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 8 avril

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Sayuri
Garde du coeur de l'abis - Espionne de Sunahama
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MessageSujet: Re: 8 avril   03.11.07 18:47

[8 Avril / Après Midi / Village - Refuge]


Des blessés, des cadavres, il ne semblait n’y avoir que de ça dans la mine de pierre désormais. Les sourires avaient disparus, on n’entendait plus de rires, juste des cries de désespoir et de tristesse. Sayuri restait neutre et totalement indifférente face à la souffrance de ces personnes. Ses yeux étaient vides, tellement noir qu’il semblait que tout sentiments humains y disparaissaient, happés par ce gouffre sans fond. A coté d’elle, le mineur soutenait toujours Sloth, ce qui rendait bien service à l’espionne. Avec son petit gabarie, elle n’aura pas put le traîner sur plus de dix mètres. Mais grâce à la forte corpulence de l’homme, ils avaient put emmener le blessé sans soucis jusqu’au village. Maintenant il restait à le faire soigner.

Elle guidait les deux hommes, les menant à travers les débris des bâtiments et les cadavres vers une imposante bâtisse qui tenait toujours debout et qui avait été réquisitionné pour servir de refuge. Lorsqu’elle entra, suivit du mineur de Sloth, elle put constater à quel point le tremblement de terre avait fait des dégâts. Des hommes, des femmes et des enfants étaient entassés, dans l’attente de soin ou de solution d’hébergement et d’apprivoisement. Sayuri se demanda si le même spectacle se déroulait à la mine de sable, mais elle ne se faisait de soucis pour aucune personne en particulier.

Avec l’aide du mineur elle emmena Sloth vers un endroit encore libre et l’installa à même le sol, il n’y avait plus de lit libre. Elle leva la tête à le recherche d’un médecin mais comprit vite qu’ils devraient attendre leur tour, et la guerrière ne pouvait laisser le jeune homme tant qu’il n’avait pas reçu de soin, c’était un ordre du prince.

Son regard dériva un long moment sur la marée humaine qui s’étalait devant elle, mais encore une fois son visage resta neutre, figé comme dans de la glace. Enfin elle se retourna vers le mineur, se souvenant de sa présence. Elle sortir de nouveau sa bourse et la lui jeta.

« Tient voila pour vos services. Cela devrait suffire à couvrir vos frais et pour votre mine, nous n’avez qu’à tout recommencé. »

Sa voie était tout aussi froide que son visage. Il émanait d’elle une aura sauvage et dangereuse, il n’était pas question de marchander. Si il n’était pas content qu’il s’en aille, Sayuri restait imperturbable. Elle restait debout … mais une voie lui parvint au milieu du brouhaha de la foule, ou plutôt une parole.

" …l'abis Onyx… "

Elle tourna vivement la tête vers l’endroit ou elle avait entendu la voie et aperçut à une petite distance d’eux un groupe de personne. Il y avait un couple avec un enfant et deux autres personnes, l’un était plutôt jeune alors que l’autre ressemblai d’avantage à un médecin. Que venait faire le nom de son maître dans leur discutions. Sayuri était espionne, elle n’oubliait pas son rôle et épiait les personnes était devenue pour elle une seconde nature. Tout en reportant son regard sur le mineur, elle garda un œil sur le groupe et resta attentive à leur conversation.

« Maintenant partez, je n’ai plus besoin de vous ! »

Ces derniers mots adressés au mineur signaient la fin de la conversation pour Sayuri. Elle se tint face à lui et le fixa de ses yeux noirs.
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MessageSujet: Re: 8 avril   05.11.07 19:03

[8 Avril / Aprés Midi / Refuge]

[Soren - Mineur]



Soren ragea dans sa barbe naissante, qu’est ce qui lui avait d’accepter d’aider cette femme au si mauvais caractère. Mais un coup d’œil sur ses formes féminines dissipait ces doutes. Sa jeune proie semblait absorbait pas d’autre pensé et l’effort qu’elle devait fournir pour supporter le poids du corps du blessé, même si le mineur l’aidait pas mal, la mettait encore plus en valeur. Ses yeux gris se posaient avec alternance sur le visage qui restait fermé de la femme, puis sur les formes de sa poitrine et enfin sur le blessé qui était dans un piteux état.

Lorsqu’ils arrivèrent au village, Soren était dégrisé, en tout cas suffisamment pour se rendre compte de l’horreur de ce tremblement de terre. Partout des blessés, des morts, des femmes cherchant leurs enfants, des fiancés espérant retrouvé leur promises. Le mineur pensa brièvement à sa propre famille, se demandant ou ils étaient, mais un coup d’œil sur la jeune femme à ces cotés lui fit oublié ces petits soucis familiaux.
Il la suivit jusqu’au refuge et l’aida à apporter le corps dans un endroit calme, du moins, ou il y avait encore de la place, mais tout les lits étant prit, il durent allongé le blessé au sol.

Son office accompli, il poussa un soupir avant de se redresser pour fixer intensément la femme. Elle semblait encore plus rêveuse que sur le chemin. Il fut surprit par la bourse qu’elle lui lança et l’attrapa en plein vol. Le poids des pièces dans sa main était assez conséquent, il n’aurait pas crut qu’elle lui donnerait une telle somme, mais ce n’était pas pour cela qu’il allait abandonner la partie si vite. L’alcool embrumait encore son esprit, et il s’imaginait que l’attitude désintéressée de la femme n’était qu’une astuce pour ne pas laisser paraître son désir. Il ne releva même pas le ton froid et sec lorsqu’elle lui parla.

Et lorsqu’elle tourna la tête, il crut que c’était pour cacher son trouble devant lui. Il était habitué avec les prostitués à ces petits jeux. Mais lorsqu’elle lui dit de partir, sa conviction défailla légèrement.

*Non mais qu’est ce qu’elle croit ? Qu’elle peut m’allumer comme ça et me laisser tomber ?! Vraie que je m’appelle Soren, cette fille ne va pas s’en sortir comme ça !*

Elle le fixait de ses yeux noirs, elle le défiait. Perdant ces moyens devant cette ultime provocation, Soren oublia l’endroit ou il se trouvait et empoigna fermement les poignés de la femme pour l’emmener contre lui.

« Ne crois pas t’en sortir comme ça sale **** ! Tu dois me donner compensation des dégâts et du temps perdue ! »

Son haleine empestait l’alcool, il passa une main dans le dos de la femme tout en tenant avec l’autre un de ses poignets et la força à se coller contre lui. Il se moquait du remue ménage qu’il pouvait provoquer autour, plusieurs regards s’étaient déjà tourné vers eux, mais tous semblaient trop fatigués pour intervenir.
Il approcha sa bouche de l’oreille de la femme pour lui murmurer à elle seule.

« Tu connais un endroit tranquille ou tu préfères le faire ici, devant tout ces gens ? »

Soren était sur qu’elle allait être si intimidé qu’elle allait se laissait faire. Il présumait de sa force et de son charisme, et c’était en grande partie à cause de l’alcool. Il n’avait même pas remarqué dans le refuge deux silhouettes qui lui étaient pourtant familières. Deux de ses filles se trouvaient la et observait, les joues rouges, leur père se donnait en spectacle, ayant encore abusé de la boisson.
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0nyx grenat
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MessageSujet: Re: 8 avril   06.11.07 2:25

[8 Avril / Après Midi / Plage- Village - Refuge]


Onyx se reçut du sable ne pleine figure, ce qu’il ne pouvait imaginer de la part de son frère. En plus il souriait, il avait vraiment tour vue aujourd’hui. Son frère allait mieux, c’était bon signe. Onyx avait répondus par a un sourire a tout les phrase de son frère. Il était content que de simple phrase rende le sourire à son frère. Il était si mignon, mais onyx devait faire quelque chose pour Calintz il devait lui sauver la vie.
Onyx cacha ses noirs dessin pour sauver son frère de sa fin qui ne consternait que lui-même. Mais il devait paraître en accord avec son frère, il aurait aimé que tout ceci soit plus simple. Son amour pour Calintz le rendait faible, il ne serait peu être jamais en état de se battre de toute ses force et mourir comme un moins que rien. Jamais, jamais il ne voulait ce future pathétique. Et il ne voulait pas que Calintz soit puni par sa faute.
Onyx pour participer a la bonne humeur de son frère il envoya de l’eau sur la tête de son frère.

"Je préfère l’eau que le sable petit frère! Et la prochaine je t’envoie une vague tu sera encore plu tremper que ça."

Onyx rigola et alla vers Calintz. Il le prit dans les bras.

"Et bien petit frère trouvons un endroit ou l’ont pourra se reposer, je sui fatiguais avec cette perte de pouvoir ce plongeons et autre dispute. Je crois que je mérite le repos."

Il marcha devant Calintz vers la ville, il commença a constater les dégâts causer, son cœur se serra. Comment Alfred avait pu faire autant de dégâts? Pourquoi autant de violence sans signe préalable? Pourquoi Alfred qu’il connaissait si faible avait fait ça?
Onyx pensa a son peuple, et lui aurait il pu faire une chose pareil si son peuple était allait trop loin dans la rébellion? Trop de questions une nouvelle fois, mais le sujet changeait et il était de la plus haute importance pour onyx. Tout a coup il eu comme un flash. Le tremblement de terre avait il atteint la mer de sable?
Alfred n’avait pas assez de pouvoir pour cause de tels dégâts et aussi loin. Onyx eu une petit pensé pour les enfant qu’il avait eu avec Gaïa avant sa mort. Il était mort eux aussi ou avait on réussi a le protéger de ce qui aurait pu se passer.

"Calintz la mer de sable à peu être était touché. Tu sais ce que ça veux dire?… engloutissement de la quasi totalité de la ville. Je crains devoir abréger mon séjour de torture ici et me rassurer que tout va bien à la mer de sable. Que rien ne soit arrivé à mes fils."

Onyx avait changé de sujet pour ne pas encore se poser des questions sur lui même. Il n’avait tellement de chose à penser qu’il ne savait pas par où commencer. Alors qu’ils marchaient ils croisèrent un lieu ou tous les survivants semblaient se rassembler. Onyx prit la main de Calintz et se dirigea vers la foule.

"Et bien il y en a du monde, poussez vous je passe."

Les gens se poussèrent pour laisser onyx passer. Tout le monde savaient qui il était et n’avait vraiment pas envie d’avoir des ennuis avec lui. Mais quand il fit l’intérieure il fut répugné.

"Bon ça commence a bien faire, les morts j’en veut plus ici c’est gênant et inutile."

Onyx lâcha la main de Calintz allant vers un homme presque mort qui avait l’uniforme de l’armée de mer de sable.

"_Toi tes mal placé, ta de m****. Comment ose tu encore portes l’insigne de ma mine dans l’état où tu es. Tu devrais te donner la mort pour avoir était aussi nul.
_seigneur… pardonnez moi, mais… mais j’ai tenté de porter secours à un petit fil…
_en quoi sa me regarde?
_seigneur une le détachement que… que vous avez envoyé et bloqué… montagne…
_ha ça c’est une information utile. Tu peux mourir maintenant
_ Mais je ne veux pas mou…
_meurt!"

Onyx plongea sa main dans le crâne de l’homme blesser broyant les muscles et les os le composant.

"Et tu ose encore tenter de respirer mais c’est digue que je doivent me sa lire els main pour un rater comme toi."

Onyx fit glisser de l’eau dans la bouche de l’homme et le tua par asphyxie. Une femme était terrorisée, onyx la regarda sans rien dire. Elle détourna le regard mort de peur. Onyx continua a arpenter la salle regardant si il n’y avait pas encore de ses soldats. Il vit alors des cadavres sur le sol il marcha dessus. Puis il regarda des gens en bonne santé qui tenaient des corps il alla les voir.

"_Je peux comprendre votre manque de matière grise mais ce truck est mort. Ils se décomposent et sa pu encore plus que d’habitude. Allait le brûler pour éviter des maladies.
_ C’est m’on fils je ne peux être séparer de lui!
_t’es bête! Grâce à moi vous allez être réunie pour toujours.
_vous allez le ressusciter?
_non je te tuer insolente!"

Onyx asphyxia la femme avec son pourvoir le corps se débâtie un moment pour perdit tout moyen de bouger. Cette petit séance de défoulement fit du bien a onyx mine de rien. Mais il aidait aussi à se débarrasser des gens qui n’avait rien à faire ici.
Les autres familles commencèrent à bouger les corps mort. Onyx était satisfait, il regarda les autre qui ne faisait rien, ce qui suffit à les faire s’activer.
Quand on se retourna il fit que Calintz l’avait suivit. Bon il fallait trouver un endroit plus noble pour son frère. Il était ord de question que son frère se mèl a ses pouilleux. Onyx passa a côté se son frère il posa sa main sans sang sur l’épaule de Calintz.

"Tu as bien du courage de m’aimer, mais passons ce n’ai pas un endroit pour toi. On va trouver plus noble. Ici c’est salle et inutile."

Onyx regarda dans la foule, Alfred devait bien être quelque part.

"Que quelqu'un me trouve se stupide mec qui vous sert d’Abis que je lui bote les fesses à ce gamin! Ce n’est pas vrai d’être aussi débutant! Je vais m’énerver si on ne me le trouve pas toute suite ce crétin, ce mec qui n’a pas une intelligence aussi courte que ses cheveux de fils a papa."

Ça faisait a une bien a onyx de se défouler verbalement sur Alfred alors que celui-ci n’était même pas a ses côtés.
Un homme s’approcha de onyx et lui indiqua une direction onyx aperçut Alfred de lui il l’aurait confondus avec un lépreux. Il ne savait vraiment pas organiser les chose ce crétin. Onyx allait devoir prendre les choses en main alors qu’il n’avait pas que ça à faire. Il avait envie de s’occuper intimement de son frère mais il allait devoir reporter son plaisir. Il regarda Calintz d’une aire agacée, qui n’était pas à cause de Calintz.

"Bon on va devoir le rentre a sa place, toi sui moi mais ne touche à rien, on sait pas ou ces choses ont traînés. Connaissant le peuple d’Al il faut mieux même pas savoir."

Onyx alla vers Alfred.

" Mon petit bouseux chérie ta l’intention de jouer au cochon et te rouler dans la boue longtemps?"

Plus il se rapprochait plus on pouvait voir que onyx était énervé. Il tapa sur la tête de Alfred malgré sa taille il pouvait faire ça.

"Crétin, imbécile enfant de 2 ans d’age mentale! T’es un crétin ou on ta vraiment besoin qu’on te booste au cerveau? Je rêve regarde moi la pagaille que ta mi. Ta failli blesser mon frère avec tes bêtises. Tu mérites le trépas, char à gaminerie voila ce que tu es. Je ne savais pas que tu pouvais être aussi crétin. Je suis désolé de voir que la nature est aussi imparfaite en ce qui consterne la réflexion humaine. Mais regarde moi cette pagaille c’est affligent."

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Alfred
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MessageSujet: Re: 8 avril   06.11.07 2:28

Le couple avait l’air exténué, et peu bavard. Chose compréhensible étant donné les évènements, lui aussi était fatigué… Le gamin, surtout, l’inquiétait. Il n’arrivait pas à lui donner un âge précis : il était trop jeune pour ce genre de spectacles, c’était tout ce qu’il savait.

- Je…heu…je suis un des jouets de l'abis Onyx…

Alfred releva les yeux vers la jeune femme, plongeant son regard dans le sien sans rien dire. Il ne grimaça, ni ne sourit.

- Si vous dîtes vrai, il n’est pas prudent de vous présenter en tant que tel, dit-il finalement : pas quand vous êtes accompagné d’un autre homme que l’Abis, et d’un enfant.

Certains jouets de son père étaient mortes d’avoir eut une autre relation : il ne savait pas comment Onyx gérait ses affaires – surtout ce genre d’affaires – et il ne tenait pas à le savoir, il savait juste que c’était dangereux. Il ne tourna pas la tête vers l’homme aux cheveux blancs quand il sentit son regard peser sur lui, et détourna la tête au bout de quelques secondes seulement.

- Je vais faire construire des abris ce soir, pour loger ceux qui n’ont plus d’endroits où dormir. Il faudra ce servir de ce refuge et d’autres pour accueillir ceux qui en ont besoin… Vous pourrez demander à être logés avec les autres : je ne promet pas le confort, mais ça sera mieux que rien. L’essentiel ce soir est d’être sain et sauf…

Il sourit à l’enfant, et s’écarta un peu quand le médecin commença l’attèle :
Et je ne parle pas uniquement des tremblements de terre, on a d’autres catastrophes naturelles dans votre métier…
- Soyez prudents, conseilla t’il : rajouta t’il en grimaçant, sans pouvoir s’en empêcher.

Jouet d’Onyx. Autant se tailler les veines tout de suite. Berk berk berk.
Alfred ferma les yeux, s’interdisant toute image mentale incontrôlée et indésirable. Ce fut un mouvement de foule qui attira son attention, lui faisant tourner la tête. Le médecin s’était arrêté dans son bandage, les yeux fixés sur la scène. D’un signe de la main, Alfred lui fit signe de continuer.
Deux femmes s’écartèrent de son champ de vision et il put distinguer ce qui se passait : un homme enlaçait une femme, visiblement pas de la manière la plus innocente et la plus tendre qu’il soit. Il fronça les sourcils et, sentant le regard des gardes sur lui, hocha la tête. Deux se dégagèrent de la masse des blessés pour se diriger vers l’homme et le calmer, le forçant à lâcher la femme sans se soucier de son avis.

- Vous m’excuserez, dit-il au couple : Je reviens dans quelques petites minutes…

Il fit signe aux gardes d’emmener l’homme plus loin, et jeta un bref coup d’œil à la fille pour vérifier son état, à quelques mètres d’elle. Un homme gisait à ses côtés, inconscient. Un homme qu’il avait déjà croisé quelque part.

- /Ah !! s’exclama t’il de surprise./

Il resta muet quelques secondes avant de rougir un peu et de faire signe aux autres de s’occuper de leurs affaires : à savoir leurs blessures.
Il se rapprocha de la femme, la salua d’un signe de tête avant de s’agenouiller devant l’inconscient.

- /Sloth, bon sang, fils d’imbécile, qu’est ce que tu fais là dans cet état… ? murmura t’il en chassant les mèches qui barraient la ligne de ses yeux. Il grimaça de mécontentement, et retira sa main/. Vous allez bien ? s’enquit-il auprès de la femme.

La réponse était plus ou moins évidente, et stupide, mais nécessaire. Il lui adressa un sourire d’excuse, et se redressa à sa hauteur.

- Si vous venez d’arriver déposer ce blessé, on va s’occuper de lui, ne vous inquiétez pas… Vous devriez vous faire soigner aussi. Reposez-vous.
- Mon petit bouseux chéri t’as l’intention de jouer au cochon et te rouler dan la boue longtemps ?

Il ferma les yeux. Pitié, PITIE que ça ne soit pas ce qu’il croit. C’était tout sauf le moment.

/Il tourna la tête vers un des gardes, et désigna Sloth d’une main.

- Vous, posez-le à part des autres. J’irais le voir tout à l’heure. Et ne laissez plus personne s’approcher de lui avant moi, personne. Prenez aussi garde à ce qu’il reste sagement à m’attendre.

Manquerait plus qu’en plus de jouer les princesses en détresse, il se carapate. Tomber sur Sloth n’était pas dans son programme, mais il valait mieux se saisir de l’opportunité tant qu’il l’avait/

- Crétin, imbécile enfant de deux ans d’âge mental! T’es un crétin ou t’as vraiment besoin qu’on te booste le cerveau? Je rêve regarde moi la pagaille que ta mit. T’as failli blesser mon frère avec tes bêtises. Tu mérites le trépas, char à gaminerie voilà ce que tu es. Je ne savais pas que tu pouvais être aussi crétin. Je suis désolé de voir que la nature est aussi imparfaite en ce qui concerne la réflexion humaine. Mais regarde moi cette pagaille c’est affligeant.

Alfred chassa la main d’Onyx dans ses cheveux, tâchant de maîtriser sa colère naissante. Il était au dessus de tout ça, il pouvait regarder Onyx sans avoir envie de lui faire ravaler la moindre de ses syllabes de la gorge jusqu’à l’autre extrémité du parcours de ses intestins.

- Bonjour Calintz, dit t’il en saluant le frère de l’Abis : Heureux de te voir sain et sauf… Et de te revoir tout court.

Il jeta un regard étonné au soldat qui vint chercher l’homme inconscient, mais ne s’opposa pas.

- Tu m’excuseras, dit-il en regardant Calintz, je ne peux pas vraiment m’attarder… Il y a plusieurs membres de votre mine ici, on les as fait soigné aussi. Certains.

Il était désolé des pertes que la mine de sable devraient avoir subi sur ses terres, mais ne pouvait pas les privilégier par apport aux siens. Au mieux pouvait-il les avoir fait traiter comme des égaux.
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MessageSujet: Re: 8 avril   06.11.07 2:54

[8 Avril / Après Midi / Plage- Village - Refuge]


"Bonjour Calintz"

Premier grincement de dents de la par de onyx

"Heureux de te voir sain et sauf… Et de te revoir tout court"

Deuxième grincement de dents de onyx.

"Tu m’excuseras… je ne peux pas vraiment m’attarder… Il y a plusieurs membres de votre mine ici, on les a fait soigné aussi. Certains."

Onyx n’attendrais jamais jusqu’à trois! S’en était trop, on l’ignorait un peut trop. Il devait donc rentrer en mode scandale. Ça n’allait pas se passer comme ça, non monsieur!
Il attrapa Alfred et le regarda dans les yeux il était énerver et en plus Alfred en ajouter.

"Tu ne trouves pas que tu fais assez bête pour en rajouter? Tu flous le K.O ici et tu n’es même pas capable de rétablir al situation. Mais homme son blessait par ta faute et en plus tu ose m’ignorer. J’ai tout pour être en colère et toi tout pour te mettre genoux et demander pardon. Je n’ai pas les pouvoir pour te griller mais ça me ferais un bien fou de te voire en brochette. TU N’ES PAS ORGANISÉ. Encore moi équipé intellectuellement pour gérer cette crise que tu as créée."

Onyx en profita pour le secouer un peux il n’allait pas laisser Alfred aussi mal gérer ce qu’il se passait.

"Pour une fois tu vas técraser et me laisser faire j’en ai marre de ce laisser aller de cette mine. Et ou est Annice elle je l’ai entraîner pour ce genre de chose."

Onyx se tourna vers quelque un qui semblait assez intelligent pour lui trouver Annice. Il trouva une femme pour une fois qui ne semblait pas si bête que ça.

"Toi là. Tu av me trouver le capitaine de ce pays de sous développer et tu va me la ramener ici toute suite. Calintz toi tu reste la sans bouger je vais faire ce qu’il faut pour que tout se passer mieux et que mes hommes payes le prit de leur faiblesses."

Alors qu’il balayait la foule des yeux il tomba sur Sayuri. La son regard devint noir, il lâcha Alfred pour aller vers elle. Il lui tira l’oreille.

"Petit 1: c’était quoi ta mission? Protéger Calintz et tu sais ou je ‘lai trouver sur la plage, si tu me dis que tu fais de la protection a distance je te décapite.
Petite 2: tu fais quoi ici? J’aurais pu passai si tu cherchait Calintz désespérément mais tu es a l’opposé de l ‘a ou il se trouvait. Alors je veux des explication, un rapport de la situation dans les montagnes et pourquoi tu ici?"


Onyx reprit vitre son calme mais pour se faire du bien il lui donna un coup de pied dans les fesses. Et ça faisait du bien. Il la traîna plus loin.

"J’ai une mission pour toi et tu vas la réaliser tout suite. Maintenant que Calintz et en lieu sur je veux que tu me retrouve un homme qui me ressemble trait pour trait, mais qui est pas moi. Tu en peux te battre contre lui mais je veux que tu le pistes et que tu me donnes le lieu ou il se trouve. Son nom est Xyno, je suis sur qu’il a profité de l’agitation pour disparaître. Exécution!"

Onyx lâcha Sayuri pour aller voir Alfred.

"Bon tu me garde mon frère j’ai finalement plus intéressant que d’abattre les blesser. Je reste juste pour le début mais tu as intérêt à vite apprendre car j’ai une commission importante à faire."

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MessageSujet: Re: 8 avril   06.11.07 3:11

Il écouta les paroles de celui qui semblait dirigé, un haut gradé ou peut-être l'abis. Quand il aborda le sujet des abris, il fut content et se dit qu'effectivement, mieux valait un toit que le confort. Il regarda aussi le médecin commencer l'atèle à Lazuli. La remarque sur le danger d'être en sa présence, ne le dérangea aucunement, il ne laisserait personne lui faire le moindre mal, même si sa vie en était menacée.

" Merci "

Fut tout ce qu'il parvint à murmurer à l'homme. Il était presque sortit de son sommeil, ce que l'agitation fini de faire. Cela commença par un homme, qui semblait ne pas avoir une grande lucidité du lieu où il se trouvait. Il vu celui qui venait de les quittés s'en occuper. Puis une personne qu'il connaissait bien fit son entrer, Onyx. Il le regarda tuer deux personnes, qui ne le méritaient aucunement, cet homme n'avait donc pas changé en huit ans. De la colère revint à l'idée de sa cellule, puis il le vit complètement disjoncter sur celui qui les avait aider.

" Reste ici Tom et ne quitte pas Lazuli, même si elle te le demande. "

Il ne voulait pas que Tom cours de risques. Il se releva, sentant le fourreau cogner contre sa jambe. Il le vit qui parlait avec une personne qu'il n'avait pas remarquer. Il se dirigea vers les deux personnes, Onyx se souviendrait-il de lui? Il posa une main sur le pommeau de l'épée, même une arme ne lui serait d'aucune utilité, qui était pourtant très détendu, la mort ne l'effrayait pas vraiment. Peut-être était-il fou, il ne pouvait toute fois pas rester sans agir.

" Onyx, cette homme à aider des tiens, au même pied d'égalité que son propre peuple, tu lui devrait un peu de gratitude pour cela. Peut-être que ceci est mal organisé, mais dans les circonstances, chacun faisait de son mieux et TOUS était débordés et dépassés par les événements. De plus, tu n'as aucun droit de prendre des vies, peut-être es-tu un abis, mais un meurtre reste un meurtre, essaie plutôt d'aider ton peuple au lieux de l'éliminer de tes mains. "

Il s'était contenu, car il avait bien eu envie de perdre un peu de sa politesse. Il avait un code d'honneur, dont Onyx enfreignait plusieurs règles. De plus, il était aussi imbécile qu'il le disait à cette homme, car il avait fait de son mieux et aider les gens de la mine de sables, seulement cela se valait un certain respect. Il devait aussi quelques chose à celui du nom d'Alfred, car il s'était occuper de lui et sa soeur.
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Calintz
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MessageSujet: Re: 8 avril   06.11.07 3:50

[8 Avril / Après Midi / Plage- Village - Refuge]

Calintz était bien loin des sombres idées de son frère, il ne voyait, enfin il ne voulait voir que leur bonheur naissant, cet instant sûrement éphémère ou rien ne semblait les séparer. A quoi bon penser au futur et même à quoi bon penser aux autres pour une fois qu’il pouvait être pleinement heureux … Le jeune prince avait l’impression de rattraper ses années d’enfance qui les avait séparé … à travers cette course sur la plage, il s’imagina les milles jeux qu’ils auraient put inventé ensemble. Mais comme il l’avait si bien dit à Onyx le passé était le passé et on ne pouvait pas le changer.
Onyx le rattrape bien vite et il le prit dans ses bras … Calintz avait rarement vu son frère rire de bon cœur ainsi, surtout depuis la mort de Gaia. Mais n’étais ce pas des illusions de s’imaginer ce monde idyllique ou il n’y aurait qu’eux deux et le bonheur …

« D’accord … mais le ville a l’air d’avoir connu beaucoup de dégâts … »

Calintz venait de réaliser à quel point le tremblement de terre avait put avoir des répercussions … de là ou ils étaient, on distinguaient parfaitement que des bâtiments s’étaient éboulés à certains endroits … tuant sûrement énormément de personne. Au fur et à mesure que le jeune prince suivait son frère, s’enfonça petit à petit dans la ville … n’importe ou son regard son posé, tout n’était que mort, peur, tristesse et chaos … Il retint les larme qui lui montait aux yeux devant un mère pleurant ses enfants, il ne fallait pas qu’il paraisse faible à Onyx, surtout que celui-ci avait l’air bien loin de ce peuple. Le jeune prince aurait voulut s’arrêter pour aider les gens ou juste leur tendre une main mais la démarche de Onyx ne faiblissait pas, il semblait se diriger vers un lieu précis. Calintz le suivit docilement, ne pouvant que contempler d’un air abattu le triste spectacle qui s’offrait à ses yeux. Lorsque Onyx prit la parole, Calintz eut l’espoir qu’il allait dire quelques chose du style « c’est horrible » ou bien « il faut leur venir en aide » mais sa seule pensées se dirigea vers la mine de sable … est ce normal ? Il ne le savait pas …

« Oui, je comprends … je viendrais avec. J’espère qu’il n’y aura pas eut trop de dégât, si c’est le cas, on pourrait envoyé de l’aide humanitaire ici … il en on tellement besoin. »

La voie de Calintz était faible, il ne voulait pas se mêlé de ce qui ne le regardait pas abordant des questions de pouvoir … C’était Onyx l’abis, il savait sûrement ce qu’il devait faire. Onyx et lui continuèrent à marcher, il semblait qu’une battisse ayant était épargné par le tremblement de terre soit devenu le nerf central de la ville entière et peut être même de la mine complète. Calintz croisait les regards apeurés de mères, d’enfants, de pères ou de personnes âgées … il tentait de leur sourire, pour leur donner un peu d’espoir et en général ils lui rendait un salue ou un regard mais lorsqu’il voyait en compagnie de qui il était … ils baissaient la tête, l’air terrifié. Ce n’était pas de lui qu’ils avaient peur mais bien de Onyx. Calintz commençait à comprendre la crainte que pouvait ressentir les gens à l’égard de son frère mais il ne savait pas encore pourquoi … Calintz sentit la main rassurante de son frère dans la sienne, il l’entraînait parmi la foule, dégageant un chemin … Le jeune prince n’avait jamais apprécié les foules et il se sentait de plus en plus oppressé à mesure qu’il avançait dans le bâtiment. Il semblait que cela soit un refuge.

Les paroles de Onyx étaient dures … cinglantes et méchantes. Calintz parcourut la pièce du regard, les gens était terrifiés … Onyx lâcha sa main et se dirigea vers un homme qui avait l’air mal en point, d’après son uniforme, il devait s’agir d’un soldat de la mine de la mer de sable … Les mots de Onyx choquèrent Calintz, il resta à bonne distance de son frère sachant pertinemment que rien ne pouvait l’arrêter … ni lui, ni un autre. Le jeune prince si rappelait avec fermeté de ce qu’il avait affirmé même pas une heure avant à Onyx. Il l’acceptait tel qu’il était … même le monstre qu’il était là, devant ses yeux. Au moment de la mise à mort du soldat, Calintz baissa les yeux en murmurant pour lui-même :

« Onyx … ce n’était pas nécessaire … »


Calintz ne disait rien, il n’osait même plus croisait le regard des gens … Xyno avait dit vrai. L’abis était bien loin du frère qu’il connaissait. Etait ce sa l’abis de la mine de sable, celui qu’on craignait … il avait ignoré son existence durant tout ce temps, les brèves apparitions ou il l’avait vu lui avait parut exceptionnelle mais c’était son frère à lui qui était rare. Calintz tenta de se raisonner en se disant que rien ne pouvait détruire son amour, absolument rien …
Même pas les crie de la pauvre femme que Onyx tuait désormais ou le bruit de l’agitation qu’elle faisait lorsqu’il l’asphyxia, et même pas le silence lourd qui remplaça le chaos. Plus un bruit ne faisait entendre, tous les regards étaient centrés sur l’abis et son frère … son lâche de frère qui ne faisait rien, et c’était cella le pire, on participait ou on luttait. Calintz vit les regards accusateurs qu’on lui lançait… il baissa la tête à nouveau.

Peu à peu les gens se remirent en mouvement, ils dégageaient les corps, libérant de la place pour les blessés … en soit c’était une bonne chose mais la manière avec laquelle cela avait été ordonné était horrible et terrifiante. Lorsque Onyx revint vers lui, le jeune prince se sentit frissonner et au moment ou il toucha son épaule de sa main propre, il se sentit sur le point de faillir.

« Ce n’est pas du courage, je n’aime pas te voir ainsi … »

Il n’avait que cela à dire, même pas un « C’est horrible ce que tu viens de faire » … non rien, la résignation se lisait sur le visage de Calintz. Onyx demanda à voir Alfred … le jeune prince ferma les yeux un moment, la situation allait devenir très critique si les deux abis se rencontrait.

Un homme s’approcha et Calintz put entendre distinctement qu’il lui indiquait l’endroit ou se trouvait le jeune abis de la mine de pierre …

*Il aurait pas put tenir sa langue … sa va dégénérer …*

Le regard que lui jeta Onyx était équivoque : « Tais toi, suis moi ». Et c’est ce que fit Calintz.

« D’accord grand frère … n’oublie pas, nous sommes dans sa mine, ici c’est lui l’abis … »

Encore une fois il valait mieux ne pas trop s’interposer face à Onyx … surtout que son jeune frère sentait croître en lui de la colère, et même de la rage. Calintz suivit son frère alors qu’il s’approchait d’Alfred, cela faisait très longtemps qu’il n’avait pas vu le jeune abis … il avait grandit et affichait un air mature … Calintz esquissa un sourire dans sa direction mais resta en retrait de son frère, à quelques pas de celui-ci. Un torrent de reproche s’abattit sur le jeune abis avant qu’il n’ait put lui répondre. Calintz scruta un moment la salle et il vit Sloth, celui-ci avait l’air blessé mais le jeune prince espérait qu’il s’en sortirait … et vue sa situation actuelle il ne pouvait pas faire grand-chose pour l’aider.

« Euh … Bonjour Alfred »

Calintz lui adressa un regard amical teinté de réserve. Ce qui se passa par la suite n’apparut que très flou au jeune prince … une migraine épouvantable l’avait prit, il tenta de rester debout, sans rien faire ni rien dire … simplement en faisant de la figuration. Les paroles rugissantes de Onyx lui donnaient encore plus la migraine, il voulait crier … crier pour qu’il arrête de gueuler ainsi mais sa voie restée bloqué. Il réussit à discerner la personne vers laquelle Onyx s’était rué … il s’agissait de Sayuri et elle se faisait enguirlander à cause de lui …Calintz s’approcha d’eux chancelant.

« Onyx, ce n’est pas sa faute, c’est moi qui l’ais forcé … elle n’y ais pour rien … »

Finalement … sa voie resta sans réponse, il ne l’entendit pas ou ne l’écouta pas, le résultat était le même. Les voies devenaient opposantes dans sa tête et la foule mêlée à tout cela rappelait aux jeunes princes une scène de son enfance …

-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-__-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-


« MAMAN !!! PAPA !!! »

Bloqué … il était bloqué ! Il faisait tout noir, c’était si petit … si petit, aucune lumière, que le néant … il faisait froid, terriblement froid, et il était seul, tout seul … dans ce puit …
Le jeune Calintz qui devait avoir environ sept ans était tombé dans un puit par mégarde …

« AU SECOUR !!!! »

De l’eau rentré dans ses poumon, il toussa … se calmer, il fallait se calmer à tout pris … La nuit passa, peuplé de monstres et d’horreur et au petit matin on la retrouva …

-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-__-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-



Il entendit le discours d’un homme et se dit en son fort intérieur ..

*Tu es mort*
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 8 avril   06.11.07 4:54

[8 Avril / Après Midi / Refuge]


Cet homme empestait vraiment l’alcool. Et lorsqu’il déposa ses mains sur elle, elle réprima une grimace de dégoût. Il lui fit mal au niveau de ses poignets, mais elle ne dit rien, ne laissant rien transparaître, se contentant de défier du regard le mineur. Sayuri elle aussi se souciait de tous ces gens qui les regardaient. Mais la proximité entre leurs deux corps la révulsait. Non pas qu’elle soit pudique, au contraire elle n’hésitait pas à utiliser son corps dans certaine mission, mais cet homme la dégoûtait … il lui rappelait son père alcoolique qui avait préféré la vendre pour ces bouteilles.
Lorsqu’il lui laissa une main de libre, l’espionne en profita pour saisir au niveau de sa taille, caché sous sa tunique une petite dague qui ne dépassait pas 10 centimètres de hauteur. Et lorsqu’il vint lui murmurer à l’oreille quelques propositions, Sayuri lui fit pour la première fois un sourire, coquin mais qui révélait une part sadique de sa personnalité.

« Non ici c’est parfais ! »

Et elle enfonça la dague dans les cotes. Personne n’avait remarqué son geste et la lame était si enfoncée qu’on ne la voyait plus. L’homme ouvrit la bouche mais il eut la dignité de ne pas crier, à moins que ce soit l’effet de surprise. Des hommes accoururent pour l’aider et entraînèrent le mineur loin. Personne ne remarqua sur le moment la tache rouge qui commençait à se former sur la chemise de l’homme. Sayuri avait déjà reprit son air imperturbable et neutre.
Elle regarda alors s’approcher un jeune homme qui devait avoir à peu prés son âge. Elle ne lui rendit pas son salut et le regarda s’agenouillé prés de Sloth. Apparemment tout deux se connaissaient. Il releva les paroles … quelques peu bizarre que tenait cet individu et lorsqu’il lui demanda si elle allait bien, l’espionne répondit par un hochement de tête.

Mais lorsqu’elle entendit la voie d’un homme, elle tourna immédiatement la tête pour voir apparaître Onyx. Comme par automatisme, elle s’agenouilla à son approche et baissa la tête. Son maître était la, en bonne santé apparemment. La guerrière était soulage surtout lorsqu’elle aperçut derrière lui le Prince. Au moins il avait tenu sa promesse lui aussi et avait retrouvé son frère.
D’une oreille l’espionne écouta la conversation entre les deux abis, car le jeune homme qui était venue l’aider n’était autre que l’abis de la mine de pierre. Sayuri ne l’avait jamais rencontré auparavant, mais elle savait que maintenant elle n’oublierait plus son visage, ni sa voie.

Elle connaisait la situation tendue des deux mines, av ait participé à la guerre malgré son jeune âge et en était sortit encore plus insensible et sans cœur qu’avant. Elle regardait à la dérober la scène qui se déroulait à quelques pas d’elle. Onyx ne semblait pas l’avoir aperçu, et elle ne s’en plaignait pas. Sayuri ne remarqua qu’à cet instant que sa tunique avait légèrement glissé à cause du corps à corps avec le mineur et on pouvait voir en partie sa cicatrice. Elle ressentit un frisson glacée lui parcourut l’échine. Elle voulut remonter ces vêtements, mais l’abis se dirigea soudainement vers elle et d’un bond elle se redressa.

Comme la veille avec Abyssion, elle sentait que cela s’annonçait mal pour elle, mais qu’elle importance ? Elle n’était qu’un petit soldat de la mine de sable, éduqué pour espionner, traquer l’élu et le tuer ou le dénoncer. Elle avait tant de sang sur les mains, elle était devenue insensible aux sentiments des autres. Elle ne connaisait comme langage que la froideur de la lame et les ordres de ses supérieurs.
Le fait que sa cicatrice soit exposée la dérangeait, elle aurait voulut rompre la position gainée qu’elle avait donné à son corps devant l’abis pour cacher ces 2 lignes qui barraient sa poitrine.

Elle se laissa faire, elle avait l’impression d’être une gamine qui se faisait corrigeait par son père … Elle écouta ces reproches. Onyx lui avait donné un ordre, Calintz lui avait donné un ordre contradictoire, elle avait écouté le prince … peut être parce qu’il avait rajouté le « s’il vous plait » qui l’avait touché, mais maintenant elle ne ferait plus la même erreur.

« Le prince m’a demandé de veiller sur un individu qui l’accompagnait, en échange il m’avait promit de me laisser le conduire jusqu’à vous. Mais il est partit seul et je n’ai put le rattraper. C’est une faute de ma part qui ne se reproduira plus. Si vous voulez me punir, j’accepterais ma punition. »

Si elle devait faire un rapport maintenant sur ce qui s’était passé en montagne, premièrement ce serait trop long et puis disons qu’elle n’avait pas fait forte impression au capitaine surtout lorsqu’elle avait été possédée.

« Les rebelles ont été en grande partie exterminé, mais certains ont survécu. Le capitaine pourra vous faire un rapport détaillé. »

Lorsque Onyx lui mit un coup de pied aux fesses … elle avait vraiment l’impression d’être une gamine et cela la frustrait en son fort intérieur, mais elle ne laissait rien paraître. Ces yeux noirs restaient vides d’expression. Mais lorsque l’abis lui parla de l’élu une flamme s’alluma en elle. La traque allait pouvoir commencer. De plus d’après la description de son maître, elle allait prendre du plaisir à traquer un personnage de cette espèce.

« Bien maître. »

Elle baissa la tête lorsque de nouveau Onyx passa devant elle. Et dés qu’il eut tourné le dos, elle remonta ses vêtements pour faire disparaître derrière le tissu noir sa cicatrice.
Elle regarda la silhouette de l’abis, et remarqua immédiatement un homme s’approcher avec un peu trop de conviction, de plus il était armé. Avant qu’il ne puisse vraiment atteindre Onyx, Sayuri s’interposa. Son sabre lui manquait, mais elle n’avait pas utilisé toutes ces armes. Avec rapidité et souplesse, elle mit un cou de coude au niveau du ventre de l’homme et lui faucha les jambes pour l’obligé à se mettre à genoux. Elle sortit d’une de ces manches un poignard, finement ciselé, qu’elle pressa sans tarder contre l’artère principale du cou. Une simple pression de sa main et elle la tranchait aussi sec ce qui entraînerait la mort de l’intrus.

« Comment oses tu parler comme cela à l’abis de la mine de sable ? Incline toi et supplie son pardon ! »

Sa voie était ferme et dure. Elle aurait voulut être bien loin, ne pas se retrouver sous tous ces regards, devant toutes ces personnes. Elle aurait voulut retrouver ces frères, oublié cette cicatrice. Mais elle ne pouvait pas. Elle ferma un instant les yeux, à peine une seconde ou deux, le temps pour se rappeler ce qu’elle avait vécu à l’armée, le temps de se rappeler qu’elle ne devait plus avoir de sentiment pour continuer à avance. Elle fit une petite pression contre la cataracte de l’homme, un filet de sang s’échappa aussitôt.
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Xyno
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MessageSujet: Re: 8 avril   06.11.07 14:35

[8 Avril / Après Midi / Village – Devant le café « Chez Nicolle »]

Un homme marchait l’air tranquille au milieu des décombres de la mine de pierre, il regardait d’un œil critique les dégâts causés par le tremblement de terre, jetant des regards aux cadavres et aux blessés qu’il croisait. Mais cela ne servait à rien de les aider, de s’attacher à eux … et il ne pouvait même pas prier. Sa veste entrouverte laissait voir une chemise dans un sale état, taché par du sang et déchiré à certains endroits. Lui-même n’était pas très présentable. Des cernes étaient apparus sous ses yeux pétillants et son visage avait les traits tirés.

Il arriva enfin, après avoir traversé une bonne partie de la ville et être passé devant un bâtiment ou tout les blessés afflué à l’endroit d’on il avait été convenue pour le rendez vous. Le café qu’il avait fréquenté quelque fois n’était plus qu’un amas de décombre. L’ange déchu soupira, il n’était pas encore arrivé. Vraiment il aurait dut lui apprendre la ponctualité. Il finit par s’asseoir un tas de gravats et regarda les gens passés devant lui. Il était curieux de voir les comportements des gens après une catastrophe d’une telle ampleur.

Il vit passer un pilleur qui avait déjà commencé son office, volant dans les magasins éventrés et dans les poches des cadavres. Il vit des enfants s’accrochés à leur mère alors que celle-ci avait rendue son dernier souffle. Il vit un homme complètement soue titubait et se dirigeait dans bien que mal vers le refuge. Il vit un chat miaulant après son maître disparu. Il vit quelques soldats passés en courant.
Alors c’était ça, l’expiation du péché pour les hommes … Xyno n’avait pas l’impression que ces créatures de Dieu fassent une introspection d’eux même et avouent leur péché pour le moment. La souffrance, la violence, voici les seul langage que connaisait les êtres humains à cet instant la.
Il remarqua aussi une attitude bizarre, mais prévisible finalement. Lorsque les gens passaient devant cet homme à l’air si calme et détaché, assis sur les décombres d’un ancien commerce, certains se retournaient pour être sur de ce qu’il avait vue. Mais ce n’était pas possible que ce soit lui ! Il devait encore être dans le refuge … alors cet homme qui était il ? Il lui ressemblait beaucoup en tout cas.

Xyno passa une main dans ses cheveux, faisant comme si de rien n’était
.

*Onyx a encore dut se donner en spectacle …*

L’ange était sur qu’il n’était pas mort et maintenant, qu’on remarque leur ressemblance ne le gênait plus. Il était passé à un autre stade du jeu.

Il repensa alors à sa rencontre avec Kara … un bébé … il allait être père. Dans quelle autre galère s’était il fourré ? Pourtant cette nouvelle provoquait en lui un fournil de sentiments, certains heureux, d’autre las et triste. Mais finalement, c’était une bonne nouvelle. Il avait un autre but, mais Xyno sentait que Dieu n’allait pas rester spectateur encore longtemps. Il maintenait avec ce personnage divin une curieuse relation. A la fois il le détestait et pourtant … c’était toujours avec douceur (ou presque) qu’il lui parlait, et parfois il lui demandait son aide. C’était une des faiblesses d’être un ange, même déchu. Tous ces souvenirs n’étaient pas revenus, mais il était sur qu’il s’était passé quelques choses dans son passé qu’on voulait lui cacher.


« Qu’est ce que tu regardes comme ça toi ? »

Le gamin qui le regardait avec insistance depuis plusieurs minutes détalla sous la surprise.

*Bon il va arriver ou je dois venir le chercher moi-même.*

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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 8 avril   06.11.07 15:10

[8 Avril / Après Midi / Falaise -> Refuge]

Kara ne disait rien, elle écoutait avec patience les paroles de l’ange … il semblait nostalgique et plus tendre qu’à l’ordinaire, était ce le fait de la nouvelle qu’elle lui avait annoncée. Dans 2 jours … la jeune prêtresse tentait de relativiser, c’était si peu deux jours mais à la fois si long. Il pouvait se passer tellement de chose en 2 jours.
Xyno restait bien mystérieux sur ce fameux rendez vous … enfin il était mystérieux sur tout ce qui concernait les abis et leur chasse folle. Elle resta un moment à contempler la mer en contrebas, et lorsqu’elle se retourna, il n’y avait plus de trace de Xyno …

La jeune prêtresse revint sur ses pas, les allées du jardin étaient quasi désertes, la majorité des gens s’étaient rassemblé en ville à la recherche d’un proche ou d’aide. En parlant avec un couple de personnes âgées, Kara apprit qu’au cœur de la ville, un refuge s’était mis en place et que là bas, on avait besoin de bras pour aider … Bien que cela ne fasse pas partit des projets de la jeune femme, elle se dirigea vers la vile d’un pas lent. Il fallait espéré qu’elle trouverait là bas un rebelle pour l’aider.
Alors qu’elle avait pénétré dans les petites rues de la ville, elle reconnu une amie à sa mère, celle-ci n’avait pas l’air blessé et elle portait du linge blanc avec empressement pour aller soigner les gens qu’elle hébergeait chez elle. La femme reconnut Kara et un grand sourire apparut sur son visage, chaleureusement, elle la prit dans ses bras … après une courte discussion, Ka ra lui demanda si elle ne pouvait pas lui trouver des vêtements. La femme l’amena chez elle et lui donna une robe de couleur blanche qu’elle mit.

Changée, Kara reprit son chemin vers le refuge … plus elle s’approchait de ce lieu, plus la foule était importante, finalement, après les bousculade, elle réussit à pénétrer dans le bâtiment. Les gens étaient affairés à l’évacuation des cadavres à l’extérieur, on allait les brûler pour éviter la propagation de maladie … partout, on entendait des cries de femme qui ne voulait pas quitter le corps de leurs enfant, parfois, Kara s’approchait d’elle et toute d’eux prier en silence pour le repos de son âme … c’était ainsi, elle ne pouvait rien faire de plus. La Kara de la veille n’aurait jamais put supporter de telle image mais étrangement celle d’aujourd’hui oubliait sa propre révulsion, ces gens avaient besoin d’aide et c’était cela qui importait …

« L’abis Onyx est là avec son frère … pourvu que notre bon abis s’en sorte … »

Ce n’était qu’un murmure, prononçait avec crainte … Kara demanda des précisions à un homme.

« Il vient de provoquer un scandale … cet homme est horrible, il tue même ses hommes. Il s’est dirigé vers l’arrière de la pièce, là où était Alfred … »

La jeune prêtresse n’attendit pas la suite de l’explication et elle se dirigea vers le fond de la pièce, des échos de voie lui venait … elle aperçut la silhouette d’un homme, il lui avait l’air tellement familier … elle semblait le reconnaître, mais sa ne pouvait être lui. Son comportement était trop différent, son odeur même était mêlé de sang et de mort … lui n’était pas comme cela. Kara s’approcha avec discrétion, se mêlant aux malades.

*Tu veux m’écarter de ta mission … mais l’opportunité est trop belle Xyno …*

Kara distingua dans la foule le dos de l’abis, et le visage d’un jeune homme … il s’agissait de l’abis de la mine de pierre. A coté de lui, elle vit un homme à la démarche incertaine, elle sentait chez lui quelques chose de bizarre … et son regard se posa sur une espionne, cette espionne … elle l’avait déjà vu. La vieille dans les montagnes, s’était elle qui avait mis à mort le jeune rebelle, mais c’était aussi elle qui lui avait permis la fuite. Kara eut la crainte subite qu’elle la voit et la reconnaisse … mais à travers la foule compacte.

La prêtresse put enfin apercevoir le visage de Onyx … elle eut la respiration coupée.

« Xyno …. »

Ce n’était qu’un murmure perdu dans les mots de la foule … un murmure pour elle-même. La ressemblance était saisissante et pourtant il y avait bien quelque chose qui les séparait … les opposait même.

« Comment oses tu parler comme cela à l’abis de la mine de sable ? Incline toi et supplie son pardon ! »

Les choses s’étaient déroulé tellement vite … un homme s’était approché de l’abis et lui avait déballé son point de vue … c’était une idée bonne dans le fon mais qui risquait de lui coûter la vie. L’espionne se jeta sur lui, le menaçant d’un poignard sortie de sa manche … Kara eut une impression de déjà vue … la scène des montagnes se redéroulait devant ses yeux impuissants …

*Je pourrais tuer cet abis … son espionne est occupé… il est seul, si je le tue maintenant, Xyno pourra vivre pleinement … et je mettrai fin à tant de souffrance inutile.*

Mais il y avait cet enfant, son enfant, celui qu’elle désirait tant … elle ne pouvait pas décider à sa place le sacrifice de sa vie. Lentement, elle baissa la tête … dans toute cette scène elle était incapable d’aider les gens … elle était simple spectatrice de leur malheur et de leur tristesse.

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Alfred
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MessageSujet: Re: 8 avril   06.11.07 16:45

Alfred avait appris la nécessité d’être patient, et celle de ne pas céder à la colère. Même quand l’arrogance d’Onyx lui faisait crisper les mâchoires à lui en faire mal et qu’il serrait les poings si fort que le sang ne circulait plus dans ses doigts. Ils ne pouvaient pas se battre ici, pas au milieu des blessés, pas maintenant.
Il ne répondit rien à la tirade d’Onyx : il se foutait de son avis, du moment qu’il se dépêchait de foutre le camp. Il n’avait pas le temps de s’occuper de lui, alors son collège devrait aller détendre ses nerfs avec quelqu’un d’autre.

- Pour une fois tu vas t’écraser et me laisser faire j’en ai marre de ce laisser aller de cette mine. Et où est Annice, elle je l’ai entraîné pour ce genre de chose. Toi là. Tu vas me trouver le capitaine de ce pays de sous-développés et tu vas me la ramener ici toute de suite. Calintz toi tu restes la sans bouger, je vais faire ce qu’il faut pour que tout se passe mieux et que mes hommes payent le prix de leur faiblesse.

Il fit signe à la femme qu’Onyx avait interpeller de rester là, et de ne pas aller chercher Annice. La situation était déjà suffisamment dur à gérer comme ça. Onyx le lâcha pour aller voir la femme avait qui il parlait, et qui était visiblement à son service : Le nombre de personnes de la mine de sable dans ce refuge devenait de plus en plus croissant…
Il se détourna d’eux, peu intéressé par leur discussion : qu’Onyx se défoule avec ses soldats, il ne s’en souciait pas, mais l’agitation qu’il avait créée avait ralenti les médecins.

- Dites leurs de continuer les traitements, dit-il à un soldat : Qu’ils ne se soucient pas de nous : l’Abis de la mine de sable ne fait que passer. Continuez d’évacuer les morts. …Et si elle se présentait, interdisez l’entrée du bâtiment au capitaine tant qu’Onyx est ici.

Le soldat parut confus, mais acquiesça.

/- Où avez vous mis l’évanoui de tout à l’heure ? demanda t’il.

- A l’étage, répondit le soldat.

Il sourit, satisfait, et hocha la tête./

- Bon tu me garde mon frère j’ai finalement plus intéressant que d’abattre les blesser. Je reste juste pour le début mais tu as intérêt à vite apprendre car j’ai une commission importante à faire.

Bon sang mais ce mec était une glue ou quoi ?!
Ca se voyait pas qu’il ne voulait pas avoir à faire à lui pour le moment ? Il lui fallait quoi, un néon clignotant avec marqué « Tires-toi ! » en lettres de feu ?

- Tu m’emmerdes Onyx, siffla t’il furieusement : Si c’est que tu attends de moi, je te taperais dessus dès que cette histoire sera fini, ne te fais pas de soucis pour ça. Mais ne compte pas sur moi pour faire du bay-sitting avec ton frère ou suivre scrupuleusement tes conseils ! C’est toi le plus immature des deux ! Fais ce que tu veux de tes hommes, ce que tu veux, je m’en fous ! Mais continue ton petit spectacle et empêche mes médecins de travailler, et c’est moi qui me charge de te foutre dehors !

- Onyx, cette homme à aider des tiens, au même pied d'égalité que son propre peuple, tu lui devrait un peu de gratitude pour cela. Peut-être que ceci est mal organisé, mais dans les circonstances, chacun faisait de son mieux et TOUS était débordés et dépassés par les événements. De plus, tu n'as aucun droit de prendre des vies, peut-être es-tu un abis, mais un meurtre reste un meurtre, essaie plutôt d'aider ton peuple au lieux de l'éliminer de tes mains.

Alfred tourna la tête vers le nouvel arrivant, trop surpris pour réagir. L’homme qu’il avait laissé tout à l’heure s’était approché sans qu’il ne s’en rende compte. La seconde d’après, la soldat d’Onyx le menaçait de son arme.

- Hey
- Comment oses tu parler comme cela à l’abis de la mine de sable ? Incline toi et supplie son pardon !

Mais ils étaient tous dingues ?! Il ne savait pas qui était cet homme, mais friccotter avec un jouet d’un Abis et aller insulter l’Abis en question relevait du suicide. Il eut juste le temps de créer une immense main de pierre qui souleva Sayuri dans les airs et l’éloigna de l’homme, avant qu’elle ne lui tranche tout à fait le cou.

- Si vous voulez vous battre, faîtes le dehors. Onyx, cet homme n’est pas de ma mine, je ne peux pas te demander pardon pour lui, mais… Je crois que nous avons eut assez de morts pour aujourd’hui. Il ferma un bref instant les yeux, inspirant pour se donner du courage. S’il te plaît.
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0nyx grenat
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MessageSujet: Re: 8 avril   06.11.07 17:29

[8 Avril / début de soirée / Refuge]


Alors que onyx allait répliquer a Alfred, rassurer son frère et passer un savon a sayuri un homme qu'on pourrait qualifier de suicidaire donna son avis en tutoyant onyx.
Avant même que celui ci put dire ou faire quelque chose sayuri l'avait maîtriser, Alfred avait éloigné sayuri de lui et lui avait demander poliment d'épargner cet homme.

"Bon tout le monde arrête de bouger et se tait."

Onyx prit sa respiration calmement il regarda Calintz.

"Quand on connaît la hiérarchie petit frère quoi qu'il arrive quand l'Abis donne un ordre on l'applique même si c'est contre la volonté d'une personne plus grader que soit."

Il regarda alfred.

"Arrête de tenter de faire les adultes c'est pêne perdu alfred. Le manque d'organisation ne causera la mort d'encore plus de personne. Et ça t'est trop bête pour le voir. Et ne l'lève pas le ton avec moi crétin, t'en a pas les moyens."

Puis onyx alla vers l'homme qui avait osé l'insulter de la sorte. Il regarda avec méprit ne savant même qui c'était.

"Il est vrai qu'il a eu beaucoup de mort aujourd'hui. Et comme Alfred le demande si gentiment je ne vais par te tuer. Mais tu es allé bien trop loin. Me tutoyer et me faire des reproches n'est pas quelque chose de permis ici. Encore Alfred a les moyens d'y survivre mais pas toi."

Onyx alla vers lui avec un calme déconcertant. Il attrapa l'homme par le cou assez violement lui coupant la respiration. L’homme ouvrit la bouche pour respirer comme il pouvait, onyx en profita donc pour lui attraper la langue et lui arracher violement. Il lâcha le l’homme une fois cela accomplit.

"Maintenant tu éviteras de dire des bêtises devant moi!"

Onyx utilisa ses pouvoirs pour récupérer sayuri et la ramener au prêt de lui. Il la regarda un moment.

"C’est bon il ne ta pas fait mal, tant mieux."

il regarda alfred avec un air mécontent.

"Alfred, tu pourrais au moins me consulter avant d'envoyer un des mes soldat aussi haut."

Onyx retourna vers Alfred, il avait l'ai sérieux, sans exé de colère il regarda l'Abis dans les yeux.

"Alfred j'ai à faire, je te laisse géré comme tu veux après tout. Mais dis moi que mon frère et en sécurité ici. Je ne suis pas rassuré vu comment tu gère ça, mais j'ai pas le choie. Alors fais au moins en sorte que Calintz ne manque de rien."

Il se tourna vers Calintz et le prit dans ses bras.

"Tu ne fais pas de bêtise, tu peux même aider Alfred si tu le veux. Mais tu ne bouges pas d'ici. J’ai quelque chose d'important à faire et tu ne peux venir avec moi. Je reviendrais le plus vite possible, promis."

Il embrassa amoureusement son frère. Il le serra fort contre lui restant comme ça durant quelque minute, il fini par le lâcher. Tout le monde pouvait voir que c'était dur pour onyx de laisser son frère. Pour des raisons que même Calintz ignorait.

"Je reviens demain. Alfred pour l'homme que j'ai punis emprisonne le il ira a la mer de sable quand tout ce sera calmé ici."

Onyx embrassa encore une fois Calintz. Il regarda sayuri d'une aire complice, lui faisant bien comprendre qu'elle ne devait pas échouer.
Le moment du départ était arrivé et onyx devait y aller. Il fini par s'éloigner de Calintz et de tout le monde. Il tourna les talons, tout le monde le regarda partir.

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MessageSujet: Re: 8 avril   06.11.07 18:28

[8 Avril / Après Midi / Refuge]

Sayuri se sentit soulevé de la Terre et avec énervement elle lança un regard noir à l’abis de la mine de pierre. Qu’est ce que c’était encore toute cette mascarade ? L’espionne exténuait par les deux journée qu’elle venait de vivre sans avoir pratiquement prit aucun repos cachait sa fatigue et son énervement. Elle détourna son regard des abis et parcourut des yeux la foule. Elle remarqua alors une chevelure qu’il lui semblait reconnaître. Une chevelure blonde … Mais avant qu’elle n’ait put identifier formellement cette personne, Onyx le fit redescendre, Sayuri s’inclina devant lui. Elle jeta un regard à l’homme qui avait profané des reproches à l’encontre de l’abis … son châtiment avait été à la mesure de son acte … c’était ce qu’elle devait se dire, c’était ce qu’on lui avait dit … mais elle ne pouvait s’empêcher de trouver cela … atroce. La vie était atroce.

Lorsque Onyx se demanda si elle allait bien, l’espionne fut surprise. Comme si son état de santé était un souci pour lui. Elle savait qu’elle devait remplir sa mission, coûte que coûte, l’abis ne devait pas s’inquiéter pour cela. Mais sous cette remarque, elle baissa la tête pour cacher ses yeux devenus flamboyants. Elle garda la tête baissée tout le temps que dura les adieux de Onyx et lorsqu’ils échangèrent avant son départ un regard, elle comprit à quel point elle ne pouvait décevoir son maître. Elle s’inclina respectueusement devant lui lorsqu’il partit.

Ne faisant pas d’autres commentaires, elle tourna les talons et se fraya un chemin à travers la foule. Mais elle n’alla pas directement vers la sortie. Heureusement qu’une jeune fille blonde avec une robe blanche n’était pas difficile à retrouver dans un tel endroit et elle mit à peine une minute à retrouver la fuyarde de la montagne. Arrivant dans son dos, elle lui empoigna le coude et lui chuchota à l’oreille.

« C’était bien vous ! Vous êtes folles de venir ici … soyez plus discrète à l’avenir et ne vous faites pas attraper. Votre ami le rebelle ne sera pas toujours la pour vous sauver. »

Sans autre parole, Sayuri planta la prêtresse et continua son chemin, se frayant un chemin à travers la foule, jouant des coudes si il le fallait. Elle devait maintenant retrouver ce Xyno.
Une fois à l’air frais, elle put enfin prendre un moment pour faire le point. Elle avait sur elle encore un poignard et une dague. L’envie d’aller chercher son sabre sur le champ était forte, mais elle devait immédiatement commencer son enquête. Elle savait que l’Elu ressemblait physiquement à Onyx, il ne devait pas être trop difficile de trouver quelqu’un qui l’ai reconnu. Mais encore fallait il savoir ou chercher et ou demander …
L’espionne n’avait rien à perdre et après s’être mit un petit coup d’eau au visage, elle commença à interroger les gens qu’elle croisait dans la rue pour savoir si quelqu’un avait aperçut un homme ressemblant à Onyx. Certain lui donnèrent l’itinéraire de l’abis lui-même. Mais elle persévéra suffisamment pour finalement avoir une piste. Un homme avec l’air calme et détaché assis sur les ruines d’une maison et ressemblant à Onyx.

Elle remercia l’enfant qui lui avait dit. Enfin une piste sérieuse …
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Calintz
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MessageSujet: Re: 8 avril   06.11.07 19:34

[8 Avril / Après Midi / Refuge]

Du baby sitting ? C’était donc ainsi qu’on le voyait, comme un gosse … c’était ainsi que le voyait son frère, comme un enfant. Et il demandait à Alfred de s’occupait de lui, Calintz rougit de honte mais il ne dit rien, la résignation se lisait dans ses yeux mais son amour propre était blessé … Etait il vraiment un enfant ? Non, il savait quoi faire … il savait qu’il ne devait rien faire. Même si ce n’était pas des reproches, Calintz prit la phrase de Alfred pour lui-même. Il ne put réfléchir longtemps à ces mots …

*Tu es mort*

Mort … mais pourquoi devrait il mourir ? Pour avoir parler directement à un abis, lui avoir dit une sordide vérité … cet homme allait gâcher sa vie. Il aurait sûrement put être heureux si il s’était abstenu de parole. Sayuri s’était approchait de lui et l’avait plaqué au sol … Calintz voyait en elle un instrument infaible que Onyx avait en sa possession … Alfred ne laissa pas le sang coulait, il utilisa son pouvoir pour soulever Sayuri dans les airs. Les choses allaient dégénérés … Calintz s’éloigna encore un peu plus, il ne voulait pas être mêlé à tout cela, il aurait aimé pouvoir se rendre invisible, il aurait voulut être aveugle pour ne rien voir. Les voies continuaient de le harcelaient …
S’il te plait … Alfred avait prononcé ces trois mots fatidiques … il avait céder face à Onyx par humanité … Calintz sut que le jeune homme devait être un bon abis.

"Bon tout le monde arrête de bouger et se tait."

Calintz frémit de tout son corps, il sentait le regard de Onyx se posait sur lui. Des frissons lui parcoururent la nuque, cette impression de puissance qui émanait de son frère était à la fois terrifiante et rassurante d’un certain coté. Le jeune prince entendit la leçon, il n’osa pas regarder son frère dans les yeux, se contentant de fixer un point dans la salle … Il ne ferait plus l’erreur de ne plus obéir … surtout si c’était les autres qui recevaient la punition et pas lui. Calintz ne regardait pas ce qui suivit après, il avait trop peur de ce qu’il aurait put voir … il entendit les paroles blessantes à l’égard de Alfred, les reproches faites à l’inconnu …

« Onyx … ne fais pas sa … »

Ce n’était qu’un murmure, un murmure imperceptible, au moment où Onyx appliqua sa punition, une larme roula sur la joue de Calintz. Ces horreurs ? Pourquoi les commettait il ? Le crie de l’homme résonna longtemps en écho dans sa tête. Il tremblait, prit d’une violente crise de peur … Il fallait qu’il se reprenne, si Onyx le voyait dans cet état, que penserait il de lui ? Qu’il fallait l’envoyer à la crèche … mais n’était ce pas déjà son avis ? La voie dans sa tête compliqué tout, elle empêchait Calintz de résonnait normalement, il se sentait oppressé, emprisonné … cette foule, elle devenait de plus en plus compacte … il y avait de moins en moins de lumière … et dans les yeux de Onyx, il ne voyait que le néant … un néant si profond qu’il y perdait son regard.
Onyx s’inquiétait toujours autant pour lui, d’un coté Calintz était flatté qu’il se face autant d’inquiétude mais cela en devenait presque maladif pour le jeune prince … il se sentait rabaisser au niveau d’enfant.

Les bras de Onyx vinrent l’enlacer, Calintz ferma les yeux un moment, la foule n’existait plus, il n’y avait plus que lui et Onyx … Le jeune prince versa une novelle larme.

« Reviens vite … je resterais ici, promit. Ne m’oublie pas grand frère. »

Onyx l’embrassa avec amour, Calintz, bien qu’il tente d’oublier la foule se sentait l’objet de tous les regards … il lui semblait que ces regards étaient accusateurs et interrogateurs et qu’ils lui disaient « Comment peut tu vivre avec ce monstre ? ». Pour une fois, juste pour ce moment, Calintz s’en foutait et il profita des bras de son frère … il y resta longtemps, le plus longtemps possible jusqu’à ce que celui-ci le repousse tendrement, lui signalant qu’il était tant qu’il parte.

Calintz ne put rien dire lorsqu’il Onyx se diriger vers la sortit … il regarda sa silhouette jusqu’au moment ou elle disparaisse … sa y est il était partit … il se retrouvait à nouveau seul, au milieu de cette foule de gens malheureux. Se tournant vers Alfred, il lui dit amicalement :

« Ne t’occupe pas de moi, occupe toi de ton peuple … je vais voir ce que je peux faire pour vous aider. Sa faisait longtemps … Alfred. »

Puis il alla voir l’homme qu’avait punit Onyx. Même si ce n’était pas sa faute et il se sentait coupable du sort de cet individu et il se pencha sur lui doucement.

« Pardonnez moi et pardonnez le … »

Il se rendait compte de l’absurdité de cette phrase, lorsqu’il se releva, il ne vit plus de trace de Sayuri … partit en mission. Calintz sortit de ce cercle qui était le centre d’attention de la foule … il se sentait toujours aussi mal à l’aise … Il voulait aider les autres mais il n’en était pas capable … pas encore. Finalement il alla dans un coin de la pièce et s’assit à même le sol, la tête dans main posait sur ses genoux recroquevillés …

*J’aurais put faire quelques choses … j’aurais au moins du essayer de faire quelques choses. Mais je suis resté là, à regarder, je suis vraiment pathétique. En plus il me prend pour un gosse … pourquoi m’a-t-il demander de rester là, je n’aime pas cet endroit, j’ai peur ici … la foule, elle av m’engloutir … *

Des images du puits lui revenaient dans cesse, dés qu’il fermait les yeux un instant, il se revoyait lé dedans … Personne ne s’approchait de lui comme si il avait un pestiféré … le jeune prince entendait les murmures qui circulaient à son sujet :

« -Cet homme est comme son frère … seul un monstre peut vivre avec l’abis.
-Pourquoi Alfred lui permet de rester ici ? On devrait le mettre dehors avec un bon coup de pied !
-Il n’aide même pas … tout les grenat sont égoïste, il ne faut s’attendre à rien de bien venant de cette famille.
-Prenons le en otage, on exigera de Onyx de l’aide et des excuses !
-Qu’est ce qu’il attend assis là bas, il ne croit quand même pas qu’on va aller l’aider ! »


Calintz ne relevait pas la tête mais des larmes roulaient le longs de ses joues …
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Alfred
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MessageSujet: Re: 8 avril   06.11.07 22:00

[Refuge - après midi - après le tremblement de terre]

Alfred restait immobile, les poings serrés et la mâchoire crispée tandis qu’Onyx se rapprochait de l’homme. Il n’était pas sûr qu’Onyx ne le tue pas… Etant donné l’offense, la vie de cet homme lui appartenait. Il pouvait en faire ce qu’il voulait, et aucun dans cette salle n’aurait eut le droit de lever le doigt pour s’y opposer.
Lui était Abis, sur ses terres… Il aurait pu le sauver. Il n’y aurait eut qu’à lever un mur entre Onyx et lui et objecter que ça suffisait. Il pourrait.
Onyx se tenait à face de l’homme, et lui disait des mots qu’Alfred ne voulait pas entendre.
Il ne pouvait pas intervenir. Pas en marchant sur les droits d’Onyx. Il ne pouvait pas risquer une nouvelle guerre, juste pour sauver un homme aux tendances suicidaires.
Alors il laissa faire et se détesta pour cela., priant simplement pour qu’Onyx l’épargne, sans oser les regarder.
Un cri résonna, un bruit immonde de sang s’écrasant au sol lui parvint, glaçant toute la salle et lui soulevant le cœur. Il se sentait nauséeux, la tête lui tournait. Il lui fallu de nombreuses secondes avant d’oser tourner la tête.
L’homme n’était pas mort. Mutilé, mais vivant.

Il n’écouta pas Onyx lui parler, remarqua à peine sa présence, ses yeux fixé sur l’homme au sol. C’était un spectacle répugnant, et son corps entier tremblait. Il fit signe à un médecin de s’occuper de l’homme : s’il continuait de saigner autant, il mourrait rapidement d’une hémorragie.
Ce fut la voix de Calintz qui le tira de sa contemplation morbide.

« Ne t’occupe pas de moi, occupe toi de ton peuple … je vais voir ce que je peux faire pour vous aider. Ca faisait longtemps … Alfred. »

Il tourna la tête vers le jeune prince, le fixant sans le voir les premières secondes. Puis le dévisageant.
Oui, cela faisait longtemps. Très longtemps. Calintz avait changé, lui-même avait changé… Depuis tout ce temps, le monde aurait dû devenir meilleur. Pourquoi n’arrivait-on toujours à rien, après toutes ces années ?
Il ne répondit rien, le suivant du regard pour aller voir le blesser. Calintz s’écarta finalement, et lui-même se retrouva devant l’homme, sans se souvenir avec ordonner à ses jambes de le rejoindre.

- Je vous avais conseillé d’être prudent, souffla t’il en s’agenouillant à côté de lui : Remerciez le ciel d’être encore vivant…

C’était horrible à voir. A vomir.

- Ne vous faîtes pas d’illusions, souffla t’il, les Abis n’ont pas les mêmes valeurs que les hommes… S’il avait voulu vous tuer, je ne l’en aurais pas empêcher. Personne ici ne l’aurait fait.

Il lui adressa un sourire d’excuse, conscient de l’horreur de ses propos.
Où était passé sa compassion ? Pouvait-il avoir perdu sa pitié dans toute cette répugnance ? Pourquoi disait-il ces mots… Il n’aurait pas dû dire cela… Il aurait dû crier au scandale, jurer à Onyx qu’il lui ferait la peau, plaindre le blessé…
Pourquoi, tout ce qu’il trouvait à dire était des choses aussi affreuses ?

- Désolé, s’excusa t’il en un souffle, se redressant.

Il laissa le médecin s’occuper de lui. Il ne pouvait rien faire d’autres.
S’occuper des blessés. Aller faire des abris. Sortir d’ici, et respirer.
Respirer. Qu’est ce qu’il y avait dans l’air, pour que respirer soit devenu si difficile ?

- Continuez de soigner les blessés, ordonna t’il d’une voix enraillée aux médecins qui s’étaient arrêter.

Ils s’exécutèrent, et Alfred respecta leur force. Lui aussi avait besoin de force.
Il balaya la salle du regard, et vit la silhouette de Calintz. Il s’approcha de lui sans réfléchir, se rendant compte de chacun de ses pas, mais incapable de s’arrêter.

- Hey… l’appela t’il doucement lorsqu’il fut arriver devant lui.

Et quoi ? Qu’est ce qu’il pouvait bien dire ?
« Ton frère est un monstre mais je sais que tu l’aimes. Je le détestes, mais je ne te déteste pas. »
Qu’est ce qu’on était censé dire, dans ce genre de situation ?

Il resta silencieux de nombreuses secondes avant de s’adosser au mur contre lequel était posé Calintz, et de se laisser glisser à côté de lui, son épaule touchant la sienne. Il n’arrivait pas à dire quoique ce soit. Il avait juste besoin de cette chaleur, pour se prouver que l’humanité n’avait pas tout à fait disparut.

- Je ne le haïs pas… souffla t’il à voix basse.

Et lui-même ne savait pas s’il s’agissait d’un mensonge, ou pas.
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MessageSujet: Re: 8 avril   07.11.07 1:13

Il se retrouva vite à genoux, une lame sur sa gorge. Il s'était bien douté dans un instant de lucidité qu'il s'en tirerait mal, mais la colère était humaine et Onyx ... il n'en pouvait plus, rien ne le réjouirais plus que le jour de sa chute, il n'en pouvait plus de voir les humains sans pouvoir souffrir à cause d'eux ou pour eux. Il sentit un petite pression et un peu de sang, il contrôla sa respiration et tenta de rester calme, comme son père lui avait apprit. Quand la main de sable apporta un peu plus loin celle qui lui avait demander d'implorer son pardon, il savait que cela n'était que provisoire, les ennuies étaient encore présents.

Il laissa Onyx parler, sans même tenter de se relever, à quoi bon? Quand Onyx le saisit par le cou, il céda un peu à la panique, ce qui le poussa à ouvrir la bouche pour prendre un peu d'air. Il n'eu pas le temps de comprendre, qu'il laissait filtrer un petit et court crie, avant de retomber. Il était amplement conscient qu'il avait eu de la chance et remerciait interieurement celui qui avait demander qu'il soit épargner. Quand Onyx partit, il se sentit un peu plus serein, mais la douleur n'était pas pour autant disparue. Il tenta pourtant de ne pas trop laisser tout cela paraître, car le jeune homme qui avait accompagner Onyx s'approcha. Le pardonner lui, il n'avait rien à lui pardonner, son frère, il ne pouvait pas vraiment, mais il se garda bien de le laisser voir. Il savait bien qu'il ne pouvait pas parler cohérament, il se contenta de laisser son regard parler, pour le réconforter, car il semblait très mal.

Puis ce fu l'autre abis qui vint. Il ne pouvait qu'aquiesser, mais pourtant, il n'avait pas vraiment de regret. Il cracha du sang et essuya celui qui se trouvait sur sa bouche, regardant celui qui s'était isoler et l'autre. Il entendit les gens qui parlait, comment lui en vouloir d'être avec son frère, il ne semblait comme lui, non. Il eu un regard noir pour quelques personnes qui ne comprenait décidement pas pourquoi il défendait le frère de celui qui lui avait arracher la langue. Il ne pouvait blâmer le frère d'Onyx pour des actions qui n'étaient pas siennes. Il avança vers lui et posa une main sur son épaule en passant, pour lui montrer qu'il ne lui enn voulait pas, peut-être se sentirait-il mieux. Il alla s'asseoir à l'entré du refuge pour prendre un peu d'air frais et penser un peu. Le fait qu'Onyx est demander de le remettre en prison, ne lui dérangeait pas, car il aurait fini par le remarquer et cela serait revenu un peu au même. Si cela n'avait pas été au camps, se n'aurait été que plus tard.
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Calintz
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MessageSujet: Re: 8 avril   07.11.07 2:43

[8 Avril / Après Midi / Refuge]

- Hey …

Calintz leva les yeux ayant le mince espoir que cet appel s’adressait bien à lui. Lorsqu’il vit Alfred, ses joues se mirent à rougir, des larmes coulaient toujours le long de son visage. Il devait avoir l’air complètement pitoyable ainsi, surtout aux yeux d’un abis. Le jeune prince sentit le poids de la culpabilité devenir encore plus lourd. La présence d’Alfred à ses cotés signifiait beaucoup pour lui … il n’avait plus revue le jeune abis depuis bien longtemps … à vraie dire, depuis plusieurs années mais un souvenir s’imposait à Calintz, il avait toujours garder l’image d’un jeune homme accueillant et souriant. Aujourd’hui, il retrouvait cet Alfred là, bien sur il avait grandit mais il dégageait toujours la même chaleur. Calintz ne comprenait pas ce qui pouvait opposé son frère à Alfred … une rivalité entre deux abis ou bien tout simplement une habitude lointaine.

Alfred restait silencieux, Calintz ne dit rien non plus, à quoi pouvait servir les mots dans ce genre de situation. Le silence qui s’était installé n’était pas pesant, il était serein … Calintz avait essuyé les larmes, il fallait qu’il se montre digne de son frère maintenant qu’il était partit … qu’il l’avait abandonner car malgré lui un sentiment d’abandon l’avait saisit. Le jeune abis s’adossa contre le mur et se laissa glisser à coté de lui, épaule contre épaule.

« Il n’y a bien que toi qui ne le hait pas ici … je ne te juge pas, ni toi ni ton peuple … tu peux le haïr, tu as même une tonne de raison de le haïr et c’est tout à ton honneur de ne pas céder à ce sentiment. Merci Alfred … »

Calintz n’avait pas eu seule fois croisé le regard de Alfred, il gardait obstinément la tête baissée … Il ne voulait pas voir la foule qui s’agglutinait autour d’eux, sa phobie était devenu plus insistante avec le départ de Onyx …

« Je ne suis vraiment qu’un lâche, tu vois … je n’ai pas changé en 3 ans, toujours aussi pathétique … Alors que toi, tu es devenu un grand abis. Je ne veux pas te retenir avec mes histoires, ton peuple a besoin de toi, il compte sur toi, ne le déçois pas … »

Calintz ne voulait pas retenir le jeune abis, il avait sûrement une tonne de chose à faire autre que s’occupait du frère de l’ennemi numéro un de la mine.

« T’en fais pas pour moi, sa va aller … je vais attendre bien sagement le retour de Onyx. »

Il sentit une main sur son épaule, Calintz leva les yeux et vit, ému, l’inconnu mutilé par Onyx … des larmes lui montait aux yeux …

« Merci … »
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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 8 avril   07.11.07 2:55

Lazuli avait patiement attendu que le médecin finisse l'atèle qu'elle allait devoir porter durant un moment. Sa jambe était moins douloureuse mais la blessure se faisait toujours ressentir. Elle ne se sentait toujours pas très bien, et elle décrocha un petit moment, elle n'avait même pas entendu ce que lui avait dit le jeune homme qui accompagnait le médecin. Tom n'avait rien posé de la question qui lui brulait tellement les lèvres, mais la jeune femme n'en avait rien remarqué. En réalité, sa conscience était un peu défaillante, elle n'avait rien mangé de consistant depuis la veille au soir et la faim se faisait atrocement ressentir.

Quand elle reprit ses esprits, Agarwaen n'était plus à ses côtés et Tom se tenait devant elle comme s'il la surveillait. Lazulin n'était pas curieuse mais ce comportement l'intriguait un peu. Une réelle agitation avait commencée dans le refuge et il eu quelques cris. La jeune femme chercha Agarwaen du regard mais il y avait une foule qui bloquait sa vue. N'écoutant pas les protestations de Tom, Lazuli se leva et se dirigea tant bien que mal vers la foule.


- Non Lazuli, Agarwaen a dit que tu devais rester ici!

- Lache moi Tom!

Le petit garçon lui avait saisit le bas de sa jupe rouge fendue et déchirée qui dissimulait sa jambe en la dévoilant tout de même un peu quand elle marchait. Elle réussità ce que Tom la lache et elle marcha aussi vite que possible auprès de cette foule, Tom a ses trouses. Elle était inquiète car plus elle s'approchait, plus elle pouvait voir ce qu'il s'y passait, du moins de ce qu'elle en comprenait mais elle ne voyait pas son frère ainé debout. En revanche, elle reconnu Onyx, Calintz, Sayuri, le jeune homme qui était aux côtés du médecin, et d'autres.

Ou était Agarwaen, elle pressa le pas, Tom qui lui courait encore après en criant qu'elle ne devait pas y aller. Lazuli traversa la foule à coups de coudes et ce qu'elle vit la foudroya. Son frère était à terre, du sang coulait de sa bouche poursuivant sa course sur sa gorge et ses vêtements. Juste en face de lui, Onyx. Que s'était-il passé?


- Grand frère!

Elle hurla, oubliant temporairement sa jambe, Tom, Onyx, le refuge, tout et se précipita sur Agarwaen. Celui-ci garda la bouche fermée mais Lazuli avait bien compris pourquoi. Il ne pourrait plus jamais parler. La jeune femme se sentit effondrée. Elle ne pourrait sans doute plus jamais entendre le ton de sa voix si rassurante que son frère gardait pour elle. Cependant, Agarwaen se releva, l'air de rien, mais la jeune femme avait compris qu'il essayait de garder son calme et il posa une main sur l'épaule de Calinz, qui lui semblait totalement désemparé.

Lazuli se tourna vers l'abis, les larmes lui étaient montées aux yeux, quelques unes perlaient déjà sur ses joues fines. Et c'était bien plus fort qu'elle ne le pensait crier.


- Pourquoi avez-vous fait ça, maitre Onyx?! Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait?!

Elle criait comme un diable, c'était elle qui perdait son calme à présent. Elle ne comprenait pas et elle ne voulait pas comprendre. On s'en prenait à ce qu'elle avait de le plus cher et qui était de son sang et de la même chair. Elle n'espérait même pas un traitement de faveur d'Onyx après celà. Elle aurait hurlé qu'elle le haïssait, mais c'était faux, bien que ses sentiments s'en étaient amoindrits suite à l'incident.

Elle se tut. Puis elle regarda Tom qui était la debout, regardant l'horrible scène qui s'offrait à lui. Elle lui fit de comprendre de se tenir tranquille et de s'éloigner calmement. Tom était véritablement boulversé. Il ne comprenait pas ce que Lazuli voulait dire part "maitre Onyx". Il était encore bien trop jeune pour le comprendre de toute manière. Tom se fondit dans la foule pour disparaitre et il se cacha pour attendre la suite des évènements.

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MessageSujet: Re: 8 avril   07.11.07 13:49

[8 Avril / Après Midi / Refuge]

Une agitation intense parcourut les rangs lorsque Alfred usa de son pouvoir pour écarter l’espionne de l’homme. Tout le monde semblait penser qu’il allait prend position contre Onyx et défendre cet homme mais non … l’homme appartenait apparemment à la mine de la mer de sable donc à Onyx, il avait tous les droits sur lui. Le s’il te plait du jeune homme n’y changeait pas grand-chose finalement … Kara se sentait de plus en plus mal, elle devait rester impassible mais la vision qui s’imposait à elle la répugnait. Personne n’allait rien faire pour sauver ce jeune homme, personne n’allait le ver le petit doigt, ni elle, ni la foule, ni l’abis, ni le frère de Onyx …
Onyx, n’ayant aucun obstacle, punit le jeune homme … Kara ne détourna pas les yeux un seul instant, gravant dans sa mémoire, le crie et le visage de l’abis, au moins, elle s se souviendrais de la violence de cet homme.

*Mon Dieu, je prie pour ce jeune homme, punis par l’abis, pardonnez sa fougue et soutenez le dans le chemin de sa vie … Apaisez sa douleur …*

Kara pria durant quelques minutes, fermant ses yeux … elle ne regarda pas les au revoir émouvant des deux frères, mais au moment ou elle allait changer d’endroit, une main lui prit le coude … elle se retourna stupéfaite et vit la jeune espionne. Elle avait fait une erreur, elle n’avait pas surveillé cette femme … L’avait elle vraiment reconnu ou n’était ce qu’un doute ? Elle allait la donner en pature à Onyx …

Kara était étonné des mots de l’espionne mais après tout, Dieu venait de lui démontrer qu’on pouvait encore avoir espoir dans les hommes et que tout n’était pas perdu … Avant qu’elle n’ait pus lui répondre, l’espionne partit … sûrement une nouvelle mission que lui avait donné l’abis.
Une fois Onyx partit, le refuge reprit un peu son calme, on s’afférait à soigner les malades, à leur trouver de la nourriture ou de l’eau. Le cortège macabre des corps avait repris son cours … pourtant dans la foule, on parlaient encore avec critique de ce qui s’était passé, et au centre de cette attention, on retrouvait le frère de l’abis. Celui-ci était resté au refuge et s’était isolé dans un coin, rejoint par Alfred.

Kara les regarda un long moment … Le frère de Onyx avait l’air abattu et l’abis semblait avoir besoin de réconfort … c’était bien la première fois qu’on pouvait dire qu’un Grenat et qu’un Roderic se parlait sans se crier. La jeune prêtresse se mit à aider elle aussi, elle demandait aux gens de quoi ils avaient besoin, échanger des mots bienveillant avec des mères, consolait des enfants … rien de bien concret mais un peu d’amour faisait toujours du bien dans ce malheur.

- Pourquoi avez-vous fait ça, maitre Onyx?! Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait?!

Le crie était venu … Onyx était partit depuis quelques temps déjà, Kara regarda celle qui l’avait lancé. Elle reconnu la jeune fille du palais, s’excusant auprès de la famille à qui elle parlait, elle se dirigea d’un pas rapide vers la fille et l’entraîna avec elle en lui soufflant :

« Suivez moi et ne dites rien, voulez vous subir le même sort que votre ami. »

Elle l’entraîna un peu plus loin et lui dit qu’un voie douce :

« Si l’abis Onyx est bien votre maître, ne vous avisez jamais de le critiquer … Mademoiselle, il ne sert à rien de crier contre lui, il est partit … allait voir votre ami, c’est bien lui qui a besoin de vous en ce moment. »

Le regard de Kara était perçant … Onyx était partit mais il restait dans le refuge des membres de sa mine, et particulièrement son frère … Kara ne le connaissait pas, elle ne savait pas si son caractère était semblable à celui d’Onyx mais il valait mieux être prudente.

« Sa va aller ? »

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MessageSujet: Re: 8 avril   07.11.07 16:29

[8 Avril / Après Midi / Village – Devant le café « Chez Nicolle »]


Alex avait courut pour arriver au village e la mine de pierre. Depuis qu’il s’était installé avec Xyno au palais, il avait eu l’occasion de le visiter et maintenant il le connaisait comme sa poche. Mais lorsqu’il arriva il fut déboussolé. Beaucoup de bâtiments s’étaient effondrés et on trouvait encore dans les rues des corps. Il s’arrêta quelques minutes devant ce spectacle … il n’avait plus était confronté à ça depuis la guerre, à ces scènes d’apocalypse, ou le sang coule à flot et ou on a l’impression de voir les âmes planés au dessus des corps. Mais de nouveau Xyno l’appela. Il recommença à avancer, mais en marchant cette fois ci. Il savait ou il devait aller, il savait que l’ange l’attendait. Le contact contre sa peau du poignard dans son fourreau que lui avait donné Annice le rassurait. Il était une preuve qu’il n’avait pas rêvé, qu’il avait vraiment retrouver celle qu’il aimait et cela lui donnait de la force pour affronter celui qui était devenue son maître depuis trop longtemps.

Il ne s’arrêta pas en passant devant le refuge, il continua son chemin, l’air déterminé et pourtant las. Il n’avait pas vu l’immortel depuis le petit matin et il se souvenait encore très bien des conditions ou ils s’étaient séparés. Juste après avoir fait délivrer Calintz, surprit par le tremblement de Terre. Et il doutait que Xyno ait oublié sa trahison.

Enfin il arriva au lieu du rendez vous … ou ce qu’il en restait. En effet ce café n’était plus maintenant qu’un amas de gravats et il faudrait des semaines avant de reconstruire, le temps d’évacuer toutes ces ruines. Il remarqua la silhouette d’un homme assis sur ces gravats, l’air serein et détaché et Alex prenant une inspiration s’avança déterminer vers lui. C’était bien Xyno, l’air fatigué mais pourtant il avait l’air … presque heureux. Il resta à quelques mètres de l’immortel, restant sur la chaussé.

« Je suis la maintenant. Qu’est ce que tu me veux ? »

Sa voie ne tremblait pas et il s’était exprimé avec force pour être sur qu’il l’attende. Il n’était déjà plus l’homme qui la veille se taisait pour essayer de se protéger des pouvoirs de l’ange. Il ne fuyait plus son regard, le dévisageant.

*Je ne me laisserais plus faire maintenant Xyno. Tu n’arriveras plus à me manipuler à ta guise.*


Le voleur avait les points serrés, les bras ballants contre son corps. Il se demanda brièvement ce que faisait Annice à ce moment la, si elle pensait à lui … et aussi qu’était devenu Alfred ? Arriverait il un jour à le pardonner et à l’accepter. Tous … ils avaient tellement changé en trois ans, et Alex était décidé à prendre une toute nouvelle route ce jour la. Une route qu’il ferait avec Annice.

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MessageSujet: Re: 8 avril   07.11.07 18:04

[8 Avril / Après Midi / Village – Devant le café « Chez Nicolle »]

Les yeux fermés, il paraissait hors du temps. Assis sur son tas de ruine, il avait l’air détaché de la réalité, les taches de sang sur sa chemise lui donnait un air morbide qui était renfoncé par son léger sourire. A quoi pensait il ? Personne n’avait la réponse à part lui … mais il avait un air de suffisance qu’il ne dissimulait pas. Il entendit des pas ralentir en venant dans sa direction. Il était venu, de toute façon il n’avait pas le choie, il avait dut venir.

« Je suis la maintenant. Qu’est ce que tu me veux ? »

Le sourire de l’immortel s’élargit. Il sentit de suite la nouvelle détermination de son esclave. Il sentit le bouleversement qui s’était fait chez lui, ce désir de liberté ravivé par la réapparition d’un souvenir … Xyno qui était maître dans la lecture des cœurs des Hommes n’eut aucun mal à deviner ce qui s’était passé du coté du voleur durant la matinée … et cela l’amusait.
Il ouvrit lentement les yeux et croisa ceux rouges sang de Alex. Leurs regards se défièrent, avant que l’ange ne se relève et saute souplement des ruines pour rejoindre le petit voleur resté sur le bord de la rue. Avec l’air taquin et menaçant il s’approcha de lui et l’embrassa à pleine bouche, en y mettant la langue et en empoignant de sa main les cheveux de l’homme. Lorsqu’il se recula après ce baiser, il passa sa langue sur ses lèvres.


« Te voila enfin mon petit voleur. J’espère que mon baiser a effacé le goût des lèvres de cette chère Annice. »

Il rigola légèrement. Alex ne s’était il pas attendu qu’il découvre sa petite escapade amoureuse ? Dans la rue il n’y avait plus grand monde, autant dire qu’ils étaient quasiment seul. Xyno tourna le dos à son esclave pour contempler devant lui le village de la mine de pierre réduit en un tas de gravats.

« Tu es en retard … mais passons, tes histoires de coeur ne m'interessent pas pour le moment... J’ai quelque chose pour toi, une mission à te confier, et je suis sur que celle-ci t’intéressera tout particulièrement. »

Sa voie était doucereuse, le visage de l’ange était impassible, à part son petit sourire, on ne pouvait lire aucun sentiment. Il garda un temps de silence pour être sur que Alex prenne bien conscience de ce qu’il allait lui dire. Enfin il se retourna pour faire face au voleur et continua à parler.

« Si tu parviens à réussir cette tache, alors tu seras libre … je briserais notre pacte, et tes souvenirs me concernant seront définitivement effacé de ta mémoire. Bien sur je vais te regretter mon petit chaton, mais vois tu des affaires plus importantes m’appellent et je n’aurais pas assez de temps pour m’occuper de toi convenablement, nous devrions cesser nos petits jeux … enfin tu vois de quoi je parles. »

Il lui fit un clin d’œil complice. Il commença à tourner autour du voleur, faisant des cercles de plus en plus resserrer au fur et à mesure et s’approchant de plus en plus.

« Mais comme je te l’ai dit, il va falloir faire quelque chose pour ton maître avant de me quitter définitivement. Cette mission tu devras l’effectuer avant la prochaine pleine lune, c’est-à-dire dans deux jours. Si ce délai est passé, tu mourras et je me chargerais moi-même de ta victime. Mais ne t’inquiète pas, ta tache n’est pas si compliqué que ça … »

Un sourire étira ces lèvres. Il arrêta de tourner autour d’Alex pour aller vers lui et lui chuchoter sa mission à l’oreille.

« Tu dois simplement tuer le capitaine de la mine de pierre … facile non ? »

Laissant ces paroles faire leur bout de chemin dans l’esprit du voleur, Xyno se recula en passant sa main au passage sur la joue de Alex. Il alla s’accouder contre un mur ballant pour contempler l’effet de ces paroles.

« Et en échange de ce petit service, tu redécouvriras la liberté, sans que de mauvais souvenirs viennent te hanter. Ne me dit pas merci, c’est normal mon petit chaton. »

Et il rigola … ce voleur l’avait vraiment amusé durant ces trois ans, mais il se doutait que le moment le plus intéressant aller arriver maintenant. Après les belles paroles qu’il avait dut dire à Annice … il était confronté à un choie, et le résultat était déjà connue de Xyno.

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MessageSujet: Re: 8 avril   07.11.07 20:04

[8 Avril / Après Midi / Village – Devant le café « Chez Nicolle »]

Alex fut surprit par le baiser de Xyno … il voulut se reculer, mais l’ange le maintenait. Qu’est ce qu’il avait derrière la tête ? Juste après que l’immortel ce soit reculé, il s’essuya les lèvres avec sa manche en essayant de faire disparaître le goût que lui avait laissé l’ange. Il ne dit rien lorsque Xyno devina qu’il avait vu Annice. Il s’était attendu à ce qu’il le découvre, il avait fouillé ses souvenirs et ses sentiments tant de fois que Alex se sentait parfois transparent devant cet être.

Il regardait l’immortel, se demandant quelle était cette mission qu’il voulait lui confier. Mais la voie de l’ange ne laissait rien présager de bon. Leurs regards se recroisèrent. Il lui proposait sérieusement de lui redonner sa liberté, de briser leur pacte. Alex sentit son cœur se gonflé d’espoir et de joie. Il ne releva même pas ses insinuations douteuses … mais pourtant quelque chose freiner son bonheur. Quelle était cette mission ? Si bien que le voleur ne laissa rien transparaître. Il connaisait Xyno désormais, et il savait que sa liberté n’allait pas être gratuite. Il se crispa lorsqu’il commença à tourner autour de lui.

« Qu’est ce que je dois faire Xyno pour gagner ma liberté ? Dit le moi ! »

Alex supportait de plus en plus mal le petit jeu de l’ange qui avait pour but de l’exaspérer et de le mettre sur les nerfs. L’immortel continua à tourner autour de lui avant de finalement s’arrêter pour s’approcher. Un frisson parcourut l’échine du voleur. Il avait un mauvais présage …

« Tu dois simplement tuer le capitaine de la mine de pierre … facile non ? »

Non … ce n’était pas possible, il ne pouvait pas lui demander ça ! Il ne sentit pas la caresse de Xyno, il gardait les yeux fixés devant lui, dans le vide … il n’arrivait pas à assimiler cet ordre qui s’imprimait lentement dans son cœur. Tuer Annice, il devait la tuer elle ! Celle qu’il aimait le plus au monde, il devait la tuer pour regagner sa liberté ?! Mais quel était le sens de cet ordre ? Qu’attendait donc Xyno ?
Il vit devant lui apparaître le visage de celle qu’il aimait tant … celle qu’il devait tuer.
Pourquoi elle ? Pourquoi pas quelqu’un d’autre ? Oui Alex aurait été prêt à tuer pour échapper à l’ange, pour regagner sa liberté, pour pouvoir vivre enfin avec Annice. Mais à quoi valait cette vie libre si elle n’y était plus ? Et puis … il ne pouvait pas, il serait incapable de la tuer !

Le rire de Xyno le fit sortir de ces pensées. Il le regarda avec haine, oubliant leur pacte et tout le reste, il se jeta sur l’ange, prêt à l’étrangler. Mais alors que ces mains allaient s’accrocher à son cou, il fut renvoyé en arrière par un bouclier invisible. Son épaule craqua sous le choc lorsqu’il fut jeté à terre. Il se releva malgré tout et ressaya d’atteindre l’immortel, avec toujours le même résultat. Et entre deux tentatives il criait contre cet être, il criait sa haine, ne faisant plus attention aux passants.

« Comment peux tu me demander ça ?! Salot ! Tu m’avais dit qu’il ne lui arriverait rien si j’acceptais ton pacte ! Tu n’as pas le droit de me demander ça ! Arrête de rire comme ça ! Tait toi ! Tait toi ! »

Ses yeux étaient humides de larmes, des larmes de rage. Au bout de la cinquième tentative, à bout de force, il resta à terre, à genoux, les vêtements couverts de poussières, les cheveux en désordre. Il ne pouvait plus supporter ce sourire. D’un geste il attrapa le poignard que lui avait donné Annice et le jeta sur Xyno. Mais comme toutes ces attaques, l’arme blanche fut rejetée par un mur invisible.

« Merde ! »

Alex serra dans sa main de la terre, il avait baissé les yeux. La liberté … il en avait tellement rêvé. Mais Annice … il ne pouvait pas, il ne pouvait pas la tuer, lui ôter le dernier souffle. Avant de rencontrer Xyno, il se sentait déterminé, prêt à affronter l’ange … mais maintenant … que pouvait il faire ?

« Xyno demande moi tout ce que tu veux mais pas ça ! Pas ça ! »

Ce n’était guère plus qu’un murmure. Qu’est ce qu’il pouvait faire ?

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MessageSujet: Re: 8 avril   07.11.07 20:54

[8 Avril / Après Midi / Village – Devant le café « Chez Nicolle »]

La réaction de Alex ne se fit pas attendre … ce petit voleur était décidément amusant, Xyno regrettait presque de devoir s’en débarrasser. Il le regarda l’air toujours aussi imperturbable et avec son sourire moqueur sur les lèvres se jeter sur lui, mais le pacte qu’ils avaient passé l’immuniser contre ces attaques sans qu’il n’ait rien à faire en plus. Il rigola en attendant les phrases que lui disait le voleur.

« Bien sur que si j’ai le droit de te demander ça. Moi je ne lui ferais rien à ton petit capitaine, comme je te l’ai promit, c’est toi qui vas passer à l’acte. Sous mes ordres je le conçois, mais c’est toi qui devras lui porter le coup final. »

Et il rigola encore devant la dernière tentative infructueuse de Alex. Il le regardait à terre, le dominant par la taille. Xyno était toujours appuyé contre le mur, les bras croisés sur son torse. Mais il fut surprit par l’arme blanche que jeta le voleur contre lui, qui fut stoppé tout aussi net par le bouclier qui entourant l’ange. Intrigué par cette arme, il s’agenouilla et ramassa le poignard qu’il fit tourner dans ses mains, le détaillant de ces yeux d’or. Il vit des armoiries et devina à qui il devait appartenir. Son sourire devint plus grand.

Avec lenteur il s’avança vers le pauvre voleur encore au sol. Il s’agenouilla à coté de lui, il lui prit la main et lui mit l’arme blanche dedans en lui refermant la paume dessus. D’une voie froide cette fois ci, dénuée de sentiment il déclara :


« Tu la tueras avec cette arme ! »

Prenant une expression doucereuse, donnant l’impression qu’il souffrait avec Alex et en même temps qu’il se foutait de lui, il passa une main sous le menton du voleur et l’obligea à relever la tête. Son sourire avait disparut, mais ces yeux d’or brillaient d’une lueur ténébreuse.

« Pourtant c’est ce que je veux que tu fasses. Et tu vas le faire sinon tu mourras. Et une fois mort, j’aurais tout le loisir de m’occuper correctement du capitaine Annice. Et crois moi si je mets la main dessus, sa mort ne se fera pas sans souffrance. »

L’expression de son visage était restait neutre, alors que sa voie insistait bien sur le mot souffrance. Il se releva avec un air de suffisance et regarda à ses pieds le voleur toujours agenouillé.

« Relève toi, cet air soumis ne te va pas chaton … »

Il rigola de nouveau … ce petit voleur allait connaître à son tour la souffrance de devoir faire un choie. Il tourna le dos à Alex et retourna s’asseoir sur les ruines du café. Cet environnement lugubre lui donnait un air macabre et d’ange de la mort. Et en effet en ce moment il se faisait le messager de cette douce amie.

« Amuse moi une dernière fois, roi des voleurs … »

Ce n’était qu’un murmure que ne pouvait pas entendre Alex. L’issue de leur histoire d’amour était déjà connue. Xyno n’aimait pas ce sentiment, si il pouvait le détruire, il le faisait. Et le couple Alex – Annice avait subit son ressentiment face à l’amour.

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MessageSujet: Re: 8 avril   08.11.07 0:22

« Il n’y a bien que toi qui ne le hait pas ici … je ne te juge pas, ni toi ni ton peuple … tu peux le haïr, tu as même une tonne de raison de le haïr et c’est tout à ton honneur de ne pas céder à ce sentiment. Merci Alfred … »

Alfred eut un sourire amusé. Ce n’était pas drôle, juste… ironique. Peut-être que son affirmation avait dépassé sa pensée : il ne savait pas trop ce qu’il ressentait pour Onyx. Jusqu’à quel degré il le détestait, sous-entendu… Tout en cet homme ne lui inspirait que mépris et colère. Mais Calintz n’était pas pareil, il ne méritait pas qu’on décharge sur lui la haine que l’on vouait à son frère.
Son sourire ironique disparut lentement au compliment de Calintz. « Un grand Abis », hein…

« T’en fais pas pour moi, sa va aller … je vais attendre bien sagement le retour de Onyx. »

Alfred hocha la tête sans rien dire, levant les yeux pour voir le mutilé d’Onyx se rapprocher. Il se tendit d’un coup, prêt à réagir au moindre geste agressif de sa part. Ce ne serait pas le premier à avoir des envies de vengeance.
Mais le mutilé ne fit rien, se contentant d’une pression sur l’épaule de Calintz avant de s’éloigner. Alfred le regarda partir, surprit, se détendant légèrement.

« Si tu veux partir, je ne te retiendrais pas » dit-il finalement : « Onyx oublie parfois qu’il ne peut pas me donner d’ordres… Tu es libre de tes mouvements, fais comme tu souhaites. »

Il se sentait mieux, il respirait correctement de nouveau et la nausée qui l’avait assaillie était partie. Il avait suffit de calme, d’un peu de sécurité, quelques minutes.

« Tu ne devrais pas trop te raccrocher à Onyx… » rajouta t’il finalement.

Il ne dit rien d’autre. C’était des paroles qu’il n’aurait peut-être pas dû prononcer, il n’était pas nécessaire d’en rajouter. Des conseils que l’on ne pouvait pas suivre.
Il resta immobile quelques minutes, profitant de ce bref repos. Il était fatigué. Les coudes posés sur ses genoux, il passa machinalement une main dans ses cheveux. Il grimaça en sentant la plaie de son crâne sous ses doigts. Il l’avait oublié… Le sang avait séché, et elle devait déjà commencé à cicatriser. Ce n’était pas une plaie grave, mais mieux valait éviter d’y toucher. Il retira sa main. Quand même, il avait cicatrisé vite…

« Seigneur… »

Alfred tourna les yeux vers le soldat qui l’avait appelé. A quelques mètres de distance, comme s’il n’osait pas s’approcher, il le regardait, gêné.

« Seigneur, que fait-on de l’homme que le Seigneur Grenat a… » hésita t’il sans parvenir à finir sa phrase.
« Laissez-le partir… »
« … Et celui qui a tenté d’abuser de la femme ? »

Qui ça ?
Il fallu plusieurs secondes à Alfred avant de se souvenir de qui le soldat voulait parler. Bon sang, il n’avait pas d’énergie pour ce genre de choses…

« J’arrive » soupira t’il.

Il se redressa lentement, jetant un dernier coup d’œil à Calintz et lui adressant un sourire.

« Viens me voir si tu as besoin de quoique ce soit… »

Il rejoignit le soldat, exténué avant même d’avoir appris où l’homme en question était.

« Allons y… »
« Seigneur, il y a un problème avec cette homme… »
« Quel genre de problème ? »

Le soldat grimaça.

« Il est presque mort… »

Alfred le fixa durement, et lui ordonna silencieusement de l’amener. L’homme ivre qu’il avait fait arrêté se tenait dans une petite pièce adjacente, auréolé d’une large flaque de sang. A ses côtés pleuraient deux filles, juste surveillé d’un soldat.

« Que s’est t’il passé ? » demanda t’il d’une voix blanche.
« On a découvert trop tard qu’il avait une dague enfoncé dans le corps… On ne peut pas la retirer, elle est enfouie jusqu’au manche ! »

Les deux filles pleurèrent plus fort encore, l’une se tournant vers lui, le visage crispée de douleur.

« Que fait-on… ? »
« Il n’y a aucun moyen d’enlever la dague et de le sauver ? »
« En réquisitionnant plusieurs médecins, peut-être, mais ils sont déjà tous occupés avec les blessés… Et même comme ça, on n’est pas sûr qu’il survivrait. »

L’Abis resta muet, ignorant les pleurs des deux filles.

« Achevez-le… » murmura t’il finalement « Sans souffrances. »
« Non ! »

L’une d’elle se précipita contre lui, attrapant sa chemise entre ses poings crispés avant que les soldats aient pu faire un geste.

« Abis, s’il vous plaît, je vous en supplie, non ! Je sais qu’il boit, et qu’il a des défauts, mais c’est… Mon père… S’il vous plaît, faîtes appeler un médecin, nous paierons… S’il vous plait ! »
« Je ne peux pas ! Je suis désolé, je déteste devoir faire ce choix, mais je ne peux pas me permettre de réquisitionner plusieurs médecins sur un seul homme ! » se défendit-il.
« Abis… pitié… »
« Je ne peux pas… »

Elle le fixa sans rien dire, le suppliant du regard… et le lâcha, lentement, tombant à genoux et explosant en sanglots. La deuxième fille se leva, se précipitant sur lui en hurlant de rage. Les deux soldats dégainèrent.

/Il la tint à la gorge, elle avait le dos appuyé contre le mur, les pieds à quelques centimètres du sol. Elle émis un petit gargouillis, suffoquant.

« Ne tentes plus jamais de m’attaquer… » souffla t’il.

Elle ne répondit pas, tentant de prendre appui sur le mur pour retrouver son souffle, le foudroyant du regard.

« Si jamais tu re-tentes une seule fois dans ta vie entière une chose pareille, je te ferais tuer. Ne penses pas que j’hésiterais à te faire trancher la tête… »

Il lui sourit, et la déposa lentement au sol. Elle se laissa glisser contre le mur, toussant. Sa sœur émit un petit couinement et la rejoint, tremblante, pour la prendre dans ses bras.
Les deux soldats rangèrent lentement leur épées dans leurs fourreaux, et il leur jeta un bref coup d’œil avant de faire demi-tour.

- N’oubliez pas d’achever l’alcoolo, leur rappela t’il.

Il sortit de la pièce, retournant dans l’immense salle du refuge/.

Il cligna des yeux, immobile quelques secondes, avant de tourner la tête pour voir d’où il venait. Quand était-il sortit de la pièce avec le blessé, au juste ? On l’avait fait appelé ? Alfred resta indécis quelques secondes, perdu. Il tourna finalement des talons, pour retourner dans la pièce où il était sûr d’avoir été à quelques secondes à peine que cela. Il ne pouvait pas être sorti sans s’en rendre compte, il avait du oublier quelque chose.
Un des deux soldats s’écartait lentement du blessé quand il rentra, essuyant la lame de son épée pour en chasser le sang. Il venait de l’achever.
Alfred se sentit sur le point de vomir, et détourna précipitamment la tête.
Un cri, l’éclat d’un poignard dans son champ de vision. Il eut juste le temps de voir la fille surgir devant lui.

Et la salle se retrouva toute entière couverte de sang. Il ne restait plus qu’un soldat – où était passé l’autre ? D’où sortait le sang ? L’aînée, celle qui avait supplié pour son père, était recroquevillée dans un coin, serrant quelque chose contre elle en murmurant comme une folle.

« Qu’est ce que… ? »

L’aînée leva la tête vers lui, les yeux ruisselants de larmes, et il put voir ce qu’elle tenait serré contre elle. La tête de sa sœur. Arrachée du corps.
Alfred sentit son cœur se soulever, d’un coup. Il eut juste le temps de se tourner pour vomir, incapable de se retenir devant un spectacle aussi immonde. Il lui fallu plusieurs minutes pour se calmer. La respiration sifflante, le cœur battant à cent à l’heure, il porta la main à sa bouche, haletant.

« Qui a fait ça… ? » demanda t’il d’une voix tremblante.

Le soldat ne répondit pas. Personne ne répondit.

« Qui a fait ça ?! » demanda t’il plus fort en se redressant.
« … Vous, Seigneur… » répondit le soldat d’une voix blanche.

Non… Il ne pouvait pas avoir fait ça. Il était incapable de faire ça. Il n’avait aucun souvenir, il… il ne pouvait pas…

« Tu mens… »
« Non, Seigneur… »
« Quand ai-je… un réflexe… pas maîtrisé… »
« Seigneur… vous avez… vous avez attendu un quart d’heure avant de l’achever… ce n’était pas un réflexe… »

Il tremblait de tout son corps. Ce n’était pas possible, c’était un cauchemar.
Il ne pouvait pas avoir fait ça.
Il sortit de la salle, tremblant et nauséeux, recouvert d’un sang qui n’était pas le sien. Il quitta la pièce, traversa le refuge sans s’arrêter et sans faire attention à quiconque, et sortit dans la rue, à l’air libre.

Je n’arrive plus à respirer.

Il ne pouvait pas avoir fait ça…
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MessageSujet: Re: 8 avril   08.11.07 18:21

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Le voleur gardait la tête basse, il n’arrivait pas à assimiler la nouvelle, il n’arrivait pas à l’accepter. Tout se déroulait comme un mauvais rêve, quelques minutes auparavant, il était prêt à tout pour se défaire de Xyno, pour le combattre et gagner sa liberté. Mais l’ange l’avait prit de cours avec son marché, et Alex n’arrivait pas à accepter cette vérité qui lentement s’imposait en lui.
La mort … il devait donner la mort à Annice.
Mais cela il ne le pouvait pas. Et si ils s’enfuyaient, tout les deux, mais est ce que cette fuite sans fin serait vraiment une vie ? Et puis si il se donnait la mort, pour ne pas accomplir son geste fatidique, Xyno aurait libre champs pour faire souffrir Annice à sa guise. Mais que pouvait il bien faire à la fin ?
Une nouvelle fois il tapa le sol de son poing. Et ce rire … ce rire moqueur de l’ange qui commençait à le rendre fou, qui l’empêchait de réfléchir calmement, de reprendre ces esprits. Qu’il s’arrête ! Mais Alex avait tout essayé, tout ce qui était en son pouvoir … pourtant Xyno continuait à rire.

Il ne remarqua pas le manège de l’immortel et se rendit compte de sa présence auprès de lui seulement lorsqu’il lui prit la main et y déposa le poignard que lui avait donné Annice. Devant l’ordre que lui donna Xyno, il écarquilla les yeux de stupeur, mais surtout de frayeur. Il était confronté à un mur. Il regarda fixement, durant plusieurs minutes l’arme, l’arme qui aurait dut lui apporter la liberté et qui ne fera que lui apporter la mort. Il ne servait à rien de discuter, l’ordre de l’immortel était irrévocable. Et le voleur le savait.

Il laissa l’ange lui relevé la tête, comme s’il n’avait été qu’un vulgaire pantin entre les mains d’un marionnettiste. Il regarda les yeux d’or de Xyno, les siens avaient soudain perdues de leur éclat et semblait vide. Lorsqu’il le relâcha, Alex crut s’affaler au sol mais il se rattrapa avec son coude.
Pendant un moment il contempla la terre granuleuse qu’il avait sous ses yeux … des cailloux, de la poussières … ce qu’il allait devenir. Plusieurs minutes s’écoulèrent sans qu’il ne se passe rien. Mais finalement, Alex se releva, avec difficulté, comme s’il portait un lourd poids sur les épaule. Il remit à sa place le poignard d’Annice, dans son fourreau, accroché à sa ceinture. Son visage tait ravagé par une sorte de lassitude et une grande douleur. Le roi des voleurs n’avait jamais été aussi prés de sombrer dans la folie, mais la vue de cet être, assis sur ces décombres lui raviva sa flamme de vie, il se nourrissait désormais de la haine qu’il éprouvait pour l’ange et de l’amour qu’il portait à Annice.

« Et puis merde Xyno ! Pourquoi ? Je veux juste savoir pourquoi avant de partir ! Pourquoi me donner cet ordre ? »

Mais à vraie dire, l’immortel aurait put lui commander de tuer n’importe quelle personne, il en aurait été incapable, même pour retrouver sa liberté et pour avoir l’occasion de vivre avec Annice. Il ne voulait pas d’une vie teinté de rouge, cela n’avait aucun sens. Mais qu’elle était donc la voie qu’il devait suivre maintenant pour avoir une chance d’être heureux ? En existait il encore au moins une ?

_________________
Blank page. Blank Memory.
A bottomless abyss opens under my feet.
Because you deprived me of my memories.
And in a world or the innocence is next to the blood,
I have no true identity.

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