pourquoi? Elle devait en avoir le cœur net.
Pardonnez-moi, songea t’elle avant de le gifler.
Alfred ne retint pas son geste. Sa joue ensanglantée lui fit plus mal que jamais et pourtant, il ne grimaça pas. Son sang avait tâché les doigts d'Annice lorsqu'elle l'avait giflé. Il tourna lentement ses yeux marrons vers elle. Puis, lentement, il prit son épée et la lui présenta par la garde.
Elle eu un mouvement de recul. Non Alfred aurait réagit. C'était la première fois qu'elle se permettait une telle chose et il ne réagissait pas. Annice avait peur. Quand il prit son épée elle sursauta.

- Si tu veux me passer la lame au travers du corps, fais le maintenant. Une prochaine fois, je me défendrais...
- Vous êtes stupide? Alors vous ne pouvez pas comprendre! J'ai passé assez de temps prêt de vous pour savoir quand quelque chose cloche, et là, vous n'êtes pas vous même.

Elle prit son arme, s’éloignant légèrement. Il ne bougea pas d'un pouce, la regardant s'éloigner, ses yeux posés sur elle sans la moindre animosité.

- C'est ta déçision Annice... Ma vie, ca fait longtemps qu'elle est à toi...
- NON! je ne prendrais jamais votre vie!

Ses larmes coulaient! Non, jamais elle ne ferais ça.

- Dites moi ce qu'il va se passer! Vous n'êtes pas dans votre état normal mon seigneur!... Alfred!

Il lui sourit, d'un sourire faux qui se voulait rassurant:

- Annice... Je veux juste rester avec mon frère. C'est tout.

Malgré le prénom Alfred ne changeait pas son étrange comportement. Que se passait il à la fin?!

- Il y a autre chose je le sais!! JE VEUX SAVOIR!!

Alfred ne répondit pas.

- C'est tout ce qu'il y a à savoir. Contente toi en. Maintenant, tue moi, ou laisse moi.
- Non ce n'est pas tout. je ne vous tuerez pas mais lui oui! dit t’elle en brandissant son arme et en se ruant sur Agapanthe.

Alfred fit apparaître un mur entre eux deux, protégeant Agapanthe et repoussant Annice.

- J'ai essayé de me montrer compréhensif, mais tu commences sérieusement à m'agacer..

Comment? Ce n'était pas sa façon de parler! Annice esquiva le mur et tenta une nouvelle approche. Alfred dressa un nouveau mur devant Agapanthe, duquel sortit un bras de terre qui alla la frapper, la faisant reculer.

- Tu insistes encore?

elle réussit a esquiver, cette fois elle tenta encore une fois. Ca devenait difficile d'approcher.
Alfred forma un cercle de terre autour d'Agapanthe, puis envoya un poing de terre saisir Annice.
Elle n'arriva pas a esquiver cette attaque, hurla de douheur, ses veille blessures n’étant pas encore guérie. Alfed utilisait ses pouvoir sans remords contre elle.

- ce n'est pas vous!!

Alfred roula des yeux.

- Ca suffit, j'en ai assez de toi.

Il la fit baisser à son niveau, à un mètre de distance, et planta ses yeux dans les siens:

- Je t'accorde la vie sauve aujourd'hui, mais si tu continues à vouloir me mettre des bâtons dans les roues, ça sera bien plus que ta vie que tu perdras.
- Qui etes vous …? Jamais… je ne m’arrêterais!

Alfred eut l'air surpris. Puis il sourit, indulgent:

- Mais je suis l'Abis...
- L'abis que je connais n'est pas comme ça!!! Vous n'êtes pas l'abis que les gens aime et respeste!!!
- Et qu'on a tenté de tuer un million de fois, répondit-il en souriant.
- VOUS N'ETES PAS L'ABIS!!!!!!!!!!!!

Alfred grimaça d'ennui. Sans plus faire attention à elle, il se tourna vers Agapanthe et se pencha vers lui.

- Toi, tu peux marcher? demanda t'il.

Il l'ignorait. Annice était décomposée. Elle cria de toute ses forces, se débattant, et fini par se libérer. Elle fonça tête baissée vers Agapanthe.

- Ca va être difficile frérot, dit celui ci.

Alfred leva la main sans la moindre hésitation. Aussitôt, le plancher se leva et souleva Annice de terre. Avant qu'elle ait pu perdre l'équilibre, le mur prêt d'elle se déforma pour l'heurter violemment et l'assommer. Alfred ne la regarda pas, se contentant de rester devant Agapanthe comme si rien ne s'était passé. Il sourit :

- Lève toi, je risque d'avoir besoin de toi dans le futur. Désormais, tu es sous ma protection

Annice perdit connaissance, le coup fut trop violent, plusieurs de ses os avaient été brisés.
Agapanthe était terrifié par ce qu'était capable de faire son frère à une personne qu'il appréciait.

- mon sei.. seigneur ..

Annice n'avais pas lâché prise, elle crachait du sang. Alfred ne répondit pas, se contentant de fixer Agapanthe:

- Lève toi, répéta t'il sèchement

Agapanthe se leva avec difficulté.

- mon sei.. seigneur…

Annice elle aussi se levait lentement, saignant, hurlant de douleur à cause de ses cote brisés.
Alfred soupira, puis tourna la tête vers elle:

- Je t'ai prévenu, Annice.

Il se rapprocha d'elle et posa sa main sur la joue, soufflant avec douceur:

- Ne t'approche plus de moi.
- Vous n'êtes pas l'Abis! Je… ferais mieux… pour faire revenir le… le Seigneur Roderic.

Elle perdait trop de sang, elle était misérable. Anncie avait honte de sa défaite.
Aga, lui, allait de mieux en mieux. Il eut un ricanement désabusé, se moquant.
Alfred roula des yeux, lâchant Annice.

- Si tu n'as rien d'intéressant à dire, Agapanthe, tais toi.

Il se tourna vers lui :

- On va tâcher de te trouver une utilité... Mais si tu m'ennuies, je n'oublierais pas le poignard que tu as brandi sur moi.
- La prochaine fois ce ne sera pas un poignard!

Annice se leva, faisant tomber encore plus de sang, elle saisit son épée!

- Où est l'Abis … ?

Alfred regarda Annice, longuement. Puis ses lèvres s'étirèrent en un sourire, et il désigna son coeur du pouce:

- Juste là.

Annice ouvrit grand les yeux, titubant vers sa direction. Alfred ne fit plus attention à elle: une loque comme ça ne pouvait pas l'inquiéter. Il ramassa le poignard qu'Agapanthe avait utilisé et le glissa dans sa ceinture, sans accorder un regard au médecin qui était resté. Annice se sentait inutile pleine de rage. elle utilisa ses dernier force pour lancer son épée sur alfred puis elle s'écroula sur le sol, sans plus bouger.
Le plancher eut une nouvelle vague pour protéger l'Abis, l'épée venant s'y planter sans qu'il eut à faire un seul geste. Il la regarda s'effondrer avec une mimique de dégoût, puis se tourna vers Agapanthe.

- Très bien grand frère, je suis ravi de faire ta connaissance.

Son visage reprit un sourire sincère, dénué de la moindre méchanceté

- J'espère qu'on s'entendra bien
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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 9 avril   29.02.08 2:21

[ 9 avril / lieu inconnu ]

Ou était il ? Il ne savait pas …
Et puis qui était il et que faisais il ici ?
L’esprit du jeune homme était brumeux, il n’avait plus aucun repère.
Alex … oui il s’appelait Alex, il avait entendu une femme criée son nom juste avant … de mourir.
Soudain il se rappela tout d’un coup, Xyno, son chantage, Annice, la froid, le goût du sang dans la bouche et cette sensation de partir. Il avait fait ce geste fatidique par amour … mais ce n’était pas pour autant plus facile à accepter.
Comme si on avait rembobiné sa vie comme avec un film, il vit son existence défilée. Sa naissance, puis son abandon en orphelinat et son enfance parmi les autres orphelins … dont Annice. Il revit tout ! Leurs jeux, leurs rigolades, les petits drames, le manque de nourriture, l’amourette entre lui et cette jeune fille à qui il avait donné un nouveau nom, le vol, cette sensation de liberté et l’adrénaline qui montait brusquement. Puis comme si on avait jeté un rideau sombre, l’enlèvement d’Annice … la solitude, le regret, la culpabilité et surtout l’angoisse de ne plus jamais la revoir. Il l’avait cherché … et il l’avait finalement retrouvé. Mais le destin les avait encore séparé, elle avait été envoyé à la mine de sable puis à la mine de pierre, lui était devenu voleur, roi des voleurs même. Mais il ne l’avait jamais oublié … et finalement ils s’étaient revus, en prison et tout avait …

Soudain le film s’arrêta, comme si la machine venait de s’embrouiller, plusieurs images confuses du passé de Alex lui apparurent sans aucun lien entre elles. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il était mort ! et la mort était par définition paisible ! Alors que ce qu’il vivait n’avait rien de paisible.

Alex se sentait tiraillé, il était attiré vers un gouffre noir, mais le pire était cette sensation que tous ces souvenirs le quittaient petit à petit, s’échappant de son esprit, de sa conscience pour se perdre dans les nimbes de l’inconscience. Il voulait crié, s’échapper, retenir ces chers souvenirs, mais rien de ce qu’il faisait ne changeait quelque chose, inexorablement, il était engloutie par cette force qui l’attirait et peu à peu il perdait tout ce qui faisait de lui quelqu’un, il perdait son identité.
Au final alors qu’il sentait une chaleur se répondre dans son corps – il avait de nouveau un corps ! – il n’y avait plus aucune trace dans son esprit de voleur, de Xyno, d’abis ou d’injustice, il n’y avait même plus son nom … mais ce qui restait était le plus important et la conscience de Alex s’y accrochait avec désespoir … c’était l’amour qu’il portait à quelqu’un … il avait oublié qui. Mais la pression était trop forte, Alex perdit ce dernier souvenir, et plongea dans le noir, sentant cette chaleur au creux de lui.

Un sursaut fit se redresser le corps qui gisait au coté du médecin. Le besoin d’air s’était fait ressentir de manière si violente, que la respiration du jeune homme était encore saccadée. Les yeux ensommeillés et étourdis, il regarda hébété l’environnement qui l’entourait, puis d’un mouvement brusque il porta sa main à son cœur d’où il pouvait sentir les pulsations … il ne rêvait pas, il était vivant !
Une vague de joie déferla en lui, il était vivant ! Il ne savait par quel prodige cela pouvait être possible, mais c’était la vérité, il se souvenait d’être mort, pourtant il était bel et bien vivant à cet instant là … d’ailleurs sa mort était la seule chose dont il se souvenait. Le reste de sa mémoire était vide, vierge de tout souvenir. Ou plutôt on aurait dit qu’on avait arraché à un livre toutes les pages noircies par l’écriture pour ne laisser que le blanc …
Mais cette impression n’était q’un détail, tous ces sens étaient en éveil et le jeune homme prenait plaisir à retrouver les sensations propres à chacun d’eux.
Le toucher, l’odorat – d’ailleurs l’odeur n’était pas très agréable dans ce lieu -, l’ouïe – le bruit de pas étouffé -, le goût et puis la vue. Et puis le froid du sol sur sa peau.

Détaillant plus en détail le milieu qui l’entourait il remarqua soudain la présence d’un homme au même instant ou celui-ci prenait la parole.
Il s’adressait à lui ? Alors il devait s’appeler Alex … Pourquoi pas après tout.
Avec un air méfiant il se redressa et s’aperçut alors qu’il n’était vêtu que d’un pantalon et que sur son torse on pouvait voir la trace d’une cicatrice et d’une brûlure. Des tonnes de questions se bousculaient dans sa tête, son regard allait de sa cicatrice, du poignard qui pendait à la ceinture de l’inconnu, de l’embouchure de la rue pour finalement revenir sur ces mains. Une migraine s’empara de sa tête et il se sentit de nouveau partir au fur et à mesure qu’il s’interogeait sur sa vie passé.
Mais dans un sursaut de rage – et d’orgueil – il se reprit pour murmure d’une voie faible :

« Qui êtes vous ? Et qui suis-je ? »

Sa vision se troubla. Ce sourire, ce fin sourire sur ces lèvres pâles … ironique ? moqueur ?
La vision du sourire de l’inconnu se transposa durant une fraction de seconde à la vision d’un autre sourire, un sourire qui lui inspira de la haine et même … un désir de meurtre.
Emportant dans les brumes de l’inconscience ce dernier sentiment, Alex, puisque tel était son nom, s’effondra au sol, le visage pâle et la respiration haletante.


[moins long que le précédent post lol
mais le 9 avril est terminé pour moi aussi]

_________________
Blank page. Blank Memory.
A bottomless abyss opens under my feet.
Because you deprived me of my memories.
And in a world or the innocence is next to the blood,
I have no true identity.



Dernière édition par Alex Telles le 29.02.08 2:23, édité 2 fois
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