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 7 Avril

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Sayuri
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MessageSujet: 7 Avril   06.08.07 17:16

[7 Avril / Matinée / Montagne / Village rebelle]Niuh pardon Onyx, j'avais oubliée >.<

Le vent dans ses cheveux, Sayuri profitait au maximum de la douce brise qui soufflait ce matin la. Elle venait de parcourir la distance qui séparait la capitale de la frontière en une seule nuit, ne laissant aucun répit à sa monture. Elle avait profité du départ du capitaine pour la mine de pierre par la voie des airs, pour prendre de l’avance sur le reste de la garnison. Elle n’avait pas l’intention d’attendre Abyssion pour s’infiltrer dans le village ennemi.

Le soleil était encore tout jeune dans le ciel et les montagnes se dressaient devant son chemin. Sayuri avait mit pied à terre, le chemin devenait trop escarpé pour continuer sur selle. Guidant par la bride son cheval, elle avançait rapidement et arrivée à un lac, elle décida d’y laisser sa monture. Cet endroit pouvait faire un camp idéal. Après avoir attaché son cheval à un arbre et vérifié son équipement, elle reprit l’ascension. Derrière elle, elle laissait un message pour le reste de la garnison et pour le capitaine, le parchemin était coincé au niveau de la selle.

Je suis partie en éclaireur. Je reviens bientôt. Attendez moi la.

Sayuri


Le village rebelle se nichait dans une vallée à une altitude plutôt élevée et il n’était pas facile d’accès. L’espionne avec son caractère solitaire et indépendant trouvait très bien son compte dans cette mission d’éclairage qu’elle s’était auto attribué. Elle se moquait à l’instant des conséquences d’une telle initiative, son esprit était focalisé sur sa mission. En fait Sayuri ne comptait pas que faire l’éclaireur, elle voulait aussi passer à l’action, seule comme elle en avait l’habitude. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi l’Abis lui avait collé ses soldats bruyants et pire le capitaine. Même s’il ne lui avait rien fait, Sayuri détestait tous les officiers gradés, les mettant tous dans le même sac à cause de sa cicatrice. Son seul chef était Onyx. Un point c’est tout. Les autres étaient peut être ses supérieurs, mais elle ne les considérait pas comme tel.

Lorsque enfin elle arriva en vue du village, elle put remarquer dans un coin des cages en bois ou étaient enfermés les soldats de la mine. Ils ne semblaient as blessés. Dans les rues, tout avait l’air encore calme à part quelques hommes circulant dans le village pour monter la garde. C’était eux que devait neutraliser d’abord Sayuri.

L’espionne se glissa dans la végétation, jusqu’au village ou elle se cacha dans l’ombre des maisons. Son coeur battait calmement, ses muscles étaient bandés, prêt à passer à l’action et ses sens étaient en éveil.
Un craquement … Sayuri avait déjà égorgé le rebelle avec son poignard et tirait son cadavre dans un coin sombre.

Elle répéta cette opération plusieurs fois, égorgeant par surprise les sentinelles, n’ayant même pas le temps d’appeler à l’aide. L’espionne profitait du moindre coin d’ombre, montait sur les toits, sa lame accomplissant son office dans le silence feutré du petit matin.

Si à cet instant, le reste de la garde n’arrivait toujours pas, Sayuri en profiterait pour accomplir le reste de la mission. Le mot qu’elle avait laissé indiqué clairement qu’ils devaient l’attendre et qu’elle reviendrait bientôt, mais elle ne comptait pas rentrer de suite.
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MessageSujet: Re: 7 Avril   19.08.07 15:21

Rebelle pnj: Kant


[7 Avril / Matinée / Montagne / Village rebelle]

Le village était calme un des rebelles sortit de sa maison pour faire le tour du village, avec les armée on était jamais trop prudent. Une jeune femme l'arrêta alors qu'il marchait vers la sortie du village.

"_fais attention a toi je n'aime pas quand tu prend tout ses risque. Pense à moi. Je ne pourrais supporter perdre mon fiancé.
_ En tant qu'ancien soldat de la mine de pierre tu devrais savoir que je suis entraîner pour ce genre de chose.
_reviens moi en vie Kant"

Le jeune homme continua sa route après avoir embrasser la jeune femme sur le front. Arrivé a la sortie du village il chercha du regard un camarade qui devait se trouvait là. Le silence était quelque chose de très désagréable. Kant tenait fermement son arme. Il regardait autour de lui. Il siffla pour vérifier que ce n'était pas son esprit qui lui jouait des tours. N’ayant pas de réponse il courut et entra dans une maison d'autre sortit avec lui.

"Je ne suis pas sur de ce que j'avance mais quelqu'un c'est débarrassé d'un de nos hommes. Il y a peut être plusieurs homme dans le coin. Ratissez les alentours, je veux être sur qu'il n'y a personne."

Kant lui disparut dans la végétation pour mener ses recherches. Il n'était pas rassuré. Cela faisait un moment qu'il n'y avait pas eu d'attaque. Aucun messager ne l'ai avait avertit d'une tel situation. Les homme qui devaient se trouvaient autour du village devaient être sur entraîné. Alors qu'il marchait prudemment il tomba sur un corps. Il s'empressa de donner l'alerte en sifflant. Il y avait bien une présence ici. Mais comment la localiser?
Le village devait s’activer au préparatif de défense. Les femmes étaient sûrement déjà à l’abri. Kant n’était pas serait le moindre bruit le faisait sursauter. Ou se trouvait ses hommes à cet instant.
il devait calmement se diriger vers le village sans se faire tuer par ces hommes.
il savait bien qu'ils avaient prit des risque en se rebellant aussi ouvertement. mais il ne pouvait désobeïr a celui qu'ils avaient choisie comme chef. il eu même un moment d'énervement en pensant que celui si n'était même pas dans le village pour soutenir ses hommes.
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 7 Avril   20.08.07 15:08

[7 Avril / Matinée / Montagne / Village rebelle]

Sayuri continuait son œuvre de mort dans le petit matin, elle avait presque finit d’abattre toutes les sentinelles, et à ce moment la il ne lui resterait qu’à s’engouffrer telle une ombre dans les maisons pour surprendre les rebelles dans leur sommeil. Elle n’avait aucun remords de tuer par surprise ou encore dans le dos, c’était son travail, elle devait agir furtivement pour l’Abis. Alors qu’elle se faufilait dans une petite rue, elle entendit des pas d’homme dans l’allée principale du village. Se cachant à l’angle elle vit passer à quelques mètres d’elles une dizaine de personne en arme. L’alerte avait été donnée, on avait dut retrouver un des corps, malgré que la jeune espionne les ait dissimulé. Elle allait devoir continuer avec finesse et furtivité. Le reste de la troupe n’était pas encore prête d’arriver, et les villageois commençaient à se préparer. Sayuri pesta contre son manque de prudence. Elle se devait de réparer cette erreur.

Mais elle ne pouvait pas surgir de l’ombre et combattre des vingtaines de rebelles à elle toute seule. Elle continua donc son chemin, grimpant sur les toits et se déplaçant exclusivement dans les airs pour échapper à la surveillance qui s’exerçait au sol.

Elle vit alors un jeune homme isolé du reste du groupe qui revenait vers le village. C’était un bon commencement. L’espionne se dirigea vers lui. Les préparatifs de défense absorbaient toute l’attention des rebelles et ils n’avaient pas remarqués cette ombre mouvante. Lorsque Sayuri fut juste perché au dessus du jeune homme, elle le détailla. Il paraissait musclé et fort, ce n’était pas une brute … mais plutôt un fin épéiste. Elle lui réservait donc un autre sort que la mort.

D’un bond elle sauta des toits et se retrouva dans le dos du rebelle, avant qu’il n’ait put dire un mot, il avait une lame sous la gorge, appuyant au niveau de la cataracte. L’espionne était vêtue tout en noir, un foulard cachait en partit son visage. Elle murmura dans un souffle au jeune homme en l’emmenant dans une ruelle sombre :

« Je te déconseille vivement de crier ou d’essayer de donner l’alerte, ta vie ne tient qu’à un fil. »

Elle colla le jeune homme contre un mur, et faisant toujours pression de sa lame contre son cou qui saignait un peu, avec son autre main elle délesta le rebelle de ses armes qu’elle jeta à quelques mètres de la.

« Dit moi maintenant combien vous êtes dans ce village ? Y a t’il des espions de la mine de pierre et qui sont ils ? Je te laisse 10 secondes pour répondre sinon ta vie prendra fin. »

La voie de la jeune femme était froide, il n’y avait aucune hésitation dans ses paroles. Elle avait déjà commencé à faire le compte à rebours dans sa tête. 9…8…7
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MessageSujet: Re: 7 Avril   21.08.07 4:04

Rebelle pnj: Kant


[7 Avril / Matinée / Montagne / Village rebelle]

Alors que kant faisait de son mieux avec l'aide de tous les hommes du village, pour protéger les siens, il fut surprit par un ombre. Il aurait aimé pourvoir avertir quelqu'un mais ce fut trop rapide.

Au même moment les hommes avaient renforcé la gardent et leur ennemie, persuadé qu'ils étaient plusieurs et sur entraîné. Les femmes et le enfant avait été mis en lieu sur. Le village était animé à cette heure tardive.

Alors que kant tenta de se débattre il comprit qu'il valait mieux ne rien tenter. A sa grande surprise il entendit la voie d'une femme. Il fut surprit comment une telle personne pouvait faire partie d'une intervention militaire. Kant était plutôt simple d'esprit et pensé que els femme était mieux dans un rôle en rapport avec le foyer.

Kant sentait bien le couteau sur son cou et il n'aimait pas le sentir petit à petit celui ci pénétrer sa chaire. Il n'avait pas vraiment l'intention de tenter quoi que ce soit. Il avait une femme qui l'attendait avec inquiétude.

"Nous devons 200 personnes en ne comptent que les hommes armés. S’il vous plait laissé les femmes et les enfant en vie. Ils n’ont pas choisie cette vie. Pour ce qui est des espion de la mine de pierre je ne peux vous aider, je ne savait même pas que nous étions espionné..."

Maintenant qu'il lui avait sagement répondu il devait assurer sa survie. Même si cette femme était forte il se devait de lui résister. Il n'avait pas vraiment donné d'information très précieuse à ses yeux. Kant attrapa fermement la main qui tenant le couteau. Et il bascula en avant ce qui fit passer la jeune femme au dessus de lui. Il lui fit lâcher le couteau et lui bloquant son bras dans son dos.

"Qui vous envoi, onyx... ou Alfred? Combien êtes vous, où sont les hommes qui montaient la garde?"

Kant était en colère si les soldat était arrivé aussi vite a leur village c'est que quelqu'un leur avait donné le bon emplacement.
Avant qu'elle agisse pour le contrer kant siffla. Le signale était donné même si celui ci rester pas claire.

"Un homme désarmé et menacé ne veut pas dire que c’est un homme inoffensif."
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 7 Avril   02.09.07 1:09

[7 Avril / Matinée / Montagne / Village rebelle]

6 … Le jeune homme allait se décider à parler ou pas ? Sayuri restait inflexible et imperturbable.
5 … Elle enfonça légèrement ses pieds dans la terre et le poussière du sol pour avoir une meilleure prise … au cas oui.
4 … Plus que quelques secondes et la vie de ce rebelle prendrait fin s’il n’était pas assez intelligent pour voir sa situation en face.
L’espionne allait enfoncer plus profondément sa lame en guise d’encouragement lorsque son prisonnier lui parla enfin et lui donna les réponses à ses questions.
200 ! Ses imbéciles n’étaient que 200 et ils espéraient pouvoir tenir tête à l’armée de l’Abis de la mine de sable. Vraiment les rebelles étaient trop idiots pour voir la vérité en face ou trop lâches. Elle répondit par la sutie d’une voie froide ou ne perçait aucun sentiment :

« Ce n’est pas à moi de décider qui sera puni ou pas. Mais n’ayez pas trop d’espoir en ce qui concerne votre vie et celle de ceux que vous aimez. »

Sayuri allait donner un coup dans la nuque du rebelle pour lui faire perdre connaissance. A cet instant la elle relâcha un peu l’attention qu’elle avait exercer et cela lui fut fatal. Elle se sentit partir en avant et ne put rien faire, sa maigre corpulence n’était pas à son avantage dans cette situation et l’homme n’eut aucun mal à la faire basculer et à la maîtriser. Pendant quelques secondes elle se débattit, essaya d’échapper à l’entrave de ses mains dans son dos, elle se démena comme un beau diable mais rien n’y fit.
Le rebelle était plus fort physiquement qu’elle, cela ne faisait aucun doute.

Mais Sayuri n’avait pas peur, elle était plutôt confiante. Vue le comportement de ce jeune homme, ce n’était pas lui qui allait la tuer. Mais sa respiration était plus rapide, après l’effort qu’elle avait fournit pour essayer de s’enfuir, son corps était cambré pour essayer de s’éloigner au maximum de celui du rebelle pour avoir plus de liberté de mouvement.

« Les hommes qui montaient la garde … il gisent dans leur sang et vous ne tarderez pas à les suivre. »

Elle n’en dit pas plus, elle ne donna aucun renseignement sur Onyx et sur les troupes. Elle restait calme et froide, comme si elle était détachée de son propre sort.
Le rebelle donna l’alerte … dommage, ils auraient put mourir sans souffrance. Mais maintenant ce n’était plus du ressort de Sayuri.

« Un homme … vous n’êtes qu’un petit rebelle, alors arrêtez de grâce de vous prendre pour quelqu’un que vous n’êtes pas. Ce n’est pas des personnes de votre trempe qui feront changer les mines. »

L’espionne sentait la présence rassurante de son sabre, son fourreau s’enfonçant entre ses omoplates. Elle ne comptait pas s’épuiser physiquement à essayer de se débattre alors que c’était vain, elle préférait attendre le bon moment avant de frapper. De plus sa vie n’étant pas directement en danger, il lui restait suffisamment de temps pour trouver une parade.
Elle essaya une dernière fois de se dégager, mais elle ne réussi qu’à créer un nuage de poussière à ses pieds.
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MessageSujet: Re: 7 Avril   02.09.07 12:16

rebelle pnj kant:


[7 Avril / Matinée / Montagne / Village rebelle]

Kant faisait attention à ce que cette fille ne lui échappe pas. Quand elle lui annonça la mort de ses compagnons il serra les dents pour éviter de laisser sortir sa colère. Comment une femme pouvait elle bien avoir de tel chose à faire.

"Tu es bien fataliste, ou tu crois trop en ton équipe."

Il resserrait les lien le temps que ses amis arrives pour l'attacher et décider de son sort.

"Je déteste la violence, et je ne peux comprendre qu'une jeune fille doive faire ça. Nous nous rebellons contre cette violence qui n'arrête pas. Beaucoup d'innocent meure, ayant que pour seule faute, d'être en vie. Je sais très bien ce que je combat et ou est ma place."

Le rebelle était quelqu'un de très gentil et ses bien es horreur de la guerre qui avait fais changer d'avis sur les abis. Ils n’étaient dirigés pas des êtres qui se fichaient de leur propre vie. Même si il n'était pas beaucoup, il avait un idéal, de pacifique. Mais les abis ne laisseraient jamais cela se produire. Il ne pouvait pas y avoir un peuple libre.

"S’il te plait ne de débat pas trop, tu vas te faire mal inutilement. S’il te plait dis moi combien vous êtes?"

Kant devait savoir si il devait envoyer les femmes et les enfants en sûreté dans l'ancien château de la mine de soleil. La il savait que d'autre rebelle vivais en harmonie, mais c'était dure de quitter son village...

"Tu es venue seul! Sinon on m'aurait déjà attaqué pour t'aider."

Kant desserra sa prise sans y prendre garde et siffla pour annoncer l'évacuation des femmes et des enfants. Ils devaient être partit d'ici peut.

"Tu es un éclaireur?"
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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 7 Avril   02.09.07 17:09

[7 Avril / Fin de Matinée / Montagne / Village rebelle]


L’alerte avait été donné, un sifflement avait retentit et les choses s’était mise en place, l’évacuation vers l’ancien château avait commencé. Le village à peine réveillé était le théâtre d’un affolement, on entendait des rumeurs s’élevait de la petit population … des hommes étaient morts durant la nuit, la mort arrivait, les troupes d’un abis serait là bientôt. Dans cette cohue, une jeune femme vêtue de blanc contrastait avec le reste des personnes. Elle avait le visage tiré par la fatigue, le voyage pour venir jusqu’à ce village avait était pénible et difficile pour ses pauvres jambes. Kara était arrivé la veille au soir, tard, sans n’avoir put faire aucun office ni prier. Elle était aussi extrêmement songeuse … un évènement survenu la nuit de son départ l’avait abasourdie. Elle regarda un long moment le ciel d’une façon énigmatique mais quelqu’un vint soudain interrompre ce moment de plénitude.

« Prêtresse, je vous en supplie prier pour nous … Nous allons tous mourir, l’abis veut notre mort à tous ! »

Kara posa son regard sur cette vielle femme, elle pouvait lire dans ses yeux une peur grandissante mais aussi la sagesse que porte ces vielles femmes, doucement, d’un geste réconfortant, elle lui prie la main et posa son regard bleu sur la dame. C’était en fait une des sages du village.

« Je prierez pour vous Anna, je vous le promet »

La femme sembla tout de suite mieux et se remit à marcher aider de sa canne pour rejoindre un groupe qui s’apprêtait à partir … pourvu que les troupes de l’abis n’arrive pas avant qu’ils aient finit d’évacuer. Kara ne voulait pas partir tout de suite, elle avait quelque chose à faire ici … quoi, elle ne le savait pas mais une voie lui disait qu’elle devait rester. Elle tourna son regard vers les montagnes que l’ont pouvait discerner, la frontière naturelle entre la mine de la mer de sable et celle de pierre, que pouvait elle espérer trouver là bas. A ce moment, une autre femme, plus jeune c’était approché d’elle.

« Prêtresse … aider moi à retrouver mon fiancé … je ne peux pas partir sans lui. »

C’était peut être pour cela qu’elle devait rester, à prés tout n’était ce pas le but de sa vie, se concentrer sur les hommes, les aider …
Après une brève discussion avec cette femme, elle apprit que son compagnon se nommait Kant et qu’il était partit montait la garde … mais n’était pas revenu. Kara se mit à marcher avec hâte dans les rues quasi déserte du village à la recherche de cet homme …
Elle entendit des bruits d’une conversation, dans une petite ruelle sombre … des espions ? Elle s'approcha, irrémadiablement attiré par ces deux voies ... ne prenant même pas compte du danger.
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MessageSujet: Re: 7 Avril   02.09.07 20:30

[7 Avril / début d'après midi / Montagne / en approche du Village rebelle]

Voilà à peu près deux heures maintenant que le Capitaine de la mine des Sables menait ses troupes grossi d'un régiment de la mine de Pierre. Il imposait une cadence soutenue car il se savait déjà en retard par rapport à ce qu'il avait prévu et il n'aimait guère cela. A tête d'une colonne de cavaliers, il chevauchait son cheval favori, un superbe étalon à la robe d'ébène qu'il avait nommé Djal et qui le suivait depuis qu'il était devenu capitaine à vrai dire, cet animal était peut être le seul qui pouvait le porter lui et le poids de ses ailes sombres sans trop de difficultés. L'immortel pressa cependant l'animal qui accéléra docilement le pas, motivant les autres cheveaux qui suivirent le mouvement, les troupes à pieds qui fermaient bien plus loin la marche de la petite armée en marche durent en faire de même, c'est ainsi qu'Abyssion regagnait un peu de temps, ce dernier étant un luxe.

Soudain un cavalier apparu à la crète d'une des collines qui bordait un horizon proche, ce dernier galopait à vive allure sur le dos d'un alezan élancé et se dirigea directement à la hauteur de l'archange dont l'étalon broncha ombrageux. Le Capitaine eut un sourire dénué de bienveillance et invita d'un hochement de tête l'homme à parler:

"L'éclaireuse Sayuri à laisser un message vous enjoignant de l'attendre à environ 5 kilomètres du village, j'ai poursuivi quand même ma route et j'ai repéré à distance une certaine agitation là bas. Je n'en suis pas sur mais je crois qu'il sont au courant et qu'ils commencent à évacuer."
"Ca veut dire qu'elle s'est fait repérer..."
murmura Abyssion plus pour lui même.

D'un mouvement de la main, le Capitaine fit cette fois signe de s'arrêter, l'ensemble des troupes s'immobilisa alors. Abyssion dirigea son cheval sur le côté et interpella l'ensemble de ses hommes d'une voie sans appel,

"Les rebelles savent que nous arrivons, l'effet de surprise ne joue plus. Les troupes de la mine de Pierre restent avec moi, nous descendons dans la vallée et attaquerons ceux qui seraient encore au village. Soldats du territoire des Sables!"

Un ensemble de cris de guerriers lui répondit, Abyssion avait bien dressé ses hommes, il leur apprenait la haine avec application et en faisait des brutes dociles. Lui souria satisfait et lorsque le calme fut revenu déclara,

"Vous allez traquer les fuyards sur le versant Est où ils ne manqueront pas de se rendre, persuadés que les reliefs sauvages de ce territoire vous ralentiront... Montrez leur qui ont tort et faites moi honneur, vous êtes des lions... Tuez tout ce qui bouge, les biens seront à ceux qui les trouveront."

La dernière parole était une source de motivation suplémentaire, le pillage était une chose fréquente qu'Abyssion encourageait si cela pouvait rendre les hommes plus féroces, l'appat du gain glaçait les coeurs les plus tendres.

"Allez!"

C'est ainsi que l'armée se divisa, les chiens enragés de la mine de Sables partirent plus vers l'Est quand Abyssion et les soldats de la mine de Pierre se dirigèrent sans tarder vers le village lui même, il n'y avait plus que quelques kilomètres avant que le sang ne coule...
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 7 Avril   02.09.07 21:01

[7 Avril / Fin de Matinée / Montagne / Village rebelle]

Sayuri ne put s’empêcher de penser :

*Je ne suis pas fataliste … juste réaliste … contrairement à toi pauvre fou j’ai déjà vu les hordes de la mine de sable à l’œuvre … et vous n’avez aucune chance.*

L’espionne n’était pas dépitée, elle n’avait pas de pitié pour ces hommes femmes et enfants qui avaient choisie la voie de la rébellion. On avait trop bien embrigadé la jeune fille qu’elle était pour que de tels sentiments lui viennent au cœur. Elle savait qu’elle ne pouvait se permettre cet écart, c’était ce qui lui avait permit de survivre dans cette vie qu’elle n’avait pas choisie. Elle serra les dents lorsqu’elle sentit ses liens se resserrer, ses épaules lui faisaient mal, mais sa n’avait pas d’importance.

« Tant mieux si c’est ce que vous pensez, au moins vous mourrez pour une cause en laquelle vous croyez et que vous trouvez juste. »

Les militaires qui l’avaient formé avaient bien fait leur boulot, elle était aussi froide que la glace. Elle écouta le jeune homme sans prêter vraiment attention à ses paroles elle essayait de trouver une faille. Sayuri avait fermé les yeux pour se concentrer sur ses autres sens, elle attendait une opportunité.
Lorsque le rebelle siffla de nouveau elle sentit la prise se défaire, elle n’hésita pas et en profita. L’espionne baissa les genoux, fit un demi cercle avec son pied droit pour faucher les jambes de son ennemie, puis se propulsa grâce à ses pieds pour se libérer les bras. De nouveau libre, elle n’attendit pas une seconde et sortit son sabre de son fourreau, le bruit caractéristique lui mit du bomme au cœur, il lui semblait que rien ne pouvait lui arriver avec ce compagnon.

Sans attendre une seconde, elle se précipita vers le rebelle, et d’une parade enfonça la lame d’acier dans son ventre. Il ne mourrait pas tout de suite, elle aurait le temps de lui faire avouer quelques informations. De plus, ses souffrances seraient plus grandes, et après l’avoir découverte, Sayuri se disait bien qu’il devait payer pour avoir réussie à la maîtriser.

« Crois ce que tu veux Rebelle ! Mais tu vas mourir crois moi. »

Elle ressortit la lame du ventre de l’homme et se recula pour voir le résultat de son attaque.

« Maintenant dit moi quelque chose … qui est votre chef ? Et ou se trouve t’il ? »

La question de Sayuri n’était pas désintéressée, elle savait qu’elle avait commit une faute, elle devait apporter à l’Abis et au capitaine la tête du chef du groupe pour laver cette erreur.

*Tu aurais put avoir un tout autre destin … pauvre fou.*

Elle entendit alors des bruits de pas venir de la ruelle, elle se retourna vivement vers l’intruse prête à user de nouveau de son sabre.
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MessageSujet: Re: 7 Avril   02.09.07 22:07

rebelle kant:


[7 Avril / Fin de Matinée / Montagne / Village rebelle]


Kant avait un bon coeur et il ne pouvait pas comprendre à quel point cette femme était froide.
Il ne soupçonner même pas sa tentative pour s'enfuir. Il lâcha la prise mais ne pu éviter la lame de la jeune femme. Elle le transperça la douleur fut atroce. Kant cracha du sang. Tout c'était déroulé si vite. Pourquoi était elle aussi froide. Dieu n'avait pas créé les femmes pour ça. Kant aimait leur douceur. Une fois la lame sortit de son corps il se laissa tomber à terre. Durant sa vie de soldat il avait été blessé a de nombreuse reprise, et ils avait que cette blaiser allait le tuer si il ne stoppait pas l'hémorragie.

"Tu... tu t'attaque a nous sans même savoir comment on est... organisé... je suis le noble... qui... qui dirige ces hommes."

Kant avait quitté tout ce qu'il possédait, mais il était bien noble. Il faisait partit de cette société corrompu. Il n'aimait pas l'avouer mais dans l'état ou il était. Il 'n’avait plus vraiment grand chose à perdre.
Il pensa à sa bien aimé, il avait tout fais pour elle, il aurait tellement voulu fonder une famille simple dans un petit maison loin de tout ça. Il savait que les rebelles ne voulaient pas une révolte aussi voyante, mais il ne pouvait plus supporter cette pression, il voulait en finir, même si leur chance était mince. Il croyait en un avenir plus beau. La douleur le torturait il n'entendait pas ses hommes qui le cherchaient.

"je... je ne pourrais comprendre qu'une femme comme toi puisse vouloir tuer... voila ou notre mon cloche... nous avons perdu notre purté..."

kant était triste, ce monde n'était pas celui dont il rêvait. pourquoi les chose s'imple de la vie était toujrous aussi difficile à avoir.

"dieu s'il te plait protège là de tout ce mal..."
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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 7 Avril   02.09.07 22:53

[7 Avril / Fin de Matinée / Montagne / Village rebelle]

« Crois ce que tu veux Rebelle ! Mais tu vas mourir crois moi. »

Cette voie provenait du fond de la ruelle … une voie de femme, froide, non glaciale, sans aucune émotion. Suivit d’un bruit, comme si un homme tombait à terre, le rythme cardiaque de Kara s’accéléra. On avait infiltré les rebelles, peut être même que les troupes étaient déjà là … l’évacuation n’était pas terminé. La jeune femme imagina que l’espionne devait être en compagnie de Kant. La voie froide retentit à nouveau tandis que Kara accélérait ses pas se mettant à faire de petite foulée.

« Maintenant dit moi quelque chose … qui est votre chef ? Et ou se trouve t’il ? »

Leur chef ? Cette femme n’obtiendrait jamais le nom de Xyno car ici personne ne connaissait ni son nom ni son apparence, Kara était la seule à le connaître. Elle se sentit soulager, Xyno avait eut raison de ne pas faire confiance au rebelle, non pas qu’ils n’étaient pas courageux, mais elle savait que la mine de sable avait les moyens de les faire parler.
Enfin, Kara aperçut deux silhouettes, une droite, fière, froide et l’autre sur le sol, blessé, agonisant. La jeune femme s’approcha en courant, qu’importe le danger, son instinct lui soufflait d’aller aider l’homme. Elle se trouva face à la femme au sabre mais ne lui jeta qu’un regard bleu énigmatique se précipitant vers Kant. Elle s’assit à ses coté le prenant dans ses bras, tenant sa tête sur ses genoux. Sa robe immaculée était tachée de sang, une angoisse terrible l’envahit, elle déchira rapidement un ourlet au niveau de ses genoux et s’afféra à essayer de stopper l’hémorragie. Ses yeux bleus étaient tristes, elle regardait fixement le jeune homme, repensant à sa fiancée qui l’attendait. D’une voie douce en lui caressant ses cheveux elle lui dit :

« Ne t’en fais pas, Dieu est avec toi et il t’accompagneras jusqu’au bout. »

Que dire de plus à un homme qui aller sûrement mourir. Elle ne s’était toujours pas retournée vers la femme, la scène était allée très vite. Finalement elle leva les yeux vers l’espionne, retenant les mots blessants qui lui venait à l’esprit … ce n’était pas elle, sa, insulter les autres. Au contraire, elle ne jugeait jamais les gens … mais cette femme ne lui inspirait rien de bon … elle était si, insensible, loin de l’humanité. Comment pouvait elle le sauver, il lui fallait des soins immédiatement, les rebelles pouvaient le sauver si l’armée n’arrivaient pas avant !

« Laissez le vivre, il ne pourra pas vous apportez ce que vous demandez … laissez moi partir avec lui s’il vous plait, il a besoin de soins tout de suite ! »

Kara était resté agenouillé auprès de Kant, elle sentait sa vie l’abandonnait de secondes en secondes et continuait d’appuyer avec toute sa force sur le maigres bandage, mais rien n’y faisait, du sang s’échappait toujours de la plaie béante faite par le sabre. Elle gardait d’un œil l’arme, ne voulant pas mourir ici, comme ça, mais que pouvait elle faire contre une pro du combat, elle la petite prêtresse.
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MessageSujet: Re: 7 Avril   02.09.07 23:42

[7 Avril / Fin de Matinée / Montagne / Village rebelle]

Le village lui apparu enfin, un certaine forme de soulagement gagna Abyssion qui était pressé d'en finir avec cette histoire, et cela au plus vite. Lui comme les hommes qui l'accompagnaient marquèrent un temps d'arrêt depuis les hauteurs qui surplombaient les habitations. La nervosité et l'exitation dut à l'approche du combat étaient perseptibles chez les guerriers comme chez leurs montures qui devaient ressentir ce genre d'électricité qui planait dans l'air. Pourtant, personne ne disait rien et personne ne bougea avant que le Capitaine donne l'ordre de la charge. Ce furent quelques minutes de flottement durant lesquelles l'Archange eut le souvenir vague d'une vie de mercenaire, une vie dur, cruelle où il n'était pas le même qu'aujourd'hui et où des gens qui depuis lui avait tourné le dos l'accompagnait et peut être même l'aimait, une bien lointaine époque.

Cette pensée fut chassée quand, pressant les flancs de Djal, il s'élança en avant, suivit de tous les soldats qui dévalèrent sur le village comme une vague de rage. Les ordres étaient simples, aucune clémence, aussi il en fut ainsi. Les cris de rage et de peur s'élevèrent dans les airs alors que le soleil était peu à peu couvert par des nuages aussi sombre que le regard de l'immortel... Bientôt, la pluie commença à tomber, drue, charriant dans le creux des ruelles des fillets de sang, le sang d'une révolte étouffée par l'épée.
Celle d'Abyssion, la dévoreuse d'âme ainsi se nommait-elle, avait déjà pris beaucoup d'âmes depuis le début de l'attaque, le Capitaine, se battait froidement depuis sa monture, abattant la lame noire aussi sèchement qu'un couperet. Bientôt cependant, il jugea bon de s'éloigner du gros du combat, se dirigeant vers les ruelles adjacentes et déserte. Les sabots de l'étalon firent résonner le pavé malgré la pluie battante qui couvrait une bonne partie des bruits. L'immortel cherchait quelqu'un... Ca lui était très simple, il n'avait qu'à suivre les traces de son aura... Il tourna à droite, franchit une poterne sans vie et la sentant proche s'arrêta en tirant doucement sur les rènes de sa monture. Il descendit lestement, atterissant dans un bruit d'eau sur le sol. Il prid le temps de flatter l'encolure du cheval avant de le laisser, aucun soucis à avoir là dessus, Djal n'obéissait à personne sinon à son maître et s'empresserait d'envoyer valser un éventuel cavalier non identifié. Il le laissa donc sans inquiètudes aucunes et se dirigea sans empressement, l'épée à la main vers la provenance des effluves karmiques.
C'est ainsi qu' Abyssion arriva à la hauteur de Sayuri et d'une femme inconnue d'un homme à l'agonie... Il regarda la scène de son unique oeil d'une façon torve... Il ne tenait absolument pas compte de la pluie qui avait détrempé ses cheveux comme ses ailes qui dégoulinaient maintenant abondament.


"Je ne te féliciterais pas." dit-il d'un ton sans âme.
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 7 Avril   03.09.07 1:33

[7 Avril / Fin de Matinée / Montagne / Village rebelle]

Le fait que le chef de ce village soit devant ses yeux agonisant la rasséréna. Sayuri se moquait de ce que pensait le rebelle sur sa vie et sur ceux qu’une femme peut ou ne peut pas faire. A ses yeux il n’y avait plus dé pureté dans ce monde, l’homme n’avait jamais était blanc comme neige. Des motivations diverses l’avaient toujours poussé à faire les pires choses. L’espionne soutenait la vue de l’homme agonisant sans aucun problème, restant toujours aussi froide.
Mais c’est alors que la jeune femme arriva et alla s’agenouiller prés du rebelle. Certainement une femme du village assez sotte pour ne pas avoir fui tant qu’il en était encore temps. Peu être était ce sa bien aimée … enfin ce n’était pas l’affaire de Sayuri. Elle la laissa faire, ne jugeant pas son comportement ou ses paroles.

L’espionne fit un pas vers les deux rebelles. Pourquoi les épargnerait elle ? Les autres allaient mourir, eux aussi certainement, quelles différences.

« Impossible ! »

Sa voie avait claqué, froide et dure. Elle n’avait plus peur de se faire entendre, des bruits de bataille lui parvenaient du reste du village. La pluie se mit à tomber, lavant son sabre du sang du rebelle. Ses cheveux furent bientôt trempés, Sayuri retira la capuche qui lui cachait le visage en dessous du nez.
La jeune femme allait passer à l’action et achever les deux jeunes gens lorsqu’elle sentit quelqu’un approcher. Elle se retourna pour voir le capitaine de la mine de sable avançait jusqu’à sa hauteur. L’espionne serra le poing, cet homme ne lui plaisait pas. Elle accepta la critique sans un mot.

Puis elle s’avança comme un automate vers les deux rebelles. Elle se saisit du col de la robe de la jeune fille et l’envoya cogner contre un mur, puis elle reporta son attention vers le chef des rebelles.
La elle se saisit de ses cheveux et sans aucune délicatesse l’obligea à se redresser malgré sa blessure. Ses yeux étaient vides de toute expression. Une marre de sang s’était formé par terre. La pluie tombait toujours aussi dru et un instant la scène sembla comme suspendu, puis les lèvres de Sayuri bougèrent dans un murmure que seul l’homme put entendre.

« Désolée … »

Sans rien ajouter de plus, elle tendit son bras avec lequel elle tenait son sabre et fit un demi cercle. Le tranchant de l’arme trace une ligne invisible dans l’air, pour finir par trancher net la tête du rebelle que l’espionne tenait par les cheveux. Le corps de l’homme retomba dans un bruit mat, la marre de sang s’agrandit.
Sayuri jeta un regard vers la jeune femme puis se dirigea vers Abyssion, tenant la tête d’une main et de l’autre son sabre encore taché de sang.

« Voici la tête du chef des rebelles. Vous devriez la montrer aux autres rebelles, cela calmerait certainement leur ardeur. »

La tête pesait lourd dans sa main et elle évitait de la regarder. Cette vue la dégoûtait, mais elle avait au moins offert à cet homme une mort digne et rapide. Il n’avait pas finit dans une arène à combattre contre ses amis comme l’avait exigé l’Abis.
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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 7 Avril   03.09.07 3:29

[7 Avril / Fin de Matinée / Montagne / Village rebelle]

La femme fit un pas vers les deux rebelles, l’ambiance était lourde, extrêmement pesante et Kara sentait le danger de partout, son instinct lui commandait de rester au coté du chef de village pour l’aider mais des sueurs froides couvraient son corps, elle ne pouvait ignorer la peur qui l’a saisissait, essayant de se concentrer sur une prière adresse à Xyno.

Impossible … comment sa impossible ! Elle allait laisser cet homme mourir sous ses yeux, agonisant sans rien faire, il aurait suffit qu’elle l’amène au camp … il aurait put être sauvé, le mot résonna longtemps dans l’esprit de Kara, qu’est ce qui était impossible, elle n’avait qu’à les laisser passer … tout simplement. La jeune femme sentait la mort envahir l’homme, elle se sentait démuni mais ne perdait pas son sans froid, que pouvait elle faire pour se sortir de cette situation en essayant de minimiser les dégâts et surtout de sauvé Kant.
Les bruits d’une clameur meurtrière leur parvinrent, les troupes étaient là … prêtes à mettre à feu et à sang ce village. On entendait les bruits de souffrances, les pleurs des enfants, les cries des mères et les derniers hurlements des hommes montaient comme une dernière protestation envers cet abis. Kara savait qu’on ne laisserait pas de survivants ou seulement pour les tuer plus tard … c’était là la façon de faire de l’abis Onyx. La pluie se mit à tomber, comme si le ciel pleurait déjà ses morts, la robe blanche de Kara était couverte de sang, ses cheveux longs retombaient en désordre sur ses frêles épaules.

Kara sentait l’envie présente de l’espionne d’en finir … une bonne fois pour toute, de les tuer tout les deux sans autre forme de procès qu’un coup de sabre. Elle sembla soudain retenu par quelques chose, la prêtresse n’eut pas longtemps à attendre avant de savoir quoi. Un homme … non ce n’était pas un homme, un ange s’avançait vers eux. Il avait des ailes noires, Kara détailla longuement avec des yeux à la fois curieux et terrifié ses membre supplémentaires … elle en connaissait de semblable, celle de Xyno. C’était donc lui le capitaine de la mine de la mer de sable, on le décrivait comme cruel et sans pitié et il avait tout l’air de collé à sa réputation. Son œil unique reflétait toute l’amertume et l’indifférence qu’il éprouvait face au massacre de dizaines de personne innocentes.

Avant que Kara n’ait put s’exprimer, ou bien défendre sa cause, la jeune espionne s’approcha vers les deux rebelles et sans qu’elle n’ait put rien faire, la prêtresse se retrouva contre un mur, loin de son protéger. Une douleur lui traversa le dos, la pluie continuait de s’abattre … à quatre pattes, rampant sur le sol, Kara tentait désespérément dans un dernier sursaut d’aller aider cet homme. L’espionne ne lui en laissa pas le temps, tranchant sous le regard horrifié de Kara la tête du jeune rebelle. Une giclé de sang toucha son visage et tacha sa robe … est ce donc sa la justice ? Kara était sous le choc, ses yeux bleus n’avaient jamais vu pareille horreur et un sentiment d’effroi la saisie, la paralysant au sol, ne pouvant quitter la tête inerte reposant dans la main de la jeune femme. Comment pouvait on faire cela avec une telle froideur. Kara revit un bref instant, le regard angoissé de sa fiancée et une larme coula de ses yeux jusqu’à lors secs. La femme se rapprocha de son supérieur et lui montra la tête comme si c’était un trophée, un simple trophée …

La jeune femme n’était pas préparé à cella, elle était venu ici pour célébrer un office … elle n’aurait pas du voir sa, elle ne voulait plus entendre la clameur des soldats tuant et tuant sans relâche ou le chant du sabre tranchant des têtes … ni même le petit battement des ailes du capitaine. Tout cela lui était insupportable, elle avait faillit à son devoir, elle n’avait pas su protéger ce jeune homme.
Pourtant, elle revit la scène qu’elle avait vécut la veille, et se raccrocha à cette mission, à Xyno et à ce qu’il restait de sa vie, elle ne pouvait pas abandonne maintenant, pour ces parents, pour les gens de son villages, pour Kant, mais aussi pour Dieu. Ce n’était pas le jour de sa mort. Son seul espoir résidait dans le fait qu’un jour, tout cela cesserait.

Animée d’une nouvelle détermination, elle finit par lâcher du regard la tête de Kant sans vie … et elle se mit à ramper, à marcher à quatre pattes, pour s’éloigner un maximum de ces deux êtres, sûrement plus dangereux que des soldats ordinaires … son objectif, ralliée la montagne.

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MessageSujet: Re: 7 Avril   03.09.07 12:37

Pnj rebelle kant:


[7 Avril / Fin de Matinée / Montagne / Village rebelle]

Alors qu’il semblait tout perdu d’avance il entendit une voie, c’était la prêtresse du village. Une femme qui méritait tout son respect. Mais elle ne devait pas rester là. Elle risquait de se faire tuer. Kant voulu lui dire de partir, mais elle était déjà là. Et maintenant il était trop tard. Il se devait de la protéger.

"Kara partez avant qu’il ne soit trop tard. Fuyez, vite, je ne peut les arrêter. Je vous en prit kara parter ne restez pas avec moi."

Kant aurait tellement voulu protéger kara de cette fille. Mais il n'avait plus de force, cette femme malgré le danger l'avait protégé. Kant aurait voulu empêcher que cette femme lui fasse du mal.

"Vous êtes horrible..."

Il pleuvait se qui empêchait qu'on voit les larmes de kant. Mon dieu qu'elle monde horrible. Pourquoi devait il vivre dans cet endroit. Il pensait à sa bien aimé, son sang coulait trop, il allait bientôt mourir. Il aurait tellement aimé vivre avec sa bien aimé. Sa faiblesse l'empêcha d'entendre et de voire que les soldats arrivaient sur le village. Il ne pouvait rien faire pour sauver les personnes qu'il aimait.
La femme l'attrapa par les cheveux. Pour calmer la douleur Kant avait prit appuis sur les mains. Il s'avait ce qui allait se passait. Il arracha le médaillon qu'il avait autour du cou. Il le serra de toutes ses forces.
Quand il entendit le désolé de la jeune femme, il eu l'impression que tout n'était pas perdu pour l'humanité. Il regarda une dernière fois kara.

"Sauve toi... et dis lui que je l'aime... qu'elle vive libr..."

Il fut juste après décapité par la jeune femme. Son corps tomba lourdement sur le sol. Sa main se décrispa et le médaillon tomba de sa main. C’était un objet de grande valeur, sentimental et monétaire. A l'intérieure se trouvait une petite représentation de celle qui avait son coeur. Et une petite croix.
Le chef des rebelles était mort. Il était un des seul a vouloir la paix, se second allait prendre sa place et un grand massacre allait commencer. Mais Kant partit avec le plus beau des espoir de voire un jour ce monde en paix.
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MessageSujet: Re: 7 Avril   03.09.07 19:36

[7 Avril / Fin de Matinée / Montagne / Village rebelle]

Thom arrivait enfin en vue du village rebelle. Il apercevait des silhouettes au loin, mais sa vue n'était pas assez perçante pour distinguer qui ils étaient, amis ou ennemis. Il mit pied à terre, et mena doucement son cheval par la bride jusqu'à la porte de la première maison. Il scruta les environs, tout en tentant de rester le plus discret possible. Pas question de se faire assassiner ici sans avoir délivré son message aux assiégeants.
Il se faufila entre les bâtiments, à la recherche d'Abyssion ou de Sayuri, pendant plusieurs dizaines de minutes, en vain. Il n'entendait que de sombres bruit et des gargouillis étranges, provenant vraissemblablement des corps qui se vidaient de leur sang, qui parsemaient ça et là le sol du village.

Tenant toujours Dico par les rênes, il poursuivit sa recherche, se dirigeant là où les éclats du combat semblaient les plus intenses. Il parvint enfin sur une place où se tenaient le capitaine et l'espionne. Le corps d'un homme gisait à terre, privé de sa tête, le sang s'en écoulant à gros bouillons. Dico poussa un hennissement rauque, bouscula Thom et se précipita sur le cadavre. Le cavalier se jeta à sa suite, pour empêcher les soldats de la mine de sable de lui faire du mal, à défaut de retenir l'animal, bien trop puissant. L'étalon dévora le corps décapité en quelques secondes, sous les yeux médusés de l'assistance.
Thom en profita pour s'introduire auprès de ses interlocuteurs :

"Hum, bonjour à vous !
Je suis là pour vous délivrer un message de l'Abis Onyx : il souhaite que vous capturiez les éléments les plus importants et les pus forts des troupes ennemies, qui serviront à un divertissement pour fêter la victoire. Les autres doivent être exterminés comme punition à la rébellion. N'hésitez pas à faire preuve de cruauté, l'exemple peut prévenir d'autres incidents de ce genre, à l'avenir..."


Il donna alors une claque sur le poitrail de Dico pour mettre fin à sa crise de cannibalisme. Le pied à l'étrier, il remonta prestement sur le dos de sa monture, calmée, et termina :

"Je suis maintenant sous vos ordres."
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MessageSujet: Re: 7 Avril   03.09.07 20:16

[7 Avril / Fin de Matinée / Montagne / Village rebelle]

Le dénoument fut rapide et simple pour le rebelle blessé, si il aurait pu être intéressant dans une arène, la blessure que lui avait déjà infligé Sayuri avait de toute façon réglé son sort, avec une telle hémoragie, personne ne pouvait s'en sortir ou alors cela tenait du miracle. Le guerrier observa quelques secondes la tête que soulevait sa subalterne et ne commenta pas, se contentant de ranger son épée à sa ceinture en jugeant intérieurement que ce ne serait pas cela qui effacerait pleinement sa faute. D'un battement de cil son attention se porta sur celle que l'humain avait nommé Kara. Les vêtements blanc qui maintenant étaient souillés de sang l'interpellèrent, mais ce fut également une aura de pureté plus élevé que la moyenne qui le firent tiquer. Cette femme qui rampait le plus loin possible, le souffle court et le regard affolé devait être une pretresse. Abyssion poussa un soupir en s'avançant dans sa direction, elle allait fuir pour de bon mais l'immortel d'un coup d'aile la fit trébucher au sol. Il la rattrapa sans difficulté, la regardant, tache blanche et grise en pleine perdition, se penchant vers elle il saisit son bras et la força à se relever sans douceur mais sans brutalité non plus, ses gestes étaient plus mécaniques que vraiment menaçant. Sa main gantée était comme un anneau d'acier, il serait impossible de s'en défaire par la force.

Abyssion revint alors vers le corps sans vie du rebelle, sans dire mot il nota un éclat argenté près de ce dernier... Une petite lueur qui avait tendance à s'affaiblir sous l'action de la boue que charriait les pluies ruisselantes sur les pavés de la ruelle. Il se pencha de nouveau, forçant en même temps Kara à suivre le mouvement. De sa main libre il balaya le sol pour faire réapparaitre la lumière qui s'avéra provenir de l'éclat métalique d'un médaillon qu'il attrapa. Il l'ouvra en même temps qui se remit debout. Le visage d'une jeune femme aux traits élégants lui apparue sur le côté droit de l'objet tandis qu'une croix ornait le côté gauche. Le sourire timide de l'image... L'emprise sur le bras de Kara se ressera imperceptiblement alors que le visage de l'archange se baissa, étant bientôt à demi voilé par ses longs cheveux noirs, qui dès lors aurait pu apercevoir la pupille de son oeil intacte s'agrandir et le coin de ses lèvres trembler. Sèchement, il serra le poing sur le médaillon, au point que le bijou ne résista pas, se brisant au creux de sa paume dans un bruit de métal compressé. Les débris tombèrent alors au sol quand avec lenteur Abyssion dessera ses doigts, c'était une vie et tous ses souvenirs qui glissaient ainsi et chutait dans le sang de son ancien porteur. Il releva le visage, lança un regard vague sur ce qui l'entourait. Les sons revinrent doucement... Il ne s'en était même pas rendu compte mais pendant ces quelques instant il s'était défait de la réalité, réalité qui se rappela à lui dans toute sa sauvagerie quand un cheval se rua sur le cadavre du défunt et entamait sa chair avec avidité. L'immortel observa l'animal sans chercher à comprendre et écouta avec un calme inquiètant les propos du messager avant d'y répondre tout aussi calmement.

"J'étais au courant... Vas le rappeler aux sous-officiers avant qu'il ne reste plus un survivant cependant, dit leur que quand ils auront fini qu'ils disposent du village comme ils l'entendent, nous dormirons ici cette nuit, il s'adressa alors à Sayuri, Je te convoquerait ce soir je crois qu'il y a une chose à mettre au point."

La pluie ne diminuait pas d'intensité mais Abyssion n'en tenait pas compte, il s'éloigna bientôt des deux jeunes gens, trainant derrière lui Kara. Il marcha ainsi pendant un certain temps, regardant les lieux sous un angle froid d'analyste, une fois nettoyé, cela ferait une bonne base pour la nuit.
Il ne s'y était pas attendu... Ce fut un pincement sec puis une douleur lancinante suivit d'une chaleur humide qui coula dans son cou, une flèche venait de se ficher en travers d'une partie de ce dernier. L'Archange regarda d'où venait cette attaque et aperçu un adolescent, perché dans un équilibre incertain sur une corniche. Le Capitaine plissa son oeil unique. Il invoqua sa magie lié aux ténébres qui se matérialisèrent sous forme d'une brume noirâtre, comme à son habitude. La mystérieuse matière se dirigea sur le jeune rebelle et le recouvrit comme des tentacules élastiques qui le ligotèrent et le firent tomber au sol. L'humain gémissait ce qui fit légèrement sourire Abyssion qui avait trouvé là un futur petit gladiateur... Il se tourna alors vers Kara qui était quelque peu en retrait malgré le fait qu'il ne l'avait pas laché et s'adressa à elle sans émotions,

"J'espère pour vous que vous avez quelques notions de médecines."
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 7 Avril   03.09.07 21:01

[7 Avril / Début d'Aprés Midi/ Montagne / Village rebelle -> Campagne environnante]

*Vous êtes horrible …*

C’était bien ce que lui avait dit ce jeune homme avant qu’elle ne le décapite. Sayuri regardait le sol, les gouttes de pluies s’écrasaient sur les dalles dans un « Plok ». Oui elle était horrible … elle était devenue une personne insensible, froide et profondément solitaire. C’était sa vie, elle ne l’avait pas choisit, mais elle avait finit par l’accepter. Elle avait vendu le premier Elu sans état d’âme, elle comptait en faire autant pour le deuxième. Et ce n’était pas cette vie prise qui allait changeait quelque chose, elle était déjà souillée de sang.

Elle tournait le dos au cadavre et la fuyarde, Abyssion passa à coté d’elle sans dire un seul commentaire. L’espionne entendait la jeune femme essayait de ramper pour partir loin d’ici … c’était peine perdue pour elle. Elle ne sortirait plus d’ici, on l’avait prise. Sayuri ne voulait pas la regarder, son visage lui faisait penser au sien de petite fille lorsqu’on l’avait arraché à ses frères, une époque révolu à ce jour. Dans sa main la tête pesait de plus en plus lourd, elle finit par la ranger dans son sac qu’elle portait en bandouillère, puis remit son sabre dans son fourreau. Elle se retourna alors vers le capitaine et la pauvre femme. Elle jeta un regard froid à la scène.

Lorsqu’elle entendit des pas, elle se mit sur ses gardes, fléchissant légèrement les genoux pour être prête à une éventuelle attaque. Mais ce n’était qu’un de leur homme… enfin un messager. Elle regarda un instant dégoûté le cheval dévorait le cadavre du rebelle, avant de détourner les yeux pour rapporter son attention sur l’envoyer de la mine.
Encore cette histoire de jeux sanglants … Sayuri retint un soupir. Pourquoi devait on mettre en pâture ses hommes, ils s’étaient bien battu, on pouvait au moins leur offrir une mort digne. La mort n’est jamais un spectacle …

Lorsque Abyssion s’adressa à elle, elle le regarda dans les yeux avant d’incliner légèrement la tête.

« Bien capitaine. »

La chose à mettre au point était claire comme de l’eau de roche pour le jeune espionne. Elle s’y était attendue. Lorsque le capitaine s’éloigna avec la femme, elle se tourna vers la direction opposée. Elle adressa un regard au messager, mais il était toujours aussi dénué de sentiments.

« Faites attention à vous, et … tenez mieux votre cheval. »

Sans dire un autre mot, Sayuri s’enfonça dans les rues du village, elle espérait retrouver son cheval le soir, mais avant elle avait quelque chose à faire. Son sac cognait contre ses cotes au rythme de sa marche, un filée de sang s’était répandue sur ses vêtements noirs. Brièvement elle se demanda ce qu’elle devenir la jeune femme, mais ce n’était plus son affaire. Elle sortit bientôt du village, partout ou elle était allée, elle avait vue des corps d’homme, mais aussi d’enfant et de femme. Ils n’avaient pas eu le temps de s’enfuir.

L’espionne, une fois sortit du village grimpa quelques pentes avant de trouver le bon endroit pour ce qu’elle avait à faire. Elle dénicha un coin tranquille, bordait d’un ruisseau. La elle se mit à genoux et commença à creuser un trou dans le sol humide, la pluie n’arrangeait pas ses affaires, et à la fin elle était couverte de boue.
Sayuri sortit alors de son sac la tête et la regarda une dernière fois, puis elle ferma les yeux de l‘homme et dans un soupir elle déposa au fond du trou la tête sans vie. Puis elle le referma avec soin, elle ne voulait pas que quelques animaux viennent dénicher ce morceau de viande.

« Voila ou tout cela vous a menez … la mort. Vous n’étiez vraiment qu’un rebelle stupide. »

Pour la première fois on pouvait sentir dans le ton de la jeune femme une once de sentiment. Mais elle ne devait pas s’attarder ici, elle devait retrouver son cheval et se changer si possible pour aller voir Abyssion le soir venue. De plus elle devait trouver une maison ou elle pourrait dormir. Sayuri n’avait pas l’intention de participer à la sélection de ce qui irait dans une arène.
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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 7 Avril   03.09.07 21:41

[7 Avril / Début d’après midi / Montagne / Village rebelle]

Kara avait parfaitement entendu les derniers mots du jeune rebelle et elle priait fort pour que sa jeune fiancée ais échapper au massacre qui se poursuivait dans tout le village. La pluie continuait à tomber, lavant déjà le sang des braves qui était mort … Pourvue que certain ai put atteindre l’ancien château, c’était là leur seul espoir de continuer à vivre. Kara rampait toujours avec l’énergie du désespoir, elle rampait pour sauver sa vie … alors qu’elle arrivait à un petit carrefour et quittait ainsi cette ruelle sanglante, le capitaine de la mine de la mer de sable la rattrapa d’un battement d’ailes, ce battement d’ailes si familier à l’oreille de la prêtresse lui avait toujours inspiré une profonde joie, là, c’était de la terreur. Il la fit trébucher, à bout de force, elle ne tenta même pas d’amortir la chute, ce fut l’homme qui la rattrapa comme un automate sans réellement porté attention à la jeune femme. Elle se sentait prise au piège, enfermé dans une chose qui la dépassait, il allait la tuer … d’un instant à l’autre, on lui trancherait la tête comme ils l’avaient fait pour Kant. Kara n’adressa pas un regard à l’ange déchue, faisant le vas et vient entre ses ailes et la main gantée qui la tenait fermement, l’espoir l’avait quitté pour la première fois de sa vie, que pouvait on faire devant une telle barbarie ? Kara ne voulait pas apporter la paix par le sang même si c’était les rebelles qui le faisaient couler.

Le capitaine, revint vers le corps sans vie du rebelle la traînant derrière lui, Kara le suivait docilement, sans comprendre ce qu’il voulait d’elle. La prêtresse lança un regard perçant vers l’espionne, comment pouvait elle garder une telle froideur face à cet homme qu’elle venait de tuer. Soudain, l’homme la fit se pencher pour suivre son mouvement, il semblait avoir trouver quelques chose par terre … Kara plissa des yeux pour essayer de reconnaître le petit objet qu’avait ramasser Abyssion. Elle reconnut immédiatement le doux visage de la fiancée de Kant … ce sourire. Les larmes lui montaient aux yeux à cause de la culpabilité mais aussi parce que le capitaine avait resserré son emprise sur son bras. L’homme baissa son visage, Kara l’observa avec plus d’intensité, à travers ses longs cheveux, elle put voir ce rictus de satisfaction … et juste au moment ou elle comprit ce qu’il allait faire, elle cria :

« Non ne faites pas sa …. »

Trop tard, le médaillon venait de se briser dans la main de l’homme, Kara aurait voulut se laisse tomber tant elle était abattue … mais la force du capitaine la maintenait debout. Il venait de réduire en poussière bien plus qu’un médaillon, un souvenir … le souvenir d’une vie, d’un amour, d’une foi, c’était quelque chose qui n’avait pas de prix. Et lorsqu’il redressa la tête, son regard était vague … inintéressant ! Qui était ces personnes dénuées d’humanité !
Soudain un cheval déboula et se mit avec une sauvagerie à manger la chair de Kant. Si Abyssion ne l’avait pas retenu, Kara se serait précipité pour chasser cet animal …

*Leurs chevaux sont aussi barbares qu’eux …*

Tandis que le capitaine écoutait le messager, la prêtresse tentait d’empêcher l’animal de dévorer ce qui restait de Kant. Elle saisit pourtant toute la conversation, il n’allait pas la tuer, il lui réservait un sort bien pire que la mort. Elle était sélectionnée pour participer aux festivités qu’organiser Onyx … une fête qui s’annonçait sauvage et sanglante. Comme si elle passait dans un autre monde, les paroles d’Abyssion ne lui parvinrent pas, elle voyait simplement ses lèvres bouger … c’était un cauchemar, un horrible cauchemar !

Kara était trempait, et tandis que le capitaine la faisait suivre avec poigne, elle frissonnait dans sa robe toute sale. Ils marchèrent ainsi un certain temps, Kara évitait de regarder le capitaine, fixant obstinément ses pieds jusqu’au moment ou elle entendit un sifflement dans l’air. Elle releva prestement la tête et figea ses yeux bleus sur la flèche qui venait d’atteindre le coup du capitaine. L’origine de cette attaque venait d’un adolescent … Kara tremblait à la vue de ce que lui faisait subir l’ancien archange, ces pouvoirs avaient immobiliser le jeune garçon, et celui-ci gémissait dans des bruits insupportables pour la prêtresse. La femme était restée en retrait jusqu’au moment ou l’homme lui demanda si elle avait des notions de médecines … elle ne connaissait que les rudiments de cet art mais pensait pour soigner, du moins pour un temps, la blessure qui ne semblait pas très profonde.

« Je vais vous soigner … mais s’il vous plait, libérer ce jeune garçon, il ne vous servira pas. »

Sans attendre, Kara déchira un nouveau pant de sa robe puis elle se hissa pour prendre la flèche toujours plantée dans le cou …

« Vous êtes prêt ? Cela risque d’être douloureux. »

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MessageSujet: Re: 7 Avril   04.09.07 0:43

Il la retint avant qu'elle n'arrache la flèche, cela il préférait le faire lui même, concrètement il repoussa doucement la main qu'elle tendait vers la blessure. Cette fois ci ce fut d'une voix grave et étrangement calme qu'il parla, l'attitude de cette femme était pathétique mais l'Archange noir ne pouvait lui en tenir rigueur dans la mesure où c'était sa nature à elle, on agit comme on est... Enfin presque...

"Ca attendra un peu que je trouve un endroit plus approprié pour quelques soins, à moins que vous ne cherchiez à provoquer une hémoragie qui aurait pu m'affaiblir... Et ce ne serait pas très efficace sur quelq'un de ma race."

Il entendit que les gémissements s'atténuait du côté de l'adolescent, se débattre contre les liens ténébreux ne servait à rien et il s'y était surtout fatigué. Le sort de ce freluquet lui importait peu, il avait defendu son village et avait perdu, la roue implacable du destin n'était pas avec lui et quant à Abyssion, il n'était que l'un des instrument de cette destiné, voilà tout. C'est du moins la vision que le Capitaine avait souvent vis à vis de lui même. Il porta sa main libre jusqu'à son oeil caché et effleura le bandeau d'un air songeur, ce n'était pas la première fois que quelqu'un essayait de le raisonner mais cette démarche était étrange et plutôt inutile, après tout, ce n'était qu'un fils du ciel déchu et en tant que tel il avait banni les sentiments d'amour.

"Le libérer... Je suis ce que je suis et je fais ce pourquoi je suis fais, on ne me demande pas de la compassion humaine mais du sang alors c'est du sang que j'apporte. Ne cherchez pas de raison là où il n'y en a pas."

La pluie commençait à le gêner sérieusement, l'eau dans ses ailes était un poids supplémentaire et conséquent qui pesait sur ses épaules. Abyssion reprit sa quête d'un endroit calme où il s'établierait cette nuit et de préférence à l'écart des humains et de leur émotions exacerbés. Le Capitaine passa devant le jeune rebelle ligoté sans s'arrêter, les soldats qui passeraient par là pour piller reconnaitrait la signature de leur maître dans les liens magiques et comprendrait ce à quoi leur chef avait destiné sa capture. Il marcha donc de nouveau, ne tenant pas compte de la flèche qui en restant fichée dans son cou lui donnait l'apparence d'un barbare ne sentant pas la douleur, c'était sans doute l'image qu'il devait avoir auprès de ses ennemis de toute façons. Au bout d'un certain temps il repéra une maison de bonne facture qui devait surement appartenir à un personnage plutôt aisé de la population qui désormais était décimée. La porte d'entrer ne résista pas à un coup de pied violent et ils entrèrent dans un hall qui sans être d'une grande richesse traduisait de la part de l'ancien propriétaire une certaine façon de vivre, assez confortable. Une odeur de camphre et de jasmin mêlés embaumait l'air, odeur qui plu à Abyssion sans vraiment qu'il sache pourquoi. C'est d'un pas presque mesuré qu'il avança alors, jusqu'à arrivé dans une cuisine sobre mais surtout, et cela était important pour lui, propre. Saisissant un baquet d'eau clair en cuivre il le posa sur la table et enfin lacha Kara.
La suite fut rapide, brisant la pointe en métal de la flèche d'un coup sec, Abyssion retira d'une façon tout aussi franche la tige de bois qui était resté dans son corps, le sang qui était retenu par le projectile se mit dès lors à coulé de façon abondante. Il dut attraper un chiffon qui trainait sur un plan de travail pour faire tampon, le tissu se teinta très vite de rouge...

"Si vous fouillez dans cette bâtisse vous trouverez bien un nécéssaire à couture... Et si vous êtes assez courageuse pour tenter de vous enfuir je ne dirais que ceci, je crois que le jeune crétin de tout à l'heure sera soigné par moi même avant de mourir dans une arène."
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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 7 Avril   08.09.07 12:31

[7 Avril / Après midi / Montagne / Village rebelle]

Alors que Kara voulait faire de son mieux pour soigner le capitaine, celui-ci la repoussa doucement, elle n’insista pas et se rangea sagement aux cotés de l’homme en gardant un œil bienveillant sur le jeune garçon. L’ange lui parla d’une voie grave et calme, presque comme une fatalité … Lorsque il évoqua le fait qu’elle aurait pu vouloir l’affaiblir en le soignant sur place, elle se sentit un peu offensé, cette idée ne lui était même pas venue à l’esprit, ses joues prirent un léger teint rougeâtre, cet homme voyait vraiment le mal partout, cela devait être terriblement difficile de vivre en se méfiant de tout et de rien, de ne pouvoir faire confiance à personne, pas même à ses amis. Kara lui répondit avec douceur :

« Je ne cherche pas à vous affaiblir Capitaine, je sais bien que votre race a une physique supérieur aux notre, ne voyait pas le mal partout, il existe des gens nourrit de bonnes intentions, même dans notre monde. »

L’adolescent cessa ses gémissements, il avait abandonné toute lutte face aux pouvoirs obscurs qui l’entouraient … Kara savait qu’il était vain de se débattre face aux pouvoirs d’un ange, mais s’il avait était renié. Xyno lui avait appris bien des choses sur ceux de son espèce ainsi que sur le monde qui l’entourait … elle jeta un rapide coup d’œil vers la montagne qui s’élevait non loin de là … Kara espérait toujours voir le jeune garçon libérer, que pourrait il faire dans les combats sanglants que Onyx voulait organiser à part se faire tuer. La réponse du capitaine fut sèche et radicale : le sang de l’adolescent coulerait pour divertir l’abis ! Et pour expliquer ce geste, il disait qu’il n’y avait aucune raison … Tuer un homme sans aucune raison ! Kara se sentait révolter par ses idées, elle qui tenait en haute estime la vie humaine.

« Il y a toujours une raison capitaine, simplement, vous ne voulez pas ouvrir les yeux sur celle qui vous pousse à commettre tous ces actes. »

Kara frissonnait toujours dans sa robe trempée, ses mains tremblaient de plus en plus, due au froid mais aussi à la peur et à sa passivité, elle ne pouvait rien faire pour aider ce jeune garçon. Le capitaine, l’entraîna à nouveau dans le village, la prêtresse évitait de poser son regard sur tous les cadavres qu’ils croisaient en chemin, priant intérieurement pour qu’il repose en paix aux cotés de Dieu. L’homme avait toujours sa flèche plantait … cela lui donnait une apparence encore plus barbare et à la fois magique.
Au bout de quelques minutes de marches silencieuse ou Kara essayait de faire le trie entre les évènements de la journée, ils arrivèrent dans une maison qui semblait appartenir à des gens aisés. La porte d’entrée craqua sous le coup de pied du capitaine, Kara le suivit à l’intérieur, s’imprégnant de l’atmosphère de la maison, elle visualisait parfaitement en elle, la famille qui vivait autrefois là … et se sentit défaillir, l’abis était vraiment un homme sans pitié ! Pas un moment pour soufflé, Abyssion l’entraîna encore un peu plus loin dans une pièce qui semblait, être la cuisine, la il finit enfin par la laver, elle se massa un moment son bras endolories en regardant l’ange retirait de façon sèche et sûrement douloureuse la flèche. Du sang coula abondamment du cou de l’homme, Kara oublia vite son bras et se mit à la recherche de quelques choses pour arrêter l’hémorragie du coin de l’œil. La capitaine, se saisit d’un chiffon qu’il appliqua sur sa plaie, mais le blanc du linge se tinta rapidement de rouge.

Kara écouta calmement le capitaine, pourtant elle bouillait intérieurement, ce chantage était odieux et elle se sentait prise aux pièges entres les mains de fers de Abyssion. Elle repensa au jeune garçon, il était hors de question que lui paye pour sa fuite. La prêtresse sortie de la cuisine d’un pas rapide, elle alla dans la salle de bain, fit couler dans une bassine de l’eau chaude, alla chercher dans une armoire un fil et une aiguille et monta dans une chambre pour prendre des linge propre ainsi que des serviettes. Puis elle redescendit, avant de revenir dans la cuisine, elle posa son regard bleu azur sur la porte qui s’ouvrait à elle … la liberté était là, devant elle, mais à quel prix … Finalement, elle baissa les yeux et revint chargée dans la pièce ou se tenait le capitaine.

« Ne bougez pas »

Elle trempa des linges dans l’eau chaude et nettoya avec douceur la plaie puis elle se saisit de l’aiguille et du fil, c’était la première fois qu’elle cousait autre chose que du tissu … Sans aucune hésitation elle passa l’aiguille dans la chair du capitaine pour la faire ressortir un peu plus loin et ainsi de suite, la plaie était désormais nettoyer et cousu, de façon certes un peu grossière, mais cela devrait faire l’affaire. Elle essuya calmement le sang qui avait coulez tout le long du coup de l’ange et prit une serviette pour commencer à sécher ses lourdes ailes mouillée … Ce contact lui rappelait Xyno … Kara ne disait rien.

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Sayuri
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MessageSujet: Re: 7 Avril   09.09.07 15:33

[7 Avril / Après midi / Montagne / Village rebelle]

Sayuri ne se recueilli pas d’avantage sur la tombe de l’homme qu’elle avait tué, elle se releva, le poids de la tête du rebelle ayant disparut, elle se sentait plus légère, plus libre de ses mouvements. Elle eut vite faire de descendre au village, se glissant dans l’ombre. Elle ne voulait pas être réquisitionné pour emprisonner les quelques survivants dans des cages en prévoyance des jeux qui seraient donnés. L’espionne avait déjà fait des actes odieux, elle avait arraché à des familles leurs enfants pour qu’ils deviennent soldat, tout comme elle avait été enlevée, elle avait décapitée tant de tête qu’elle ne les comptait plus.
La jeune fille était loin d’être tendre, elle n’avait jamais eu d’histoire d’amour, elle ne voulait plus aimer après le déchirement qu’elle avait ressentit en quittant ses frères. Du point de vue de la gente masculine, ce n’était pas la femme rêvée, elle n’était pas féminine, ne se laissant pas dominer par les hommes, elle répondait à leur sarcasmes sans aucune hésitation.
La machine militaire l’avait transformé en une sorte d’automate, et c’était ainsi qu’on lui parlait généralement, par ordre bref mais direct. Et cela lui convenait.

Elle enjamba les cadavres des rebelles, l’odeur de la mort et du sang se répandait dans les rues, mais elle y était habitué, cela ne l’écoeurait même plus. Elle chercha durant plusieurs minutes son cheval, mais en vain. Tout était encore tout confus pour que des écuries aient été installé ou pour qu’on ait déjà regroupé tous les prisonniers. Mais ce n’était pas le travail de l’espionne de faire le gendarme ou la circulation. Sayuri avait pour le moment besoin de repos, elle devait aussi se préparer à son entrevue dans la soirée avec le capitaine.
L’espionne s’engagea dans une petite rue, elle voulait trouver une modeste maison ou elle pourrait se reposer, mais un survivant la surprit. Enfin plutôt une survivante. C’était une vielle femme qui n’avait pas eu le temps de partir du village et qui s’était cachée du mieux qu’elle avait put pour échapper à la vague de mort qui avait déferlé sur le hameau. Mais les sens de l’espionne l’avait repéré et Sayuri ne prit pas longtemps pour la surprendre, cachée derrière un amas de tonneau. Sans dire un mot, elle sortit dans un crissement son sabre. La pluie s’abattait toujours. L’espionne regarda de ses yeux noirs et profond comme un puit ceux verts pétillants de malice de la grand-mère.

« Pitié, pitié, je dois aller m’occuper des enfants qui ont put s’enfuir, pitié, pour eux ne me tuer pas … »

La voie était frêle, la vieille femme prostrée au sol.

« Ou ? Ou les enfants sont allés se réfugier ?! Dit le moi et je t’épargnerais. »

La femme écarquilla les yeux de surprise, le marché que lui proposait cette femme était tout simplement … immonde. Elle baissa la tête, ses épaules s’affaissèrent, et elle répondit à Sayuri dans un murmure.

« Jamais je ne vous le direz, ils sont si jeunes, ils ont le droit de vivre, alors tuez moi, j’ai assez vécut. »

L’espionne acquiesça de la tête et sans hésitation fendit l’air de son sabre, un trait de feu se traça sur la poitrine de la veille femme, et dans un dernier râle elle mourut. Sayuri tourna le dos au cadavre et continua sa route, sans montrer aucun sentiment, le sang sur son sabre était lavé avec la pluie. Elle trouva enfin refuge dans un modeste maisonnette, mais avant elle avertie un homme de sa présence dans cette maison. Elle lui dit de venir la chercher lorsque Abyssion la demanderait. Puis s’engouffrant dans la maison, elle enleva ses vêtements pour les faire sécher, restant en sous vêtement. L’espionne prit en suite soin de vérifier que toutes ses armes étaient propres, avant d’aller se coucher.
Elle se demandait si elle devait notifier dans son rapport ses jeunes enfants qui avaient réussies à s’enfuir, si seulement cette femme lui avait dit ou ils se trouvaient, elle serait allée les tués dans leur sommeil. Ses enfants représentaient une menace pour les Abis, la rébellion perdurerait à travers eux.
Finalement elle s’endormit, son sommeil fut très mouvementé, l’esprit de Kant la hantait.
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MessageSujet: Re: 7 Avril   10.09.07 16:01

[7 Avril / Fin de l'après midi / Montagne / Village rebelle]

La pluie ne cessait pas, à croire que le ciel avait décidé de pleurer ceux qui en cette journée s'en étaient allés dans la peur et la douleur. Maintenant la lumière du jour était sur le déclin, si bien que l'ambiance s'assombrissait petit à petit toujours un peu plus sur le village. Cela n'empêcherait pas les soldats de faire la fête au milieu du carnage ce soir. Le Capitaine lui n'était pas enclin à se genre de choses, il ne trouverait pas de plaisir là dedans et à vrai dire il ne savait pas très bien ce qui au fond pouvait lui donner un sentiment de plénitude, la souffrance d'autrui était toujours similaire et il y a des jours où Abyssion avait l'impression d'avoir fait le tour de la question.

Sa silouhette se découpait dans l'encadrement d'une porte fenêtre qui donnait sur une terrasse et sur laquelle les gouttes tombaient en s'éclatant, ce spectacle neutre faisait l'objet apparent de l'attention de l'immortel même si il était perdu dans ses réflexions plus qu'autre chose. L'épaule appuyée contre le battant ouvert de cette entrée, il demeurait ainsi depuis un certain temps déjà, silencieux. Derrière lui il y avait un genre de salon, une pièce qui servait à recevoir du moins car de nombreux et énormes coussins meublaient la pièce. Sur l'un d'eux il avait laissé sa captive Kara à qui il avait imposé par mesure de sureté des liens qui la bloquaient au niveau des chevilles, des genoux et des poignets. Après qu'elle l'ait soigné cette femme avait commencé à lui sécher ses ailes, si assez surpris Abyssion n'avait dit mot ce contact ne l'avait laissé indifférent. La gentilesse naturelle que pouvait avoir l'humaine lui infligeait le souvenir cuisant de celle qui lui avait pris son oeil et qui par la passé aurait pu avoir des gestes similaires. Le démon qui était devenu remuait ce genre de pensées avez un mélange de haine glacée et d'amertume voilée. Aussi s'était-il dépéché avec sa magie ténébreuse qui se matérialisait sous une matière maléable de la bloquer, cela quand il eut estimé qu'elle avait fini. Puis, il l'avait porté jusqu'ici sans commenter quoique ce soit et s'était posté à cette porte depuis.

Un flash traversa le ciel chargé suivit quelques secondes après du coup de tonnerre qui retenti en faisant vibrer les bibelots que pouvait contenir le salon. Les propriétaires étaient parti dans la précipitation, et pour rien. C'est cette dernière réflexion qu'eut l'immortel quand un raffut monta du rez de chaussé puis que des pas résonnèrent dans l'escalier de la bâtisse. Un soldat de la mine de sable arriva à l'entrée intérieure de la pièce et pila net en apercevant le Capitaine qui ne se tourna même pas, il jetta un coup d'oeil en biais à Kara avant d'observer la "créature"... Même si ses hommes baissaient la tête à son passage, Abyssion n'était pas dupe, la grande majorité d'entre eux le considérait comme un monstre dangereux plus que comme un supérieur...

"Tu vas prévenir Sayuri que je l'attends ici et toi et les autres irez piller ailleurs avant que mes nerfs ne lachent." lança-t-il d'une voix aussi calme que menaçante.

L'homme s'en alla douché et après un temps très bref le silence retomba dans la demeure, seulement troublé par le fond sonore de la pluie...
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Kara Kiryu
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MessageSujet: Re: 7 Avril   12.09.07 18:04

[7 Avril / Fin de l'après midi / Montagne / Village rebelle]

Kara ne pouvait détaché ses yeux de la silhouette du capitaine dans l’embrasure de la porte fenêtre … Il pleuvait toujours, accentuant se sentiment de désolation qui la submergeait, elle détaillait les ailles noires de l’ange, ses cheveux retombé en essayant de comprendre son raisonnement, mais aussi ses sentiments … Que pouvait elle faire pour se sortir des griffes des abis ? Le capitaine de la mine de la mer de sable était il vraiment l’homme qu’il laissait transparaître … quelqu’un n’ayant aucune pitié, aucune émotion … La prêtresse ne pouvait mettre de mots sur son comportement.

Alors qu’elle lui avait séché doucement les ailes, il n’avait rien dit, ne se retournant même pas pour l’arrêter, elle était restée là, silencieuse et appliquée à la tache séchant assidûment les ailes. Elle avait sentit que par ce contact, une flopée de souvenirs était remontée à la surface, pour lui mais aussi pour elle … Un soir de pluie comme celui là, Xyno était arrivé un peu plus tard qu’à l’habitude, il était trempé et se ailes lui pesait lourd, elle s’était précipitée vers lui et avait durant plusieurs minutes séché ses ailes … profitant de se contact intime et secret. Lorsqu’elle eut terminé … elle sentit avec peur la matière ténébreuse la bloquer comme elle l’avait fait avec le jeune garçon, elle ne pouvait plus bouger, ses mains, ses poignets, se pieds étaient retenues par de solides liens sûrement impossible à casser. Kara n’hurla pas comme une démente, se contenant de regard silencieusement le capitaine se tourner vers elle, lui non plus ne disait rien, ce silence était lourd de sentiments, pour l’un et pour l’autre. Il la porta dans une autre pièce qui semblait être un salon et la déposa sur un gros coussin. La jeune femme frissonnait, sa robe mouillée lui collait à la peau, le sang de Kant avait été lavée par la pluie mais le souvenir était toujours là, gravée dans sa mémoire.

Une lumière déchira le ciel, Kara ferma un moment les yeux attendant que le bruit suive … quelques secondes plus tard, le coup ce fit entendre, faisait vibrer les bibelots de la maison, un tremblement parcourut le corps frêle de la jeune femme elle avait toujours détesté les orages depuis sa plus tendre enfance. Alors que le silence commençait à s’installer pour de bon, un brouhaha se fit entendre en provenance du rez-de-chaussée, Kara lança un regard désintéressé sur le soldat qui venait de s’arrêter brusquement, il ne pouvait apporter que de mauvaises nouvelles et puis une lassitude immense la submergeait … elle ne trouvait pas de solution, elle avait beau réfléchir, aucun moyen pour s’échapper ne lui vint en tête. Le capitaine ne prit pas la peine de le regarder, fixant toujours énigmatiquement le ciel.

Sayuri ? Etait ce cette femme qui avait tué Kant ? Kara ne voulait pas se trouver en sa présence … elle voulait être seule. Autant que ces derniers moments à vivre, elle les passe dans la prière puisque de toute façon elle serait tuée lors des jeux organisés en l’honneur des abis. Le silence revint … Kara le brisa soudain d’une voie étrangement calme et lointaine, qui cachait sa peur.

"Capitaine, pourquoi m’avez-vous gardez en vie, je n’ai aucun intérêt pour vos jeux … je ne suis … qu’une femme faible, que comptez vous faire de moi, me donner en pâture à vos soldats pour leur plaisir ?"

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MessageSujet: Re: 7 Avril   12.09.07 21:02

[7 Avril / Soirée / Montagne / Village rebelle]

Le sommeil de l’espionne était agité. Elle qui d’habitude dormait d’un sommeil sans rêve, était troublé par l’âme des rebelles qu’elle avait tué, surtout celle de Kant. Elle n’avait jamais eu peur des punitions divines pour ses actes mais cette soudaine absence de calme dans son sommeil la perturbait. Dans son lit, elle bougeait, retournant les draps, son corps couvert de sueur comme si elle luttait intérieurement contre un ennemi invisible. Et c’était bien le cas, Sayuri se voyait entouré de plusieurs vingtaines de rebelles, tous armés et prêt à lui sauter à la gorge pour l’égorger. Elle essayait de les éviter, mais ils étaient si nombreux qu’ils la maîtrisèrent bien vite. Elle se débattait, elle vit alors fendre la foule des rebelles un jeune homme qu’elle reconnut sur le coup. Sur ses vêtements on pouvait voir du sang à l’endroit ou l’espionne l’avait blessé la première fois, et une plaie traverser sa gorge de toute sa largeur. Cette vision fit frissonner Sayuri. Elle avait perdue dans cet univers du rêve toute son assurance et sa froideur et se retrouvait comme une petite fille dans un milieu hostile.

Kant s’approcha d’elle, son visage était pâle … comme celui d’un mort.

« Sayuri, tu ne t’en sortiras pas si facilement cette fois ci. Tes crimes ne resteront pas impunis. »

L’espionne essaya de reculer prise d’une angoisse soudaine, elle sentait que quelque chose allait arriver mais elle ne savait pas quoi. Ce rêve avait dépassé le seuil de la réalité, elle était sure que ce n’était pas un songe comme tout les autres, il aurait forcément une incidence sur la réalité. Kant s’approcha encore d’elle.

« Tu es mort ! Laisse moi ! »

Ce fut les seuls mots qu’elle put prononcer avant de sentir un sentiment de froid s’infiltrer dans tout son corps. Tout devint flou devant elle, mais elle put voir que Kant n’était plus la. Ses paupières devinrent lourdes et elle entendait vaguement des coups donnés sur une porte.

Sayuri se réveilla en sursaut dans son lit, son corps était couvert de sueur froide et elle tremblait, elle se sentait différente … ce rêve … elle n’en comprenait pas la signification.

« Tes crimes ne resteront pas impunis. »

La phrase résonna comme un écho dans sa tête, Sayuri essaya de l’ignorer, maintenant elle avait fermement identifié les coups frappés à la porte. Elle se leva rapidement, enfila sa tenue et alla ouvrir.

« Sayuri, le capitaine te demande… Immédiatement. »

Crut il bon de rajouter en voyant l’air chétif de la jeune femme. On avait plutôt l’habitude de la voir froide comme un iceberg et détaché de tout alors que la, ses cheveux étaient en bataille, des cernes creusaient ses joues et elle était plus pâle que d’habitude.

« Bien bien j’arrive. »

L’espionne alla au préalable chercher ses armes, elle ne se déplaçait jamais sans. Lorsqu’elle attrapa son sabre, de nouveau une voie se fit entendre dans sa tête :

« Tu ne t’en sortiras pas si facilement cette fois ci. »

L’espionne tapa violemment son poing contre la table comme pour essayer de chasser cet intrus. Elle ignora une fois de plus cet avertissement et accomplie son devoir qui était d’obéir aux ordres. Elle suivit le soldat qui était venue la chercher jusqu’à la maison ou s’était installé le capitaine. Dans le village, tout n’était plus que débauche, pillage et sang. Les cadavres jonchaient encore le sol et les soldats de la mine de sable, tels des charognards pillaient tout. Il forçaient les maisons, s’introduisaient dans les caves, dévalisaient les coffres et les bijoux de famille. Rien n’était laissé, même pas la nourriture ou l’alcool qui coulait à flot.

Ce spectacle laissa de marbre Sayuri, elle avait assisté trop de fois à ce genre de scène pour en être en émue ou outrée, bien qu’elle n’y ai jamais participé.

« Vous payerez TOUS ! »

La voie retentit avec plus de force que les fois précédente.
Sayuri ouvrit brusquement la porte d’entrée de la maison, elle se sentait un peu faible, certainement à cause du manque de sommeil se dit elle. Elle se dirigea alors vers le salon où devait se trouver le capitaine et son invitée … ou plutôt sa captive. Sagement, elle frappa deux petits coups à la porte, attendant d’avoir l’autorisation d’entrée. Elle avait fait assez de gaffe pour la journée pour en plus manqué de la plus élémentaire marque de respect pour son supérieur, même si dans l’estime de l’espionne Abyssion était loin de représenter un quelconque chef.
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