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 10 avrilVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Sayuri
Garde du coeur de l'abis - Espionne de Sunahama
Garde du coeur de l'abis - Espionne de Sunahama



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MessageSujet: Re: 10 avril   16.04.08 19:56

[ 10 avril / après midi / Refuge ]

La tension qui régnait dans la pièce était plus que palpable, elle était étouffante, mortellement étouffante. Sayuri qui n’avait pas hésité à se mettre en l’ange et l’abis en payait les conséquences. Une telle force était à l’œuvre dans cette pièce que pour une humaine normale, même bien entraînée physiquement, elle en devenait insoutenable. Les mots qu’avaient prononcé Sayuri lui coûtaient, sa respiration était saccadée et elle porta vite sa main à sa poitrine qui se soulevait de façon chaotique. Mais sur son visage il n’y avait aucun signe de peur, quelques gouttes de sueur perlaient sur son front, mais ses yeux gardaient leur froideur, ils étaient aussi durs que la lame d’un poignard.

La jeune guerrière ne cilla même pas lorsque Onyx l’appela par le prénom de sa défunte femme.
Gaïa …
C’était elle qui avait annoncé à l’abis le nom de l’élu envoyé par Dieu, le nom de sa propre femme. Et elle avait vu le visage de Onyx, elle l’avait vu homme et non abis, elle l’avait vu blessé, meurtri dans son cœur, mais par pudeur et par respect elle n’en avait jamais parlé à quiconque.

Sayuri frémit, les bras de Onyx venaient de passer au niveau de sa taille et il l’enlaçait. Avec encore plus d’intensité, elle sentit sa respiration se faire rapide et saccadé. Difficile …
Il la prenait pour Gaïa, il la prenait véritablement pour cette femme qu’il avait tuée de ces propres mains. Et cela ne faisait ni chaud ni froid à Sayuri dont l’identité s’effaçait peu à peu pour convenir aux exigences, même informuler de Onyx.
Il la prenait pour Gaïa, pour lui, s’il le fallait, elle serait Gaïa.
Son corps se détendit soudain sous les mains de l’abis et elle murmura simplement d’une voie stoïque en réponse à la question de Onyx.

« Oui je veux te protéger, et je te protègerais. »

Le tutoiement avait fusé, elle n’était plus Sayuri, elle était cette femme qui avait partagé l’intimité de Onyx. Elle posa tendrement ces mains sur celle de l’abis. Pourtant dans ses yeux, aucune place à la tendresse. Ils étaient froids, ils étaient ténébreux, ils étaient froids comme les ténèbres.
La poitrine de Sayuri se souleva plus régulièrement, la puissance surnaturelle qui avait chargé la pièce en tension disparaissait peu à peu.

L’espionne écouta, ne fit aucun commentaire, ne pensa même pas, et loin d’elle l’idée de juger ou d’analyser les paroles de Onyx. Seuls les faits ressortaient dans son esprit.
Le fils d’Onyx était mort de la main de l’élu de dieu.
L’être qui se tenait devant eux, comme elle s’en était doutée, était de nature divine.
Et le plus important :
Onyx allait se battre … seul … non pas seul car elle serait toujours la, même si elle ne comptait pas vraiment. Disons alors à moitié seul.

L’entraînement militaire portait ses fruits finalement, aucune surprise n’était passé sur le visage de la jeune fille, aucune pensées n’étaient venue enraillés sa logique intraitable, aucun sentiment n’avait fait battre son cœur.
L’ange finit de disparaître, une légère brise vint caresser le visage des deux humains restaient seul dans la chambre. Aucun des deux ne bougèrent. Puis le silence, apaisant. Apaisant mais reposant sur des mensonges, sur des non dits … sur des illusions.
Elle ne dit rien lorsque Onyx rompit le silence. Il semblait avoir comprit qu’elle n’était pas vraiment Gaïa mais une autre. Pourtant Sayuri sentait son désir de tendresse et de douceur. Il cherchait un réconfort, une alternative à l’affrontement du deuil de son fils, il l’avait trouvé dans sa personne.

Elle sentit alors les mains de l’abis desserrer sa taille et son corps s’éloigner du sien. Elle se retourna précipitamment entendant le bruit d’une chute. Onyx était à terre, pas évanouie mais certainement trop faible pour se tenir debout. Il avait dut dépenser trop d’énergie en empêchant l’archange de partir.
Avec des gestes empreints de douceur, loin de l’habituelle rigueur de l’espionne, elle s’accroupit prés de l’homme. Pourtant son corps conservait une froideur naturelle, une froideur qu’elle ne pouvait effacer.
Les yeux rouges de l’abis étaient brillants, humides.
Larme de rage ou larme de tristesse ?
Ou simplement larme de rage et de tristesse ?

Elle porta sa main au visage de Onyx et effleura sa joue dans une caresse pleine de tendresse. Sa main ne tremblait pas, même si elle ne s’était jamais comportée ainsi. Gaïa n’aurait pas tremblé.

« Qu’aimeriez vous ? »

Le vouvoiement était revenue … l’émotion de l’étreinte de Onyx s’était dissipé, il ne restait que le rôle qu’elle endossait. Les yeux noirs de la jeune femme étaient fixés sur le visage de son maître, elle ne pensait pas. Si elle l’avait fait, elle savait qu’elle aurait outrepassé ses fonctions, qu’elle aurait franchit la ligne la séparant des « autres ». Et elle n’en avait pas le droit.

Penchant son visage vers Onyx, ses cheveux lui tombant sur les yeux elle murmura avec un sourire empreint de sérénité :

« Je serais la pour vous protéger, la pour recueillir vos larmes et vos douleurs, je m’effacerai lorsque vous serez heureux et laisserai la place aux personnes chères à votre coeur, abis. »
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agapanthe
Domestique de shin sai
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MessageSujet: Re: 10 avril   18.04.08 17:35

[ 10 avril / Après midi / Refuge ]

Il trouvait sa voix belle? Et qu’elle était cette étrange façon de lui parler. Agapanthe ne savait pas comment s’y prendre avec cet inconnue, il lui faisait du « rentre de dans » aga n’était pas vraiment alaise. Mais quand il fit plus distinctement le visage du garçon sa tête lui fit mal. Il ressentait de la sympathie pour cet inconnu.
Agapanthe comprit très vite qu’il avait du rencontrer cet homme durant ces années de néant. Des années qui n’étaient pas a sa porter. Même quand Xyno lui avait raconté il n’avait pu y accéder. Il avait même oublié les paroles de celui-ci.

Aga restait silencieux, il devait avoir plus de renseignement sur lui. Sinon il allait se faire griller. Il ne savait pas de quoi parler avec cet homme. Et seul son mal être du moment était important. Alors que le temps passé son mal aise disparaissait comme il était venue.

Et maintenant l’inconnue lui demanda comment il allait et en plus il l’appela par son prénom. Il ne pouvait pas tricher, il devait lui avouer qu’il ne pouvait se rappeler de lui.

"Excusez moi. Mais je ne sais pas qui vous êtes! J’aimerais me rappeler de vous, mais je ne peux pas… je ne peux pas… me souvenir de vous."

Pourquoi avait il de la peine de ne pas se rappeler de lui. Il aurait aimé se rappeler de lui. Il eu un mouvement de recule il ne voulait pas le blesser.
Mais que c’était il passé entre eux. Aga avait peur de souffrir sans savoir pourquoi.
Cet homme portait en lui une les réponses des énigmes entourant son passé.

"Excusez moi. Celui que vous avez connu n’est plus."

Il en souffrait énormément car il savait que durant plusieurs années sans savoir ce qu’il avait bien pu faire.
On l’avait sûrement encore utilisé, mais il ne pouvait pas le savoir.
Agapanthe toucha sa cicatrice au niveau du coup, avec douceur, comme il il cherchait a se mettre en confiance.

"Je suis désolé, que… que vous sachiez qui je suis, enfin qui j’ai été…. Je suis désolé."

Agapanthe regarder tout les moyen de partir, éviter une trop long discussion. Alors que agapanthe cherche une sortit de secours a cette situation qui le dérangeait une de ses cicatrice lui fit mal.
Il passa la main sous son beau vêtement. Cette cicatrice la avait était faite avec une arme qu’il connaissait bien. Cette arme elle avait était créer pour tuer Alfred mais il avait du l’utiliser d’une autre façon pour garder cette horrible marque.

Aga reprit un peu ces esprits, dominant sa peur de l’inconnue. Cette blessure lui avait rappelé que cette période mystère de sa vie ne changeait rien de ce qu‘il était. Il ne devait pas en avoir peur. Et puis Calintz semblait inoffensif.

"Étions nous amis?"

Il sortit la main de dessous son vêtement.

"Ou ennemi?"

Il défit son vêtement pour montrer la cicatrice.

"Pourquoi me fait elle mal quand vous êtes là?"

Sa voix était toujours aussi désagréable. Il n’y pouvait rien.
Malgré ça il avait un ton ferme et sur de lui. Il devait bien entendu savoir si cette homme était son ennemi ou pas.
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Onyx Grenat
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MessageSujet: Re: 10 avril   24.04.08 12:07

[ 10 avril / après midi / Refuge ]


Tant d’émotion en même temps, sa volonté d’effacer son humanité avait une fois encore était balayé par un évènement très douloureux.
Pourquoi dieu ne le laissait il pas perdre toute son âme? Onyx était pourtant prêt à y renoncer pour enfin ne plus souffrir. Mais personne, personne n’arrivait a apaiser sa douleur. Les liens qu’onyx avait faits avec les autres personnes le torturaient, il en "souffrait plus qu’autre chose.
Les seuls moments où son esprit était clair c’est quand il était seul. La solitude et pourtant une chose impossible pour un Abis.

Il était au sol regardant le plafond, reprenant ses esprits, le cœur brisé.
Il se rappelait a présent de Sayuri et se fichait de l’avoir appelé Gaïa car cela lui avait permit de soulager sa douleur.
Onyx savait qu’une bonne partie de ses soldat étaient une valeur sur: droit, prévisible, stable. Onyx se sentait en effet alaise avec ce type de personne mettant leur émotion de côté pour comprendre seulement ses ordres.

"Ce que j’aimerais…. Perdre mon cœur."

Phrase ridicule en soit, mais cela lui serrait tellement agréable de la perdre enfin.
Il ne s’attendait pas a ce que sauri face quelque chose pour lui en ce moment, il se sentait très fatiguais.

"J’aimerais que l’élue de dieu soit un peut plus compétant dans les mois qui viennent… ma mort entraînera fatalement la sienne, puis ce qu’il est a mon image et qu’il vie pour nous tuer….
Je désir sa mort et indirectement je désir la mienne…"


Onyx fini par regardait Sayuri de ses yeux rouge. Son cœur de battait plus il la regardait sans rien dire, durant un long moment.

"Tout ceux qui ont un jour était cher a mon cœur sont quasiment tous mort, je désir la solitude… mais personne ne veut me laisser seul… on s’attache et on se blesse voila le lot des humains. Éloigner les gens cher à mon cœur et le meilleur moyen de les protéger."

Onyx se releva et regarda Sayuri, il allait peur être avoir besoin d’elle après tout elle été très efficace et elle le comprenait bien, sans trop s’impliquer.
Onyx lui attrapa alors le visage.

"Sayuri tu sembles bien digne pour une simple espionne. Je t’avais donné une mission, mais avant d’écouter ton rapport que tu étais sûrement venue me faire avant cet accident, je voudrais te confier une nouvelle tache."

Onyx la regarda sans rien dire durant un moment. Il allait avoir besoin d’elle.

"J’aimerais que tu fasses en sorte que plus personne ne stimule mon cœur d’humain. J’ai besoin que tu éloignes de moi tout ceux qui pourraient m’affaiblir. Seule personne autoriser à m’approcher sera mon fils.
J’ai besoin de toi pour m’isoler un peu, et je compte sur toi pour que personne ne me gène tout le mois qui va suivre."


Cela allait être une tache difficile pour Sayuri, onyx lui en demandait beaucoup. Mais c’était a ses yeux la seul solution pour ne pas échouait dans ses projets.
La douleur qu’il avait ressentie aujourd’hui lui avait fait prendre de grande décision. Et il devait réussir avant que tout ce à qui il tenait ne se fasse tuer comme son enfant.
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On aime tellement toutes les choses nouvelles qu'on a même quelque plaisir secret par la vue des plus tristes et des plus terribles événements, à cause de leur nouveauté.
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Alex Telles
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MessageSujet: Re: 10 avril   25.04.08 16:52

Cette désagréable impression d’être lié à cette femme s’insinua en lui, il était sur qu’elle avait joué un rôle dans son passée, mais qu’importe il ne voulait pas savoir, il ne voulait pas revenir sur cette vie oubliée.
Et surtout il voulait partir, ne plus voir cette femme agonisant, ne plus entendre ses cries qui transperçaient son âme.
Lorsqu’elle arriva à prononcer quelques mots à son attention, il sentit son cœur battre plus vite, comme si cette simple voix pouvait le faire chuter, lâcher prise. Il resta de marbre. Le hic dans cette histoire c’était qu’il n’était pas médecin et ignorait tout de la pierre qu’il tenait entre ses doigts.
Lorsque le capitaine le fit approcher, une lueur de surprise passa dans son regard rouge, encore caché aux yeux des autres. Qu’est ce qu’elle était en train de faire cette femme ? Si sa continuait ainsi, Alex allait exploser, trop de sentiment l’envahissaient, il n’arrivait pas à mettre des mots dessus. Sous les doigts de Annice il était incapable de bouger, réduit à obéir. A la laisser approcher son visage du sien, si prêt que le soit disant médecin pouvait distinguer les gouttes de sueur qui perlaient sur le front de sa soit disante patiente.
Un nouveau chuchotement, la situation lui échappait, mais il ne bronchait pas, n’essayant pas de se reculer, hypnotiser par ses yeux bleus, son cœur comme emprisonné.

Il se passa alors quelque chose, un léger courant d’air vint frôler son front, quelques mèches rebelles en profitèrent pour tomber devant ses yeux. Alex se sentit un instant un peu faible, comme si une partie de son énergie lui avait été prise, mais bien vite il retrouva possession de ses moyens et de son corps. Fermant les yeux, se soustrayant ainsi au regard qui l’emprisonnait, il se recula, se tint prêt du lit de la malade.
Il voulait partir, mais le silence qui s’était installé dans la salle était tellement pesant qu’il hésitait à faire le moindre geste suspect. Il ne devait pas être découvert.

Puis lorsque le capitaine lui demanda de révéler son visage, la surprise se peignit sur son visage en même temps qu’une légère lueur rouge dansait dans ses yeux. Il voulut se reculer, bafouiller quelques mots d’excuses et déguerpir que déjà la jeune femme l’avait attrapé et lui avait fait retiré son capuchon, dévoilant aux yeux de tous le visage du roi des voleurs, qui ne l’était plus.
Il lut de suite sur le visage de Annice qui ne s’était pas trompé, cette femme avait fait en effet partie de son passé sans qu’il ne se souvienne quel rôle elle avait joué. Elle semblait juste surprise. Très surprise. Il était vrai qu’il était censé être mort, mais Alex avait dut mal à concevoir réellement le choc que cela pouvait faire.
Aux cries de surprise de la femme, le voleur y répondit d’un sourire légèrement mal à l’aise.
Se passant la main dans les cheveux il finit par dire d’une voix presque joyeuse, presque chaleureuse mais qui était teinté d’un voile de tristesse.

« Vous devez vous trompez mademoiselle, si j’étais mort je ne serais pas devant vous. »

Vaine tentative, le capitaine avait déjà ordonné qu’on se saisisse de lui. Alex se recula alors d’un bond du chevet du lit de la malade et se trouva au milieu de la salle, centre d’attraction de tous les regards. Son regard était devenu plus dur, son corps se tenait prêt au combat.
Il observa du coin de l’œil Annice qui s’évanouit.

« Voyons messieurs, ce n’est qu’un mal entendu. Votre capitaine dans l’état ou elle est m’a prit pour un autre. »

Mais déjà les premiers soldats étaient sur lui, bien décidés à obéir à leur capitaine.

« Bien je vois que vous ne me laisser pas le choix. »

Serrant les dents, alors qu’un des hommes s’était plus approché et essayait de l’immobiliser, il fléchit les jambes et attrapant le poignet du soldat l’accompagna dans son élan et le mit à terre. Deux autres soldats vécurent le même sort, mais lorsque trois se jetèrent sur lui en même temps, malgré l’agilité du voleur et son souffle, il ne put rien faire et se retrouva immobiliser. Avec la rage du désespoir, il se débattit une dernière fois. Une lueur d’inquiétude s’était allumé dans ses yeux, on allait encore le priver de sa liberté, c’était un sentiment qu’il ne connaisait que trop bien même s’il ne se souvenait plus des situations ou il l’avait ressentit.
Mais lorsque son regard se posa sur la silhouette allongée du capitaine, il arrêta de se débattre, acceptant son sort. Masquant sa peur sous un sourire, il finit par dire, s’adressant à la jeune femme qui s’occupait d’Alfred.

« Mademoiselle, donner cette pierre à l’abis de ma part. Et veilliez bien qu’il l’a prenne. »

Il désigna de la tête sa main retenue par un soldat et d’un geste adroit du poignet lui envoya.

« Bon et maintenant chers messieurs on va ou ? »

S’adressant aux gardes avec un sourire railleur et une voie sarcastique, seul des grognements mécontents lui répondirent.

« Je crois que cela signifie la prison dans votre langage non ? »

Il sentit les liens qui l’entravaient dans son dos se resserrer et il retint un gémissement de douleur en serrant les dents. Toujours aussi sympathiques ses gardes.
Sous bonne escorte, il sortit de la chambre, glissant un dernier regard à la silhouette du capitaine, sûr qu’il allait la revoir, mais déterminer à ne pas la laisser détruire cette nouvelle vie de liberté qui l’attendait.

[Et voila journée du 10 terminée pour moi]
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Calintz
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MessageSujet: Re: 10 avril   27.04.08 18:06

[ 10 avril / Après midi / Refuge ]

Etrangement la réponse d’Agapanthe ne le surprit pas, une once de tristesse passa un instant dans ses yeux avant d’être refoulé par le désir de rattraper le temps perdu. Même si il avait oublier, ils étaient amis … et puis, un soir d’été, lors d’un banquet, le jeune prince avait prononcé un serment qu’il n’avait pas oublié : aider Aga a retrouver sa mémoire. Un sourire figé se dessina sur les lèvres tremblantes de Calintz lorsqu’il murmura d’une voix douce et timide.

« Tu n’as pas à t’excuser. Ce n’est pas ta faute … c’est plutôt à moi de m’excusez … Le jeune prince s’inclina alors. Pardonne moi de ne pas avoir tenu mes promesses, pardonne moi de t’avoir oublier, mon ami. »

Calintz gardait son sourire figé, Agapanthe était un être complexe plein de contraste et c’était cela qu’il aimait en lui. Sa gentillesse qui pouvait tout aussi bien être mesquine … un être auquel on ne pouvait pas se fier et pourtant à qui il serait prêt à remettre sa vie. Pourquoi ? Parce que l’amitié, au même titre que l’amour, rend aveugle.

« Ce n’est pas celui que tu étais qui m’intéresse mais celui que tu es aujourd’hui. »

La détresse d’Agapanthe fit vacillait le jeune homme, il aurait voulut le prendre dans ses bras pour lui rappeler qu’il n’était pas seul … des bras que lui-même aurait aimé avoir. Ses yeux suivirent le geste de l’homme et tombèrent sur la fine cicatrice au niveau de son cou. Encore une blessure qui aurait dut le tuer … mais il était bien vivant, pour une raison qu’ignorait Calintz mais dont il se réjouissait. Cette vue lui rappela avec horreur son propre geste … Puis Agapanthe posa sa main, sous son vêtement, à un endroit que le jeune prince connaissait trop bien. Son souffle s’accéléra alors qu’il revivait dans ses souvenirs cette nuit, dans une cellule de la prison ne la mine de sable … alors qu’il sentait encore le souffle de son ami se ralentir …
La question d’Aga le sortit de ses ténébreuxs souvenirs pour le ramener à la réalité … son cœur se mit à battre plus vite, il avait deviné. Son corps se souvenait de lui comme de son meurtrier même si la mémoire l’ignorait. Les mots sortirent de sa bouche sans qu’il le veuille … la vérité était elle toujours bonne à entendre ?

« Ami … et ennemi. »

Lorsque les mains pâles d’Agapanthe se mirent à défaire les attaches de son vêtement, Calintz sentit des frissons glacés le parcourir, son cœur se mit à battre plus vite alors que son sourire disparaissait pour laisser place à une moue dubitative. Lorsque les yeux marron du jeune prince se posèrent sur la cicatrice, il se sentit défaillir … Sans qu’il ne maîtrise son geste, une main tremblante vint caresser la marque indélébile de son crime.
Oui c’était lui qui avait enfoncé le poignard dans la chair d’Agapanthe.
Oui, c’était dans ses bras qu’il avait succombés.
Il avait sentit son pou disparaître sous ses mains ensanglantées …

« Parce que c’est moi qui t’ai fait cette blessure … c’est un longue histoire que tu ne préfères sûrement pas entendre. Alors crois ce que tu veux de moi. Je ne peux pas nier t’avoir poignardé, j’ai commis un crime impardonnable … et des excuses ne suffiraient pas à me racheter. »

Tout devint clair dans l’esprit fatigué du jeune prince … il n’était vraiment rien ! Avoir poignardé son ami : c’était digne d’un Grenat, de Onyx. Cette pensée ne fut qu’un pas de plus sur cette pente dangereuse … Il n’avait rien compris, se venger ne servait à rien, en vouloir à Onyx encore moins. Tout lui incombait, de part sa naissance et de part sa vie … pitoyable. Ses yeux se voilèrent d’une vague de dégoût. Dégoût envers lui-même.

« Je n’ai jamais put te protéger. Je te l’avais pourtant promit. Agapanthe … il vaut mieux que tu ne te souviennes pas de moi. Vis ta nouvelle vie pleinement, j’espère qu’elle sera heureuse, tu le mérites … quand à moi, je vais m’éclipser de ton existence pour ne plus jamais y revenir. »

Tout en prononçant ses paroles, Calintz s’approcha de l’homme et l’enlaça, sentant sa peau conte la sienne.
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Sayuri
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MessageSujet: Re: 10 avril   03.05.08 19:34

[ 10 avril / après midi / Refuge ]

Les souhaits de Onyx étaient pour le moins bizarre.
Perdre son cœur, que l’élu le tue pour que lui-même meure. Etait il à ce point désespéré ? Sayuri ne comprenait pas vraiment l’abis, elle ne ressentait pas ses émotions qui le troublaient et ne pouvait concevoir la douleur que faisait un cœur. Le sien était comme débranché de son cerveau.

Elle comprit encore moins les paroles qui suivirent. La jeune femme ne partageait pas le lot des humains apparemment, elle ne s’attachait à personne et ne laissait personne s’attacher à elle. Elle était juste la serviteur de Onyx, c’était simple et clair dans son esprit. Elle ne comprenait pas pourquoi Onyx voulait éloigner les gens de son cœur pour les protéger, n’allait il pas dans ce cas la les faire souffrir, et la souffrance entraînait souvent la destruction.
No, décidemment elle ne pensait pas comme les autres.
Mais elle comprenait tout simplement que son maître allait avoir besoin d’elle et une douce sérénité l’avait envahit. Elle pourrait se rendre utile pour Onyx, c’était le plus important à ses yeux. Qu’il l’utilise, qu’il la traite en objet, elle s’en moquait pas mal tant qu’elle pouvait être utile, tant qu’on ne la laissait pas de côté.

Ses yeux coisèrent ceux rouges de l’abis, elle voulut les baiser mais les mains de Onyx lui attrapèrent le visage et elle dut soutenir son regard.

« J’essaie seulement d’être digne de vous. »

Elle n’avait que murmuré, sous les doigts de Onyx elle sentait comme une petite chaleur, cette proximité la gênait, elle n’avait pas l’habitude de ce genre de comportement venant de l’abis. Bizarrement elle aurait préféré qu’il la traite comme un objet ou même qu’il se défoule sur elle, cela aurait été plus simple pour l’espionne. Mais il faisait ce qu’il voulait et elle devait essayer de le suivre.
Une nouvelle tache … elle se demandait bien ce que cela pouvait être.

Et lorsque les mots de Onyx l’informèrent sur cette nouvelle mission, une lueur de surprise passa dans ses yeux avant d’être engloutie par les ténèbres de ses pupilles. Vraiment elle ne pourrait jamais comprendre son maître, mais elle savait qu’elle pouvait lui servir. Et c’était la que résidait sa tache.
D’un hochement de tête elle lui signifia qu’elle était d’accord –avait elle seulement le choix ?-.

« Bien Abis, je serais donc votre ombre durant tous le mois qui va venir. »

Elle baissa la tête et s’agenouilla devant l’abis. Dans sa robe, elle n’avait pas la même allure que dans son habit d’espionne. Ses formes étaient mises en valeur, mais sa cicatrice apparaissait un peu le long de son décolleté. Mais elle restait toujours aussi froide et distante.

« Permettez moi maintenant de vous faire mon rapport. »

Elle marqua une pause et inspira profondément. Le moment délicat était arrivé.

« Comme vous me l’avez ordonné, j’ai suivie l’élu de Dieu. J’ai découvert qu’il avait un lien avec Alex Telles, anciennement appelé Roi des voleurs. J’ignore encore la nature de ce lien. L’ange déchu est ensuite allé à l’ancienne mine du soleil, je pense que c’est là bas qu’il a vécut avant de se révéler. Il m’a alors tendu un piège et j’ai dut tuer un soldat qui était tombé sous l’emprise de l’élu. Ensuite … »

Elle hésita un instant avant de continuer.

« Je l’ai poursuivit, mais j’ai perdue connaissance. Je ne sais pas ce qu’il m’a fait, ni pourquoi il m’a laissé en vie, mais je me suis réveillé quelques heures plus tard chez un habitant de l’ancienne mine. Je suis immédiatement rentré vous trouver. Et me voici. »

Sayuri avait gardé la tête vers le sol. Sa voix était restée froide et distante.

« Je vous prit de me punir Seigneur. J’ai faillit à ma mission. »

Ses yeux noirs étaient toujours aussi impénétrables, rien ne filtrait. La tête basse, ses cheveux couleur ébène lui tombaient sur le front.
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agapanthe
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MessageSujet: Re: 10 avril   06.05.08 19:13

[ 10 avril / Après midi / Refuge ]

Les paroles de Calintz ne lui faisait ni chaud ni froid, il avait envie de trouver de quoi s’enfuir. Changer d’aire. Cette situation n’était vraiment pas distrayante.
Et puis cette rencontre l’avait assez secoué, il n’avait pas besoin de plus. Mais bon il avait posé une question et il allait écouter la réponse, et puis mine de rien ça l’intéressait.

« Parce que c’est moi qui t’ai fait cette blessure … c’est un longue histoire que tu ne préfères sûrement pas entendre. Alors crois ce que tu veux de moi. Je ne peux pas nier t’avoir poignardé, j’ai commis un crime impardonnable … et des excuses ne suffiraient pas à me racheter. »

Aga eu l’impression de se prendre une branche d’arbre en pleine figure. Il avait tenté de le tuer, lui il aurait laissé faire ça?
Il regarda Calintz il avait envie de rire mais resta calme. Après tout il était assez vicieux pour jouer un sale tour. Jamais aga n’aurait laissé une telle cicatrice sur son corps sans qu’il y gagne quelque chose.
Alors que Calintz se décomposait, lui avait envie de rire.

« Je n’ai jamais put te protéger. Je te l’avais pourtant promit. Agapanthe … il vaut mieux que tu ne te souviennes pas de moi. Vis ta nouvelle vie pleinement, j’espère qu’elle sera heureuse, tu le mérites … quand à moi, je vais m’éclipser de ton existence pour ne plus jamais y revenir. »

La s’en était trop agapanthe commença rire. Un rire glauque mais c’était son rire. Non franchement ce type était trop nié, une vraie fille. Aga n’en pouvait plus, non franchement il ne pensant pas avoir rencontrer un tel phénomène dans sa vie.

"Haha… excuse moi… mais tu es trop stupide… normalement on commet un crime quand la personne meurt! Haha… non vraiment tu es trop bête!haha… me sauver! De quoi? De qui?"

Même si aga rigolais il se demandait bien de quoi cet homme voulait le sauver.
Agapanthe cessa de rigoler, lui on ne pouvait pas le sauver, il le savait jamais il ne pouvait être libre. Aga savait qu’il en était incapable. Vivre par lui-même il ne le savait pas.
Il prit le visage Calintz et le regarda dans les yeux.

"Regarde moi bien!haha! Crois tu vraiment que je me serais laissé percé sans avoir un bute. Tu me demandes pardon! Haha! Tu as été une victime parmi d’autre.
Éclipse toi puis ce que tu ne sembles savoir faire que ça!"


Aga lui donna une petite baffe en rigolant.

"Allé mon gas! Arrête d’être un perdant, tu as vraiment l’aire pitoyable."

Agapanthe rajusta son manteau et dépassa Calintz pour s‘arrêter une peu plus, il avait un petit sourire, mais avait quand même quelque chose au fond de lui qui le dérangeait.

"Sache que personne ne peu me sauver, et pas un raté comme toi! Car je suis un être bien trop attaché a la servitude, à la haine. C’est plutôt toi qui devrais faire attention à ne pas recroiser ma route."

Agapanthe ne se retourna pas est partit. Il avait bien d’autre chose à faire. Et une très importante, tuer alfred.
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attention derrière le masque se cache le complot!
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10 avrilVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
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