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9 avril

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Lazuli Neledanor
Jouet de Sunahama
Jouet de Sunahama


Sexe:FémininScorpionDragon
Age : 19
Inscrit le : 28 Sep 2007
Messages : 124
Emploi : Jouet

Identité
Affinités: Onyx, Agarwaen
Age: 21 ans
Lieu de Naissance: Ex Mine de Glace

MessageSujet: Re: 9 avril   23.02.08 14:09

[9 avril/ aprés midi / refuge]

Son inattention avait apparemment mit quelqu'un dans l'embarras, à savoir la personne que la jeune femme avait bousculé. Quelle maladroite. Elle voulait partir vite fait, avec discrétion et voilà qu'à force de vouloir trop faire, et surtout de vouloir dissimuler ses larmes, elle cognait malencontreusement quelqu'un. Ce qui l'a frappa le plus, c'était qu'il avait une ressemblance avec Onyx mais elle n'était pas flagrante. C'était surtout sa chevelure blanche qui faisait penser à l'abis. En tout cas, l'inconnu remit sa capuche sur sa tête, car en le bousculant, elle avait glissée. Il semblait désirer d'éviter d'être vu. Cachait-il quelque chose? Lazuli allait presque ramener cette réaction au fait qu'Onyx cherchait Xyno et qu'il avait crié après celui-ci quelques minutes plus tôt. C'était peut-être lui, Xyno, mais comme elle ne pouvait pas le prouver et donc en être certaine, elle se dit que ce n'était peut-être qu'une coïncidence. Sans grande discrétion, elle observa l'homme de haut en bas. Il n'avait pas la même carrure qu'Onyx, preuve supplémentaire qu'il ne s'agissait donc pas de l'abis.

Elle ne jeta aucuns coups d'œil dans le refuge pour voir ce que faisait son maitre. Plutôt décidée à chercher vite fait le frère aîné pour ainsi pouvoir rentrer rapidement à la mine de sable pour se promener dans les jardins du palais, profitant d'un moment de solitude pour faire un point sur sa situation, elle ne pu s'empêcher de sourire maladroitement à l'inconnu quand il l'excusa pour l'avoir bousculé. Ce qui la surprit, quoi que pas tellement en fait, c'est qu'il remarqua aussitôt qu'elle s'efforçait de dissimuler quelques larmes qui ne demandaient qu'à perler sur ses joues. Elle passa aussitôt ses mains sur son visage pour essuyer les larmes de ses doigts. Elle n'avait pas vraiment envie de dire quoi que se soit.

« La tristesse que je lie dans vos yeux ne va pas avec votre si jolie visage. Vous êtes jeune et belle, soyez heureuse mademoiselle, vous ferez ainsi honneur au plus vieux comme moi. »

Il ne semblait pas vieux pourtant. Elle ne lui donnait même pas la trentaine. Peut-être faisait-il plus jeune que son âge réel. Elle lui répondit d'un mince sourire, ne sachant pas vraiment quoi lui répondre. Il semblait être quelqu'un d'assez sympathique. Etait-ce une façade? Non, cela semblait bien trop vrai pour qu'il joue un quelconque jeu. Lazuli ne savait pas trop comment le cerner. Sa légère ressemblance avec Onyx était un peu étrange mais la jeune femme ne savait ce qu'elle devait en croire. Après tout, l'histoire entre l'abis et Xyno ne la regardait pas vraiment. Onyx lui avait dit ce qu'il avait bien voulu lui dire, c'est-à-dire, pas grand-chose. Juste un conflit entre eux et une histoire de jumeaux, bref, rien qui pouvait vraiment éclairer sa lanterne.

« Dites moi le responsable de vos malheurs et de me ferais un plaisir de lui jeter un sort pour l’en punir. »

Lazuli ne savait pas trop si elle devait vraiment lui répondre. Elle avait perçue une pointe d'ironie dans ce qu'il avait dit, de plus, elle ne voulait pas vraiment dire qu'elle était le jouet de l'abis de la mine de la mer de sable. Elle hésite durant un moment, court, mais elle hésita.

" Ce n'est rien, ne vous en faites pas. Il s'agit juste de…mon maitre. "

Elle n'ajouta rien mais regarda dans le refuge. Elle n'avait pas envie de le dire mais le montrer. Elle ne vit pas Onyx de suite dans le batiment mais s'il la voyait elle, encore là, à discuter avec un inconnu au lieu de chercher Minos Grenat, elle allait encore être remise à sa place.

"Vous savez, en tant que jouet, je ne peux rien dire à l'abis. Je n'ai pas mon mot à dire."

Elle adressa à nouveau un mince sourire. Que pouvait-elle dire d'autre? Rien. Elle n'avait jamais son mot à dire et elle ne pouvait pas se plaindre. Et de toute façon, si elle le faisait, on lui répondrait qu'elle avait elle-même choisit sa vie et sa situation. Elle avait accepté mais sans connaître les conséquences. Elle soupira doucement.

[Hum, je cale un peu...]
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"Le coeur a ses raisons que la raison ignore..."
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MessageSujet: Re: 9 avril   23.02.08 21:31

[9 avril/ aprés midi / refuge]

Cela fait un moment qu'il se cachait dans la ville, le petit Tom dans ses bras. Celui-ci se cramponnait comme il le pouvait à jeune homme car il courait la plupart du temps pour éviter les soldats. Il semblait que les abis avaient lancé un avis contre des rebelles. Agarwaen se devait d'être encore plus vigilant. Il n'avait pas envie de se retrouver en prison une fois de plus et qui plus est, mettre la vie du petit garçon en danger. Il savait que s'il se faisait avoir, hélas, ce n'était pas la prison qui l'attendait. S'était plutôt la mort qui allait aller à sa rencontre. Il le sentait. Et Tom subirait le même sort, cela ne faisait pratiquement aucuns doutes. Cachés entre deux murs, dans une ruelle fort étroite, Agarwaen vit une troupe de soldats passer à quelques mètres de lui. Il s'était vite dissimulé dans l'ombre. Ils ne semblaient pas l'avoir vu. Agarwaen se redressa doucement. Il s'approcha de la fin de la ruelle qui rejoignait la rue principale et jeta un rapide regard à gauche, ensuite à droite tout en restant dissimulé. Il y avait des soldats qui patrouillaient dans toute la rue. Agarwaen ne savait pas comment faire. La rue principale était le seul moyen de s'échapper d'ici.

Finalement, il se retourna et alla à la sortie opposée de la ruelle et fit la même manœuvre qu'il avait fait quelques minutes plus tôt. La petite rue semblait déserte. Heureusement, elle était parallèle à la rue principale, ce qui voulait dire que le jeune homme, toujours avec Tom dans les bras, pourrait utiliser la rue pour rejoindre les murs de la ville et sortir discrètement en emprunta un millième de seconde l'axe principal. Attentif, il regarda une dernière fois à droite et à gauche et se lança dans la rue, serra doucement le petit garçon contre lui. Celui-ci se cachait dans le cou du déserteur. Agarwaen avançait rapidement, bien décidé à s'éloigner rapidement de cette ville, pouvoir refaire sa vie, tranquillement, aller voir sa mère peut-être, et donner des nouvelles à sa jeune sœur, Lazuli, une fois que tout serait en ordre. Il ne vit pas la patrouille de soldats qui arrivait dans son dos.


" Hé vous!" lui crièrent les soldats.

Agarwaen, ralentit son pas et se retourna. Son cœur ne fit qu'un bond. Sans prendre la peine de s'arrête, il se mit aussitôt à courir. Tom ne bougeait pas dans ses bras, essayant tant bien que mal de ne pas être point pour le jeune homme. Un soldat sonna aussitôt l'alerte. Agarwaen venait de se mettre tous les gardes de la ville à dos. Les soldats se lancèrent à sa poursuite. Il était facilement reconnaissable. Son teint de peau et sa couleur de cheveux n'étaient pas très ordinaires, de plus, ses actions avaient fait qu'il était à présent assez connu des soldats. Le déserteur se maudit lui-même. Si seulement il avait été plus attentif. C'était évident qu'il y aurait des patrouilles ailleurs que la rue principale. Il courait comme il le pouvait, le poids de Tom le gênait pour courir normalement. Il était presque au bout de la petite rue. Encore un peu. Alors qu'il commençait à avoir un espoir, il tomba nez à nez avec une patrouille qui se rendait dans la ruelle après l'alerte. Agarwaen s'arrêta net, surprit, désemparé. C'était la fin, il le savait, il le sentait. Il serra Tom un peu plus contre lui, bien décidé à ne pas se séparer du petit garçon. Il ne put faire quelque chose qu'on lui assigna un coup dans les jambes. Le déserteur tomba sur les genoux, il desserra son étreinte de Tom, celui-ci s'accrocha tant qu'il le pouvait à l'ex-soldat. Celui qui semblait être le capitaine s'approcha d'Agarwaen, lui prit une grosse mèche de cheveux et lui releva la tête.


"Tiens, mais qui voilà. Ne serait-ce pas ce cher Agarwaen? Tu es mère au foyer maintenant? Tu sais le sort que l'on réserve aux déserteurs qui font un délit de fuite?"

Ayant la langue arrachée, le déserteur ne pu lui répondre. Le capitaine lâcha la chevelure blanche d'Agarwaen, lui tourna le dos, et sans qu'Agarwaen ne puisse anticiper, il se retourna et le frappa de son poing au visage. La douleur de la langue arrachée se fit soudainement pleinement ressentir. Si Agarwaen avait pu hurler, il l'aurait fait. Dans le coup, Tom tomba à terre. Le petit garçon allait vite aux côtés du jeune homme qui s'était affalé à terre.

"L'abis ne t'as peut-être pas reconnu quand il t'a arraché ta maudite langue. Sache que je lui rafraîchirai la mémoire à ton sujet."

Aidé de Tom, Agarwaen se releva faiblement et se remit sur ses genoux. Il repensa à sa jeune sœur, sa chère Lazuli. Allait-il la revoir avant de mourir? Il regrettait d'avoir quitté sa demeure familiale il y a des années pour rejoindre l'armée. Il n'avait pas assez profité de sa sœur et de sa mère. Lazuli, l'image de sa sœur lui revint en mémoire. Comme elle avait grandit, comme elle était devenue jolie. Il désirait tant la revoir, juste une dernière fois. Une seule et dernière fois. Sans ménagement, deux soldats le prirent par les bras, un troisième empoigna de force le poignet du petit garçon et on les traîna jusqu'au refuge. Agarwaen ne pu retenir quelques larmes sur ses joues. Pourquoi le destin s'acharnait-il autant sur lui?
Comme si Dieu l'avait entendu, Agarwaen vit Lazuli devant le refuge aux côtés d'un homme qui lui était vaguement familier. Il se mit à bouger frénétiquement, ne pouvant crier le nom de sa sœur. Seulement, un des deux soldats lui donna un coup derrière la nuque pour le calmer. Tom voulu crier après Lazuli, mais avant qu'il n'ouvre la bouche, le soldat qui le traînait lui donna une gifle. Alors qu'ils pénétraient tous dans le refuge, Agarwaen se retourna pour revoir le visage de sa sœur. Celle-ci ne semblait pas ne l'avoir vu. Elle ne faisait même pas attention à la patrouille qui passait juste à côté d'elle. La patrouille s'arrêta derrière Onyx, l'abis de la mer de sable.


"Excusez moi, mon seigneur. Nous venons de rattraper un déserteur qui tentait de fuir. Je pense que vous vous souvenez de lui. C'était un déserteur qui vous a tenu tête il y a quelques années. Vous lui avez également arraché la langue hier."

Le capitaine n'ajouta rien de plus, attendant une réponse de l'abis.
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Kara Kiryu
Prêtresse
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MessageSujet: Re: 9 avril   24.02.08 18:19

[9 avril/ aprés midi / refuge]

La marche rapide que lui imposé les gardes lui semblait interminable, elle cherchait du coin de l’œil quelque chose ou quelqu’un qui lui permettrait de se sortir de cette situation … mais rien. Personne ne faisait mine de vouloir lui porter son aide parmi la population. Elle les comprenait bien, pourquoi aider une étrangère en risquant sa vie ? Certain l’aurait peut être fait, en défi à Onyx mais ici les esprits étaient trop marqués par le tremblement de terre et tous les morts qu’il laissait derrière lui. Elle ferma un instant les yeux, il ne restait pas grand-chose à faire maintenant … La voie de Métatron était peut être sa seule et unique chance de s’en sortir … Pourtant le choie était difficile, Kara ne voulait pas que cet ange l’aide, qu’il interfère dans sa vie, qu’il prenne encore plus de place, et surtout elle ne voulait rien lui devoir et surtout sa vie et celle de son enfant.

« Hey, on va arriver les gars. »

Le soldat avec l’air gai, il ramenait un joli lot au refuge, une chose qu’on ne trouvait pas tous les jours en patrouille. Certes les rebelles comptaient parmi eux de belles filles mais elles étaient dures à attraper, les hommes les mettant toujours à l’abri avant leur raid, de plus celle-ci avait tout de même intéressait le fameux capitaine de la mine de la mer de sable, l’impitoyable Abyssion, Onyx serait sûrement content. Si il ne l’était pas, le capitaine lui les remercierait avec tous les égards pour lui avoir ramener la fugitive. C’était du moins ce qu’il pensait.

Kara reconnut non loin de la l’entrée du refuge, l’agitation du funeste ballé des cadavres avait laissé place à un calme ou l’on pouvait palper la peur et la mort. La jeune femme se sentit frissonner … elle n’avait plus d’autre recours que de faire appel à Métatron, au risque qu’il ne face rien et laisse les choses se faire … Plus ils s’approchaient, plus elle pouvait discerner une étrange forme, un tas … de cadavres. Cette vue faillit la faire vomir, elle reconnaissait parmi les corps des visages familier, dont celui de la jeune fiancé du rebelle de la montagne. La cruauté de Onyx n’avait donc plus de limite.

*Métatron, si vous ne faites rien … tous vos plans tomberont en ruines ! Il vous faut agir maintenant !*

Ces demandes intellectuelles arrivait elle aux oreilles de l’ange ? Allait il vraiment faire quelques chose pour l’aider. Il ne restait plus que quelques dizaines de mètres à faire pour parvenir à percer la foule compacte qui s’agglutinait pour contempler ce spectacle lorsqu’elle discerna, dehors, prés de la montagne de corps un visage étrangement familier … il était là, l’abis en personne assistait à son œuvre, contemplant avec bienveillance les morts.

« L’abis est là, on va pouvoir lui faire notre rapport. »

Des sueurs froides parcouraient le corps de Kara, il n’y avait que quelques dizaines de personnes et qui la séparait de l’abis … et sûrement de sa mort. Elle jeta un dernier regard désespéré autour d’elle … peut être que Xyno viendrait la sauver … Elle sa ravisa bien vite. Depuis le début, il était clair entre eux deux que si elle était en danger, il ne viendrait pas pour ne pas dévoiler leur lien. Et c’était aussi bien comme ça.

*Métatron, s’il vous plait, faites quelques chose ! Vous avez le pouvoir de me sortir de cette situation, assommez les gardes et je m’enfuirais ! J’exécuterais la mission que vous m’avez confié mais aidez … moi*

Une peur sourde l’avait envahis à l’idée que Onyx la voit … elle portait l’enfant de Xyno, il ne fallait pas qu’elle meure, pas pour une chose si bête. Son corps se mit à trembler alors que chaque pas la rapprochait un peu plus de l’abis et de sa mort.

édit métatron:

Il semblait qu'il n'avait pas le choix.

*bien kara! Je me charge d'eux! Je prend le control de ton corps mais ce sera a toi de courir vite.*

Métatron prit les commandes des ails sortis du dos de kara déchirant son vêtement. Métatron leva la main et d'un coup de vent il balaya les gardes et aussi quelque spectateur. Il utilisa par la suite ses ailes pour aller plus loin. Puis il laissa kara reprendre le contrôle d'elle même. Les ailes disparurent.

Réponse de Kara :

Lorsque la voie de Métatron surgit dans sa tête, sa peur retomba, elle avait réussit à faire réagir l’ange. Il allait la sortir de là rapidement. Ses tremblements se calmèrent, attendant avec un certain empressement la possibilité que lui offrait Métatron. C’est alors qu’elle sentit un froid étrange envahir son corps, bloqué tous ses mouvements … la laissant simple spectatrice de son corps livré à l’ange. Elle vit deux ailes balayant d’un simple battement les gardes apeurés et ébahis puis plus rien avant … le brusque retour à la réalité.

Ses vêtements étaient déchirés à l’arrière sous la pression des ailes, des cries montaient de la foule tout aussi ébahis … certain la surnommé déjà l’élu venu les sauver. Elle ne voulait pas cella, elle ne voulait pas cet emballement populaire. Elle n’avait rien d’autre à faire que de courir, courir le plus vite possible. Elle s’engouffra dans une ruelle, en parcourut plusieurs dizaine, bifurquant à de nombreuse reprises pour perdre d’éventuel poursuivant.

*Vous n’avez pas fais sa très discrètement … mais je suppose que je dois tout de même vous dire merci Métatron.*

Kara s’arrêta plusieurs minutes après, essoufflé lorsqu’elle fut sure que personne ne la suivait. Elle repris ses esprits doucement, caressant son ventre d’un geste protecteur, pourvu que Xyno n’ai pas vent de l’apparition d’un autre « élu », d’une élue. Elle palpa son dos à l’endroit ou les ailes étaient apparus, il n’y avait plus rien d’anormal, seulement sa peau sous ses doigts et le tissus déchirés. Impossible de sortir ainsi dans les rues bondées, il lui faudrait attendre la nuit pour retourner auprès de l’amie à sa mère.

Ne pouvant rester en place, elle se mit à marcher dans les petites rues désertées de la mine de pierre, les gens avaient encore peurs que les fondations abîmées par le tremblement cèdent même un jour après. Arrivé prés de la rue principale, elle discerna dans l’obscurité d’une ruelle un corps étendu au sol. Elle se précipita sur l’homme qu’elle reconnut immédiatement comme étant le jeune prince de la mine de la mer de sable. Il était inconscient mais ne semblait pas blesser … Devait elle l’aider, lui le frère de Onyx ? La question ne se posait même pas, oui elle devait l’aider au même titre que toute personne. Le prenant par une épaule, elle réussit à l’asseoir pour attendre la nuit.

Une fois que l’obscurité fut maîtresse sur la ville, elle se mit en route, charger du jeune prince, ses pas étaient lents et elle arriva avec peine jusqu’à son refuge. La elle retrouva le fils de Onyx, Emma ayant retrouver sa mère dans l’après midi. Elle allongea le prince sous les yeux surpris de son hôte avant d’aller se changer, puis elle alla s’allongeait auprès Mino, le serrant dans ses bras, gardant les yeux ouvert, incapable de trouver le sommeil.

[9 Avril terminé pour moi ^^]
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Xyno
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MessageSujet: Re: 9 avril   24.02.08 23:18

[9 avril/ aprés midi / refuge]

Les humains étaient de formidables menteurs, à tel point qu’il ne devait même plus se rendre compte quand leur bouche commettait quelques impairs. Cette jeune fille affirmait que ce qui lui arrivait n’était rien, mais cela lui avait tout de même fait assez d’effet pour qu’elle en ai les larmes aux yeux. Enfin Xyno commençait à être habitué à cette fâcheuse manie des hommes, et il semblait coutumier dans leur monde de se voiler la face. Pour que les autres ne s’inquiète pas peut être … quelle sottise. En gardant le silence ou en disant que ce n’est « rien » ou que ce n’est pas « grave » les humains ne pouvaient que faire augmenter l’anxiété de leur proche au lieu de leur dire tout simplement la vérité.
Enfin l’immortel n’était pas non plus un modèle de franchise et il le reconnaissait facilement, il jouait la comédie à tel point qu’on ne savait lorsqu’il était sincère ou pas … et quand il se retrouvait face à une question trop embarrassante, il se réfugiait tout simplement dans le silence ou contourné le problème par des arguments bien habile. Il maîtrisait les mots et savait manipulé les hommes et lire dans leurs cœur.

Xyno put tout de même apprendre que la jeune fille n’était pas libre, il fallait plutôt s’inquiéter de son « maître » que d’elle. Maintenant le reste à savoir était l’identité de ce fameux maître et son influence. Mais elle paraissait gênée comme complexée par cette situation. Elle tourna la tête, pour cacher son trouble ? ou dans la direction de celui qui dirigeait sa vie ? L’ange déchu n’eut pas à attendre longtemps avant de connaître la réponse.
Et celle-ci le courrouça légèrement…
L’abis de la mine de sable, encore celui la pour le gêner et l’énerver. Maintenant même ces jouets s’y mettaient, à quand les domestiques ? L’immortel ne laissa rien paraître de son humeur et regarda calmement le visage de la jeune fille se tourner vers lui, un mince sourire timide sur les lèvres.

Il laissa un petit temps de silence s’installait, observant le jouet, jaugeant son caractère et l’étendue de ces connaissance. Elle ne semblait pas savoir beaucoup de chose sur le conflit qui opposait l’élu envoyé par Dieu et les abis sinon elle l’aurait déjà reconnut et dénoncé. Puis il tourna à son tour la tête vers l’endroit ou devait se trouver Onyx même si à cette distance la et parmi la foule de personne, il était difficile d’en être sur et certain.

« Et pourtant cela ne vous déplait pas tant que ça. N’est ce pas ? »

Sa voie se faisait soudaine douce, il tourna son visage vers la jeune fille qui ne pouvait pas discerner le fin sourire de l’ange caché sous les ténèbres des capuches. Il était sur de ce qu’il avançait, le cœur des hommes n’avait pas de secret pour lui … et puis il était simple d’en venir à cette conclusion. Dans des temps si troublé, il était plus simple, même à un jouet d’un abis de s’enfuir si elle le désirait qu’à certaine autre période. Et les larmes de la jeune fille révélaient autre chose et pas simplement une relation jouet – abis.
Il reprit avec dans la voie un soupçon de mystère, il avait baisé le ton pour être sur que seulement son interlocutrice pourrait l’entendre.

« Laisser moi vous conter une histoire.
Les abis règne sur ces Terres depuis des temps immémorables, appliquant leur loi, leur violence, leur orgueil et surtout leur volonté au Hommes soumis. Ces êtres au destin particulier sont nés de la trahison faites à Dieu. Et celui-ci a décidé de se venger en cette ère. Les abis ont dépassé les limites fixées et bafoués les règles de la Création. Dieu a donc envoyé son propre enfant sauvé les Hommes perdues et asservis, mais il fut découvert et tuer par ce même abis que vous servez.
Mais Dieu furieux de cet affront ordonna à un ange déchu de reprendre la mission confiée à son enfant, c’était à ce nouvel élu de rendre la liberté aux Hommes. Il nomma un être nourrie par les ténèbres et dont l’âme était condamné à l’errance éternelle.
Alors si vous aimez l’abis, ce dont je suis convaincu, préparez vous. Vous devrez soit mourir en vous opposant à cet élu ou laisser l’homme qui fait battre votre cœur se faire tuer. »


Sa voie était devenue au fil de ces paroles de plus en plus grave, il n’avait pas bougé de sa place mais ces yeux étaient devenus pétillants et pourtant fermes.

« A vous de choisir, personne ne pourra vous aider. »

Il garda son regard rivé dans celui du jouet.
Allez savoir pourquoi cet inconnu était allé révéler toute cette histoire à cette jeune fille ignorante.
Mais ce même inconnu avait ces raisons, soyez en sur.

C’est à ce moment la que l’ange déchu perçut une aura étrange et puissante, une aura qu’il connaisait bien et qui appartenait à un être haït et détesté. Il tourna aussitôt la tête vers l’endroit d’où elle émanait.
Métatron.
La jeune fille de Onyx avait elle raison ? Si c’était le cas, et c’était bien possible, alors cela signifiait que Kara n’était pas loin et surtout qu’elle avait été suffisamment en danger pour que l’ange intervienne. Les poings de l’immortel se serrèrent et il ramena son regard sur la jeune fille.

Inclinant légèrement le buste, mettant son bras derrière son dos, Xyno souffla :

« Je dois vous laisser, comme je vous l’ai dit, personne ne pourra vous aider dans votre choix. Alors faites attention mademoiselle. »

S’éclipsant et ne laissant aucune chance au jouet de le rattraper, l’immortel se fondit dans la foule des blessés et mit quelques minutes à sortir du refuge. Dans les rues qui commençaient à s’obscurcir, il entendait toute sorte de rumeurs qui ne le laissait pas indifférent…
Mais il avait un rendez vous qu’il ne devait pas louper et surtout il n’avait pas le temps de s’attarder en ville. La nuit allait bientôt tomber et la lune apparaîtrait alors.
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Onyx Grenat
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MessageSujet: Re: 9 avril   25.02.08 10:49

[9 avril/ aprés midi / refuge]


Alors qu’onyx ne faisait pas très attention a ce qui l’entourait, partant dans sa démence. Une étrange énergie lui fit tourner la tête. La seule chose qu’il vit plus fur des ailes. Puis des crie de soldat blaisé par la pression de l’aire.
Puis m’être s’enfuit plus loin, onyx ne distingua qu’un jeune femme blond. Il siffla tout suite un garde.

"_Rattraper moi cet chose je veux savoir qui c’est. Ne la laissez pas s’échapper.
_Excusez moi, mon seigneur. Nous venons de rattraper un déserteur qui tentait de fuir. Je pense que vous vous souvenez de lui. C'était un déserteur qui vous a tenu tête il y a quelques années. Vous lui avez également arraché la langue hier."

Alors qu'il était intéressé par tout autre chose, un soldat vint l'ennuyer avec une affaire que le préoccupait peu.

"Un déserteur qui m'a tenue tête? A qui j'ai coupé là langue? Ce n’est pas de personne différente?"

Onyx se fichait de qui ça pouvait être ce type était trop insignifiant pour qu'il daigne lui accorder la moindre importance. Après tout il avait de adversaire bien plus important et amusant qu'un simple homme rebel.

"_et en m'apportant ce déchet vous comptez faire quoi?
_bien l'affront qu'il vous a fais doit être puni!
_ a parce que tu pense que je avais me salir les mains pour un seul pouilleux. Il n'a aucune importance à mes yeux il aurait du être mort depuis longtemps! Vous ne sembliez pas êtres très efficaces. "

Onyx marqua une pose, regardant le detteur donc le condamne à mort. Il était pitoyable, il dégoûtait onyx.
Les soldats étaient légèrement inquiets de ce que onyx allait faire. Après tout depuis quelques heures il était devenu très dangereux pour son entourage.
Onyx finit par prendre la lame du soldat et le menaça avec.

"_Tu est tout aussi inutile et inefficace!Tu aurais du tuer cet homme. Je me fichais bien de savoir ce qu’il allait devenir. Alors tu vas nous quitter aussi!
_Abis!"

Onyx n’attendit pas plus longtemps il mit l’épée au niveau du cou de l’homme. Et en donnant un coup sec et violent il trancha la tête du soldat. Après cela il fit mettre Agarwaen à genoux. Il le regarda une instant avec méprit.

"Quand on choisi de fuir on fuit jusqu’au bout [parle en connaissance de cause.]! Sinon voila ce qui arrive."

Onyx prend l’épée et l’enfonça dans Agarwaen au niveau de sa trachée. Le sang gicla violement sur onyx et d’autre soldat.

"Tu aura était un sous être jusqu’au bout!"

[fini pour onyx]
_________________


On aime tellement toutes les choses nouvelles qu'on a même quelque plaisir secret par la vue des plus tristes et des plus terribles événements, à cause de leur nouveauté.
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Lazuli Neledanor
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MessageSujet: Re: 9 avril   25.02.08 13:18

[9 avril/ aprés midi / refuge]

Un peu troublée, Lazuli observa l'inconnu. Celui-ci avait tourné la tête à son tour dans la direction de l'intérieur du refuge. Cherchait-il quelqu'un? Dans cette foule celà semblait un peu difficile. La jeune femme ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait, toujours boulversée par les évènements récents. Et puis, ce que cherchait cet homme ne la regardait pas., il n'empêche qu'elle jugeait qu'il était quelqu'un de relativement gentil, non pas vraiment à l'écoute des autres mais plutôt à leur porter une attention. Elle ne le jugeait que sur quelques minutes et ne le connaissait pas.

Si cela lui déplaisait pas vraiment...cette situation, relation abis et jouet. La situation lui déplaisait, pas le fait d'être aux côtés d'Onyx. Avait-elle seulement le choix? De ce qu'elle jugeait, seuls les nobles pouvaient s'unir avec les abis. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était de rester là, dans l'ombre et faire ce qu'elle devait faire. Dire qu'à l'origine, elle voulait simplement secourir son frère et la voilà, maintenant à vouloir rester aux côtés d'un abis, un abis capricieux et coléreux qui plus est.


"Vous avez raison, ça ne me déplais pas tant que ça."

Elle ne pouvait pas vraiment le cacher. Si un inconnu le voyait, tout le monde pouvait le comprendre, à partir du moment qu'ils apprenaient sa situation. Elle venait à se demander si Agarwaen ne l'avait pas aperçu lui aussi. De plus, il ne semblait pas porter l'abis dans son cœur. Après tout, c'était pour une fuite qu'il avait été emprisonné. Maintenant, il était libre. Il pouvait faire sa vie comme il le désirait. Auparavant, elle se serait enfuie avec lui. Son frère était sa seule famille, sa mère l'ayant mise à la porte, elle avait bien comprit que c'était pour la renier. C'était-elle remariée? Avait-elle une nouvelle famille? Sans doute, sa mère était une belle femme, nul doute qu'elle aurait eu facilement des prétendants.

Lazuli reposa son attention sur l'inconnu. Celui-ci semblait pensif, non, troublé…non plus, comment définir les sentiments et action de quelqu'un que l'on ne connaît même pas? Il commença à parler tout bas, il lui conta une histoire, qu'elle écouta avec une certaine attention. Tiens, comme cela est étrange. Lazuli eu l'impression que c'était de ça qu'Onyx lui avait parlé en parlant d'un conflit. Ce qui l'a surprit plus encore, c'était le fait que cet homme en savait long. Elle ne comprit pas tout de suite pourquoi il en savait autant. Lazuli avait remarqué que son visage c'était fait plus grave au fil des paroles de cette histoire. Il finit par ajouter qu'elle devait choisir et que personne ne pourrait l'aider. Choisir entre vivre ou mourir. Qui aurait envie de choisir? Pour la plupart, le choix est vite dit, vivre. Les humains attachaient souvent une grande importance à leur vie, aussi banale soit-elle. Dieu l'a leur avait donnée et pour certain, c'était quelque chose d'extrêmement précieux.


"Si je dois choisir, je préfère le faire sur le fait et non, à y réfléchir longuement au risque de douter une fois le moment venu…"

Leur conversation s'arrêter sur des regards. L'un observant l'autre. Lazuli se demandait tout de même pourquoi l'inconnu lui raconta une telle histoire. Aurait-elle un lien avec tout ça? Non, ça ne pouvait être cela. Une mise en garde? Une menace? Comment pouvait-elle le savoir? Elle ne connaissait pas cet homme et ne savait pas comment prendre les paroles qu'il avait prononcées. Elle se sentait un peu idiote. Allait-elle être mêlé à un conflit qui ne la regardait pas tant que ça? Elle n'eu pas le temps de suivre le cours de ses idées. L'homme se devait de s'en aller. Il la salua en plus d'ajouter que c'était à elle de choisir et que personne ne pourrait l'aider.

"Merci et au revoir, je pense savoir quoi faire."

Ce fut court est assez direct, mais que dire d'autre? Comment savoir ce que pense un parfait inconnu? Après cette petite altercation, Lazuli n'avait pas remarqué que le soleil avait déjà largement décliné. Il commençait à se faire tard. Elle réfléchit et se dit qu'il vaudrait mieux chercher Minos Grenat dès à présent, cela lui permettrait de s'éloigner d'Onyx durant un moment. La journé lui avait parue si longue. Qu'était advenu d'Agarwaen? Où était-il à l'heure actuelle? Avait-il réussi à fuir, avec Tom? Avaient-ils déjà trouvé un petit havre de paix? Depuis le matin, ils avaient surement déjà parcourus pas mal de kilomètres et Lazuli ne doutait pas que pour pouvoir se déplacer plus vite encore, son frère aîné n'aurait pas hésité à voler un cheval.
Mais soudainement, elle sentit comme un frisson désagréable remonter du bas du dos. Elle ne comprenait pas d'où venait ce frisson. Il ne faisait pas froid aujourd'hui pourtant. De plus, la brise n'était pas forte et fraiche. Qu'est-ce que cela signifiait? Etait-il arrivé quelque chose à Agarwaen? Elle prit sa tête entre ses mains et s'éloigna rapidement pour se réfugier dans une ruelle. Sans savoir pourquoi, elle se mit à pleurer. Elle avait l'impression d'avoir perdu le fil qui la reliait à son frère. Ou était-il? Elle voulait le revoir. Ses larmes n'arrêtèrent pas de perler sur son pâle visage…Elle prit ses bras entre ses mains et se serra. Elle avait froid. Il était arrivé quelque chose à son frère. Elle ne pouvait en douter. Comment faire sortir son désespoir…? Elle se mit à crier.


[ Terminé pour Zuli pour le 9 ]
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Alfred
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MessageSujet: Re: 9 avril   28.02.08 1:21

[Post commun Agapanthe, Annice et Alfred]

[/!\ C'est long, very very long]



Quand Annice entra brusquement dans la pièce, Alfred ouvrit la bouche pour tenter d'argumenter une explication plausible, qui expliquerait pourquoi il y avait un jeune homme armé avec lui : s'il était resté indécis, l'évidence lui avait sauté aux yeux lorsque son capitaine avait fait son apparition. Il ne pouvait pas livrer quelqu'un à ses hommes en le désignant comme un tueur : cela reviendrait à le condamner à mort.
Il n'eut pas à parler, pourtant, car son capitaine l'avait devancé.
Il pâlit en l'entendant, et sa bouche se referma doucement tandis qu'il les regardait, les yeux agrandis par l'incompréhension.
S'il aurait fait rengainer l'envie de rire à l'homme que tenait Annice dans d'autres circonstances, il ne pouvait pas songer à stopper sa moquerie à ce moment présent. La seule pensée qui l'habitait, la seule crainte qu'il avait, c'était que les mots qu'elle avait prononcé prennent sens :

- Comment l'as-tu appelé... ? demanda t'il, blême.

Les mots d'Alfred firent sursauter Annice, dans sa colère elle avait presque oublié qu'il était là. Elle lui répondit dans quitter Agapanthe des yeux.

- Agapanthe mon seigneur.

Elle avait gaffé. Aga devait mourir vite, sinon Alfred allait prendre sa défense. Ca allait se jouer à quelques secondes.
Alors qu'elle allait enfoncer sa lame, Agapanthe prit la parole : C'était son jour de chance.

- Agapanthe Roderic mon seigneur.

Annice était coincé et Agapanthe avait envie de rire. Elle ne réussit pas à faire un seul mouvement. Elle devait éloigner Alfred le connaissant il allait le défendre.

- J'emmène cet énergumène dehors mon seigneur.

Les joues d'Alfred ne retrouvèrent aucune couleur, mais sa voix n'était signe d'aucun trouble lorsqu'il ordonna:

- Non, tu ne l'emmènes nul part. Laisse le ici, mais garde ton arme dégainée.

Annice ne put qu'obeir à Alfred le poing fermé.

Il se tourna ensuite vers Agapanthe, cherchant à trouver des traits qui lui étaient familier. Il se souvenait vaguement de cet homme, peut-être l'avait-il croisé un jour. Mais jamais il n'avait eut de frère.

- Tu viens de tenter de me tuer, dit-il simplement : De qui es-tu le fils?
- nous avons le même en commun.

Agapanthe haïssait Alfred et il allait profiter que celui ci semblait ignorait son existence pour le tuer.

- Mais ta mère a jeté ma famille hors du château. Tu ne fais que payer les erreurs des autres.

Annice menaça Agapanthe, ne parvenant pas à contenir sa colère.

- Vous devez pour les erreurs de votre mère, mais aussi de votre capitaine!

Alfred garda un visage fermé. Le sujet de sa mère était rarement évoqué face à lui, parce que c'était un sujet sur lequel il n'aimait pas s'étendre. S'il osait en parler à mi-mots à Annice, il n'était pas question pour lui d'en discuter avec un inconnu - tout nouveau frère qu'il soit.

- Annice, ne le blesse pas s'il te plait. Toi... Agapanthe. Qui me dit que tu es réellement mon frère?
- Tu sembles croire en cette fille demande lui!!!

Non, pas ça! Elle n'allait quand même pas devoir mentir a Alfred sur ça. elle leva Agapanthe en l'attrapant par le col et le colla violemment contre le mur, murmurant:

- Arrête tout de suite ce petit jeu, Aga !

Alfred leva le bras par réflexe pour arrêter Annice, mais trop tard. Il se précipita vers elle et la saisit par le bras, la forçant à lâcher Agapanthe.

- Annice lâche-le ! S'il dis vrai... Dis moi, est-ce qu'il dis vrai ?!

Il ne savait pas s'il avait peur ou s'il désirait plus que tout que cette nouvelle soudaine soit une vérité.
Elle lacha agapanthe (« bon toutou… » dit-il). Les yeux pleins de larmes, elle regarda l’Abis.

- Oui mon seigneur il est votre grand frère, banni par votre mère.

Annice était désemparé. Comment faire, maintenant, Alfred allait-il accepter Agapanthe à ses côtés alors que celui ci rêvait de le tuer?
Alfred resta muet quelques secondes, incapable de saisir toute l'ampleur de ces mots. Comment, au juste, la situation avait-elle pu changer si rapidement?

- Je...

Il était incapable d'articuler un mot censé. Que devait-il faire? Qu'est ce qu'il devait dire?

- ... suis désolé, Agapanthe... Si tu veux réparation pour le mal qu'on t'as fait, je comprends. Demande moi ce que tu veux.

Il inspira profondément, et compléta:

- Mais si tu insultes encore une fois mon capitaine, je te tuerais moi-même.
- Toi, réparer le mal qu'on ma fait ?! Tu en es incapable. Seule ta mort est une consolation. je ne t'ai jamais considéré comme un frère. Tu as toujours été trop ignorant!

Agapanthe eut un mouvement de menace vers Alfred, Annice en profita pour lui planter son épée dans le ventre.

- Tu vas mourir cette fois Aga, je ne te laisserais pas attenter à la vie de monseigneur Roderic!
- Annice, NON !

Alfred vit avec horreur l'épée se planter dans le corps d'Agapanthe. Il dressa aussitôt un mur de terre pour éloigner son capitaine de son frère, mais c'était trop tard.

- Annice, je t'avais dis de ne pas le blesser !! hurla t'il en se rapprochant d'Agapanthe. Il fit tourner son visage avec douceur pour le regarder: Agapanthe, tu m'entends?

Agapanthe cria de douleur. Il savait qu'il allait gagner contre Annice.

- Pardon mon seigneur.

Agapanthe commença alors a jouer la comédie.

- ça va, ça va. après tout elle ma fait pire!
- mon seigneur éloignez vous de lui!
- Que veux-tu qu'il me fasse, dans son état? répliqua Alfred: Appelle un médecin, vite !

Il tourna le visage vers Agapanthe.

- Tiens bon, on va te soigner. Ne bouge pas trop.
- Tu crois vraiment qu'elle veut que je survive alors que ce n'est pas la première fois qu'elle tente de me tuer?

Annice craquait, son bras la faisait souffrir. La haine s’emparait d'elle. La douleur la poussa à montrer son bras devenu bleu, car le tissu la brûlait. La tâche bleue était monté un peu plus haut que le coude.
Comment Agapanthe faisait-il pour souffrir à chaque fois? Sa haine était aussi forte que ça? Si elle le laissait avec Alfred, celui ci allait finir par se faire tuer.

- Les médecins on déjà bien à faire en bas!
- ANNICE VA CHERCHER UN MEDECIN C'EST UN ORDRE !! hurla Alfred en se tournant vers elle.

La plaie d'Agapanthe était profonde, il ne savait pas combien de temps il tiendrait. Il dégagea sa plaie des vêtements et entreprit de la lui panser pour limiter l'hémorragie : mais rien de ce qu'il ne pourrait faire ne serait suffisant si on appelait pas vite quelqu'un.
Annice sortit, lâchant son arme elle fit venir un médecin et regarda la scène. Elle se mit dans un coin et se laissa glisser le long du mur.

- Mon Seigneur je suis pas sûr d'y arriver, il a perdu beaucoup de sang.

Alfred s'était relevé à l'arrivée du médecin et faisait les cent pas, sans faire attention à Annice.

- Débrouille toi, dit-il plus agressivement que d'habitude : Dis toi que c'est ton fils que tu sauves, ou que je te ferais tuer si tu n'y parviens pas : peu m'importe les moyens, je veux que tu le sauves, obéis.
- Bien Seigneur.

Le médecin se mis à l’œuvre. Annice, elle, regardait Agapanthe être sauvé une nouvelle fois. Elle était dégoutté de tout.

- Alex…

Alfred tourna légèrement la tête vers Annice, et alla vers elle. Il lui adressa un sourire d'excuse.

- Pardon de t'avoir crié dessus. Je suis désolé
- vous en avez le droit
-
Alfred ne sourit plus, les yeux baissés.

- Bien sûr que j'ai le droit... Mais on a dépassé ça, non... ?

Il s'approcha d'elle et la prit timidement dans ses bras.

- Je suis désolé Annice
- moi aussi mon seigneur je m'excuse d'avoir désobéi. mais cet être il va... il va vous faire du mal... je ne peux pas le permettre... je n'ai plus que vous maintenant...
- Je peux me défendre tout seul, maintenant... la rassura t'il : Tu n'auras plus jamais à te faire de soucis pour moi...

Il la serra brièvement contre lui, puis s'éloigna un peu. Il lui sourit, et passa tendrement sa main sur sa joue.

- Tu as Alex, maintenant...

Annice pleura. Alex était mort, elle n'était pas sûr de devoir le dire mais ça lui faisait tellement mal.
- Mon seigneur je n'ai plus que vous. Alex est mort ce matin.

Elle l'avait dit. Elle cacha son visage de honte. Elle avait honte de pleurer comme une gamine.
Alfred pâlit. Sans vraiment s'en apercevoir, il prit les mains d'Annice dans les siennes pour les écarter de son visage. Il passa sa main sur sa joue, essuyant ses larmes, sans sentir les propres siennes couler jusqu'à son menton. Il avait été plein de rancœur envers Alex, mais jamais il n'avait souhaité sa mort... Il espérait ne l'avoir jamais souhaité

- Je vais te protéger, promit-il : C'est à mon tour... de te protéger

Quand elle vit Alfred pleurer, elle le prit dans les bras.

- Je n'ai pas besoin que l'on me protège, mais que soyez en sécurité.

Alfred la gardait contre lui. Il ne l'aurait lâché pour rien au monde. Les larmes continuaient de couler sur ses joues, mais elle ne lui faisaient rien. C'était celles d'Annice qui lui rongeaient le cœur.

- Je suis en sécurité, je te jure que je suis en sécurité. Je veillerai sur toi
- Mon seigneur, vous en comprenez pas!!

Le médecin avait réussi à soigner Agapanthe, qui était resté à demi-conscient. Il appela Alfred.

- Je comprends, ne t'inquiètes pas, je comprends tout...

Il s'écarta légèrement d'elle et, la tête tournée, sécha ses larmes d'un revers de paume. Il prit la main d'Annice dans la sienne et l'amena prêt du médecin. Sa voix avait reprit toute son assurance lorsqu'il lui répondit:

- Oui

Annice le suivit alors qu'elle ne voulait pas.

- Il est en bonne voie de guérison. c'est même incroyable qu'il se régénère aussi vite.
- mon seigneur tuez le tant que vous le pouvez! TUEZ LE!

Elle n'arrivait plus à se calmer, tout allait basculer elle le sentait.
Alfred garda la main d'Annice dans la sienne.

- Je ne peux pas... souffla t'il finalement: S'il est mon frère, c'est la seule famille qu'il me reste.

Il tourna la tête vers elle, suppliant:

- Ne me prive pas de ça, s'il te plaît..
- Les liens du sang ne son pas les plus important mon seigneur! il vous tuera! Comprenez!!

Elle eut un mouvement menaçant vers Agapanthe, prête à le tuer avec son épée. Alfred saisit le poignet d'Annice avant même qu'elle ait eut le temps de dégainer.

- Ne lui fais rien, Annice. Il y a eut trop de vengeance, déjà. Laisse le en paix...

Annice força sur son épée pour la dégainer, tenant tête à Alfred.

- Ce n'est pas comme ça que les choses iront mieux! Si vous le laissez en vie, il vous tuera!

Elle réussit à dégainer enfin, mais Alfred garda son poignet dans sa main.

- Si c'est un risque à prendre, très bien ! Mais je ne veux plus que quelqu'un meurt ou tue pour moi
- Mon seigneur! Arrêtez c'est gaminerie!
- Ce ne sont plus des gamineries…
- Mon seigneur! vous faite un caprice qui met votre vie en danger!
- Ce n'est pas un caprice Annice, c'est mon frère !

Il planta ses yeux dans les siens, le visage fermé.

- N'insiste pas, j'ai pris ma décision
- Il en est pas question! D’abord votre mère maintenant votre frère! vous n'avez pas encore comprit que chacun veux et voulait votre mort?

Le visage d'Alfred se ferma. Il lâcha brutalement la main d'Annice, répliquant d'une voix dure qui masquait ses tremblements:

- J'ai parfaitement compris ça, ne t'inquiète pas. L'époque où je pouvais encore penser que l'on m'aimait est passé, je sais parfaitement ce que les gens attendent de moi. Ce que moi j'attends d'eux, c'est mon problème. Pour la dernière fois Annice, rengaine ton arme
- Hors de question! J'ai dit que je vous protégerais quoi qu'il arrive, même si c'est contre votre gré !

Elle pointa son arme en direction de l’assasin, et Alfred dressa un mur entre eux deux. Son visage était resté fermé, son regard froid braqué sur Annice. Il ne dit rien, la fixant simplement, le regard dur.

- Mon seigneur!!!!! arretez de faire l'enfant!!!

Alors, son visage se teinta de tristesse. Il ouvrit la bouche et dit, simplement, comme une vérité qu'il regrettait:

- Je ne suis plus un enfant Annice. C'est fini.
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Alfred
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MessageSujet: Re: 9 avril   28.02.08 1:21

[suite du post]



A ces mots Annice lâcha son arme. Lui aussi elle l'avait perdu. elle frappa de toutes ses force sur le mur pour se défouler, les mains sanglantes, hurlant. Alfred détourna les yeux un bref instant. Puis il s'approcha d'Annice, et prit de force ses mains dans les siennes pour la forcer à s'arrêter.

- Annice calme toi..
- Lachez moi! Hurla t’elle.

Elle se débattit, sortant un poignard dissimulé dans sa tunique et, blessant l’Abis, parvint à se dégager. Alfred posa une main sur sa joue entaillé. Livide, il l'écarta légèrement pour la regarder et la découvrir tâchée de sang. Il resta silencieux, le sang de sa joue dégoulinant le long de son visage, sous son menton, léchant son cou et venant imbiber le col de son vêtement
Annice resta les yeux ouvert incapable de bouger, terrifiée par son propre geste.
Alfred ne dit rien. Les yeux grand ouvert, il ouvrit lentement la bouche, mais aucun son n'en sortit. Sa joue l'élançait. Il se tourna finalement vers Agapanthe, incapable de regarder Annice plus longtemps

- Relève toi... dit-il simplement l’intention d’Annice.

Elle le fit sans rien dire, baissant la tête. Elle était dans l’erreur… une terrible erreur. Alfred ne cilla pas. Sa voix n'était emprunte d'aucune colère, ni même d'aucune froideur. Elle était neutre, dénuée de la moindre émotion.

- Agapanthe va rester avec moi, dit-il simplement: Est-ce que tu continues à t'y opposer?
- si je le peux encore oui!

Alfred hocha la tête sans rien répliquer.

- Tenteras-tu de le tuer, si je te gardes prêt de moi... ?
- alors vous êtes prêt a me chasser pour lui ?
- Le feras-tu?
- Je suis aussi sûre de mes actes que vous des vôtres.

Alfred eut un rire amer.

- Bel avertissement que tu viens de me donner, dit t'il sans toucher à sa blessure : Je le garderais à l'esprit.

La façon dont alfred parla choqua annice, ce n’était pas lui. Il n’était pas comme ça, quoi qu'il arrive.

- Quelque chose à changé!

Alfred hocha la tête:

- Toi, tu as changé...
- Non! le seigneur Roderic que je connais aurait réagit certes mais pas de cette façon!

Alfred eut l'air peiné, et baissa les yeux:

- L'Annice que je connais n'aurait jamais porté la main sur moi...
- L'annice que vous connaissez est toujours, elle s'en mord les lèvres de ce geste, dit-elle, les larmes lui montant aux yeux : Quoi qu'il arrive le seigneur Roderic que je connais n'a jamais été froid. QUOI QU 'IL ARRIVE!!!

Alfred ne répondit pas. Doucement, il s'approcha d'elle et la prit dans ses bras.

- J'ai grandi, Annice.

Il la serra brièvement, puis s'écarta d'elle.

- Je t'aime, mais si tu ne m'es plus loyale, alors je ne peux plus te faire confiance. Mais ne pleure pas, tu auras été ma plus fière alliée... Peut-être la seule

Il la prit dans les bras. Annice se sentit mal elle se sentait oppressée par cette froideur. Alfred avait déjà dit cette phrase, mais de façon différente durant le tremblement de terre.

- Je serais loyale au seigneur que j'ai connu! vous n'êtes pas lui. Vous avez changé. Cette froideur… ce n'est pas le seigneur Roderic!

Alfred ferma les yeux, douloureusement.

- Très bien.

Non ce n'était pas normal. Annice venait a le craindre. Pourquoi? Elle devait en avoir le cœur net.
Pardonnez-moi, songea t’elle avant de le gifler.
Alfred ne retint pas son geste. Sa joue ensanglantée lui fit plus mal que jamais et pourtant, il ne grimaça pas. Son sang avait tâché les doigts d'Annice lorsqu'elle l'avait giflé. Il tourna lentement ses yeux marrons vers elle. Puis, lentement, il prit son épée et la lui présenta par la garde.
Elle eu un mouvement de recul. Non Alfred aurait réagit. C'était la première fois qu'elle se permettait une telle chose et il ne réagissait pas. Annice avait peur. Quand il prit son épée elle sursauta.

- Si tu veux me passer la lame au travers du corps, fais le maintenant. Une prochaine fois, je me défendrais...
- Vous êtes stupide? Alors vous ne pouvez pas comprendre! J'ai passé assez de temps prêt de vous pour savoir quand quelque chose cloche, et là, vous n'êtes pas vous même.

Elle prit son arme, s’éloignant légèrement. Il ne bougea pas d'un pouce, la regardant s'éloigner, ses yeux posés sur elle sans la moindre animosité.

- C'est ta déçision Annice... Ma vie, ca fait longtemps qu'elle est à toi...
- NON! je ne prendrais jamais votre vie!

Ses larmes coulaient! Non, jamais elle ne ferais ça.

- Dites moi ce qu'il va se passer! Vous n'êtes pas dans votre état normal mon seigneur!... Alfred!

Il lui sourit, d'un sourire faux qui se voulait rassurant:

- Annice... Je veux juste rester avec mon frère. C'est tout.

Malgré le prénom Alfred ne changeait pas son étrange comportement. Que se passait il à la fin?!

- Il y a autre chose je le sais!! JE VEUX SAVOIR!!

Alfred ne répondit pas.

- C'est tout ce qu'il y a à savoir. Contente toi en. Maintenant, tue moi, ou laisse moi.
- Non ce n'est pas tout. je ne vous tuerez pas mais lui oui! dit t’elle en brandissant son arme et en se ruant sur Agapanthe.

Alfred fit apparaître un mur entre eux deux, protégeant Agapanthe et repoussant Annice.

- J'ai essayé de me montrer compréhensif, mais tu commences sérieusement à m'agacer..

Comment? Ce n'était pas sa façon de parler! Annice esquiva le mur et tenta une nouvelle approche. Alfred dressa un nouveau mur devant Agapanthe, duquel sortit un bras de terre qui alla la frapper, la faisant reculer.

- Tu insistes encore?

elle réussit a esquiver, cette fois elle tenta encore une fois. Ca devenait difficile d'approcher.
Alfred forma un cercle de terre autour d'Agapanthe, puis envoya un poing de terre saisir Annice.
Elle n'arriva pas a esquiver cette attaque, hurla de douheur, ses veille blessures n’étant pas encore guérie. Alfed utilisait ses pouvoir sans remords contre elle.

- ce n'est pas vous!!

Alfred roula des yeux.

- Ca suffit, j'en ai assez de toi.

Il la fit baisser à son niveau, à un mètre de distance, et planta ses yeux dans les siens:

- Je t'accorde la vie sauve aujourd'hui, mais si tu continues à vouloir me mettre des bâtons dans les roues, ça sera bien plus que ta vie que tu perdras.
- Qui etes vous …? Jamais… je ne m’arrêterais!

Alfred eut l'air surpris. Puis il sourit, indulgent:

- Mais je suis l'Abis...
- L'abis que je connais n'est pas comme ça!!! Vous n'êtes pas l'abis que les gens aime et respeste!!!
- Et qu'on a tenté de tuer un million de fois, répondit-il en souriant.
- VOUS N'ETES PAS L'ABIS!!!!!!!!!!!!

Alfred grimaça d'ennui. Sans plus faire attention à elle, il se tourna vers Agapanthe et se pencha vers lui.

- Toi, tu peux marcher? demanda t'il.

Il l'ignorait. Annice était décomposée. Elle cria de toute ses forces, se débattant, et fini par se libérer. Elle fonça tête baissée vers Agapanthe.

- Ca va être difficile frérot, dit celui ci.

Alfred leva la main sans la moindre hésitation. Aussitôt, le plancher se leva et souleva Annice de terre. Avant qu'elle ait pu perdre l'équilibre, le mur prêt d'elle se déforma pour l'heurter violemment et l'assommer. Alfred ne la regarda pas, se contentant de rester devant Agapanthe comme si rien ne s'était passé. Il sourit :

- Lève toi, je risque d'avoir besoin de toi dans le futur. Désormais, tu es sous ma protection

Annice perdit connaissance, le coup fut trop violent, plusieurs de ses os avaient été brisés.
Agapanthe était terrifié par ce qu'était capable de faire son frère à une personne qu'il appréciait.

- mon sei.. seigneur ..

Annice n'avais pas lâché prise, elle crachait du sang. Alfred ne répondit pas, se contentant de fixer Agapanthe:

- Lève toi, répéta t'il sèchement

Agapanthe se leva avec difficulté.

- mon sei.. seigneur…

Annice elle aussi se levait lentement, saignant, hurlant de douleur à cause de ses cote brisés.
Alfred soupira, puis tourna la tête vers elle:

- Je t'ai prévenu, Annice.

Il se rapprocha d'elle et posa sa main sur la joue, soufflant avec douceur:

- Ne t'approche plus de moi.
- Vous n'êtes pas l'Abis! Je… ferais mieux… pour faire revenir le… le Seigneur Roderic.

Elle perdait trop de sang, elle était misérable. Anncie avait honte de sa défaite.
Aga, lui, allait de mieux en mieux. Il eut un ricanement désabusé, se moquant.
Alfred roula des yeux, lâchant Annice.

- Si tu n'as rien d'intéressant à dire, Agapanthe, tais toi.

Il se tourna vers lui :

- On va tâcher de te trouver une utilité... Mais si tu m'ennuies, je n'oublierais pas le poignard que tu as brandi sur moi.
- La prochaine fois ce ne sera pas un poignard!

Annice se leva, faisant tomber encore plus de sang, elle saisit son épée!

- Où est l'Abis … ?

Alfred regarda Annice, longuement. Puis ses lèvres s'étirèrent en un sourire, et il désigna son coeur du pouce:

- Juste là.

Annice ouvrit grand les yeux, titubant vers sa direction. Alfred ne fit plus attention à elle: une loque comme ça ne pouvait pas l'inquiéter. Il ramassa le poignard qu'Agapanthe avait utilisé et le glissa dans sa ceinture, sans accorder un regard au médecin qui était resté. Annice se sentait inutile pleine de rage. elle utilisa ses dernier force pour lancer son épée sur alfred puis elle s'écroula sur le sol, sans plus bouger.
Le plancher eut une nouvelle vague pour protéger l'Abis, l'épée venant s'y planter sans qu'il eut à faire un seul geste. Il la regarda s'effondrer avec une mimique de dégoût, puis se tourna vers Agapanthe.

- Très bien grand frère, je suis ravi de faire ta connaissance.

Son visage reprit un sourire sincère, dénué de la moindre méchanceté

- J'espère qu'on s'entendra bien
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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 9 avril   29.02.08 1:21

[ 9 avril / lieu inconnu ]

Ou était il ? Il ne savait pas …
Et puis qui était il et que faisais il ici ?
L’esprit du jeune homme était brumeux, il n’avait plus aucun repère.
Alex … oui il s’appelait Alex, il avait entendu une femme criée son nom juste avant … de mourir.
Soudain il se rappela tout d’un coup, Xyno, son chantage, Annice, la froid, le goût du sang dans la bouche et cette sensation de partir. Il avait fait ce geste fatidique par amour … mais ce n’était pas pour autant plus facile à accepter.
Comme si on avait rembobiné sa vie comme avec un film, il vit son existence défilée. Sa naissance, puis son abandon en orphelinat et son enfance parmi les autres orphelins … dont Annice. Il revit tout ! Leurs jeux, leurs rigolades, les petits drames, le manque de nourriture, l’amourette entre lui et cette jeune fille à qui il avait donné un nouveau nom, le vol, cette sensation de liberté et l’adrénaline qui montait brusquement. Puis comme si on avait jeté un rideau sombre, l’enlèvement d’Annice … la solitude, le regret, la culpabilité et surtout l’angoisse de ne plus jamais la revoir. Il l’avait cherché … et il l’avait finalement retrouvé. Mais le destin les avait encore séparé, elle avait été envoyé à la mine de sable puis à la mine de pierre, lui était devenu voleur, roi des voleurs même. Mais il ne l’avait jamais oublié … et finalement ils s’étaient revus, en prison et tout avait …

Soudain le film s’arrêta, comme si la machine venait de s’embrouiller, plusieurs images confuses du passé de Alex lui apparurent sans aucun lien entre elles. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il était mort ! et la mort était par définition paisible ! Alors que ce qu’il vivait n’avait rien de paisible.

Alex se sentait tiraillé, il était attiré vers un gouffre noir, mais le pire était cette sensation que tous ces souvenirs le quittaient petit à petit, s’échappant de son esprit, de sa conscience pour se perdre dans les nimbes de l’inconscience. Il voulait crié, s’échapper, retenir ces chers souvenirs, mais rien de ce qu’il faisait ne changeait quelque chose, inexorablement, il était engloutie par cette force qui l’attirait et peu à peu il perdait tout ce qui faisait de lui quelqu’un, il perdait son identité.
Au final alors qu’il sentait une chaleur se répondre dans son corps – il avait de nouveau un corps ! – il n’y avait plus aucune trace dans son esprit de voleur, de Xyno, d’abis ou d’injustice, il n’y avait même plus son nom … mais ce qui restait était le plus important et la conscience de Alex s’y accrochait avec désespoir … c’était l’amour qu’il portait à quelqu’un … il avait oublié qui. Mais la pression était trop forte, Alex perdit ce dernier souvenir, et plongea dans le noir, sentant cette chaleur au creux de lui.

Un sursaut fit se redresser le corps qui gisait au coté du médecin. Le besoin d’air s’était fait ressentir de manière si violente, que la respiration du jeune homme était encore saccadée. Les yeux ensommeillés et étourdis, il regarda hébété l’environnement qui l’entourait, puis d’un mouvement brusque il porta sa main à son cœur d’où il pouvait sentir les pulsations … il ne rêvait pas, il était vivant !
Une vague de joie déferla en lui, il était vivant ! Il ne savait par quel prodige cela pouvait être possible, mais c’était la vérité, il se souvenait d’être mort, pourtant il était bel et bien vivant à cet instant là … d’ailleurs sa mort était la seule chose dont il se souvenait. Le reste de sa mémoire était vide, vierge de tout souvenir. Ou plutôt on aurait dit qu’on avait arraché à un livre toutes les pages noircies par l’écriture pour ne laisser que le blanc …
Mais cette impression n’était q’un détail, tous ces sens étaient en éveil et le jeune homme prenait plaisir à retrouver les sensations propres à chacun d’eux.
Le toucher, l’odorat – d’ailleurs l’odeur n’était pas très agréable dans ce lieu -, l’ouïe – le bruit de pas étouffé -, le goût et puis la vue. Et puis le froid du sol sur sa peau.

Détaillant plus en détail le milieu qui l’entourait il remarqua soudain la présence d’un homme au même instant ou celui-ci prenait la parole.
Il s’adressait à lui ? Alors il devait s’appeler Alex … Pourquoi pas après tout.
Avec un air méfiant il se redressa et s’aperçut alors qu’il n’était vêtu que d’un pantalon et que sur son torse on pouvait voir la trace d’une cicatrice et d’une brûlure. Des tonnes de questions se bousculaient dans sa tête, son regard allait de sa cicatrice, du poignard qui pendait à la ceinture de l’inconnu, de l’embouchure de la rue pour finalement revenir sur ces mains. Une migraine s’empara de sa tête et il se sentit de nouveau partir au fur et à mesure qu’il s’interogeait sur sa vie passé.
Mais dans un sursaut de rage – et d’orgueil – il se reprit pour murmure d’une voie faible :

« Qui êtes vous ? Et qui suis-je ? »

Sa vision se troubla. Ce sourire, ce fin sourire sur ces lèvres pâles … ironique ? moqueur ?
La vision du sourire de l’inconnu se transposa durant une fraction de seconde à la vision d’un autre sourire, un sourire qui lui inspira de la haine et même … un désir de meurtre.
Emportant dans les brumes de l’inconscience ce dernier sentiment, Alex, puisque tel était son nom, s’effondra au sol, le visage pâle et la respiration haletante.


[moins long que le précédent post lol
mais le 9 avril est terminé pour moi aussi]


Dernière édition par Alex Telles le 29.02.08 1:23, édité 2 fois
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9 avril

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